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Bibliothèque de Lenadez : Liste de bronze

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La Noirceur des couleurs La Noirceur des couleurs
Martin Blasco   
Ce n’est plus un secret pour personne : j’aime énormément L’école des loisirs. Pas uniquement parce que ce sont les albums et petits romans de cette maison d’édition qui m’ont donné le gout de la lecture, mais aussi parce que leurs ouvrages sont toujours de grande qualité et qu’ils éditent un peu de tout - du contemporain, de la dystopie, du thriller, de l’atypique … C’est donc très enthousiaste que je me suis plongée dans La noirceur des couleurs, un thriller dont le résumé m’intriguait énormément : quelle est donc l’expérience menée sur ces cinq enfants disparus ? comment et pourquoi ce journaliste se retrouve-t-il mêlé à cela ? et surtout, c’est quoi cette histoire de couleurs ? Autant vous dire que ce roman, pas bien gros, n’a pas fait long feu … malgré mon manque de temps chronique, j’ai réussi à le dévorer en deux petits jours à peine !

1885. Cinq bébés, de cinq nationalités différentes, disparaissent mystérieusement la même nuit. 1910. Trois d’entre eux réapparaissent tout aussi mystérieusement, sans le moindre souvenir de ces vingt-cinq dernières années. Alejandro, journaliste, est engagé par le père d’Amira pour découvrir ce qui est arrivé à la jeune fille durant son absence. Aidé dans ses recherches par un talentueux mais fantasque hypnotiseur, Alejandro se lance à corps perdu dans cette enquête … Sans se douter un seul instant que les découvertes qu’il fera au cours de son investigation pourraient bouleverser son existence toute entière …

Je dois bien l’admettre, j’ai eu quelques difficultés à me plonger dans l’histoire : le début me semblait plat, futile, inutile. Ce n’est qu’arrivée au dernier chapitre que j’ai compris l’intérêt de cette longue et lente introduction, de ce « passage à vide » qui a failli me décourager à poursuivre ma lecture. Je ne suis définitivement pas douée pour repérer les indices semés ci et là par les auteurs de thriller : je me suis laissée surprendre du début à la fin, contrairement à d’autres collègues blogueurs qui regrettaient vivement la prévisibilité du dénouement ! Et même si c’est parfois un peu frustrant de se faire ainsi mener par le bout du nez, cela est finalement la preuve que l’auteur a bien fait son travail : j’avais tellement envie de savoir le fin mot de l’histoire, que je n’ai pas été capable de deviner par avance, que je dévorais pages après pages, chapitres après chapitres, afin de comprendre ce qui s’était passé … et ce qui était en train de se passer.

Car c’est bien là la grande particularité de ce roman : deux histoires nous sont contées simultanément et parallèlement. D’un côté, nous avons la narration « traditionnelle », qui suit Alejandro dans sa quête de vérité. Et de l’autre, nous avons le journal intime du docteur Andrew, à l’origine de l’enlèvement des enfants, qui nous explique son grand projet et l’avancement de cette expérimentation. J’ai énormément apprécié cette alternance de points de vue, qui a fait naitre en moi de nombreuses interrogations. Plus le récit avançait, plus je me demandais comment ces deux histoires, séparées de plus de vingt ans, allaient finir par s’entremêler, comment le passé allait-il rejoindre le présent. Alejandro découvrira-t-il la sinistre réalité qui se cache derrière ces longues disparitions ? Mais plus encore, ma curiosité se portait sur l’évolution de la situation : après avoir appris les horreurs subies par ces enfants au nom de la science, comment réagira-t-il ? L’histoire allait-elle s’arrêter une fois la vérité mise en lumière, ou bien les résultats de cette terrible enquête allaient-ils entrainer de nouveaux rebondissements ?

Ma crainte était là : que l’auteur se contente d’amener le personnage principal jusqu’à la connaissance, et s’arrête là. Fort heureusement, cette crainte s’est révélée infondée : les révélations finales, qui je le répète m’ont laissée bouche-bée tellement je ne m’attendais pas à cela (alors que, rétrospectivement, je me rend compte que j’aurai du m’en douter, les indices étaient suffisamment éloquents … c’est juste que l’auteur a réussi son pari avec moi : il voulait nous faire oublier un personnage, et je l’ai effectivement oublié, ce qui a causé ma perte), ouvrent la voie aux conséquences de cette découverte. Il y a du sang, des larmes, de la haine, de l’incompréhension, il y a de la vengeance, de la violence, de l’émotion. Et puis, il y a le retour à une vie « normale », une existence bouleversée par les répercussions de cette enquête, mais une vie qui reprend progressivement son cours … Je dois d’ailleurs avouer être restée quelque peu sur ma faim : j’aurai vraiment aimé une vraie conclusion qui nous dise clairement ce que sont devenus tous les personnages, au lieu de ce grand flou qui est tout sauf artistique. Cette fin n’en est pas une : alors que ce livre est censé être un one-shot, tout n’est pas réellement résolu, l’esprit du lecteur est encore en questionnement, et c’est fort dommage !

Malgré ce petit bémol final, j’ai passé un très bon moment de lecture en compagnie de La noirceur des couleurs, titre très bien trouvé au passage. Ce livre, très bien écrit, est à la fois une enquête policière et la porte ouverte à un questionnement éthique : jusqu’où la science peut-elle et doit-elle aller ? peut-on tout accepter au nom de la science ? suffit-il d’avoir l’intention d’agir pour le mieux pour être dédouané de toute culpabilité ? A côté de ces interrogations, une autre question, plus sociologique, s’impose également : sommes-nous le fruit de notre nature humaine, ou bien de notre éducation ? Pour tout dire, j’ai ressorti mes cours de sociologie de terminale afin de replonger un peu dans cette grande thématique qui oppose nature et culture ! En bref, un roman très intéressant, surprenant et captivant, que je conseille à tous ceux qui ont le cœur bien accroché, car certains passages sont à la limite du gore …

https://lesmotsetaientlivres.blogspot.fr/2017/12/la-noirceur-des-couleurs-martin-blasco.html

par Aryia
Survivants, tome 1 : Lucky le solitaire Survivants, tome 1 : Lucky le solitaire
Erin Hunter   
J'ai bien aimé "Survivants", et l'aurait sûrement plus apprécié si le début du livre n'avait pas été si long. C'est vraiment un des seuls points qui m'a déçue. J'ai autrement trouvé que les personnages étaient bien inventés, mais que c'était assez "facile", finalement. Tel personnage ne fait pas confiance au héros, cela engendre les ennuis et patiti patata...
Un peu stéréotypé, au fait, mais j'avoue avoir monté la barre haute, avoir eu de - trop - nombreuses attentes. Ayant adoré "La Guerre des Clans", je m'attendais à mieux, mais peut-être que mon caractère de chieuse à un peu influencé mon avis^^ Je voulais me perdre dans l'aventure, et suis tombée de haut. Eh bien, tant pis.
Un bon roman, mais sans plus. Je le recommande à ceux qui ne sont pas impatients comme moi ! x)
Le Mystère de la chambre jaune Le Mystère de la chambre jaune
Gaston Leroux   
un policier extrèmement bien réussit. La fin nous stupéfait totalement car au cours de l'histoire, on se fait de nombreuses hypothèses, toutes fausses. Le jeune journaliste paraît par moment un peu trop sûr de lui mais on s'attache vite au personnage qui est sympatique.

par myra44
Un amour de geek Un amour de geek
Luc Blanvillain   
Un roman tout à fait contemporain qui fera certes, dans quelques années office de livre "has been", mais pour le moment on le savoure. Dans l'immédiat toutes les références aux mondes des geeks (WOW, forum et autres réseaux sociaux) est délicieusement drôle.

Cette histoire d'amour, la première, est pleine de fraicheur. On y croit vraiment. J'ai beaucoup aimé que le héro soit un garçon, le détail qui fait sortir le livre du lot (lot où la plupart du temps ce sont des jeunes filles qui nous racontent leur histoire d'amour).

L'univers des ados n'a jamais été aussi bien écris, sans clichés, sans lourdeurs, juste une suite d'actions et réactions/ conséquences crédible.

L'univers de Thomas tremble avec l'arrivée d'Esther dans sa vie (il remarque un beau matin que la femme de sa vie est dans sa classe). Mais l'histoire va beaucoup plus loin, l'auteur montre avec justesse que les problèmes rencontrés par les ados ne sont pas toujours futile et insipide. J'ai reconnu Ludo, Jérémy et Thomas dans mes souvenirs de lycée, et cette justesse a rendu ce livre assez génial à mes yeux.

