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Extrait ajouté par clarenceglyndon 2019-03-04T07:57:03+01:00

Samuel Lake était magique ; un être tout à la fois merveilleux et terrible, capable des colères les plus noires et la plus effrayante tendresse, car, lorsque Samuel Lake aimait, il aimait de tout son coeur. Et ce lutin malicieux avait reçu en supplément le don de la musique. Il chantait d'une belle voix de ténor et jouait de la guitare aussi bien que du violon, de la mandoline et de tous les instruments qui pourraient vous venir à l'esprit. Le pays tout entier était sous le charme de Samuel et de ses mélodies.

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Extrait ajouté par Fleurdencre 2016-06-13T09:14:10+02:00

Blade pourrait être mort avant le coucher du soleil.

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Extrait ajouté par Fleurdencre 2016-06-13T09:14:00+02:00

-Je te sauverai ! (Un petit gars qui se prenait pour un grand.)

-Et qui te sauvera, toi ?

-J'ai pas besoin qu'on me sauve.

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Extrait ajouté par Fleurdencre 2016-06-13T09:13:51+02:00

-Ecoute. Je sais que tu as peur de ton papa. Moi-même, j'ai peur de lui, et je l'ai vu qu'une seule fois. Et si mon papa parlait au tien, hein ? Mon papa est pasteur. Il sait comment obliger les gens à changer, il le fait tout le temps.

-Mon papa tuerait ton papa.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-10T01:50:05+01:00

Il remonta les rues d’un pas souple, répondant d’un sourire aux saluts enjoués qui retentissaient sur son passage. La population de Luynes profitait du soleil pour se promener en famille. Matthieu pouvait mesurer le temps écoulé rien qu’en observant les visages. Ceux de ses anciens élèves, ceux de ses élèves actuels, ceux de ses élèves à venir. Il avait l’impression de feuilleter un gigantesque album de famille.

Les magasins se firent plus rares et les rues plus paisibles tandis qu’il approchait du quartier résidentiel. Le brouhaha de la circulation céda la place au ronronnement des tondeuses à gazon. Des allées plantées d’arbres au feuillage vert tendre et pourpre décrivaient des arabesques gracieuses autour des pelouses fraîchement tondues.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-10T01:49:53+01:00

Matthieu relut la copie, hésita, puis mit zéro en haut de la page. Le troisième en l’espace d’un mois. C’était inconcevable. Le petit Villemain était intelligent. Ce n’était pas un bourreau de travail, mais il avait cette vivacité d’esprit qui lui permettait de se maintenir sans effort dans le peloton de tête de sa classe. Il avait fait un premier trimestre prometteur, et puis, inexplicablement, au retour des vacances de Noël, ses notes s’étaient mises à chuter.

Matthieu pianota sur son bureau, tout en cherchant à comprendre ce qui pouvait perturber ce gosse. Certains enfants ont une aura particulière, qui les rend plus attachants que d’autres. Bastien Villemain avait ce don. Matthieu l’avait ressenti dès la minute où il était entré dans la classe. A première vue, pourtant, rien ne le différenciait de ses camarades – à part ses cheveux flamboyants. Et cependant, il était différent. Plus réfléchi. Plus mature que les garçons de son âge. Cela tenait peut-être à la façon dont ses incroyables yeux verts se plantaient dans les vôtres, comme pour vous pénétrer jusqu’au fond de l’âme.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-10T01:49:41+01:00

Claire souleva les paupières, cilla. Il avait sorti la nappe qu’elle avait mise au repassage et dressé la table pour deux. Un petit bouquet de pâquerettes, fraîchement cueillies sur la pelouse, s’éparpillait dans un verre à moutarde. Deux carrés d’essuie-tout pliés en losange reposaient au creux des assiettes en carton. Le romantisme n’ayant pas d’âge, il avait planté l’une des bougies blanches qu’elle gardait en cas de coupure d’électricité dans une bouteille d’eau minérale. Un vrai dîner d’amoureux.

