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Les Cendres d'Angela



Description ajoutée par x-Key 2017-10-01T15:42:23+02:00

Résumé

Il y a tout juste vingt ans, la France tombait sous le charme des Cendres d'Angela, mémoires d'une enfance irlandaise drôles, tendres et sans rancune, portés par une langue et un souffle romanesque remarquables.

Véritable phénomène littéraire mondial, lauréat du prix Pulitzer 1997, un récit sur l'immigration, la pauvreté et la conquête des possibles, une oeuvre devenue culte, à (re)découvrir.

"Prenez ce livre. Lisez-le une fois de plus. Donnez-le à vos enfants. Prêtez-le à vos amis et ne comptez pas qu'ils vous le rendent. Laissez-le faire ses preuves encore vingt ans. Offrez-le à la bibliothèque de l'école. Distribuez-en quelques exemplaires aux services de l'immigration. Posez-le, mine de rien, au bureau de l'aide sociale. Oubliez-le dans le TGV. Apportez-le à Pôle emploi, dans la file d'attente. Utilisez-le comme une arme, de la même façon qu'il faut se servir de la littérature pour développer notre imagination et stimuler notre empathie."

Colum McCann

(Source : Belfond)

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Classement en biblio - 246 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par saltanis 2010-09-24T18:38:26+02:00

La veille de mes quatorze ans, je me vois dans la glace de l'armoire de Grand-mère. Avec mon allure, comment pourrais-je jamais commencer mon boulot au bureau des poste ? Tout est en loques, la chemise, le gilet, les culottes courtes, les mi-bas, et mes chaussures sont prêtes à partir complètement en pièces. Reliques d'ancienne grandeur, dirait ma mère. Si mes vêtements sont en mauvais état, moi je suis pire. Peu importe comment je trempe mes cheveux sous le robinet, ils rebiquent dans toutes les directions. Le crachat est le meilleur remède four faire tenir les cheveux, mais c'est dur de cracher sur votre tête. Vous devez en envoyer un bon en l'air et vous courber vite fait pour le choper sur votre boule. Mes yeux sont rouges et suintent jaune, il y a des boutons assortis sur ma figure, rouges et jaunes et mes dents de devant sont si noires à force de caries que jamais je ne pourrai sourire de ma vie.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par France-31 2021-04-06T00:57:22+02:00
Argent

Un moment dans la pauvreté…

Au début de ma lecture, j’ai rencontré une certaine difficulté à m’adapter à l’écriture de l’auteur. Celle-ci ne contient aucun indice lors de dialogue entre les personnages et il est difficile de définir la temporalité. Bref, le cours de l’histoire est peu difficile à comprendre. De plus, ma lecture fut quelque peu ardue étant donné la longueur des chapitres. Je ne suis pas fervente des longs chapitres comme nous retrouvons dans ce roman.

Par contre, mis à part le contenant, le contenu était fort intéressant. La pauvreté perçue par un enfant rend ce récit à la fois naïf et presque léger. Finalement, ce fut une bonne lecture.

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Commentaire ajouté par Aline-100 2020-07-31T10:12:51+02:00
Argent

Alors que la plupart des Irlandais tentent de quitter leur patrie pour émigrer en Amérique, Malachy et Angela McCourt font l'inverse: ne se remettant pas du décès de leur petite fille, ils quittent Brooklyn et, avec les quatre enfants qui leur restent, rejoignent Limerick, la ville natale d'Angela.

Mais Malachy, le père, ne trouve pas de travail. Et de toute façon, lorsqu'il parvient à en dénicher un, il finit toujours par se faire renvoyer: Malachy de faire la tournée des pubs le vendredi, jour de paie, et n'arrive jamais à se réveiller à temps pour aller travailler le samedi matin.

Pendant que le père boit son salaire, les enfants ont faim et froid: ils vivent dans un logement insalubre et doivent aller à l'école avec des trous dans les semelles de leurs chaussures.

Frank, l'aîné des enfants, observe ses parents avec une grande lucidité malgré son jeune âge. Il se rend compte que la situation de sa famille ne s'est pas améliorée maintenant qu'ils vivent en Irlande, bien au contraire. Devenu adolescent, Frank décroche son premier emploi et décide de mettre de l'argent de côté afin de pouvoir retourner en Amérique.

Je ne sais pas pourquoi j'ai subitement eu envie de lire simultanément ma version anglaise et la traduction française, mais je l'ai fait! Je peux donc vous assurer que la traduction française est excellente, même si, au début du roman, l'adaptation est plutôt déconcertante. Il faut dire que les premières années de la vie des McCourt sont racontées par un Frank qui se met dans la peau de l'enfant qu'il était alors et que le des premières pages est donc plus proche d'un discours oral que de l'écrit. Et cela donne beaucoup mieux en anglais...

Ce qui est marquant dans l'enfance de Frank McCourt, c'est la façon dont sa famille a survécu à la misère dans laquelle elle se trouvait. Il le dit d'ailleurs lui-même : " Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique. " . Et l'on s'étonne avec lui que les McCourt n'aient pas perdu plus d'enfants (trois sont morts en bas âge).

Malgré ce côté dramatique, l'auteur ne tombe absolument pas dans le ressentiment ou dans l'amertume lorqu'il nous parle de ses premières années. Car s'il a parfois ressenti de la colère ou de la honte, Frank Mccourt ne garde, de son enfance malheureuse, aucune séquelle. Souvent, sa plume se fait légère et pleine d'humour, et même les passages les plus dramatiques du récit semblent avoir été écrit par un auteur que ses propres souvenirs font sourire.

C'est ce que j'admire le plus chez McCourt: s'être retrouvé dans des conditions de vie déplorables, mais n'en avoir gardé que l'envie de s'en tirer, sans en vouloir à personne. Plusieurs fois, on est choqué par ce qu'on apprend et on s'attend presque à voir le jeune Frank fuguer ou se révolter contre ce père irresponsable, mais non ! Il donne en fait l'impression d'essayer de vivre le plus normalement possible malgré les difficultés quotidiennes rencontrées pour manger, s'habiller ou se chauffer.

Le récit que nous fait l'auteur de la situation des Irlandais de l'époque est également très intéressant. Sans se lancer dans des détails politiques ou historiques (qui n'auraient pas beaucoup d'intérêt dans ce genre de récit), McCourt parvient à nous faire comprendre à demi-mot que sa famille n'est pas la seule à souffrir de la pauvreté. Les petites gens qui vivent dans le même quartier que les McCourt semblent tous avoir des difficultés à joindre les deux bouts mais, heureusement, tous les hommes des environs ne sont pas des Malachy et assument au moins leurs responsabilités de pères de famille.

Angela's Ashes est donc une autobiographie assez dure, un récit qui marque. Pour l'aborder au mieux, il faut tenter d'adopter la même conduite que le jeune Frank: observer ce qu'il se passe sans juger et sans condamner. Comme lui, il faut pouvoir pardonner aux adultes et à la vie qui n'est pas toujours tendre envers les enfants.

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Commentaire ajouté par Faddel 2019-07-08T19:30:23+02:00
Diamant

J’ai lu ce livre une bonne dizaine de fois. La biographie de Franck Mc Court nous fait passer du rire au larmes.

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Commentaire ajouté par Agirlhasnoname 2019-05-21T07:49:18+02:00
Or

Les Cendres d'Angela fait partie de ces livres qui ont le don de démasquer le lecteur. Il montre que chaque vie est une aventure, chaque vie est mouvementée à sa manière, et celle de Frank McCourt est une légende.

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Commentaire ajouté par FeyGirl 2019-02-07T22:10:33+01:00
Or

Frank McCourt, enseignant américain, décrit son enfance dans l’Irlande d’avant-guerre… Une enfance miséreuse, entre une mère dépassée et fatiguée qui est obligée de quémander la nourriture, et un père irresponsable et alcoolique qui boit les maigres subsides de la famille. Né à New York, il revient avec les siens en Irlande lors de la Grande Dépression après le décès de sa plus jeune sœur. Sur la terre natale de ses parents, il souffrira de la faim, l’humidité, la maladie, et parfois la mort de certains de ses très jeunes frères.

Le père, qui perd tous ses emplois car il ne se réveille pas de ses beuveries, aime ses enfants mais il est seulement capable de beugler des chants irlandais en rentrant des pubs, et en obligeant ses fils aînés de promettre de mourir pour l’Irlande. Le jeune Frank est responsabilisé très tôt, en devant s’occuper de ses plus jeunes frères, quand sa mère ne l’envoie pas chercher son père dans les pubs pour lui prendre l’argent des allocations. Il n’a pas dix ans.

La société irlandaise de l’époque n’est pas décrite sous son meilleur jour : les professeurs d’école font souvent preuve de sadisme dans les punitions, la religion et les superstitions restent très prégnantes, ce qui n’empêche pas les enfants McCourt d’être confrontés au mépris de classe, alors que la faim les tenaille sans cesse.

L’auteur réussit à nous offrir des personnages très divers et bien croqués : les voisins généreux et ceux qui sont égoïstes, les prêtres peinés pour les enfants pauvres et ceux qui leur ferment (littéralement) la porte au nez, les membres de la famille choqués par l’alcoolisme et ceux qui préfèrent aller boire une pinte avec le père.

Pourtant, malgré la dureté du propos, ce livre se lit d’une traite : le narrateur est l’enfant Franck McCourt, qui pense et parle comme un enfant. Parfois naïf, il ne comprend pas le monde qui l’entoure, mais le lecteur le comprend que trop bien.

À aucun moment ce roman n’est larmoyant, au contraire il est très vivant, et dans cet univers à chaque jour suffit sa peine. Témoignage sur un passé pas si lointain, où les pauvres avaient souvent honte, où l’ignorance faisait des ravages, mais aussi un monde où des enfants comme Frank ont eu la chance de lire des livres à aimer, pour un jour devenir enseignant « en Amérique ».

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Commentaire ajouté par DimitriKourine 2019-01-06T13:37:06+01:00
Or

Une enfance irlandaise dans les années quarante marquée par une grande pauvreté, un catholicisme envahissant, une brutalité dans les rapports entre les gens, un fatalisme social presque désespérant et une solidarité souvent maladroite. Tous ces pièges qui auraient pu ravager son enfance, l'auteur les décrit sans s'apitoyer.De cette enfance dramatique, il fait un beau récit plein d'humour et de tendresse.

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Commentaire ajouté par Moriol 2018-07-10T17:28:11+02:00
Diamant

Remarquable roman de vie et leçon de vie, dans un pays et une époque difficile. Hâte de lire la suite.

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Commentaire ajouté par CatherineH 2017-11-24T14:22:40+01:00
Diamant

Une écriture remarquable, et un roman qu'on a du mal à lâcher, tant il est prenant. Un grand chef d'oeuvre.

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Commentaire ajouté par Clementine2000 2017-09-01T17:52:50+02:00
Lu aussi

Ce livre est très différent de ce que je lis habituellement, je l'ai lu par curiosité.

L'histoire est intéressante, il y a un passage vers le milieu du livre (la scène à l'hôpital avec Patricia) que j'ai vraiment adorée, le reste de l'histoire ne m'a pas trop séduite en particulier la fin.

Je ne sais pas si ce livre correspond à une réalité historique, mais il correspond à la vision que j'avais de cette époque et de l'Irlande; l'importance de l'église dans la vie quotidienne, la guerre qui malgré tout touche la société irlandaise.

Ce livre reste dur par sont côté réaliste, qui peint une misère sociale touchant une majeure partie de la population.

Je n'ai pas l'intention de lire la suite mais je l'ai trouvé intéressant par l'ouverture qu'il offre sur une culture et une époque différente, pour le point de vue adopté sur les événements, l'innocence d'un enfant face à la terrible réalité, et par opposition l'ivresse continuelle ainsi que le manque d'intérêt pour sa famille du père.

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Commentaire ajouté par BarronsBabe 2016-12-18T19:00:01+01:00
Or

Une lecture magnifique. Je conseille vivement ce livre touchant et drôle qui est une vraie leçon d'humilité et de courage. On se sort de tout et ce livre nous le rappelle.

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Dates de sortie

Les Cendres d'Angela

  • France : 1997-08-21 (Français)
  • France : 1999-03-13 - Poche (Français)

Activité récente

DONVITO l'ajoute dans sa biblio or
2021-07-21T11:59:49+02:00

Titres alternatifs

  • Die Asche meiner Mutter - Allemand

Évaluations

Les chiffres

lecteurs 246
Commentaires 27
extraits 11
Evaluations 59
Note globale 8.23 / 10

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