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Bibliothèque de LeConsul : Liste d'Or

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Monsieur Malaussène Monsieur Malaussène
Daniel Pennac   
Je suis et reste toujours aussi enthousiaste après la lecture de ce quatrième volet de la saga Malaussène. L’histoire est peuplée de personnages invraisemblables comme d’habitude. Un peu plus décapent peut-être ! La narration se succède tel un wagonnet sur des montagnes russes enchaînant rebondissements, rires et émotions.
Quoi de neuf alors ? Julie est enceinte ! Benjamin, futur papa mais toujours bouc-émissaire d’un Belleville coloré, chahuté et bruyant n’apparaît plus comme le point central de la tribu. Il y développe même une petite satire contre sa paternité… Alors place aux femmes pour transformer ses craintes en ode à la vie.
Côté crimes, on assassine toujours mais là se sont des prostitués repenties qui ont la particularité d’avoir l’épiderme tatoué de tableaux de maître. Et c’est Gervais, sœur et bonne-sœur, vierge et enceinte qui va enquêter et disculper tout ce petit monde.
Croyez-moi, je ne me suis nullement ennuyer à tourner les pages d’une telle histoire. Le ton est juste et la narration respire l’humanité de son auteur. Jusqu’au bout, Daniel Pennac nous tiens en halène. Je n’arrêtais pas de me dire que l’intrigue ne tiendrait pas la route à un tel rythme. Pourtant, à la toute fin, encore une foi, j’ai été bluffer de l’implacable logique qui révèle chaque arcane.
Une lecture inénarrable qui m’a rendu heureux par son humour et ses subtilités.
Évidement, je n’ai plus qu’un slogan à la bouche maintenant. A l’instar des enfants de la tribu, lorsque Benjamin s’arrête de leur conter l’histoire, je cris : « La suite ! … La suite ! … »


par RMarMat
Au bonheur des ogres Au bonheur des ogres
Daniel Pennac   
Le premier opus de la saga Malaussène est tout simplement jubilatoire. Tous est réussi ici pour faire de cette lecture un prenant divertissement : des personnages loufoques et rocambolesques, des situations comiques et trépidantes, un humour noir , de la dérision, du grave aussi…
Sur font d’attentats, Benjamin Malaussène, bouc-émissaire et responsable de famille, le tout bien malgré lui, se voie mêlé à une enquête policière dont il est le principal suspect. C’est une histoire aux multiples trames qui s’entrecroisent à un rythme fou sous la plume tonic et impertinente d’un auteur qui joue à merveille avec les limites de la vraisemblance et de l’extravagance.
Quel plaisir, quel sens de la narration… parce que sous l’apparence compliqué et dispersé du début du roman avec ses multiples personnages, il y a une extraordinaire construction de l’intrigue qui m’a tenu en halène jusqu’à la dernière ligne où tout prend forme, où tout s’éclaire.
Mon personnage préféré : Julius, le chien épileptique de Benjamin.
Bref, je ne vous parlerai pas de l’histoire, des personnages, du qui fait quoi, avec qui… je risquerai de vous désintéresser de ce livre. Je vous dirais simplement que j’ai adoré la lecture de ce roman. Roman tellement déjanté, si plein de fantaisie et de burlesque que je ne peux que m’écrier – « Vivement la suite ». Vivement retrouver Benjamin et toute sa tribu, Belleville, ses p’tits vieux… dans « La fée carabine ».


