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"Hé, tu as oublié ou quoi ? Toi et moi, on se ment pas.

On est au-dessus de ça. Depuis que je te connais, Jack, tu gardes la porte de ton coeur bien fermée et la clef cachée. On dirait que cette fille l’a trouvée…

Il ne répond pas. Molly attend.

Il finit par dire, Les clefs, c’est pas son genre. Elle a plutôt ouvert la porte avec un grand coup de pied."

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On est l'un face à l'autre devant la fenêtre. La lune est haute dans le ciel.

Je prends une grande inspiration. "Je..."

Jack a passé un bras autour de ma taille, a mis une main sur ma bouche et me serre fort.

"J'ai pas le temps de te laisser m'engueuler ni de tout te raconter, alors je vais aller au principal, et enuite, je t'embrasse," il me chuchote.

p.321

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Je respire en lui. J'inspire sa lumière jusque dans les profondeurs les plus obscures. Je l'embrasse doucement, comme une plume qui passe sur ses lèvres douces et chaudes. Puis il prend mon visage entre ses mains et m'embrasse partout. Mes lèvres, mes joues, mes yeux, mes lèvres, oh, mes lèvres ! Je lui rends son baiser. Tout mon corps tremble.

Je pense à ce que qu'on pourrait se dire. Mais je suis pas une fille facile. Je connais pas de mots doux.

Reste avec moi Jack, je lui demande. Brûle avec moi, brille avec moi.

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Em a une poupée, Fern, que Pa lui avait offerte quand elle avait deux ans? Ça fait longtemps qu'elle supplie Lugh de fabriquer un mari à Fern. Et depuis qu'elle a eu cette idée folle, elle s'est mise à l'appeler Fred.

Tu l'as fait en secret, je le savais même pas ! elle s'écrie en prenant Fred des mains de Lugh. Un instant, elle a l'air ravie, puis elle s'écrie, Oh non ! Tu lui as fait un gros nez ! C'est méchant ! Tu peux pas le laisser comme ça, Fern veut un beau mari !

Lugh secoue la tête et répond, Non, Fern m'a assuré qu'elle voulait un mari distingué avant tout.

Lugh, je t'en supplie, fais-lui un joli nez.

Mais elle veut pas !

Regarde ce que j'ai fais, moi, dit Tommo en sortant quelque chose de ses poches.

Oh ! Emmi a l'air éberlué, puis elle fait un grand sourire.

C'est formidable, Tommo. Tu as fait un cochon ! Tout en disant ça, elle s'écrase le nez et grogne comme l'animal. Elle mime toujours ce qu'elle veut dire pour que Tommo comprenne, même si c'est inutile. Il lit très bien sur les lèvres, à condition qu'on parle pas trop vite.

Il fronce les sourcils.

Non, il répond. C'est leur bébé.

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Ils arrivent ! crie Tommo.

A vos armes ! hurle Maev.

Ils préparent tous leurs arcs. Je les imite.

Attention aux fléchettes ! je les préviens.

Saba, je suis effareyée ! crie Emmi.

Si t'a peur, alors t'es plus ma sœur !

D'accord, je suis pas effareyée !

Voilà, c'est mieux !

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Arrête d'être aussi belle et j'arrêterai de te regarder, il rétorque. Souris moi, Molly, je t'en supplie. Un sourire et je mourrai heureux.

Tu es épuisant, Creed.

C'est ma stratégie, il répond. A force je vais t'adoucir comme la rivière lisse la pierre.

Je refuse de mettre les pieds dans une rivière qui te ressemble, elle lance.

Puis elle fixe la route droit devant elle.

Creed nous fait un clin d'oeil.

Je marque des points, il annonce.

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La vie n'est ni toute noire ni toute blanche. Les gens non plus. La famille, les amis, les amants, c'est compliqué. Plus je vieillis, plus je perds mes certitudes. Surtout quand le coeur est en jeu. Alors sèche tes larmes. Parce que lui, il est pas en train de pleurer pour toi. Les hommes pleurent jamais.

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Je me sens si triste, je dis. C'est comme si quelqu'un que j'aime venait juste de mourir. Vraiment, je suis heureuse d'avoir vu ça.

La tristesse, ce n'est pas grave, il rétorque. C'est utile. Il faut se servir de ce sentiment, le canaliser. Comme tu l'as fait pour ton frère. Tu as une telle force, un tel courage, un tel pouvoir... Je ne t'aurais jamais laissée te noyer. Je t'attendais.

Tu m'attendais?

Je t'ai attendu toute ma vie.

Il se penche vers moi. Lentement. Très lentement, si bien que je peux me dégager. Mais je bouge pas.

Il m'embrasse.

Je sens une goutte d'eau sur mon visage. Il se met à pleuvoir. Il y a du soleil et pourtant il pleut. Je cligne les yeux de surprise.

On éclate tous les deux de rire. Puis il me prend la main et on se met à courir.

*

On plonge dans la tente, on s'ébroue comme des chiens en continuant à rire. Il attrape un bout de tissu et s'essuie les cheveux. Il me le donne puis verse du vin dans des timbales. Il m'en tend une. Mon cœur est à sa merci. Il est si près de moi. Si chaud. Son odeur de verdure me fait frémir. Trois livres son posés sur une petite table.

Tu as des livres, je dis. J'en ai déjà vu.

Les livres sont des objets très rares. Ils étaient si fragiles que très peu ont survécu. Tu aimerais que je te lise quelque chose?

Il le prend un délicatement.

Je sais pas. Je sais pas ce que ça signifie.

Il ouvre le livre, fait tourner quelques pages et se met à lire.

Il fut un temps où, Mer, Bois, Eau, Fleuve,

La Terre et les objets communs que nous voyons,

M'apparaissent vêtus de célestes rayons

De la limpide splendeur neuve

Des rêves et des visions.

Que sont ces gloires devenues?

Où que je dirige mes yeux

Vers l'Océan ou vers les Cieux,

Je ne puis plus voir les choses que j'ai vues.

Il s'interrompt. Il a prononcé chaque mot comme s'il était précieux. Mon cœur est pas assez vaste pour accueillir toute cette beauté. J'en ai mal partout. Il referme le livre et lève les yeux vers moi.

Tu viens d'exprimer ce que je ressens, je murmure. A propos de ce je viens de voir. Si j'avais eu ces mots en moi, c'est exactement ce que j'aurais dit. Comment tu savais?

Tout à coup, je me précipite sur lui et je l'embrasse. Ses lèvres, sa bouche, les mots qu'il a prononcés sont doux, riches et chauds. Il me serre dans ses bras et m'attire à lui. Ses baisers me brûlent. Ses baisers me marquent. Ils sont fiévreux et anciens.

J'oublie tout le reste. Jack. Sa trahison. Moi-même. Je sais plus qui je suis à le toucher, le goûter, jusqu'au moment où mes limites se font floues. Je me laisse aller à sa chaleur brute.

J'ai pas souvenir d'avoir bougé, pourtant il est sur la chaise et moi sur ses genoux, je passe les mains dans ses cheveux, sur ses épaules et ses bras pendant qu'on s'embrasse. Je sens sa force de vie. Il frôle des lèvres l'intérieur de mes bras et déclenche des frissons sur ma peau. Mon ventre et chaud et intense.

Le tente est grise dans la pénombre. Dans le noir de ses yeux, je vois un minuscule reflet. Moi.

Il a les joues rouges.

Je me vois dans tes yeux, il dit.

Je pose un doigt sur ses lèvres.

Je me noie en toi, il dit encore.

Je le conduis au lit. On s'y allonge.

Il ne cesse de pleuvoir.

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Molly et moi, c'est une longue histoire.

On a eu un enfant ensemble.

J'étais très jeune, elle était très gentille, et voilà.

Ce sont des choses qui arrivent.

Notre petite fille s'appelait Gracie.

Elle a vécue cinq mois et trois jours.

Le cairn de la cause perdue ou Molly était agenouillée.

Leur fille.

La fille de Jack et Molly.

- Tu as eu un enfant avec Molly...

On n'a jamais été amoureux, pas vraiment. On était plutôt amis. Mais je serais resté avec elle, même après la mort de Gracie. Sauf que Molly est bien plus intelligente que moi. Elle m'a chassé, et elle a eu raison.

Quelque temps après, je lui ai présenté Ike.

- Il savait pour vous deux ?

Oui.

Mais ça ne changeait rien à ce qu'il ressentait pour elle.

Ni elle pour lui.

Je croise les bras sur ma poitrine.

Je regarde mes pieds nus, qui sont en train en bleuir à cause du froid.

- Tu ferais pareil ? je demande. Si j'avais été avec un autre homme ?

Approche-toi.

Il me prend dans ses bras et embrasse le sommet de mon crâne. Il me glisse doucement

- C'est à moi que tu demandes ça, moi qui est fait toutes les bêtises possibles ?

Je ne suis pas en position de juger quiconque.

Je t'aime, je murmure dans sa manche, pour qu'il n'entende pas.

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Jack m'a jamais trahie. C'est moi qui l'ai trahi. Des larmes coulent sur mes joues. Ça fait qu'empirer les choses. Je frappe sur sa poitrine. Fort. Je pose mon front contre le sien.

Jack, je dis.

Quelques petits coups à la porte. Maev entre.

Désolé, elle dit. On ne peut plus attendre.

Viens, je le supplie. Viens avec nous. Fais ça pour moi.

Il secoue la tête.

J'ai une mission, il répond.

Laquelle ?

Je m'essuie les yeux sur ma manche.

Il sourit.

J'aime bien quand tu mets une robe, il dit.

Je t'en supplie, Jack, je murmure.

Non, vas-y.

Mon coeur se brise. Je l'entends se briser.

J'enfourche l'appui de la fenêtre. J'attrape la corde.

On échange un dernier regard.

Au revoir, Saba.

Salaud, je dis.

Je commence ma descente.

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