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Bibliothèque de LeoLabs : Ma PAL(pile à lire)

Deadwood Deadwood
Pete Dexter   
Ici, rien n'est normal, même le temps... Le jour de notre arrivée, on a vu deux hommes portant une tête humaine, en pleine rue... Un Mexicain avec celle d'un Indien, et une crapule qui louchait et qui s'appelait Boone May, avec la tête d'un hors-la-loi... " La réalité du Far West, véritable genèse d'une nation, est l'un des plus grands romans noirs épiques de l'histoire humaine. Elle dit toute la violence brute d'un pays dominant à ce jour le monde. Fleuves de boue dans les villes, putes contaminées à la vérole par les trappeurs, chasseurs de primes devenus shérifs, viols, meurtres, ramassis de psychopathes, de chercheurs d'or fous et de mythomanes, de Chinois brûlés dans des fours à briques, d'incendies ravageurs et de personnages célèbres... Deadwood raconte l'histoire d'un pays où la première chose à faire en se levant le matin est d'oublier ce qui est arrivé la veille... Un chef-d'œuvre.

par Lilou
Profanation Profanation
Jussi Adler Olsen   
Excellent auteur dont l'histoire nous mets en haleine du début à la fin. Très addictif. Une fois commencé vous allez passé une nuit de lecture.

par Bidule2
L'Institut L'Institut
Stephen King   
Tout juste terminé, tout juste commenté.

J'avoue ne pas trop savoir quoi en penser. J'ai beaucoup aimé ma lecture, les personnages sont attachants et j'ai aimé la construction de l'histoire.

Mais voila, problème de taille.... Du début à la fin, j'ai eu un sentiment de déjà vu. Clairement, j'ai eu l'impression de regarder une épisode de Stranger things, série qui est elle-même, (entre autre), un hommage à King et à ses histoires d'enfants malmenés. Donc si l'auteur se met à faire un hommage à une série qui elle-même lui fait hommage.... C'est le serpent qui se mord la queue... Et le lecteur qui tourne en boucle !

Alors l'ensemble est bon, même très bon. Mais pas de surprises, pas de frissons comme seul King sait le faire.
Dommage... si ma lecture a été assez agréable, elle ne me laissera pas un souvenir impérissable, contrairement à Simetierre, Cujo, ou Salem !

par Nashael
Station Eleven Station Eleven
Emily St. John Mandel   
Un très bon roman, mature et réfléchi. Ca change de la plupart des livres « post-apocalyptique » à la Walking dead et ça fait du bien !
Certes, Station Eleven n’est pas dénué d’une certaine violence, mais on a droit à un récit travaillé aux petits oignons entremêlant habilement les époques (avant / pendant / 20 ans après un virus mortel), le tout sans perdre le lecteur et surtout en tissant subtilement des liens entre ses différents protagonistes.

Tout commence avec la mort du célèbre acteur Arthur Leander sur les planches en pleine représentation du roi Lear. Jeevan, en pleine formation de secourisme, accourt pour tenter de le sauver, sous le regard attristé de la petite Kirsten, 8 ans. Après avoir prévenu les trois ex-femmes d’Arthur de son décès, Clark, son meilleur ami, prend l’avion pour assister à son enterrement quand l’épidémie de grippe atteint sa phase critique…
Vingt ans plus tard, on retrouve tous ces gens liés de près ou de loin à cet Arthur mort bien avant ce nouveau monde. Tous ont perdu leurs repères. Certains se sont reconstruits malgré tout alors que d’autres ont perdu toute raison, toute mesure. Certains ont rejoint la Symphonie Itinérante, une troupe liée par l’amour de la musique et du théâtre, alors que d’autres ont succombé à leurs pires instincts.

Un roman sombre à la construction narrative efficace qui érige l'art comme seule rempart face au chaos et à la solitude. Un texte puissant qui se lit d'une traite.

par Rowena77
Apprendre, si par bonheur Apprendre, si par bonheur
Becky Chambers   
Ma chronique complète : https://ombrebones.wordpress.com/2020/09/03/apprendre-si-par-bonheur-becky-chambers/

Avec Apprendre, si par bonheur, Becky Chambers offre une novella de science-fiction positive tournée vers l’humain avec une base scientifique solide. L’autrice raconte comment quatre astronautes mènent une mission d’exploration sur quatre planètes différentes dans le but de comprendre l’origine de la vie. Elle prend le temps de mettre en scène les protocoles de recherche et de vulgariser ce qui doit l’être pour rendre son texte accessible au plus grand nombre sans jamais que cela ne devienne ennuyeux, même pour ceux qui n’ont pas d’atomes crochus avec ces matières. J’ai dévoré d’une traite ce court roman que je recommande avec enthousiasme.