par RMarMat
La Petite Marchande de prose La Petite Marchande de prose
Daniel Pennac   
Je découvre…
Premier livre de Daniel Pennac que je lis. C’est une lecture décoiffante et une réel bonne découverte. J’ai tellement aimé que je me suis plongé dans la saga Malaussène ; cette foi-ci dans l’ordre chronologique. Ce qui m’a fait relire une seconde foi cette aventure échevelée et pleine de suspens, dans la même veine que les précédentes. J’y ai retrouvé tous les ressorts qui m’ont tant plu précédemment. L’auteur joue avec plaisir des mots, de son imagination, de ses personnages et des situations pour nous entraîner dans un monde de paradoxe, de malentendus, de drames et de morts. Ah non ! Ce n’est pas du tout triste, dramatique. Au contraire, sous la plume légère et pétillante de Daniel Pennac, le pire devient hilarant, le grave se pare de tendresse, l’incroyable devient réel. Il y a pourtant de réel sujet de font d’aborder : le trafic d’organes, la propriété intellectuelle et le droit d’auteur.
Quel bonheur également, le melting-pot des personnages. La folle famille Malaussène, Belleville, Julius chien aux épilepsies prophétique, Thérèse et son penchant pour les sciences occultes, Thian le seul capable de faire taire la petite dernière Verdun surnommé « la ders des ders », Clara, Julia, la reine Zabo… Tous ses personnages si haut en couleur sont tout autant fantasque, irréel que terriblement attachant.
Un petit mot de l’histoire. Alors que le fiancé de Clara se fait tuer le jour de son mariage, la reine Zabo, grande prêtresse des éditions du Talion fait endossé à Benjamin Malaussène le costume de JLB un prolifique et invisible auteur de fadaises à succès. Lors de sa présentation au public, Benjamin Malaussène se fait tirer dessus et se retrouve à l’hôpital dans le comas. Et c’est donc en qualité d’éternel bouc-émissaire que Benjamin se retrouve bien malgré lui au cœur de deux intrigues passionnantes et rocambolesques.

[spoiler]Il arrête. Tout soudain. Son cul retrouve le cuir du fauteuil avec une lenteur de soufflet.
- Alors, je vais vous dire une bonne chose, monsieur Malaussène.
Silence. Café. Re-silence. Puis, le plus posément du monde :
- Vous commencez à me faire sérieusement chier.
- (Je vous demande pardon?)
- Vous jetez une ombre d'une telle épaisseur sur nos enquêtes qu'à cause de vos foutues vertus nous perdons un temps phénoménal !
Ça ne rigole plus du tout, derrière le bureau.
- Est-que par hasard vous imaginez que la police nationale est une institution destinée exclusivement à prouver votre innocence une fois par an?[/spoiler]

Je vous laisse découvrir la suite… L’histoire tiens merveilleusement bien la route. Comme toujours le dénouement est surprenant ; je ne suis pas déçu… Et une nouvelle foi, j’ai passé un excellent moment de lecture.

J’en ai déjà l’eau à la bouche ! « Monsieur Malaussène » sera sans aucun doute mon prochain livre de chevet.


par RMarMat
Aucun souvenir assez solide Aucun souvenir assez solide
Alain Damasio   
Alain Damasio. Que dire... Je pourrais sans doute écrire 20 pages remplie d'éloges sur cet auteur. Mais je vais faire plus court. J'ai adoré la Horde. J'ai adoré encore plus la Zone du Dehors. Grâce à Aucun souvenir assez solide, j'ai été émerveillée de retomber dans son univers, de retrouver son écriture, de me laisser entraîner à nouveau dans son imaginaire, de sourire, de pleurer, de vibrer et d'avoir peur pour et avec ses personnages. Le conseiller ? Oui ! Mais, avec un léger bémol tout de même :

Ceux qui connaissent déjà Damasio, ruez-vous dessus, vous ne pourrez pas être déçus.
Ceux qui voudraient découvrir cet auteur, je ne vous conseillerais pas forcément de débuter par ce recueil de nouvelles car, peut être, trop jusqu'au-boutiste, trop expérimental, déstabilisant de par l'écriture poussée dans ses retranchement qu'en use Damasio. Lisez un de ses deux autre livres avant.

Mais en détail, Aucun souvenir... contient quoi ? Il contient des nouvelles, 10 exactement. Chacune est un petit bijou ciselé avec précision par l'auteur, chacune détenant la vie, l'audace, l'amour, la musique, rire, pleurs, chants, vitesse, vol, vent... Tous ces thèmes, ses thèmes, on les retrouve dans la Horde et la Volte, ligne directrice, politique, éloge de la Vie, nous sommes en terrain connu et c'est un plaisir énorme qu'on lit, lentement, les 10 textes de l'ouvrage.

Impossible de parler précisément de ces histoires sans en dévoiler déjà trop; enfance volée par la technologie, monde vidé de sens par l'achat des mots, amoureux défiant la lourde logique d'un monde écrasant ou balloté par des contraintes absurdes, solitaire cherchant un sens à sa vie dans le mouvement, vie bridée, encore, par la techno-surveillance perpétuelle de la société... Terrain connu pour ceux qui ont lu ses romans !

