Livres
394 968
Comms
1 387 042
Membres
289 601

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

-Quel âge as-tu, au juste?

Une ombre passa dans son regard. Ce n'était visiblement pas le genre de chose qu'il aimait raconter.

-Tu veux savoir mon âge véritable, ou celui que j'avais lors de ma transformation?

-Les deux Lawrence. Qui t'as transformé et comment ça s'est passé? S'il vous plaît, murmurai-je. Je veux tout savoir.

-Je suis né en 1832 et je suis mort à l'âge de 29 ans, fais le calcul, grommela-t-il.

-Hum... Cent dix ans, je te croyais plus jeune!

Il secoua la tête et ricana.

-Cela te pose un problème?

Je suis trop vieux pour toi, c'est ça?

-Oh non! Pas du tout! Après tout c'est dans les vieilles casseroles que l'on fait la meilleure soupe..., le taquinai-je en souriant et en lui lançant un clin d'oeil au passage.

V'la que je le drague ouvertement! ma pauvre fille, t'as vraiment le frifri qui te démange...

-Vielle casserole, peut-être, mais excellent cuisinier..., fredonna-t-il.

Afficher en entier

Bien ! Mademoiselle, si vous voulez bien vous asseoir à nouveau. Je vais vous poser quelques questions.

J’obéis en ronchonnant et observai Lawrence. Finalement, à choisir entre deux sangsues, je préférais largement les Amerloques. Certes, ils étaient têtus, mais au moins, ils ne cherchaient pas à vous déshabiller. Quoi que, en y repensant bien, Lawrence m’avais dévêtue, sans le vouloir… il avait glissé ses mains dans le peignoir, avait caressé ma peau nue et j’avais senti son… Nom de nom ! Il avait eu une de ces…

— Nom de famille ?

— Trique !Oh ! J’avais pensé tout haut ? Je posai mes mains sur mes joues enfin de m’assurer que je n’étais pas en train de rougir – ce qui n’était vraisemblablement pas le cas. Rassurée, j’examinai mon interlocuteur en espérant qu’il n’avait rien saisi de « l’affaire en question ».

Les yeux de Sytry étaient grands ouverts, tandis que Lawrence gloussait fortement, comme un dindon à qui on aurait enlevé toutes les plumes du croupion. Oups !

— De… de la Trique, marmonnai-je, les syllabes coincées dans le gosier.

Afficher en entier

— Vraiment, les humains sont complètement stupides…, commenta Roseline en suivant mon regard. Mais au moins, ils savent reconnaître les endroits où il ne faut absolument pas entrer.

— Je vous rappelle que vous avez été humaine, avant de devenir une greluche à canines, feulai-je.

Ce qu’elle m’énervait ! Je m’imaginai avec jouissance en train de l’étrangler à l’aide de son boa blanc.

Afficher en entier

-Là...Restez naturelle,mademoiselle, dit-il en faisant le point.LE petit oiseau ne va pas vous manger.

- EN tout cas, pas tout de suite...,marmonnai-je dans ma barbe, en dansant d'un pied à l'autre.

Sytry se redressa.

-Pardon?

-Vous avez très bien entendu, bougonnai-je en le fusillant du regard.

L'ambassadeur croisa les bras sur le torse et me sourit franchement.

Lawrence suivait notre dialogue en silence, les yeux écarquillés.

-Si vous êtes sage, vous aurez peut-être la chance de l'apercevoir en dehors de sa cage...

-Très bien,je lui enverrai un chat, ils joueront aux cartes !

Il éclata de rire.

-J'adore votre tempérament, mon coeur.Même si l'oiseau est plus difficile à capturer qu'il n'y paraît, je vous promets que le jeu en vaut la chandelle ...Nouvel extrait

Afficher en entier

-Aurais-tu perdu la clef?

- La clef de quoi? La clef de la porte? [...]

- Non, je voulais parler de la clef de ce gouffre qui te sert de bouche. Parce que franchement, si tu pouvais la fermer et l'égarer quelque part, ça nous avancerait bien!

Afficher en entier

— Écoutez, Uphir… Je ne suis pas « petite » ! Je suis d’une taille tout à fait honorable.

Il m’examina aussitôt des pieds à la tête avec un air enjôleur et affirma :

— En effet, votre cas est tout à fait honorable…

Mais qu’avais-je fait pour mériter des vampires pareils autour de moi ! De vrais coureurs de jupons !

Uphir n’était pas vilain, mais il ne ressemblait pas du tout au genre de môme sur lequel je me retournais dans la rue. Parce que oui, voyez-vous, je suis l’une des rares femmes de mon époque à le faire. Bon, c’est vrai, la plupart du temps, je restais assez discrète, parce que je n’avais pas envie qu’une pauvre grand-mère meure d’une attaque ou me donne des coups de parapluie… Mais, j’avouais que… si j’avais des yeux, c’était pour m’en servir et plutôt deux fois qu’une.

Afficher en entier

— J'aimerais que vous me fassiez l'honneur de poser pour moi, chuchota-t-il à mon oreille de son timbre enivrant. Mes appartements sont bien plus modestes au palais qu'ici, mais j'y ai tout de même tout le matériel nécessaire à une œuvre d'art. Il me suffit d'une toile, d'un peu de peinture, de vous et de vos vêtements au sol...

Mon dieu, mais il insistait le bougre ! Je passai ma langue sur mes lèvres, d'un mouvement étudié, et l'observai droit dans les pupilles. J'approchai doucement ma bouche de la sienne. Son sourire s'élargit, aussitôt effacé par ma chaussure qui lui labourait méticuleusement les orteils.

— Même pas en rêve.

Afficher en entier

— Loin de moi cette idée ! s'exclama-t-il en me reluquant de haut en bas. Tu n'es pas du tout mon genre !

— Ah oui ? Et, c'est quoi, ton « genre » ?

— Je ne sais pas, bredouilla-t-il. Peut-être... peut-être un peu plus grande.

— Je ne suis pas petite, c'est toi qui es immense !

— Et aussi plus réaliste...

— Dit celui qui pensait réussir à contrôler sa réaction orgasmique...

— En tout cas, moi, je ne suis pas un... comment vous dites déjà, les Français ? Un trouillard !

— Au fait, ça me fait penser que petite ou pas, l'autre soir, tu as détalé comme un lapin avec le feu aux fesses, en me voyant avec mon pieu...

— Ce n'est pas pareil, nuança-t-il, j'ai été surpris, c'est tout.

— Et en plus, tu es de mauvaise foi, ricanai-je. Allez, avoue que tu as eu peur de moi !

Afficher en entier

— Ouille ! m’écriai-je en me tenant le bout des doigts. Tu l’as fait exprès ! Je suis sûre que tu l’as fait exprès, l’andouille !

— Damn it ! Pas du tout, sale chipie ! Tu n’avais qu’à pas tenir la pancarte juste à côté du clou ! s’exclama Lawrence en agitant son marteau.

Je reculai et vérifiai si le panneau était bien droit. Parfait !

Renoir & Lawford, associés. Détectives privés et chasseurs de vampires à toutes heures (tout dépend de la raison de votre demande). Suivre la rue des Saules, juste après le Lapin Agile.

Nous l’avions placée dans la partie souterraine, avant d'arriver dans le métro. Je ne pus m’empêcher de renifler mon poignet. Lawrence venait de revenir de son séjour à Grasse, les bras chargés de cadeaux à mon attention. Le parfum qu’il m’avait offert était absolument délicieux.

— Tu crois que nous aurons beaucoup de clients ? demandai-je à mon créateur.

— Oh oui ! Plus que tu ne le penses ! Entre les crimes, les disparitions et les affaires adultérines, nous ne chômerons pas, je t’assure.

— Les affaires adultérines ?

— Oui ! Imagine un peu l’histoire, dit-il en levant les mains au ciel et en faisant de grands gestes, tel un prestidigitateur. Un pauvre type, un vampire, suspecte sa femme de le tromper avec un autre et nous demande de la suivre. Là, on constate qu’elle préfère aller se faire mordre son petit cou ailleurs. On prend quelques photos d’elle en plein orgasme et on rapporte les clichés à son mari cocufié. C’est la fortune assurée, ma chère !

Nous arrivâmes devant la porte de notre nouveau « chez nous » et posâmes nos affaires sur le portemanteau de l’entrée.

— En effet… Mais, pourquoi toujours un pauvre type ? C’est les hommes qui aiment tremper leur boudoir ailleurs la plupart du temps !

Afficher en entier

Trouver une voiture – celle d’un officier allemand, dans notre cas – fut très facile. Les Alboches qui la surveillaient furent tellement surpris d’apercevoir nos crocs en plein jour, qu’ils blêmirent et s’enfuirent comme s’ils avaient vu Wilson Churchill en kilt.

Afficher en entier