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Il relève la tête, l’air tout ensommeillé et j’ai presque envie de laisser tomber mes intuitions et de l’embrasser à la place, tant il est craquant. Presque.

-Quoi?

Je me lève et vais regarder par la fenêtre. Je ne vois rien d’alarmant, à part que la nuit est sombre et que la lune n’est visible nulle part. A quelques centaines de mètres de là, je peux apercevoir les eaux du lac remuer doucement sous l’effet du vent.

-Bon, je peux savoir ce qu’il se passe?

Gabriel, simplement vêtu d’un boxer, vient me rejoindre près de la fenêtre. La vue de son corps musclé si près du mien me donne le tournis mais je me force à rester concentrée.

-J’entends des voix.

-Allons bon, manquait plus que ça.

-Je suis sérieuse, Gab! Il y a des gens qui parlent dans le bâtiment, et ils chuchotent.

Il me jette un regard de biais.

-Et tu trouves ça anormal, toi, de parler doucement quand tout le monde dort?

Je croise les bras.

-Non, ce que je trouve anormal, c’est que justement des gens chuchotent au milieu de la nuit. En plus Deb aussi a senti quelque chose, regarde-le, il n’a même pas bougé quand je me suis levée!

Il me regarde comme si j’avais pété une durite. J’écarte les bras d’agacement.

-Arrête de me reluquer comme ça, voyons! Essaie plutôt de me rendre service en me disant si tu sens quelque chose de pas net.

Gabriel lève les yeux au ciel mais obtempère quand même. Je le sens se crisper.

Je l’agrippe par le bras, les yeux écarquillés.

-Quoi? Quoi? Qu’est-ce que tu as senti?

-Du poulet rôti. Et maintenant j’ai faim.

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Je m'approche de l'entrée et colle mon oreille contre le battant.

- C'est qui ?

- Le livreur de pizzas, me répond une voix railleuse. C'est vous qui avez commandé une Spéciale questions stupides ?

- La ferme, Isha, répondent à l'unisson quatre autres voix.

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"-Omondieu! je m'exclame, toute excitée. C'est le van de Scooby Doo!

Je vous jure que je ne raconte pas de blague. C'est un vieux Volkswagen bleu et vert avec des fleurs rouges. Il y a même marqué "The Mystery Machine" sur un des côtés. La peinture n'est plus très fraîche, et on voit bien qu'il n'a pas roulé depuis longtemps, mais c'est exactement le même. Je l'adore à la seconde où je le vois.

[...]

Je caresse le tableau de bord noir. En me retournant, j'aperçois Isha qui s'apprête à dessiner une moustache à Scooby Doo. Je jure que je dois me faire violence pour ne pas remonter le frein à main. A la place, je lui hurle dessus à travers la vitre.

-Isha!! Tu touches à un seul poil de Scooby Doo ou de Samy et je te jette dehors! Tu m'as bien compris?

Il se rassoit en marmonnant.

-On peut pas rigoler avec vous.

Je fais signe aux autres qui sont avec lui.

-Vous me le surveillez. Et si y en a un autre qui a la bonne idée de ne serait-ce que péter sur la banquette, je lui fais avaler son slip.

La plupart d'entre eux m'ignorent ou lèvent les yeux au ciel mais Saphira lève la main en signe de salut militaire :

-Bien, mon Capitaine. Je les ai à l’œil, mon Capitaine.

Je me rassois, rassurée."

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Je le frappe sur l’avant-bras et il se met à rire.

-Arrête de psychoter, je n’ai rien senti d’anormal. Il y a l’odeur d’Igor, normal. Celle de Nicolaï, normal aussi je pense, celle d’autres personnes que je ne reconnais pas et celle de ton loup, qui je dois le préciser, n’a rien d’agréable. Qu’est-ce que je suis censé sentir, au juste?

Je soupire.

-Je n’en sais rien. Je suis sûr qu’il se passe quelque chose, mais je n’arrive pas à savoir quoi.

Gabriel me regarde un moment et soupire à son tour. Il fait demi-tour et commence à enfiler son pantalon, qui traînait sur le sol.

-Qu’est-ce que tu fais?

-Je m’habille ça ne se voit pas?

Je fronce les sourcils.

-Bon, pourquoi tu t’habilles?