Mes préférences à la première de toutes, "Les Hauts Parleurs" où l'auteur donne libre court à son art des jeux de mots à un rythme effréné, au très émouvant "Captcha" et ses enfants perdus, au très prenant "Une stupéfiante salve d’escarbille..." dont la lecture, pourtant, demande une grande attention (comme tous les textes présents, d'ailleurs, tant l'auteur donne l'impression d'avoir à chaque fois expérimenté, testé, essayé une nouvelle manière d'écrire pour notre plus grand plaisir !).
Les autres ne déméritent pas, chacun pourrait avoir son moment de gloire, même si tous ne sont pas au même niveau, chacun est, pris pour lui même, une petite réussite d'inventivité, de poésie, qui repousse à chaque fois plus loin les limites de l'écriture. Et toujours, encore, critique nos vies tenues en laisse dans nos sociétés bien pensantes et nous laissent pourtant à penser qu'il existe autre chose, espérance, vie, liberté... et que rien n'est encore fait (rien n'est écrit !). Tant que de tels textes existeront, certainement.
Le Cimetière des livres oubliés, tome 1 : L'Ombre du vent Le Cimetière des livres oubliés, tome 1 : L'Ombre du vent
Carlos Ruiz Zafón   
N'ayant plus vraiment une nature très sensible depuis quelques années, je ne pleure plus, et j'ai rarement les larmes aux yeux. La première et seule fois où je me souviens avoir pleuré pour un livre, c'était quand j'avais 13 ans, en lisant Harry Potter 2, et en apprenant la réalité du monde.
Mais pour ce livre-ci, ce fut très différent de tous ceux que j'ai lu entretemps. Dans les cent premières pages, j'ai eu les larmes aux yeux - ou du moins la gorge serrée - deux fois. Une fois de tristesse, et une fois de joie. Et de nombreuses fois par la suite de ma lecture, je me suis surpris à sourire naturellement - pas un rire du à l'humour, ou à une blague, mais un sourire qui me faisait un instant me sentir bien. Vraiment bien.
Ce n'est probablement donc pas un mensonge que j'ai lu, plusieurs fois, avant de commencer la lecture de l'Ombre du Vent, qui parlait de magie et de beauté. Car j'ai vraiment eu l'impression de lire un livre nouveau, de découvrir à quel point l'emprise de certains autres romans, ou l'abandon qui pouvait s'en suivre, était léger comparé aux sentiments que m'ont procurés celui-ci.

L'histoire se présente comme le récit d'un jeune garçon qui va, à partir d'un coup de foudre pour un livre, chercher à percer les mystères et secrets de l'auteur qui semblent se dresser sur sa route, comme des portes fermées, ou des poupées russes, ainsi qu'il est dit dans le quatrième de couverture. Je ne me souviens pas avoir déjà lu d'adaptation de l'espagnol, donc je ne saurais dire si le style est du au talent de l'auteur, ou s'il est inérent à la langue traduite, mais c'est un vrai régal, sans que ce soit simple pour autant. C'est toujours plein de poésie, de beauté, tout en gardant sa part de noirceur et de ténèbres lorsque l'histoire s'y prête. Seule chose que j'ai pu lui reprocher, c'est évidemment l'histoire, si nette, précise et parfaite, tellement bien huilée et dont l'éclat de la magie dissimule les accrocs de la réalité et lisse le tout. ça lui enlève de la crédibilité. Mais d'un autre côté, son caractère magique et envoutant surpasse ce détail, et on la prend pour ce qu'elle est : un conte, une aventure palpitante où on n'est toujours surpris, ou on rit, on pleure, et on a peur. Vraiment une réussite, donc. A lire.
Le Déchronologue Le Déchronologue
Stéphane Beauverger   
Lorsque je vois le succès qu’a eu ce livre, Grand Prix de l’Imaginaire en 2010, Prix Bob Morane en 2010, Prix Européen utopiale en 2009, Prix du Lundi en 2009 et les nombreuses critiques positives des lecteurs, je suis ravie. En effet, ce roman est plutôt compliqué à lire dans ses allers-retours dans le temps et je suis donc plus que contente de voir qu’il y a encore des lecteurs qui apprécient une littérature plus travaillée !

