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Les Bourreaux



Description ajoutée par neigedumatin 2018-05-22T20:21:33+02:00

Résumé

Un bourreau !

Le mot est lâché ! Si immonde qu'il cache sa figure, qu'on retourne le pain qu'on lui sert... Avide de tortures et de si profond cachots que nul sanglot, nul cri n'est sortira... Un mot si horrible qu'à lui tout seul il stigmatise toute la cruauté et la lâcheté de l'humanité...

Evidemment le travail est aléatoire, ce n'est pas tous les jours qu'on a un condamné. Et puis, il faut ruser pour rentrer chez soi, même si tous les voisins sont au courant... On fait « comme si »... Et puis, au fond, les voisins sont bien contents. Les condamnations, les lois, les punitions, ce sont eux qui les décident, eux qui les encouragent, eux qui les encouragent, eux qui auront désigné la victime du doigt et en laveront leurs blanches petites mains...

Alors, bourreau ou victime ? Bouc émissaire ou modèle de l'horreur ? A quels bourreaux les auteurs de cette anthologie ont-ils donné naissance ?

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Classement en biblio

extrait

Extrait ajouté par Ploudillon 2020-07-28T17:08:58+02:00

Il vient la nuit. C’est pour cela que j’ai peur du noir... À moins que ce ne soit l’inverse : il viendrait la nuit attiré par mon effroi. Ma terreur le lie à moi. Il est mon bourreau, plus moral que physique, bien que mon corps lui appartienne.

*

Il est vêtu de rouge et de noir dans une tenue qui lui est propre. Des chaînes, pendant à son cou et à sa taille, ceignant ses épaules, ajoutent à sa lente et lourde marche un cliquetis froid et effrayant. La tête encagoulée, les mains gantées, aucune parcelle de sa peau n’est visible. Il n’est pas humain, n’a pas de visage. Par les trous grillagés de sa cagoule, on n’aperçoit de ses yeux qu’une lueur brillante, un éclat de métal acéré. Cette absence est bien pire qu’un regard fou ou haineux. Cette noirceur est le vide, profondeur insondable qui aspire les âmes des condamnés à travers la souffrance. Et moi, je suis toujours forcé de le contempler dans ses actes les pires. Je suis à ses côtés en permanence, puisque lui et moi partageons un même corps.

Double je, Amélie Puget

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