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Chapitre 2

Le souffle court, je me réveillai pour reprendre ma respiration. Une apnée terrible m’avait tirée du sommeil. À chaque fois que je faisais un cauchemar, c’était la même galère. Quasi inconsciemment, je me redressai et me cognai le melon comme si le plafond était trop bas. Encore dans les vapes, je tentai lentement de refaire surface. Que s’était-il passé ? Je réfléchis un instant à la situation, puis me souvins d’être tombée et de m'être bien amochée. Un doigt dans le trou de mon chemisier me rappela que mon pieu avait atterri à cet endroit-là. Et flûte ! Cette toilette était toute neuve ! Une blouse blanche difficile à dénicher, surtout en ces temps de disette. Elle provenait tout droit d’Angleterre et j'avais vraiment raffolé de son encolure en dentelle. Je ne pourrai sûrement pas la remplacer.

Agacée, je soulevai le morceau d’étoffe et palpai mon flanc droit. Rien, ma peau semblait lisse et dépourvue de cicatrice. Bon, j’avais encore eu la berlue, ou quoi ?

Ma chérie évite les boules de gomme avant de t’endormir, c’est pas recommandé.

C’est alors que je décidai d’ouvrir les yeux.

Mon environnement, pourtant plongé dans le noir intégral, me parut clair comme de l’eau de roche. Le fameux plafond était constitué de planches en bois et une drôle d'odeur d’herbe humide s’en dégageait, me chatouillant les narines. Intriguée, je me regardai et constatai que j'étais étendue sur une jolie couchette, bordée de satin rouge doux et capitonné. Par contre, quelque chose clochait. Je me trouvais dans un... Un cercueil ? Oh… mon Dieu ! Je commençai à me débattre et à frapper comme une furie sur le couvercle. On m’avait enterrée vivante ! Ma famille devait penser que j'avais avalé mon acte de naissance, alors que ce n’était vraisemblablement pas le cas. L’affolement s’empara de ma poitrine, je hurlai pour qu’on me sorte de ce trou.

— Au secours ! Sortez-moi de là, je ne suis pas morte !

Mais, personne ne pouvait m'entendre, sous plusieurs couches de terre. J'eus soudainement l’impression que des lombrics m’attaquaient de partout. Prise de panique, je me frottai énergiquement les bras et les cheveux en tremblant, pour chasser ces agresseurs invisibles. Je les sentais déjà fourmiller sur tout mon corps.

Mes cris se mêlèrent à des sanglots de frayeur. J'avais vraiment la pétoche, là ! Je gigotai dans tous les sens, afin de m'échapper de cette prison affreuse et me retournai plusieurs fois dans la boîte à domino, avant de m’apercevoir que je n’étais pas seule à l’intérieur. Lorsque mes mirettes se posèrent sur le macchabée desséché sur lequel j'étais allongée depuis le début, mes hurlements doublèrent d’intensité.

— Non ! AAAAHHH !

Des bruits métalliques s’activèrent à l’extérieur et avant même que je m'en rende compte, quelqu’un m’avait saisie sous le bras et me hissait hors du cercueil. Ma tête se retrouva enfouie dans des fougères gorgées d’eau de pluie. Je soulevai mon rideau de chevelure blonde, afin de découvrir, sans surprise, l'endroit où j'avais atterri. Des stèles gravées d’épitaphes, des croix ciselées, des bouquets de fleurs fanées… J'étais bien entendu, dans un cimetière. Pas le genre de troquet que je préférais... Je constatai, par la même occasion, que mes habits étaient tout sales de terreau, j'en avais partout.

Je commençai à dépoussiérer ma jupe marron, lorsque je me souvins qu’une présence se tenait derrière moi et que, par conséquent, il ou elle devait avoir une vue imprenable sur mon arrière-train.

— Je te félicite, grogna une voix grave masculine aux consonances étrangères. Tes cris stridents m’ont tiré de mon rêve, juste au moment où j’embrassais une charmante créature. Je suis vraiment de très, très mauvais poil…

Soudain, je me retournai et sursautai en reconnaissant le vampire que j'avais pourchassé. Je tombai sur mon séant et rampai à reculons, en me protégeant du mieux que je pus avec mes bras. Ma tête heurta le tronc d’un arbre et je m’immobilisai, les yeux braqués sur mon ennemi.

— Ne m’approchez pas !

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Ce filou de roi ne pouvait vivre que là-dessous. C’était le genre de bicoque poussiéreuse tout à fait assortie à son rang social de psychopathe.

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