Seulement vêtu de son Jean, il pose les deux mains sur ses hanches. Bon sang qu’il est sexy. Sur son pectoral, je peux voir le tatouage « Kala ». J’ai un pincement au coeur en pensant à cette soeur que je ne connaîtrai jamais.

-Je m’habille parce qu’en bon petit-ami je vais suivre tes intuitions et qu’on va aller faire une excursion dans le bâtiment. Avec un peu de chance il n’y aura rien et on pourra retourner tranquillement finir notre nuit.

Je hausse un sourcil.

-Et s’il y a bien quelque chose?

Il enfile un T-Shirt et me sourit.

-Prions pour que ce ne soit pas le cas.

Je souris de toutes mes dents et l’imite en m’habillant rapidement. J’ordonne à Deb de se tenir tranquille pendant notre absence et il reste étonnamment calme quand nous quittons la pièce.

Je passe en premier pour guider Gabriel. Je tends l’oreille et suis le chuchotement. Nous longeons le couloir de nos chambres pour finalement arriver au comptoir de l’accueil.

Il est vide.

Gabriel me tapote l’épaule. Je me tourne vers lui et il murmure, si bas que je l’entends à peine:

-Ça n’est pas normal, il y a toujours quelqu’un au standard.

Je hoche la tête et contourne le comptoir pour me placer là où Igor se trouvait quand nous sommes la première fois arrivés dans l’hôtel. Je me tourne vers Gabriel, les yeux écarquillés:

-Les chuchotements! Ils viennent d’en dessous!

Il lève un sourcil.

-Comment ça?

Je fronce les sourcils et me baisse. J’attrape le petit tapis qui recouvre le sol en bois et le soulève. J’ouvre grand la bouche, surprise mais triomphante. Il y a une trape cachée!

Je souris à Gabriel et il a un mouvement de recul.

-Ooooooh non, hors de question crachote-t-il en remuant son index sous mon nez. On ne va pas descendre là-dedans. Si cette trape est cachée, c’est qu’il y a forcément une raison.

Je lui lance un sourire espiègle.

-Allez, fais pas ta princesse, t’as pas envie de savoir ce qu’il se cache sous nos pieds?

Il soupire, une longue expiration de lassitude.

-Je te préviens, si on se fait kidnapper par une organisation secrète, ce sera de ta faute.

Je fais un mini-bond excité et tend la main vers la poignée de la trape.

Gabriel attrape mon bras et me repousse.

-Nan, hors de question que tu passes en première. Galanterie oblige, je vais mener la barque. Et n’essaie pas de protester, c’est ça ou on retourne se coucher.

Je lève les mains en signe d’abdication.

-A ta guise Preux Chevalier.

Il secoue la tête, incapable de croire à ce qu’il s’apprête à faire.

Il ouvre lentement la trape mais la referme brusquement. Il lève les yeux vers moi.

-T’es sûre que tu veux pas faire pipi avant?

Je lève les yeux au ciel.

-Allééééé! Dépêche avant que quelqu’un n’arrive!

Il ouvre finalement la trape et commence à descendre l’escalier qui mène au sous-sol. Je le rejoins et rabats le battant au-dessus de nos têtes. Il n’y a pas une seule lumière dans le couloir et je remercie silencieusement la Caïna de m’avoir donnée une super vision nocturne. Quand j’arrive en bas, Gabriel me regarde en secouant la tête.

-Quelle charmante idée, fermer la trape derrière nous! comme ça, si on est poursuivis, on pourra sortir super rapidement. Qui sait en plus si elle ne se verrouille pas automatiquement?

Je le dépasse en remuant ma main sous son nez.

-Arrête de râler, tu préférais que je la laisse ouverte? Si Igor revenait, on aurait eu l’air malins, tient.

Gabriel repasse devant moi en bougonnant.

-S’il a un soupçon de jugeote, ton Igor, il remarquera que le tapis n’est plus tout à fait à sa place. Et maintenant chut! On s’approche, les odeurs s’intensifient.

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Je m'excuse soudain et me dirige vers les vastes toilettes du hall d'accueil. Le champagne n'a pas que l'effet de me faire tourner la tête, si vous voyez ce que je veux dire. Gabriel me suit jusque dans l'entrée, comme le bon garde-du-corps qu'il est, même si je proteste.

