Livres
475 118
Membres
452 317

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode


Ajouter un commentaire


Liste des commentaires

Commentaire ajouté par kira2000 2019-11-08T18:38:31+01:00
Bronze

Lu pour la fac. J'ai un avis plutôt mitigé sur ce livre: autant j'ai beaucoup aimé cette claque qu'on a en le lisant ainsi que l'impression que j'ai eu d'étouffer rien qu'à la lecture, autant je n'ai pas vraiment apprécié le style d'écriture. Et je trouve ça dommage parce qu'il forme un tout avec l'oeuvre du coup j'essayerai de le relire un jour en espérant mieux l'apprécier.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par mavie95 2018-05-02T14:05:07+02:00
Bronze

1er roman de Annie Ernaux qui préfigure la suite de ses ouvrages par les thèmes, une manière d'écrire très brut, une vision du monde particulière sur les classes sociales, son ascension sociale par les études littéraires. Mais comme souvent avec les premiers romans, il manque quelque chose. L'auteur ne s'était pas encore trouvée, surtout dans l'écriture et dans le genre à choisir. Mais il reste très bon et captive tout le long.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par ReadByMoonlight 2017-08-09T11:17:49+02:00
Lu aussi

L'écriture d'Annie Ernaux à quelque chose de particulier entre sensualité et violence qui laisse le lecteur oscillé entre jugement et compréhension.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par chrysta 2017-05-28T09:37:18+02:00
Bronze

Avec ce livre, je découvre A.Ernaux, et je dois dire que je suis très partagée et ambivalente quant à ce que j’ai pu penser et ressentir au fil de cette lecture, cela du à son style d’une part, à la teneur du fond d’autre part.

L’écriture d’Ernaux est imagée, elle renvoie à ce que l’on perçoive et vive quelque chose de ce qu’elle a vécu. A la lire, sauf quelques bouffées d’oxygène parfois, je me suis sentie comme étouffée par son style littéraire, ses phrases denses, faites de juxtapositions de mots jetés tels qu’ils viennent, phrases qui parfois ne me semblent même pas prendre sens. Ce sentiment d’oppression que j’ai ressenti presque tout au long de cette lecture et la pénibilité que cela a été de poursuivre me font dire que je n’ai pas apprécié. Après, si je dois aller plus loin sur la forme, je dois reconnaître à l’auteur d’amener le lecteur à se sentir pris dans la même suffocation qu’elle a de son milieu. Elle arrive à ce que l’identification fonctionne si bien qu’on plonge avec elle, et pour cela je reste admirative, mais je ne suis pas sûre d’avoir envie de nouvelles apnées à ses côtés.

Ce qui m’a tenue est surtout le fond de l’œuvre et la finesse avec laquelle l’auteur livre les ressentis de Denise. Petite reine dans son quartier populaire, fille de commerçants ayant une épicerie-bar, Denise dite « Ninise »  passe son temps à manger des bonbons dans l’épicerie de sa mère,  à se moquer des ivrognes qui passent dans le bar de son père, jouer la voyeuse quand ils vont « pisser » dans la petite cour, écouter les confidences osées des dames à sa mère, partager des moments avec ses amies et s’amuser avec elles à se tripoter le « quat sous »,  à  débiter en riant  jurons et expressions populaires, langage fleuri qui lui donne le sentiment d’entrer dans la cour des grands.

Puis, Denise va découvrir l’école libre, éloignée de nombre de manière de son quartier. Elle découvrira vite là-bas qu’elle n’est rien du tout, et prendra conscience d’un autre monde que celui, lourd, pégueux, vulgaire, de la rue Clopart. Dévorée d’envie envers ses camarades de classe de milieux plus bourgeois, et humiliée par elles, elle va faire la peau à la détermination sociale et s’accrocher à sa place de première pendant toutes ses années d’école, de collège, de lycée .... En parallèle, ce qu’elle admirait et appréciait de son quartier, des gens qui y vivent, de ses parents, va peu à peu s’effriter et ses sentiments se muer en haine, dégoût, honte, assortis de la culpabilité de dénigrer ainsi les siens, tout en même temps qu’elle les déteste aussi d’être si gentils, de tant se sacrifier, alors qu’elle les méprise tant.

Ce déchirement qu’elle décrit entre deux milieux, et la honte qu’elle porte comme un costume depuis son entrée à l’école libre vont aller croissant. Ernaux arrive à nous faire vivre le basculement progressif de sa pensée et son évolution au fil des années de Denise, partagée entre honte et culpabilité. Elle nous montre comment avec moult efforts elle tente de s’extirper de son milieu, tout en même temps qu’elle ne s’en extirpera jamais vraiment, tant aucune réussite ne pourra vraiment  l’extraire de cette image d’elle-même comme étant la Ninise des quartiers populaires, une identité qui lui colle à la peau et la rattrape tout le temps.

Une lecture qui mériterait un approfondissement et une re-lecture purement analytique de cette évolution des sentiments de Denise, mais la lourdeur de l’écriture me fait renoncer à cela, car malgré toutes les qualités que je lui trouve sur le fond, je ne me sens pas de refaire une traversée dans les bas-fonds puants, étouffants, oppressants, aux côtés de Ernaux.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par onirisme 2016-12-12T18:55:53+01:00
Argent

Une écriture forte avec des mot durs, une analyse de soi violente : un livre à lire.

Afficher en entier
Commentaire ajouté par dompl54 2015-07-22T15:25:05+02:00
Diamant

Annie Ernaux, dans ce roman exprime violemment son mal de vivre et la honte de son milieu modeste.

Les mots sont durs pour ses parents, qu'elle dit détester.

Parents de souche paysanne, dont la seule ambition fut l'achat de ce café-alimentation, à Yvetot.

Des parents qui ne savent pas causer, Ils gueulent!

L'auteure, sous le nom de Denise Lesur, se réfugie dans les livres et les études pour se sortir de ce milieu tant détesté, et s'éloigner de ces parents.

A lire !!

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode