Livres
454 572
Membres
402 879

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Les caprices d'Anaïs



Description ajoutée par AstridM 2013-09-16T18:09:21+02:00

Résumé

Préface « Les caprices d'Anaïs » par Fabio M.Mitchelli

Après être resté en apnée pendant mon adolescence, dans les Univers d’Edgar Alan Poe ou de Stephen King et, bien plus tard, dans les textes de Thomas Harris, j’ai découvert un beau jour la littérature noire de Maurice G.Dantec. J’ai pensé à cet instant-là, que plus rien n’y aucun autre auteur ne pourrait me procurer un tel vertige de lecture. Et puis, il y a les auteurs comme Bernard Coat que l’on rencontre un jour, que l’on découvre, que l’on lit.

La plume de Bernard Coat est de celles qui me parlent, que je ressens, que j’affectionne car elles impriment en moi, au fil de leurs lectures, des images, des travellings, des plans-séquences. Cela, peut-être, est-il dû au fait que l’auteur soit avant tout un scénariste de talent, avec pour références de nombreuses collaborations pour de prestigieuses institutions, le cinéma ou bien encore des émissions de variétés télévisées. Son écriture reste aérienne, transparente, parfois très sombre. On retrouve aussi dans les dialogues de ses récits de vraies perles métaphoriques, on y sent aussi bien la patte d’Audiard que celle de Balzac.

La narration de Bernard Coat est atypique, parfois hypnotique. Tantôt simple, tantôt utile, parfois « rentre-dedans ». La richesse du vocabulaire de Bernard Coat vaut son pesant d’or et donne ses lettres de noblesse à son roman intitulé « Du sang sur les docks » ; un illustre roman noir, social, intriguant. Cet ouvrage semble être un étrange hybride cinémato-littéraire, issu de l’accouplement de « Fight club » de David Fincher, et de « Usual suspect » de Bryan Singer.

La faune éditoriale à encore beaucoup de chemin à parcourir, beaucoup de chasseurs de têtes à recruter. Existe-t-il encore beaucoup d’individus tels que Bernard Coat ? Y-a-t-il encore beaucoup d’auteurs de cette trempe, noyés dans la masse, laissés dans l’ombre, des auteurs qui possèdent de vraies pépites dans leurs tiroirs, de vrais langages et de vraies dentelles littéraires dans leurs crânes ? La réponse est oui, et Bernard COAT en est la parfaite émergence. Il représente, à mon sens, un vrai talent ; la prouesse d’une plume excellente comme il me plaît d’en lire, d’en découvrir et d’en parler.

Vous découvrirez au fil de ce roman comment, de manière surprenante, le style narratif de l’auteur vous emmaillotera comme l’arachnide le fait avec ses proies. Vous découvrirez pourquoi au terme de cet ouvrage, vous relirez un jour, peut-être demain ou la semaine suivante, « du » Bernard Coat.

Cet ouvrage, passé entre mes mains avant même son édition, m’a fait prendre conscience que le talent ne se cache pas forcément dans les supermarchés, sur des rayons près des paquets de lessives ou des flacons d’eau de toilettes (Dixit l’auteur tel un message subliminal). Non, le talent ne se trouve pas forcément sous les feux de la rampe, à la radio ou sur un plateau télé. A la lecture du Roman noir d’Anaïs, j’ai plongé dans la grâce, la subtilité. La beauté et la justesse de ces phrases-là m’ont parfois bouleversé. J’ai eu l’occasion de passer par différentes phases émotionnelles, par différents paliers sur l’échelle des sensations.

« Les caprices d'Anaïs » est une ode à l’humanité. Des personnages bouleversants, charismatiques même, vont et viennent dans une atmosphère assez lourde, presque irréelle et pourtant, si proche de notre réalité. Les tourments de l’homme, ses extravagances, ses viles facettes et sa miséricorde, la vie, la mort, sont dépeints ici dans le raffinement et la virtuosité d’un lyrisme éloquent.

Un pur moment de bonheur, une valse littéraire…

Fabio M.Mitchelli

Afficher en entier

Classement en biblio - 4 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par fruitbasket83 2014-08-19T15:52:13+02:00

Enfant, les psychologues eurent la plus grande peine du monde à diagnostiquer mon mal- être, mon comportement.

Celui-ci consistait principalement à m'évader silencieusement dans quelques rêveries tenaces, délicieuses et impénétrables pour les autres afin de m'isoler pour ne point entendre les geignardises, les réflexions plus stupides et teigneuses que puériles de mes petits collègues de l'école primaire. Ils m'étiquetèrent alors sous le terme générique et flatteur "d'autiste à intelligence précoce"; ils parlèrent aussi je m'en souviens comme d'avant hier, du tout nouveau syndrome d'Asperger, sauf que ma motricité fut alors parfaite car je taquinais le piano au conservatoire quasi comme Abdel-Rahman El Bacha attaquant une mazurka de Chopin, je ne dus mon arrêt intempestif de l'étude de cet instrument qu'à cause des fréquentes fuites urinaires de Madame ma professeure. C'est donc de façon précoce et pour le monde entier que j'élevais bien haut ma pancarte de manifestant silencieux sur laquelle était inscrit: "Mort aux cons!"

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents

Commentaire ajouté par AstridM 2014-05-26T09:50:35+02:00
Diamant

Dans son roman les caprices d’Anaïs Bernard Coat nous entraîne dans un dédale d’événements plus ou moins étranges, où les personnages déjantés et touchants expriment leur douloureuse adaptation à la société. Ils s'en échappent dramatiquement.

Raconté avec un vocabulaire personnel, imagé sans pathos « Les Caprices d’Anaïs » est un livre attachant, profondément émouvant. Une illustration de la société contemporaine, du mal-être.

Le style subtil et particulier de Bernard Coat en fait un auteur original.

Anne Marie Mazzocchi

Afficher en entier

Les gens aiment aussi

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 4
Commentaires 1
Extraits 1
Evaluations 3
Note globale 10 / 10

Évaluations

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode