Livres
469 908
Membres
437 830

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

"Vous savez ce que je ressens pour cette Priss Sratton?

- De l'empathie, dit Rick.

-Quelque chose de ce genre... Je m'identifie à elle. C'est dingue! Je vais me voir mourir. D'ailleurs, c'est peut être ce qui se produira. Vous me prendrez pour elle et adieu Rachel! elle n'aura plus qu'à regagner Seattle pour vivre ma vie à ma place. C'est la première fois de ma vie que j'ai ce genre de sentiment. Nous sommes bel et bien des machines, on nous emboutit à la chaîne comme des capsules de bouteilles. Je -moi personnellement - je croyais exister en tant que telle, et ce n'est qu'une illusion. Je ne suis qu'un modèle de série parmi des milliers d'autres.

Elle frissonna"

Afficher en entier

Le mouton n’était pas mal, avec sa laine et ses bêlements plus vrais que nature – les voisins n’y ont vu que du feu. Mais il arrive en fin de carrière : ses circuits fatigués ne maintiendront plus longtemps l’illusion de la vie. Il va falloir le remplacer. Pas par un autre simulacre, non, par un véritable animal. Deckard en rêve, seulement ce n’est pas avec les maigres primes que lui rapporte la chasse aux androïdes qu’il parviendra à mettre assez de côté. Holden, c’est lui qui récupère toujours les boulots les plus lucratifs – normal, c’est le meilleur. Mais ce coup-ci, ça n’a pas suffi. Face aux Nexus-6 de dernière génération, même Holden s’est fait avoir. Alors, quand on propose à Deckard de reprendre la mission, il serre les dents et signe. De toute façon, qu’a-t-il à perdre ?

Afficher en entier

Le silence. Il suintait littéralement des murs et des boiseries, envahissant Isidore avec une irrésistible puissance, comme généré par une meule gigantesque. Le silence s'élevait du sol à travers la veille moquette grise en lambeaux. Il s'échappait des appareils plus ou moins en état de marche qui équipaient la cuisine, des machines qui n'avaient jamais fonctionné depuis qu'Isidore vivait ici. Sortait de la lampe sur pied inutile du séjour, formait depuis le plafond constellé de chiures de mouches tout un réseau presque liquide de non-bruits, d'absences, qui s'étalait ensuite sur les murs.

Afficher en entier

Il vit alors la poussière et la ruine se déployer de toutes parts dans l'appartement - entendit venir la tropie, le bouleversement ultime de toute forme, l'absence qui allait tout engloutir.

Afficher en entier

Now that her inital fear had diminished, something else had begun to emerge from her. Something more strange. And, he thought, deplorable. A coldness. Like, he thought, a breath from the vacuum between inhabited worlds, in fact from nowhere: it was not what she did or say but what she did not do and say.

Afficher en entier

You have to be with other people, he thought. In order to live at all. I mean, before they came here I could stand it, being alone in the building. But now it's changed. You can't go back, he thought. You can't go from people to nonpeople.

Afficher en entier

Le déclic de l'orgue d'humeur situé près de son lit réveilla Rick Deckard. Agréablement surpris, comme chaque jour, par la qualité de son éveil, il se dressa dans son lit puis, debout dans son pyjama multicolore, il étira ses membres. Dans le lit jumeau, sa femme Iran ouvrit des yeux gris sans joie, cligna deux ou trois fois des paupières en grognant puis referma les yeux.

- Tu n'as pas réglé ton Penfield assez haut, lui fit-il observer. Je vais t'arranger ça, et tu te sentiras bien réveillée...

-Touche pas mon orgue ! Sa voix était pleine de rancoeur.). Je ne veux pas me réveiller.

Il s'assit à côté d'elle, se pencha et lui expliqua doucement :

- Si tu règles la décharge de manière à ce qu'elle soit assez forte, tu seras heureuse de te réveiller. C'est tout l'intérêt de la chose ! Tu mets le bouton sur C et tu atteins d'un seul coup à la conscience éveillée. Comme moi.

Parce qu'il se sentait bien disposé à l'égard du monde entier - il avait réglé son propre appareil sur D - il caressa la pâle épaule nue.

- Retire ta sale patte de flic de mon épaule !

- Je ne suis pas un flic !

Il se sentait irrité. Ca ne correspondait absolument pas au réglage de son orgue d'humeur.

- C'est vrai, répliqua sa femme, les yeux toujours fermés, tu n'es qu'un assassin à la solde des flics.

- Jamais de ma vie je n'ai tué un seul être humain.

Il était plus irrité, maintenant, carrément hostile.

- Non, bien sûr. Rien que ces pauvres androïdes.

Afficher en entier

« Si les androïdes étaient restés médiocres, comme les anciens Q-40 fabriqués par Asimov et Cie, il n’y aurait pas de problème et on se passerait de mes talents. »

Afficher en entier

Quel sale boulot je fais ! se dit [Rick]. Je suis un fléau, comme la peste ou les famines. Fléau de Dieu à la petite semaine. Comme l'a dit Mercer, il faut que je fasse le mal, j'y suis tenu. Depuis le début, je n'ai pas cessé de faire le mal. C'est pas tout ça, mais il est temps que je rentre chez moi. Peut-être qu’après avoir passé quelque temps chez moi, en compagnie de ma femme, j’oublierai tout ça…

Afficher en entier

Silence. Les murs, le plancher, les boiseries suintaient de silence; de quoi le broyer comme une gigantesque meule. Le silence suintait du parquet à travers la vieille moquette grise en lambeaux. Il suintait des appareils cassés ou à demi cassés qui équipaient la cuisine, des appareils qui n'avaient jamais fonctionné depuis l'emménagement d'Isidore.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode