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— Je te raccompagne chez toi ou tu veux venir à la maison ?

C'est... comme tu veux.

— Ramène-moi chez moi, s'il te plaît.

Il m'observa en silence et, ne cachant pas sa frustration, il s'installa derrière le volant.

Je n'avais pas vraiment envie de me quereller avec lui. Je m'étais peut-être emportée un peu vite. Avant qu'il ne démarre, je lui fis face et lâchai tout de go:

— On n'a jamais fait l'amour chez moi.

— Quoi ? s'étrangla-t-il.

Je manquai d'exploser de rire.

— Tu m'accompagnes, ou je reste toute seule ?

Jamais conduire à travers la ville n'aura été plus rapide. Les valises restèrent dans la voiture. Leith grimpa les quatre étages de mon immeuble en courant, moi dans ses bras. Il me laissa à peine le temps d'ouvrir la porte ; nous étions déjà dans ma chambre.

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À chaque fois qu'il me voyait, Leith me détaillait de la tête aux pieds, se gaussant de me mettre dans tous mes états. A- lors je fus tout à fait heureuse du petit effet que lui fit ma tenue. Sa bouche s'ouvrit béatement et ses pupilles s'étrécirent au point qu'on ne les vît plus.

— Waouh..., souffla-t-il en me mangeant du regard. Je sais que j'ai une excellente condition physique, mais je te jure que là, je suis au bord de l'apoplexie !

Je pouffai de rire.

— Tu es époustouflante !

Je trouvai son enthousiasme délicieux.

— Tu n'entres pas ? m'étonnai-je, voyant qu'il s'accrochait au chambranle de la porte comme un naufragé à un bout de bois.

— Si j'entre, je ne suis pas sûr que nous ressortions de cet appartement, Hannah.

J'en rougis jusqu'à la racine des cheveux.

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— Est-ce que tu entends les battements de mon coeur ?

L'oreille collée contre lui, j'écoutais.

— Ils sont si rapides...

— Ils le sont parce que je suis fou d'inquiétude pour toi. Rien qu'à l'idée que tu puisses être en danger, ils s'emballent. Mon coeur t'appartient, Hannah, il ne bat que pour toi, il frémit à chacun de tes gestes et je ne peux pas l'en empêcher.

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— Pourquoi faut-il que tu sois si beau... ?

Il eut un rire étouffé.

—Juste beau ?

— Alors toi ! (il me servit un clin d'oeil.) Non, pas juste beau.

Fort, intelligent, agile, rapide... et chaud.

— Chaud ?

— Tu n'as jamais froid.

— Bien sûr que si.

— Ah oui, et quand ? Dehors, en petite tenue, à moins vingt degrés ?

Il leva les yeux au ciel en secouant la tête.

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— Tu sais combien de chances sur six milliards j'avais de trouver mon âme soeur ? Une seule, Hannah, juste une toute petite chance. Et tu crois qu'après avoir eu le privilège de te rencontrer, je vais te considérer comme un fardeau ? Jamais. Je serai toujours là

pour toi, quand bien même tu ne voudrais plus de moi.

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Il me caressait tendrement les cheveux quand je l'entendis glousser doucement, le regard fixé sur la baie vitrée.

— Qu'y a-t-il ?

— Ton voisin et toi, vous devez être très intimes, non ?

— Plutôt, oui. Hier soir, je l'ai vu sortir de la salle de bains en tenue d'Adam.

— Sérieusement ?

— Hum...

Il se propulsa brusquement hors du lit, me faisant basculer sur le côté, et alla tirer d'un coup sec les rideaux. Après ça il eut l'air bien plus à l'aise.

Je secouai la tête de droite à gauche en retenant un éclat de rire moqueur.

— Tu es incroyable.

— Quoi ? marmonna-t-il. Si toi tu arrives à le voir à poil, j'imagine qu'il peut en faire autant avec toi !

— Mais, non ! Moi, je suis prudente.

— Mouais..., bougonna-t-il.

Dépitée, mais ravie, je me jetai en arrière sur mon lit.

— Tu es tellement jaloux...

— Pas du tout. (Il se pencha sur moi pour m'effleurer l'oreille de ses lèvres.) Seulement protecteur.

— Comme si j'avais besoin d'être protégée d'un type qui se promène nu derrière les vitres de son appartement !

— On ne sait jamais, se moqua-t-il. C'est peut-être un superhéros, il pourrait t'hypnotiser et t'obliger à faire de même.

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- Je t'aime, murmura-t-il à mon oreille. Pour toujours et à jamais.

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— Tu ne vas pas me filer au train, quand même ? demandai- je en haussant un sourcil.

— Si peu...

— Tu ne peux pas faire ça !

— Et qui m'en empêchera ?

— Moi !

— Eh bien, j'ai hâte de voir ça...

— Leith Sutherland, le menaçai-je mi-figue, mi-raisin. Si tu me suis à longueur de temps...

— Qui t'as parlé de te suivre ? Je vais t'accaparer tellement délicieusement, que tu n'auras plus envie de voir quelqu'un d'autre que moi.

— Pff... prétentieux avec ça.

— Tu remets mes capacités en doute ? demanda-t-il avec une assurance typiquement masculine, je dirais même « loupgaresque ».

— Non..., bougonnai-je de dépit.

Il démarra avec un sourire de vainqueur exaspérant.

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Ce n'est qu’après avoir recommencé à chanter que je le vis. Leith, perdu dans la foule, dépassant la plupart d'au moins une tête. Les bras croisés, il m'observait avec une expression de fierté et d'amusement. Le sourire qu'il me lança faillit me faire rater une note. J'étais pourtant tellement sûre que je ne le croiserais pas ce jour-là!

Quand la chanson se termina, mon loup-garou de petit ami s'approcha de moi. Je ne bougeais pas d'un poil, j'étais pétrifiée qu'il me voit ainsi. Sur mon visage, il essuya de la main la mousse devenue liquide, dégoulinant jusqu'à ma bouche. Il me prit par la taille, me ramena contre lui, et planta un baiser sur mes lèvres.

Voilà, il était aussi sale que moi.

La foule d'étudiants se déchaîna. Tous nous huèrent et sifflèrent. Leith me relâcha doucement, le regard étincelant.

- Un rien te va...

Mes joues étaient cramoisies.

- J'ai trop honte.

- Tu es sublime. Même dans ton sac poubelle, affirma-t-il, moqueur, reculant pour mieux me détailler. Époustouflante. Regarde, je crois bien qu'ils en redemandent.

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(Hannah et Leith)

- Il t'arrive de chasser sous ta forme de loup ? demandai-je tout à trac tandis qu'il enfournait un morceau de viande rouge dans la bouche.

Il manque de s'étouffer avant de pouffer de rire.

- Honnêtement ? Non. Parce que je n'ai jamais faim à ce point lorsque je suis un loup.

- Mais tu le pourrais ?

- Oui, c'est dans mes gènes.

- Tu pourrais tuer Bambi ? me révoltai-je

- Ben oui, si j'avais faim. Il n'aurait aucune chance, crois moi ! Ne fais pas cette tête il n'aurait pas le temps de souffrir je ne suis pas une brute.

J'eus une moue boudeuse. Manger Bambi... Et puis quoi encore ?

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