Le déchronologue raconte l’aventure extraordinaire du capitaine Henry Villon pirate français dans les eaux des caraïbes au XVIIème siècle. Il est fasciné par les maravilas, des trésors qu’il pourchasse par delà les océans. Lui-même est pourchassé par ses souvenirs, souvent douloureux, qu’il tente de noyer dans le tafia. Mais le siècle est incertain, des failles temporelles apparaissent. Des bateaux d’autres époques frayent dans les eaux tropicales. Alors que le vaisseau du capitaine est abîmé, il est réparé par un peuple étrange qui confie au capitaine une nouvelle mission. En effet, le bateau peut maintenant canonner secondes, minutes et heures afin de confronter les différentes versions temporelles de leurs ennemis afin de les détruire.

Le récit est fragmenté comme le temps. C’est-à-dire qu’il est au début très difficile de suivre l’histoire puisque la chronologie fait sans arrêt des bonds temporelles en avant, en arrière sans ordre ni logique apparente. Certains personnages apparaissent, disparaissent, le bateau change de nom, le héros n’est jamais deux fois au même endroit d’un chapitre sur l’autre. Et pourtant, ça fonctionne ! Même si on perdu au début, on se prend d’affection pour les personnages, on veut comprendre, résoudre les mystères qui entourent les maravilas, cet étrange bateau, le passé du capitaine, etc.

L’écriture est fluide, bien menée, mais avec un vocabulaire très précis. Pour toutes ces raisons, ce n’est pas un roman à proposer à tout le monde, il faut déjà un lecteur qui soit intéressé par le sujet, autant les pirates que la fantasy, le travail sur le temps, et un bon lecteur !

En tout cas, ça a été pour ma part une belle découverte et il faudrait sûrement que je le relise pour cette fois comprendre l’histoire dans l’ordre chronologique !

par heleniah
De Cape et de Crocs, Acte 6 : Luna Incognita De Cape et de Crocs, Acte 6 : Luna Incognita
Alain Ayroles    Jean-Luc Masbou   
c'est encore plus fantastique que les autres,là nos héros sont sur la lune! c'est toujours drole et remplis d'aventures,des épées,des pierres qui bougent toutes seules...
De Cape et de Crocs, Acte 9 : Revers de fortune De Cape et de Crocs, Acte 9 : Revers de fortune
Jean-Luc Masbou    Alain Ayroles   
Une Bande dessinée dans la lignée de ces précédentes !
tout aussi parfaites !
La grammarie y bat son plein, l'action se précipite et la Révolution en marche !
Tout espoir est-il réellement perdu ? nos amis ne sont-ils plus ?

Non, l'aventure continue encore et toujours et rien ne les arrêtera ! La guerre pour la Lune a commencé, avec pour armes l’épée et la dialectique !

Une BD génial, qui peux faire pleurer par moment, tant par ces discours de théâtre que par ses scènes d'éclat a couper le souffle !

par Steph87
De Cape et de Crocs, Acte 10 : De la Lune à la Terre De Cape et de Crocs, Acte 10 : De la Lune à la Terre
Jean-Luc Masbou    Alain Ayroles   
La fin d'une série qui existe depuis 15 ans, et qui se ponctue de façon très "De Cape et de Crocs". La boucle est bouclée et toute chose a trouvée une fin, nos vaillants compagnons n'en ont pourtant pas fini, reste l'histoire d'Eusèbe, prochaine collection de nos auteurs fétiches. Je retrouverai avec plaisir les jeux littéraires, artistiques, historiques de la série, mais surtout le scénario et le dessin incroyables, sans faute et d'une intelligence rare. Un chef d'oeuvre qui cloue le bec à tous ceux qui décrient la B.D !

par Anarore
De Cape et de Crocs, Acte 5 : Jean sans lune De Cape et de Crocs, Acte 5 : Jean sans lune
Alain Ayroles    Jean-Luc Masbou   
Le secret des îles Tangerines est enfin percé, mais l'histoire n'en est pas autant moins intéressante, au contraire ! Dans ce tome 5, nous retombons dans une nouvelle aventure incroyable : aller sur la lune.
Ce tome est toujours aussi drôle, palpitant, attachant ... Cette série me fait penser à une bonne pièce de théâtre qu'on voudrait revoir encore et encore.