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C'était une forme de faible intelligence, de faible capacité. Ils s'en servaient maintenant pour épier les humains. Autrefois, son peuple ne connaissait que cette forme et celle d'accouplement.

Demid parcourut quelques pages, déplaça une pile.

- Venli a raison, Eshonai. C'est un risque que nous devons courir.

- Nous pourrions négocier avec les Aléthis, insista Eshonai.

- Dans quel but ? demanda Venli, cette fois encore sur Septicisme, tandis que ses sprènes d'épuisement se dissipaient enfin et s'éloignaient en tourbillonant à la recherche de sources d'émotions plus fraîches. Eshonai, tu répètes constamment que tu veux négocier. Je crois que c'est parce que les humains te fascinent. Crois-tu qu'ils te laisseront aller librement parmi eux ? Une personne qu'ils perçoivent sous la forme d'un esclave rebelle ?

- Il y a des siècles, intervint Demid, nous avons échappé aussi bien à nos dieux qu'aux humains. Nos ancêtres ont abandonné la civilisation, le pouvoir et la force afin d'assurer leur liberté. Je refuse d'y renoncer, Eshonai. La forme de tempête... avec elle nous pourrons détruire l'armée aléthie.

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Eshonai inspecta le bouclier-tempête qu'elle portait dans le dos, puis pris dans sa poche la sphère contenant le sprène capturé par Venli et se cala sur le Rythme de Résolution.

L'heure était venue.

Les vents se levèrent et firent pression contre elle comme l'empêcher d'avancer. Elle sentit et entendit la tempête approcher. Le sol tremblait, l'air grondait. Une rafale glacée charria vers elle des fragments de feuilles, pareils à l'éclaireur d'une armée qui approcherait en chargeant et dont le vent hurlant serait le cri de bataille.

Elle ferma très fort les yeux.

La tempête la percuta.

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Le messager chuchota:

-Deux aveugles attendaient à la fin d'une époque, contemplant la beauté. Ils étaient assis au sommet de la plus haute falaise du monde, qui surplombait les terres, et ils ne voyaient rien.

-Hein?

Elle se tourna vers lui.

-"Peut-on priver un homme de beauté ?" demanda le premier au second.

"On m'en a privé, affirma le second. Car je ne peux m'en souvenir." Cet homme avait perdu la vue lors d'un accident survenu dans son enfance. "Je prie chaque soir le Dieu Au delà qu'il me rende la vue, afin que je puisse voir la beauté."

"Dans ce cas, la beauté est-elle quelque chose qu'il faut voir? " le questionna le premier.

"Évidemment; c'est sa nature. Comment peut-on apprécier une œuvre d'art sans la voir?"

"Je peux entendre une œuvre d'art." objecta le premier.

"Très bien, on peut entendre certains types de beauté- mais on peut connaître la beauté pleine et entière sans la vue. On ne peut en connaître qu'une certaine portion."

"Une sculpture, dit le premier. Ne puis-je sentir ses courbes et ses pentes, le doigté du burin qui a transformé la pierre ordinaire en merveille sans égale?"

"Sans doute, admit le second, que tu peux connaître la beauté d'une sculpture."

"Et que dire de la beauté d'une femme? Demanda le premier. Ne puis-je connaître sa beauté dans la douceur d'une caresse, la gentillesse de sa voix, la vivacité de son esprit lorsqu'elle me lit de la philosophie? Ne puis-je connaître cette beauté là? Ne puis-je connaître la plupart des types de beauté, même sans mes yeux?"

"Très bien, concéda le second. Mais si l'on retirait tes oreilles et que l'on te privait d'ouïe? Si l'on retirait ta langue, qu'on fermait ta bouche de force, qu'on détruisait ton sens de l'odorat? Si ta peau était brûlée de telle sorte que tu ne puisse plus rien ressentir? S'il ne te restait que la douleur? Alors eu ne pourrais connaître la beauté. On peut en priver un homme."

Le messager s'interrompit et regarda Shallan en inclinant la tête.

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