par Bluenn
Harry Potter, Tome 6 : Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé Harry Potter, Tome 6 : Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé
Joanne Kathleen Rowling   
Ce sixième tome est très réussi. Le côté sombre des tomes s'accroit car Harry enchaine mort sur mort. Il est très seul après la disparition de Sirius mais compense un peu cette absence avec la compagnie de Dumbledore. C'est aussi dans ce roman que Harry et ses amis vont commencer à vraiment s'intérreser à l'amour. L'auteur a une imagination débordante.

par myra44
Backup Backup
Guy-Roger Duvert   
J’en parlais récemment à une amie qui venait de s’inscrire sur Simplement.pro : il y a certains auteurs pour lesquels je ne prends même plus la peine de regarder le résumé avant de demander ou d’accepter de recevoir leur nouvel ouvrage en service presse. Pour la simple et bonne raison que je leur faire entièrement confiance pour nous offrir des livres aussi excellents que leurs prédécesseurs. Sans grande surprise, Guy-Roger Duvert fait partis du lot : à chaque nouvelle sortie, j’y vais les yeux fermés (mais rassurez-vous, je les rouvre au moment de lire) ! J’étais par ailleurs plutôt curieuse de découvrir une autre facette de cet auteur qui nous avais jusqu’alors habitué à du space-opera : qu’est-ce qu’allait donner son thriller d’anticipation ? J’étais d’autant plus impatiente de découvrir Backup que j’ai lu récemment d’autres romans évoquant la question de l’immortalité, et que je trouvais ça plutôt intéressant de comparer les diverses manières d’aborder cette thématique qui fascine l’homme depuis bien des millénaires …

Dans un futur où les immeubles touchent les nuages et où les taxis sont autonomes, dans un futur où les implants oculaires et autres augmentations cybernétiques sont monnaies courantes, l’immortalité est désormais à portée de mains des plus riches. La firme Backup propose à ses clients de sauvegarder régulièrement leur psyché – souvenirs, connaissances, personnalité, pensées, émotions … tout ce qui différencie un individu de ses pairs – afin de les préserver de la mort : quand bien même leur enveloppe corporelle meurt, leur esprit est prêt à être téléchargé dans un de leurs clones. Mais cette technologie est loin de faire l’unanimité … Aiden Romes, policier réputé pour être aussi efficace que psychorigide, arrache la fille du dirigeant de Backup de ses ravisseurs. En guise de remerciement, il reçoit un abonnement gratuit aux services de la compagnie, et se prépare pour sa toute première sauvegarde. Mais rien ne se passe comme prévu, et Aiden se réveille dans un lieu qu’il ne connait pas, dans un corps qui n’est pas le sien, cinq ans après s’être installé dans le siège de téléchargement … Il va lui falloir découvrir ce qui s’est passé, et vite.

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on est immédiatement plongé dans l’action, avec une opération sauvetage aussi périlleuse que bien menée : Aiden et sa coéquipière Natsuko libèrent en deux temps trois mouvements une jeune fille détenue en otage par ses ravisseurs … Par la même occasion, un spot publicitaire croisé au détour d’une description nous apprend l’existence de la firme Backup et de sa spécialité : l’immortalité. J’aime vraiment beaucoup cette mise en place du contexte : on est vraiment dans quelque chose de très cinématographique, de très visuel. Le lecteur est aussitôt immergé au cœur de l’histoire, sans la moindre introduction ou explication, mais cela ne l’empêche pas de tout comprendre aux grands changements qui se sont opérés entre notre présent et ce futur hypothétique. Il faut dire que l’auteur reprendre les codes du film d’anticipation, avec ces cités toute en hauteur, où les plus riches habitent près des nuages et le petit peuple réduit à arpenter le plancher aux vaches. On ne se sent pas du tout dépaysé, et on imagine très facilement l’environnement de nos héros. Vous l’aurez saisi, ce n’est donc pas dans son contexte que se situe l’originalité de ce roman, mais bien dans son histoire.

Imaginez : vous vous installez confortablement dans un fauteuil pour que votre psyché soit téléchargée et sauvegardée afin de pouvoir vous « ressusciter » si besoin … et vous vous réveillez dans un lieu complétement différent, dans le corps d’un des boss de la plus grande firme du moment, aux côtés d’une femme qui vous prend pour son époux. Il y a de quoi être déstabilisé, non ? Maintenant, imaginez qu’on vous apprenne que cette situation pour le moins effrayante a volontairement été causée par une mystérieuse inconnue qui vous demander de rejoindre le siège de l’entreprise … Enfin, imaginez que vous découvrez qu’un terrible complot menace l’humanité toute entière et qu’une intelligence artificielle vous a choisi pour mettre fin à cette machination … et que vous n’avez qu’une journée pour agir. Mais le plus terrible pour Aiden, c’est bien de découvrir que sa vie ne lui appartient plus : il n’est que l’ombre digitale de celui qu’il était il y a cinq ans, et un autre lui a continué de vivre pendant toutes ses années. Lui n’est qu’un double obsolète, qu’une anomalie dans le système qui n’a aucune raison valable d’exister … Car si l’on découvre qu’une vieille sauvegarde d’un flic a été transféré dans le corps d’un des hommes les plus puissants du monde, ça risque de créer pas mal de grabuge !

Et du grabuge, croyez-moi, il y en a, et pas qu’un peu ! Une fois encore, on ressent vraiment l’influence du cinéma : entre courses-poursuites et course contre la montre, entre situations désespérées et retournements de situation inespérées, on est vraiment happé du début à la fin par cette intrigue menée tambour battant qui ne laisse aucun répit ni aux personnages ni au lecteur. Un vrai page-turner, incroyablement haletant, qui vous laisse pantelant et tremblant ! Mais on n’a rien sans rien : cette déferlante d’action et de rebondissements ne laisse que peu de place aux émotions, et encore moins aux réflexions. Et c’est un peu le seul bémol que je puisse apporter : j’aurai aimé me sentir plus en phase, plus en empathie avec Aiden, mais je n’ai pas réussi à m’attacher vraiment à lire car il passe tout son temps à courir dans un sens puis dans l’autre pour fuir les mercenaires envoyés à ses trousses tout en tentant d’accomplir sa mission. Les seuls moments où j’ai vraiment eu de la peine pour lui, c’est quand il se rend compte que s’il veut protéger sa femme et sa fille – qui sont ses seules et uniques préoccupations en ce bas monde –, il va devoir se salir les mains, lui qui était si fier de sa droiture et de son intégrité … Pour le reste, on n’a pas le temps de réfléchir à rien, pas même à la question de l’immortalité ou des avancées technologiques qui risquent de nous dépasser.

En bref, vous l’aurez bien compris, c’est un roman incroyablement palpitant que nous offre l’auteur, et j’ai vraiment passé un très bon moment de lecture. Je regrette simplement que les considérations « philosophiques », que j’attendais avec grande impatience, ne soient finalement que si peu présentes dans le récit. Ces questionnements restent ainsi assez peu creusés, plus suggérés qu'autre chose, et c’est un peu dommage au vu de l’importance que ces thématiques prennent dans notre société actuelle. Mais fort heureusement, le côté "thriller" vient rapidement contrebalancer cette légère déconvenue : on se laisse très facilement happer par ce récit trépidant, sans le moindre temps mort, qui nous tient en haleine du début à la fin et ne nous laisse pas souffler une seule seconde. Comme l’indique la quatrième de couverture, c’est bel et bien un « action thriller dynamique » que nous propose Guy-Roger Duvert avec ce one-shot vraiment bien mené et vraiment bien raconté. Alors si vous aimez les thrillers d’anticipation, n’hésitez pas une seule seconde à vous le procurer ! Vous ne le regretterez pas !

http://lesmotsetaientlivres.blogspot.com/2020/08/backup-guy-roger-duvert.html

par Aryia
Un roman dont vous êtes la victime - Laissez-les brûler Un roman dont vous êtes la victime - Laissez-les brûler
Dominic Bellavance   
C'est la première fois depuis mon adolescence que je lisais un livre dans lequel on doit prendre des décisions. J'ai été très déçue. J'ai essayé plusieurs chemins, mais aucune conclusion n'était satisfaisante. Le fait que le livre soit écrit en jargon québécois était intéressant, au début, puis j'ai trouvé qu'il exagérait. Trop c'est comme pas assez. Bref, si vous aimez les livres québécois c'est l'idéal pour vous, mais les autres passer votre chemin.

par 9063637
La Peine du bourreau La Peine du bourreau
Estelle Tharreau   
Je connais déjà Estelle Tharreau pour l'avoir lue dans deux de ses précédents romans, De la terre dans la bouche et Mon ombre assassine. Deux romans que j'avais beaucoup aimés et où j'avais déjà pu apprécier le talent d’écrivaine de l'auteure. En plus, une autre valeur sûre est qu'elle est publiée aux éditions Taurnada, je n'ai pour l'instant jamais été déçue par leurs publications, ce sont toujours de bonnes histoires qui tiennent en haleine.

Et ce roman ci ne va pas échapper à cette règle. L'histoire n'est pourtant pas banale. Je ne me souviens pas avoir lu un roman avec comme personnage principal un bourreau. Bourreau des temps modernes, pas celui qui tranchait les têtes ou pendait sur la place publique. Non, celui que l'on trouve dans les prisons, et plus particulièrement dans les couloirs de la mort. Bien sûr, pour cela, l'auteure nous transporte aux États-Unis, puisque la prône de mort est abolie chez nous depuis presque quarante ans. On fait la connaissance de Ed McCoy qui était bourreau et se retrouve de l'autre côté de la grille, puisqu’il est lui-même condamné à mort suite à des crimes qu'il a commis. C’est un peu l’arroseur arrosé. C’est déjà un fait très original dans un roman. L'autre particularité est qu'on va suivre le condamné dans les quatre dernières heures de sa vie, juste avant son exécution. Le gouverneur va venir le voir pour parler avec lui et ainsi décider s'il y aura une grâce et une remise de peine. Pendant ces quatre heures, Ed va se livrer, sans fards, sans tabous. Il va raconter la première fois où il a mis à mort un condamné avec la chaise électrique, ce qu’il a ressenti, comment cela s'est passé, ses émotions face à la famille. Et cela va se renouveler à chaque fois. Les morts seront ensuite plus « douces » avec l'injection létale. Il racontera l'injustice qu'il a ressenti lorsque certains criminels ont leur peine changée en prison à perpétuité alors que certains condamnés à mort crient leur innocence.
Il se livrera aussi, plus intimement, au gouverneur. Sa vie à lui, avec des parents très autoritaires, racistes. Son mariage et les conséquences de son travail sur celui-ci. Et il parlera bien sûr de ses crimes, de l’identité de ceux qu'il a tués et pourquoi il l'a fait. Pendant ces quatre heures, il se confiera et racontera tout au gouverneur. On va aussi assister à tout le rituel mis en place autour des condamnés avant leur exécution. Et tout ceci ne serait pas complet sans y ajouter les manifestations qui ont lieu à chaque nouvelle exécution, en dehors de la prison entre les pros et les antis peine de mort, les nombreux journalistes qui sont présents eux aussi.

L’histoire est vraiment très complète et Estelle Tharreau n'a oublié aucun détails. Elle explique dans un avant-propos, que les prisons existent réellement, que les conditions carcérales sont celles qui fonctionnent au Texas. Aucun des personnages cités n'a existé mais elle s'est inspirée de faits réels, qu'elle a parfois édulcoré quand cela était trop violent. Et pourtant, je peux vous dire que mon âme sensible a été plus d'une fois bouleversée par ce que j'ai lu. C’est très difficile de ne rien ressentir face à certaines exécutions poignantes ou face à certains crimes. Le travail en amont de l’écriture a dû être considérable pour être au plus près de la réalité. Je me souviens avoir rencontré dans un salon Estelle Tharreau en septembre 2019 où elle me parlait justement de ce nouveau projet. Je ne suis pas étonnée qu'il lui ait fallu plus d'un an pour le mener à bout.
Il n'est pas question ici d'un plaidoyer pour ou contre la peine de mort. Estelle Tharreau a réussi le pari de rester neutre et de raconter les faits comme ils sont, que l'on soit pour ou contre. En fervente partisane du contre, j'ai parfois été ébranlée par certains récits de criminels, mais je reste tout de même convaincue que l'on n'a pas besoin de donner la mort et qu'il y a d'autres moyens de punir. Mais je comprends tout à fait ceux qui pensent l'inverse, surtout quand on se retrouve touchés par la perte d'un être cher dans des conditions atroces. Je me suis mise à leur place, et je ne sais pas comment je réagirai dans ce cas. Ce roman a le grand pouvoir de faire réfléchir et de se remettre en question sur une opinion, qui pour moi me semblait acquise. Et je suis assez épatée par la neutralité de l'auteure. L’écriture n'a pas dû être simple pour ne pas laisser passer ses propres sentiments et se mettre à la place des criminels et des victimes. C’est la grande force de ce roman.