Une vraie bouffé d'air frais, de douceur et de piquant.
Une vraie dose de sourire, rire et fou-rire.

100 pages de plus ne m'auraient pas déplu. Une lecture que j'aurai beaucoup de plaisir à conseiller en octobre à sa sortie.
Coup de coeur rentrée jeunesse.

par Biibette
Ces rêves étranges qui traversent mes nuits Ces rêves étranges qui traversent mes nuits
Stéphanie Leclerc   
Après deux ans d’abonnement à l’Ecole des Max, il serait peut-être plus que temps que je me plonge enfin dans la lecture des différents romans reçus au fil des mois ! D’autant plus qu’à chaque fois, je suis toute excitée lorsqu’ils arrivent dans la boite aux lettres : je m’extasie devant les couvertures (vraiment, l’Ecole des loisirs a le chic pour trouver des photographies absolument magnifiques : ces couleurs, ces ambiances … je fonds !) et devant les titres (toujours si poétiques), je sautille de joie devant les résumés qui promettent toujours des histoires riches et émouvantes … Et puis, mon regard se pose sur la pile des services de presse, et je me rappelle que j’ai des engagements à tenir, et je remets à plus tard la lecture de ces ouvrages. Maintenant que j’ai retrouvé un bon rythme de lecture et suis ainsi parvenue à prendre suffisamment d’avance dans le traitement des services de presse, je peux enfin m’autoriser à piocher dans ces livres !

Robin vient d’être viré du collège et expulsé de l’appartement maternel, le tout en l’espace d’une journée : c’est son père, qui va désormais le prendre chez lui, qui lui a annoncé. Plus le temps passe, plus il a le sentiment que son prénom n’est plus Robin mais « Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? », tant cette interrogation soupirée fuse autour de lui. Robin ne sait pas qui est ce « on », mais surtout, il ne sait pas trop ce qu’il va faire de lui-même. L’avenir, c’est tellement loin : ne pourrait-on pas le laisser d’abord vivre son présent avant de penser au futur ? Robin n’a pas envie de penser orientation professionnelle, n’a plus envie de passer ses journées enfermé entre quatre murs à ingurgiter des informations qui ne lui sont et seront jamais d’aucune utilité. Robin aimerait qu’on s’intéresse au lui-présent et non pas au lui-à venir qui n’existe que dans l’imagination des adultes …

En ouvrant ce livre, je ne savais pas trop à quoi m’attendre … mais assurément pas à ça. Je me suis retrouvée face à un ouvrage qui se rapproche plus du documentaire que du roman : l’idée n’est pas de raconter une histoire mais bien de figer sur le papier une tranche de vie. Tandis que défilaient les pages, tandis que s’écoulaient les chapitres, c’est un film qui se joue devant nos yeux : un film aux plans fixes et larges, un film sans musique, un film « sans histoire, sans sujet, sans héros, sans début ni fin » mais tellement passionnant par sa sobriété même. On marche aux côtés de Robin, de cet adolescent complétement perdu, livré à lui-même au milieu de ce monde cruel qui est le nôtre : un monde qui s’acharne à briser tous les rêves de l’enfance, un monde dans lequel il faut rentrer dans le moule sans poser de questions, un monde où la solitude est omniprésente malgré l’essor des réseaux sociaux, un monde qui veut tout rationaliser … alors que la vie est tout sauf rationnelle, la vie est une multitude de petits instants mis bout à bout. La vie, c’est le soleil qui se lève ou les insectes nocturnes qui chantent, c’est le sourire d’une maman et le ronronnement d’un chat. La vie, comme ce livre, est fait de petit rien qui forme un tout.

Il m’est extrêmement difficile de parler de ce livre, de vous extraire les grandes thématiques et les grandes questions qu’il fait naitre comme je le fais d’ordinaire : c’est en effet un livre qui se vit plus qu’il ne se lit, un livre qui ne se raconte pas. Alors bien sûr, je peux vous affirmer que ce livre évoque l’inégalité sociale, la transgression des interdits, les relations parentales, le harcèlement scolaire … Mais cela ne fait pas honneur à ce roman qui est bien plus qu’une simple accumulation de thèmes. Ce que je peux vous dire, c’est que c’est un roman lumineux, un roman plein d’espoir, un roman qui fait du bien. C’est un roman plein de surprises, j’ai particulièrement apprécié la présence de « Jujube », ce petit garçon un peu étrange mais finalement tellement lucide, ce petit garçon qui transforme la musique en arc-en-ciel … mais ce que j’ai surtout aimé, c’est que finalement, à son sujet, il n’est jamais question d’autisme : Jujube est Jujube, tout comme Robin est Robin. Dans ce livre, les personnages ne sont pas enfermés dans une case … et ça fait plaisir à voir, dans cette société où tout est catégorisé, et où tout ce qui ne correspond pas aux étiquettes pré-écrites est rejeté …

En bref, je pense qu’il est inutile de s’acharner pour agrandir artificiellement cette chronique : tout ce que vous devez retenir, c’est que ce roman est d’une beauté, d’une puissance rare, par sa simplicité même, par sa justesse, par sa douceur. En l’espace de quelques centaines de pages, l’auteur dépeint l’adolescence, pas l’adolescence rebelle mais l’adolescence fragile : lorsque l’on n’est plus tout à fait un enfant mais pas encore un adulte, lorsque l’on ne peut plus se réfugier dans l’insouciance mais que l’on n’a pas encore acquis la maturité attendue d’un adulte, comment faire pour satisfaire les nombreuses attentes qui pèsent sur nous ? lorsque l’on ne sait plus vraiment qui on est, comment se projeter dans l’avenir ? lorsque la vie n’a plus de sens, comment la remettre à l’endroit ? « Ici personne ne me demande ce que je vais devenir, peut-être parce qu’il est évident que c’est ce que je suis en train de faire. Devenir », voilà ce qu’affirme Robin à la fin de cet ouvrage : et si l’on méditait un peu là-dessus ?

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2018/06/ces-reves-etranges-qui-traversent-mes.html

par Aryia
Espionnage intime Espionnage intime
Susie Morgenstern   
amidemots.blogspot.fr pour la chronique complète :)

J'ai eu ce livre pour Noël, et j'avais terminé Everything, everyting juste avant. J'avais envie d'une autre lecture légère, et comme ce livre-là était court et rose, c'est lui que j'ai choisi. Aussitôt offert, aussitôt lu!
Ici nous suivons donc Angélique, jeunes fille modèle parmi les modèles. C'est une jeune fille que j'ai assez apprécié, je me sentaiss un peu proche d'elle (au début hein, n'imaginez pas des choses ;) ). Elle se pose des questions mais garde les pieds sur terre, enfin jusqu'à ce qu'elle parte en vrille.
On a majoritairement son point de vue à elle, et généralement sous la forme de son journal intime. De temps en temps, nous avons aussi quelques paragraphes qui nous font basculer dans la tête de la mère, femme qui fait de son mieux mais débordée.
L'histoire est sympa, et passe vite. J'ai eu un peu de mal à croire à toutes ces "aventures", faites sur deux semaines à peine; cela me semblait un peu poussif. Cependant, j'ai poursuivi ma route, et la fin m'a assez satisfaite.
Que dire d'autre ? Sans surprise, le style de Susie Morgentern (dont j'adore les lunettes, soit dit en passant), que je commence à connaître, est simple, sans fioritures ni détours inutiles. On doit quand même lui rendre hommage; elle n'est pas francophone à l'origine et son style est donc plutôt remarquable: quoique assez simple (je me répète), il a son caractère.
Bref, Espionnage intime est un roman court et sympa, idéal par exemple entre deux lectures harassantes (comme ce n'était précisément pas mon cas ^^).

par jta91
La Brigade de l'Ombre, Tome 1 : La prochaine fois ce sera toi La Brigade de l'Ombre, Tome 1 : La prochaine fois ce sera toi
Vincent Villeminot   
http://lesmotspourrever.com/

Le commissaire Léon Markowicz est responsable d’une équipe de flics appelée « La brigade de l’ombre », un groupuscule qui n’existerait même pas si les pontes n’avaient pas un respect certain pour Markowicz et pour tout ce qu’il a accompli au fil de sa carrière. Quand la résolution d’une enquête l’a laissé usé et boiteux à jamais, ils ont préféré lui assigner une brigade spéciale plutôt que de l’envoyer à la retraite, chose qui l’aurait probablement conduit tout droit à la dépression. Cette brigade est un peu particulière et les flics qui la composent ne sont pas vraiment flics. C’est ce que découvre le capitaine Jobert lorsque, après une faute grave, elle se voit muter dans la brigade Markowicz où elle va devoir faire ses preuves et démontrer qu’elle a toujours ce qu’il faut pour faire partie de la police. Pour sa première enquête avec ses nouveaux collègues, elle va devoir découvrir qui ou quoi a tué Valentine Manant avant de l’amputer des deux bras post mortem. L’affaire se complique lorsque le meurtre ne semble pas avoir été commis par un être humain mais par une Goule, une de ces dangereuses créatures qui hantent les rues de la France et dont personne ne peut expliquer l’existence.