-Je dois jouer le jeu, me dit-il d'un air taquin alors que nous nous arrêtons devant la porte des sanitaires. Il n'y a plus personne à proximité. Et puis , poursuit-il, je n'ai pas envie de te laisser seule. Un prince charmant plein aux as serait bien capable capable de t'enlever...

Je me surélève plus que je ne le suis déjà et l'embrasse sur la bouche en souriant.

-Pour ça il faudrait encore qu'il réussisse à me mettre la main dessus. Je suis rapide tu sais.

Il regarde ma robe d'un air sceptique.

-Ouais, j'en doute pas , mais ton attirail te ralentirait largement, si tu veux mon avis. Non, décidément il vaut mieux que je vienne.

Je pénètre dans les toilettes en secouant la tête. La pièce est presque aussi grande qu'une maison. Il y a des petits canapés rouges en velours, des miroirs étincelants et des dizaines de vasques en marbre gris. La pièce sent bon, ce qui est inhabituel pour ce genre d'endroit.

[...]

Je repense à tous ces mois que j'ai passé à Tornwalker en compagnie de Morgane. Elle semblait pourtant se faire très bien à la vie en ermite. Mais comment aurais-je réagis si j'étais née avec une cuillère en argent dans la bouche et qu'on me propulsait dans le coin le plus pommé de la terre où on ne pouvait même pas avoir l'eau courante ?

Pas bien, à mon avis. Peut-être aurais-je été encore plus désagréable qu'elle.

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Je regarde la jeune femme quitter la pièce avec une certaine anxiété. Je n'ai pas envie de rester seule avec cet homme.

Heureusement pour moi, Nicolaï se baisse pour ramasser son T-shirt. Avec un peu de chance il va se rhabiller et je serais un peu moins angoissée.

Je pense qu'il avait réellement cette intention. Sauf qu'au moment où il passe la tête dans le vêtement, une masse gigantesque lui tombe dessus. Avant que je ne comprenne ce qui est en train de se passer, Nicolaï fait un bon prodigieux et s'écrase contre le mur. Il glisse le long de celui-ci, les yeux vitreux.

J'écarquille les yeux et reporte mon attention sur le nouvel arrivant . Mon coeur fait un bon dans ma poitrine et je ne peux m'empêcher de sourire de toutes mes dents.

-Gabriel !

Il me regarde avec une expression à mi-chemin entre le soulagement extrême et l'agacement.

Il commence à remuer son index et s'élance dans ma direction.

- Toi, je vais définitivement t'enfermer quelque part.

Pour ta propre sécurité. Une tour barricadée au fond des bois fera parfaitement l'affaire.

Je t'apporterais à manger de temps en temps et tu laissseras pousser tes cheveux pour que je puisse me hisser jusqu'à toi.

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-C'est joli.

Il (Gabriel) sursaute et porte une main à son cœur. Isha se tient appuyé contre l'abri en bois, un sourire sur les lèvres.

-Espèce de taré ! Tu m'as foutu la peur de ma vie ! Arrête de tester tes techniques de ninja psychopathe sur moi.

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Je suis perdue dans mes pensées moroses quand une voix suave vient retentir dans mon dos.

-Bonjour, belle demoiselle. Cette robe vous va à ravir, je dois dire.

Je me retourne et cligne des yeux plusieurs fois. Mon coeur fait un arrêt, je n'arrive plus à respirer.

Devant moi, accoudé contre le mur, souriant de toutes ses dents et sapé comme un pape, se trouve Camille, mon ancien Tuteur et ami.

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"-Je ne vais pas te dire d'écouter ton cœur parce que je trouve cette expression complètement stupide et niaise. Le cœur est traître, il ne nous fait pas toujours faire les bons choix. En revanche, le temps est un alliée sûr. Lui ne trompe jamais. Le temps guérit, met l'amour, les intentions et les promesses à l'épreuve. Laisse le temps faire son action. Laisse-toi une semaine, un mois, un an, comme tu préfères. Et quand tu auras pris ta décision, je suis persuadée que ce sera la bonne."

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"-Pourquoi? Pourquoi est-ce que tu n'es pas effrayé de mourir?

Il pose son front contre le mien et me regarde dans les yeux.

-Parce que je me dis que chaque jour que j'ai vécu jusqu'ici a été un cadeau. Que le futur n'est pas acquis et qu'il faut profiter du moment présent parce que c'est la seule chose que nous possédons vraiment."

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