Je me suis très vite attachée à Ed, malgré ce qu'il a fait, malgré ce qu'il est. Et jusqu’au bout, on ne sait pas ce qu'il va lui arriver, si le gouverneur va le gracier ou pas. Le suspense est entier jusqu’à ce que la décision tombe. Je ne vous dirai rien de plus, et pourtant, ce n'est pas l’envie qui me manque, mais je ne peux même pas vous révéler mon sentiment sur cette fin sans que ça la dévoile. Sachez en tout cas qu'elle est très émouvante.
L’attachement au personnage se fait très vite, même si l'auteure a utilisé une narration à la troisième personne du singulier. Comme c’est Ed qui se confie, on a également souvent le « je » qui intervient, auquel je suis toujours très sensible. Je trouve très bien que l'auteure ait fait ce choix, car il faut arriver à garder tout de même une certaine distance avec le personnage principal. Son histoire est déjà très forte, impossible de ne rien ressentir face à son récit. L'auteure retranscrit très bien tous les sentiments, la peine, le dégoût, la colère.. tout est très bien travaillé.

Estelle Tharreau fait passer des messages très forts au travers de cette histoire. Bien sûr sur la peine capitale, sur les victimes, sur les bourreaux, sur la police. Mais aussi sur les mentalités des Texans, sur la justice qu’ils veulent souvent rendre eux-mêmes. Et aussi sur les ségrégations raciales, sur le peuple noir qui est très mal intégré dans cet état, sur le racisme de base, celui qui fait tant de mal. La pauvreté contre d'autres trop riches, la difficulté d’avoir des soins médicaux. Des sujets de société vastes, connus mais qu’il est pourtant nécessaire de rappeler pour être au plus près du contexte américain. Tout est décrit dans la même neutralité, à nous lecteurs, de nous faire notre opinion.

J'ai beaucoup aimé ce roman, j'ai été touchée au plus profond de moi-même par des crimes commis, par des circonstances qui peuvent parfois être atténuantes. Certaines scènes sont très dures à s'imaginer, je pense à un certain condamné à mort, ceux qui auront lu le livre comprendront. J'ai été ébranlé au plus profond de moi, dans mes opinions, dans mes propres ressentis. C’est vraiment un livre qui va vous pousser dans vos réflexions et vos retranchements. Même après la lecture, il reste encore dans mes pensées, à me titiller, à me préoccuper.
J'ai lu à la fois rapidement et doucement cette histoire. Rapidement car je voulais savoir au plus vite ce qui allait arriver à Ed. Et doucement car j’avais besoin d'un petit temps de digestion pour assimiler certains faits. C’est une lecture passionnante et qui ne peut laisser de marbre. La lecture est rythmée par des chapitres courts, par l'heure qui défile. Le roman est coupé en quatre parties, comme les 4 heures qui restent à vivre à Ed, les chapitres égrènent les heures pour vous rappeler que le temps passe et qu'on se rapproche de l'heure de la mise à mort. Le roman est vraiment très bien construit pour rendre la lecture très addictive.

Je ne peux que vous conseiller la lecture de cette histoire pour le suspense mis en place, pour les sujets abordés, pour la puissance des faits et des valeurs, et tout simplement pour découvrir la plume et le style de Estelle Tharreau, si vous ne la connaissez pas encore. Pour moi, avec ce troisième roman que je lis d'elle, elle confirme son talent d’écrivaine et je vais continuer à la suivre avec beaucoup d’intérêt. J'ai, dans ma bibliothèque, un de ses premiers romans, Orages, je vais le sortir pour le lire prochainement.

par marie-nel
Les Décharnés : Une lueur au crépuscule Les Décharnés : Une lueur au crépuscule
Paul Clément   
Des zombies en Provence ? L'idée est originale mais cela ne suffit pas pour faire un bon livre ! Si l'on pouvait douter de la qualité du livre du fait qu'il s'agit du tout premier roman de Paul Clément, Les Décharnés va vite nous faire changer d'avis !

Un roman addictif, des personnages originaux et très bien créés, du suspense de bout en bout et un style d'écriture qui arrive à nous transporter dans l'histoire dès le premier chapitre.

Les Décharnés est un livre à conseiller à tous les amateurs de zombies et de romans (post)apocalyptiques. Un brin d'air frais dans un genre où le déjà-vu est malheureusement présent. Je ne dirais qu'une chose : foncez !

Mon avis détaillé sur Les Petits Livre by Small Things : http://smallthings.fr/lespetitslivres/2015/12/15/les-decharnes-zombies-livre/

par JennDidi
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