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Elle se leva. Rachel devait avoir oublié quelque chose en l’aidant à se préparer pour le coucher. Lissant sa robe de chambre, elle lança :

— Entrez.

À sa grande surprise, ce fut son maître d’hôtel, Nettle, qui apparut dans l’encadrement. Il lui adressa un petit salut avant de s’excuser.

— Je sais bien qu’il est terriblement tard, miss Vivien…

— Ne vous inquiétez pas, Nettle, je n’étais pas encore couchée. Quelque chose ne va pas ? Auriez-vous entendu des critiques sur la soirée ?

Elle avait du mal à croire qu’il puisse la déranger pour ce genre de détail. Nettle avait assisté à des réceptions autrement scandaleuses sans broncher.

C’était d’ailleurs pour cette raison qu’elle le gardait à son service. Confiance et discrétion.

— Non, miss Vivien.

Il la fixait d’un regard tellement intense qu’elle s’alarma. Il n’avait pas pour habitude de s’affoler.

— Ce n’est pas un ennui domestique qui m’amène dans votre chambre. Vous avez… un visiteur.

Le souffle court, elle sentit ses mains trembler.

— Un visiteur ? répéta-t-elle d’une voix étouffée.

Une seule personne pouvait se présenter chez elle à cette heure.

— Benedict ?

— Oui, miss Vivien. M. Greystone a été conduit dans votre… autre chambre et vous y attend, parce que j’ai supposé que c’était ce que vous désiriez. Si toutefois je me suis trompé, sans doute préférerez-vous que je lui annonce que vous êtes déjà couchée et ne désirez pas recevoir de visiteur…

L’intonation pleine d’espoir du maître d’hôtel la contraria. Nettle avait pourtant été le témoin discret de bien des événements avec une telle patronne. Il n’avait jamais paru s’effaroucher de la présence de visiteurs au beau milieu de la nuit. En outre, il avait toujours semblé apprécier Benedict. Lorsque celui-ci entretenait une liaison avec elle, le maître d’hôtel s’était montré beaucoup plus aimable avec lui qu’avec ses précédents protecteurs.

— Non, dit-elle vivement.

De peur que Nettle ne se rue dehors pour aller renvoyer Benedict.

— Je vais le recevoir. Dites-lui que j’arrive bientôt. Et vous, et le reste du personnel, pouvez aller dormir. La journée a dû vous paraître longue, j’en suis certaine.

Il hésita mais, sans plus rien laisser deviner de ses arrière-pensées, il reprit son allure cérémonieuse de maître d’hôtel.

— Bien, miss Vivien. Je vais transmettre le message. N’hésitez pas à appeler si vous avez besoin de quoi que ce soit.

Elle acquiesça de la tête et le laissa partir sans plus se préoccuper de lui, absorbée par son reflet dans la glace. Elle avait les yeux brillants, les joues roses, l’expression d’une gamine excitée.

Cette image en disait trop sur son état d’esprit. Il lui fallait absolument retrouver son calme habituel, son allure sereine de maîtresse expérimentée. Benedict n’en attendrait pas moins d’elle. Pourtant, elle n’y arrivait plus.

Posant les paumes sur son visage, elle essaya de le rafraîchir, puis poussa un long soupir afin de regagner son calme.

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Vivien Manning célébra son vingt-neuvième anniversaire de la même façon que les trois précédents. D’abord, un petit déjeuner sur la terrasse surplombant les jardins de son hôtel particulier londonien. Ensuite, une matinée de courses avec ses amies, venues la chercher les bras chargés de cadeaux qui la ravirent autant qu’ils la surprirent. Elle couronna le tout par cette réception qu’elle donnait chaque année en ouverture de la saison. Et à présent… eh bien, à présent, c’était le moment d’achever ce jour de fête en beauté, comme chaque fois.

Deux messieurs nus l’attendaient sur son lit. Aussi différents l’un de l’autre que possible. Il y avait d’abord Trevor Smithing, le premier valet d’une amie qui le lui avait « offert » quelques heures auparavant ; de huit ans son cadet, c’était le plus beau des hommes, avec ses yeux bleu pâle et ses cheveux blonds.

L’autre était Seymour Lawrence, grand, brun, aux yeux noirs comme la nuit, le plus pervers des hommes en bien des points. Marchand que sa richesse avait hissé parmi la haute société, il poursuivait Vivien de ses assiduités depuis des mois et avait fini par accepter ce rendez-vous d’un soir, à défaut d’une relation de longue durée.

Elle détacha sa robe en frissonnant, la fit glisser de ses épaules, présentant aux deux hommes sa chair dénudée.

Lawrence laissa échapper une exclamation d’admiration tout en frottant son membre dur et généreux.

— Encore plus belle que je ne l’imaginais, commenta-t-il.

Vivien se mit à rire en se dirigeant vers le lit. Trevor s’avança vers elle, l’attrapant dans ses bras au passage pour lui offrir un baiser étonnamment passionné. La jeune femme se détendit. On lui avait raconté mille choses sur ce valet sensuel, si doué pour plaire aux dames, et cela semblait se confirmer.

Alors qu’il lui suçait la langue et goûtait chaque recoin de sa bouche, elle sentit des mains se poser sur ses reins. Lawrence lui caressa les hanches avec délicatesse, tout en se penchant contre elle. Lorsqu’il se mit à lui lécher la nuque, elle se détacha du baiser de Trevor dans un soupir de surprise.

— Chut ! la pressa le domestique en prenant son visage entre ses mains. Vous n’avez qu’à ressentir les choses, Vivien. Ne faites rien d’autre que ressentir.

Elle cligna des paupières en le regardant. Un autre homme lui avait déjà dit ce genre de chose. Un autre homme, une autre nuit…

Mais à quoi bon gâcher celle de son anniversaire avec de telles pensées ? Mieux valait vite refermer les yeux et offrir ses lèvres à ce galant.

Pourtant, ce fut bientôt elle qui reprit les rênes. Elle n’avait pas pour habitude de se laisser guider. Et, cette nuit, elle avait envie d’oublier et de jouir.

Derrière elle, Lawrence partit d’un petit rire amusé tout en promenant les doigts sur ses côtes jusqu’à ce qu’il atteigne sa poitrine. Il l’enveloppa de ses mains, serrant sa chair, tirant sur ses mamelons entre le pouce et l’index. Elle sentit sa respiration s’altérer et ses genoux faiblir sous le plaisir que lui procuraient ces caresses en même temps que l’érotique baiser de Trevor.

— Allongez-vous, maintenant, murmura celui-ci tout en la poussant doucement vers le grand lit.

C’était une couche plus large que la moyenne, au point qu’elle occupait presque toute la pièce. Vivien s’installa parmi les coussins, et les deux hommes vinrent se placer de chaque côté.

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