Tout d’abord, je remercie Babelio et Masse critique pour ce partenariat. La prochaine fois ce sera toi n’est pas vraiment mon type de lecture habituelle. J’aime les romans policiers mais seulement lorsqu’ils se déroulent fin XIXème –début XXème. Et pas quand ils se passent en France (oui je sais, ce sont des critères plutôt restrictif mais je n’y peux rien). Mais étrangement Vincent Villeminot (que je ne connaissais pas parce que j’ai fait un énorme rejet concernant U4) est parvenu à m’accrocher avec ce récit et pourtant ce n’était pas gagné !

J’ai eu un peu de mal à vraiment rentrer dans l’histoire. Beaucoup de personnages d’un coup, beaucoup de descriptions sans pour autant être réellement clair. Sans oublier ces noms et ces surnoms qui se mêlent, m’embrouillant encore d’avantage dans ce balai de personnages relativement nombreux. Il m’a fallu un moment avant de vraiment assimiler quel surnom correspondait à quel personnage (encore plus compliqué quand une même personne à plusieurs surnoms …) et quel était le grade/la fonction de chacun. Sans compter cette histoire de goule à laquelle je n’avais tout bonnement rien compris au premier abord. S’agissait-il d’un nom de code ? D’une mauvaise blague ? Non, tout simplement d’une vraie goule, griffes et dents pointues comprises. Appelez-moi stupid mais je n’avais tout simplement pas réalisé que La prochaine fois ce sera toi n’était pas seulement un polar. Le côté fantastique s’arrêtera là (et peut-être ne peut-on même pas réellement parler de fantastique puisque ça ne m’étonnerait même pas que les scientifiques (dans cette histoire) finissent par trouver une raison logique et crédible à l’apparition de ces créatures) et finalement c’est peut-être le plus perturbant. Qu’il existe des créatures dans notre monde dont nous ignorons l’existence, je veux bien. Mais qu’il n’y ait qu’une seule « race » ? Étrange. Mais après tout pourquoi pas ? Et puis qui sait, les tomes suivant nous apporteront peut-être leur lot de nouvelles créatures. Dommage cependant que cette fameuse goule ne soit pas suffisamment décrite parce qu’au final ce flou la rend peut inquiétante et pas aussi diabolique qu’elle aurait pu l’être.

Pas mal de personnages donc, comme je le disais. Les membres de la brigade semblent être tous des inadaptés sociaux mais d’une matière plutôt étrange et inattendue, ça les rend attachant. Certains sont malheureusement vite relégués dans un coin (je pense notamment à Anna et à Gilberte) sous prétexte d’avoir d’autres tâches ailleurs. Je peux comprendre, surtout que chacun a son rôle spécifique dans l’équipe, mais je trouve dommage qu’on les aperçoive si peu. Même Markowicz, que j’avais d’abord identifié comme le personnage principal, cède rapidement sa place à Jobert. C’est un choix plutôt étrange étant donné que le meurtre commis en début d’histoire est plus ou moins relié à lui, et en même temps il fallait bien cette enquête pour que Jobert trouve parfaitement sa place dans l’équipe. J’espère vraiment que les autres personnages apparaitront plus dans les tomes suivants et qu’on aura droit à un peu plus d’introspection de la part de Markowicz. J’aime l’idée de ce père qui ne sait pas comment protéger sa famille des horreurs qu’il a croisé au cours de sa carrière et qui n’a trouvé de meilleure solution que des les faire déménager à des kilomètres de son boulot. Un peu cassé, pas mal alcoolique, vaguement mélancolique, un poil cynique. Markowicz est incontestablement un personnage qui me plaît. Un peu comme sa fille cadette, Adélaïde, qui à dix ans seulement parle comme une académicienne, observe le monde d’un regard froid et clinique, et qui est bien plus intelligente que sa grande sœur Fleur, une ado de seize ans qui ne semble vivre que pour trouver l’amour. Autant j’aime Adélaïde, autant Fleur n’a cessé de me faire lever les yeux au ciel devant tant de bêtise et de simplicité d’esprit (ça doit être ce qu’on appelle l’âge bête).

Côté scénario, je regrette qu’il n’y ait pas vraiment d’action. Le plan de Markowicz consiste à faire surveiller l’hypothétique future victime de la goule, donc nos protagonistes passent bien plus de temps en planque qu’à réellement chercher qui se cache derrière cette créature. Dommage également qu’il n’y ait pas de pistes ni de liste de potentiels suspects afin que le lecteur puisse mener parallèlement sa propre enquête (si l’on peut dire). J’ai été déçue de ne pas pouvoir faire mes propres hypothèses, faute d’éléments de preuve récoltés au fil de ma lecture. Pas de réelle surprise lorsqu’on apprend l’identité du meurtrier puisqu’on avait jamais entendu parler de ce personnage jusque là. Ce manque d’action fait qu’il n’y a pas de réel suspense, pas de sueur froide, pas de grande inquiétude quant au final de cette enquête. Là où l’auteur m’a surprise néanmoins, c’est dans cet ultime rebondissement, lorsqu’on (la brigade comme moi-même) croyait le meurtrier en fuite et l’affaire close. Je ne m’attendais pas à ce dernier meurtre et certainement pas concernant ce personnage là.

Je ne sais pas vraiment où classer ce livre. L’intrigue sera parfaitement compréhensible pour des adolescents (et sans doute un peu simple pour des adultes) mais le vocabulaire employé risque de les faire tiquer ici et là. Le scénario est finalement assez simple et les goules ne sont, à mon sens, pas assez exploitées. Et pourtant je ne peux pas m’empêcher de penser que La prochaine fois ce sera toi a été une bonne lecture. Une fois vraiment rentrée dans l’histoire j’ai suivi cette brigade atypique avec plaisir, sans me poser de question, et surtout sans éprouver l’envie de sauter quelques pages pour en finir au plus vite. Cette série, à mon sens, a un certain potentiel. J’aime à voir ce premier tome presque comme un prologue conçu pour nous faire comprendre le rôle de cette brigade un peu spéciale. J’espère que l’auteur exploitera encore plus le potentiel des goules et surtout que les prémisses de cette nouvelle relation entre Markowicz et ses filles ne seront pas discrètement balayés sous le tapis au profit de la prochaine intrigue.
L'Archipel, Tome 1 : Latitude L'Archipel, Tome 1 : Latitude
Bertrand Puard   
https://revesurpapier.blog4ever.com/l-archipel-de-bertrand-puard-tome-1

Yann Rodin a été envoyé en prison à la place d'un autre et il n'en sortira probablement jamais. Arrêté par Interpol sous le nom de Sacha Pavlovitch, un nom qui n'est pas le sien, Yann découvre qu'il est le sosie d'un criminel, fils d'un trafiquant d'armes recherché. Yann est victime d'une terrible machination et il n'a rien vu venir. C'est sur l'Archipel qu'il est envoyé en prison, un lieu isolé et hautement sécurisé, qui renferme les plus dangereux criminels du monde. Pendant que Sacha prend sa place ...



Yann nous raconte son séjour en prison et comment tout est arrivé. Mais surtout, il nous aide à comprendre comment tout a bien pu arriver sans que la moindre manipulation soit soupçonnée. Visiblement, on peut faire bien des choses avec de l'argent. Cette machination tient la route et m'a rendu dingue. L'auteur présente une injustice qui obsède le lecteur tout au long de la lecture. Yann a beau clamer son innocence, son destin est déjà tout tracé. On tourne donc les pages avec avidité avec l'espoir que quelque chose dérape, que quelque chose vienne faire éclater la vérité.



Pendant que Yann tient une sorte de journal dans lequel il souhaite laisser une trace de ce qu'il vit sur l'Archipel, nous suivons dans un même temps la nouvelle vie de Sacha, le jeune criminel. Pendant que Yann vit l'enfer, lui prend goût à sa nouvelle vie. Il y prend goût à tel point qu'il devient Yann. Sacha s'est transformé. Pourtant, il n'est pas sans crainte et a parfois peur de se faire démasquer. Surtout lorsque son vrai visage refait surface, surtout lorsqu'il fait de terribles découvertes...



Si la première partie de ce roman était agréable à lire, je n'ai pas retrouvé le coté addictif que j'aime tant dans les thrillers. Mais tout s'arrange dans la deuxième partie, qui m'a beaucoup plus emballé. D'abord parce qu'il y a un élément qui concerne nos deux héros qui intrigue au plus haut point. Mais surtout parce qu'il y a nettement plus d'action, plus de tensions, plus de violence aussi. C'est beaucoup plus prenant et j'y ai finalement trouvé mon compte.



Nos deux protagonistes doivent faire face à des difficultés inattendues qui bouleversent totalement le rythme de lecture. Tous les deux se lancent dans une aventure périlleuse, dangereuse, et le plan de départ se révèle être bien plus complexe que je ne l'imaginais. Ce qui m'a fait engloutir les chapitres qu'il me restait. Le complot est bien monté et on s'attache inévitablement à nos deux héros qui sont tous les deux des pions. Et je suis ravi de voir que leur aventure n'est pas terminée. A suivre...
Le coeur est un muscle fragile Le coeur est un muscle fragile
Brigitte Smadja   
Je ne suis pas à 100 % convaincu par ce roman. Il se lit très bien la plume et très fluide, les messages évoqués sont intéressants, mais je trouve quand même qu’il y a quelque chose qui cloche. Je ne vais pas faire durer le suspens et commencer par le pire et finir avec le positif.
Le problème de ce livre c’est l’adolescence qui à mon sens n’est pas forcément bien représentée. Je pense que pour des adolescents cela passe, car ils doivent avoir l’impression de lire l’histoire de personne plus vieille qu’elles, ou avoir l’expérience de quelqu’un de plus aventureux, cela peut-être attractif. Moi qui suis sortie de l’adolescence, j’ai impression qu’on me parle d’adolescent de 16 à 18 ans lieu d’ados de 13 à 15 ans. J’attache une certaine importance au réalisme. À treize ans, ils boivent à 14 ans ils ne fument pas que du tabac et à 15 ans ils couchent (en France l’âge médian d’un premier rapport sexuelle et de 17 ans et demi environ).
De plus, utilisation des réseaux sociaux n’est pas non plus très réaliste, s’inscrire sur Facebook ne rend pas populaire et les adolescents n’utilisent pas Facebook ou plus exactement n’utilisent pas que Facebook. Dans ce livre pas de tweeter, pas d’Instagram, pas de Snapchat, pas de Tik tok même s’il est sorti en 2016, cela ne colle pas.

Pour ce qui est du message rien à redire, bien au contraire je trouve cela ouvert d’esprit. L’autrice n’est pas tombée dans le piège qui est souvent fait avec ce genre de thème, dire que les réseaux sociaux c’est dangereux… là pas du tout c’est nuancé. Oui les réseaux sociaux peuvent être utilisés pour harceler, mais ils permettent de merveilleuse rencontre.

Il y a aussi un petit message : il ne faut pas frapper les femmes. C’est assez peu développé, ce qui est dommage. Mais c’est plus un petit à côté qu’à côté de l’intrigue.

Pour conclure je dirais que c’est une histoire toute mignonne qui va clairement plaire à des adolescents, cependant je crois qu’à mon âge ça ne m’apporte pas grand-chose, ce qui n’est pas une critique, car les adolescents sont la cible et pas moi.

Pour le petit mot de la fin je dirais, que la vision de l’adolescence est cohérente avec la vie de l’autrice. J’ai eu la chance de la rencontrer et j’ai pu savoir qu’elle a été enseignante dans des quartiers difficiles donc je pense que des ados qui fument des joints à 14 ans c’est une réalité pour elle. Pour ce qui est de réseaux sociaux ce n’est pas son truc. Donc je dirais que ce livre est le reflet de la vie de son autrice.

https://labulledetomo.wordpress.com
Ma vie de (grand et parfait) génie incompris Ma vie de (grand et parfait) génie incompris
Stacey Matson   
Arthur est un personnage drôle, et sarcastique.
Il veut devenir écrivain mais manque d'inspiration pour un concours de nouvelles auquel il s'est inscrit.

Un livre amusant, et divertissant. Arthur possède une écriture fluide et enfantine, bien qu'on décèle une certaine maturité derrière ses écrits.
C'était vraiment plaisant à lire. Et je le conseille!
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