— Chéri, c’est… c’est magnifique, soupira Claire en lui adressant un sourire ému.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-10T01:49:13+01:00

Un peu fantasque à ses heures, mais adorable et vraiment dévouée à sa profession. Elles s’étaient appréciées mutuellement dès le premier vol qu’elles avaient effectué ensemble, il y avait de cela près de trois ans. Depuis, elles se retrouvaient toujours avec plaisir. Claire appréciait sa gentillesse dénuée de calcul, et Nathalie se félicitait d’avoir enfin trouvé un commandant de bord qui n’essayait pas de la draguer entre deux escales, de sorte qu’elles y trouvaient toutes les deux leur compte.

— Et toi, des projets précis ?

Claire esquiva la question d’un sourire.

— Possible.

Nathalie regarda la jeune femme d’un air pensif. En trois ans, c’était à peine si elle avait pu lui arracher une confidence. Il suffisait qu’on aborde le sujet de sa vie privée pour qu’elle se ferme comme une huître. Peut-être parce qu’elle n’avait pas de vie privée, tout simplement. Elle venait travailler avec la ponctualité d’une horloge, et repartait comme elle était venue, aussi fraîche et lisse qu’à son arrivée. Certaines mauvaises langues prétendaient qu’elle vivait dans une housse et qu’elle se suspendait à un cintre entre deux vols. La vérité, c’était que personne ne savait ce que le commandant Villemain faisait de son temps libre. Ni avec qui elle le partageait. On ne lui connaissait pas de relations masculines, et les pilotes qui s’étaient aventurés à lui faire des avances s’étaient fait jeter impitoyablement.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-10T01:49:02+01:00

Claire Villemain avait un sens aigu des relations humaines, songea Nathalie tout en rassurant le petit garçon d’un sourire. Il lui fallait une bonne dose de philosophie pour gérer tout à la fois le stress de sa profession et le machisme proverbial des pilotes de ligne. Les préjugés des passagers n’étaient que la partie immergée de l’iceberg. Claire Villemain avait atterri dans la compagnie comme un pavé dans une mare. Sortie première de sa promotion à vingt-neuf ans, elle avait raflé haut la main ses quatre barrettes, damant le pion à des copilotes qui lorgnaient le poste tant convoité depuis des années. La solidarité masculine marchant à fond, le « commandant en jupon », avait fait l’objet d’une campagne de déstabilisation à grande échelle. Elle avait dû supporter les sifflements gouailleurs de ces messieurs quand elle entrait dans la salle de repos, accepter les heures de vol dont personne ne voulait, et tolérer sans broncher les remarques sexistes de ses supérieurs. Nathalie se demandait parfois comment la jeune femme réussissait à supporter cette pression au quotidien. Mais il suffisait de la voir aux commandes de l’appareil pour comprendre qu’elle avait des nerfs d’acier et une force de caractère peu commune.

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Extrait ajouté par ilovelire 2016-02-10T01:48:44+01:00

— Mesdames et Messieurs, nous allons commencer notre descente sur l’aéroport de Paris-Roissy. Veuillez éteindre vos cigarettes et attacher vos ceintures de sécurité.

Les passagers se plièrent docilement aux consignes tandis que les hôtesses passaient dans les allées pour s’assurer que les tablettes avaient bien été relevées et que les bagages à main ne risquaient pas de chuter pendant la manœuvre d’atterrissage.

Nathalie aida une vieille dame à boucler sa ceinture, puis se tourna vers le petit garçon qui n’avait pas cessé de jouer avec son game-boy pendant tout le voyage. Il regardait par le hublot, le visage très concentré.

— Ça va ?

Il hocha la tête, puis planta son regard dans le sien.

— C’est vrai qu’on va s’écraser ?

Nathalie le dévisagea avec stupéfaction.

— Bien sûr que non. Quelle drôle d’idée !

— C’est le monsieur, là, qui n’arrête pas de dire que le pilote ne sait pas conduire.

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