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Extrait de Les Chevaliers des Highlands, Tome 9 : La Flèche - Monica McCarty

Ajouté par Rayathea

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Par Rayathea le 18-11-2015 Editer
Les Chevaliers des Highlands, Tome 9 : La Flèche
Gregor ne tarda pas à regretter d’avoir proposé à Cate de l’entraîner. Plus précisément, il ne lui fallut que trente secondes. Il lui avait demandé de l’attaquer avec un couteau. Elle était d’une rapidité surprenante et n’hésita pas un instant, mais il avait eu des années d’entraînement et savait réagir à une menace. Il attrapa sa main et lui tordit le bras dans le dos, faisant tomber la dague sur le sol.
Le problème était qu’il la tenait à présent contre lui, un bras passé autour de son cou, et que leurs corps étaient pressés l’un contre l’autre. Pendant qu’elle se débattait et tentait d’écarter l’étau contre sa gorge, ses fesses frottaient contre son sexe qui, évidemment, trouvait ça très excitant.
Incapable d’en supporter davantage, il la lâcha.
Elle fit volte-face, l’air furieux.
— Pourquoi as-tu fait ça ?
— Quoi ? demanda-t-il, ne comprenant pas la raison de sa colère. Je t’ai fait mal ?
— Bien sûr que non. Mais tu ne m’as pas laissé l’occasion de me libérer.
Elle paraissait tellement outrée qu’il s’efforça de ne pas rire. Pour une fois, il n’était pas fâché de la voir en rogne. Il l’avait trouvée étrangement calme pendant le déjeuner et s’était demandé ce qui n’allait pas. Elle avait paru… troublée. Cela lui avait fait perdre le fil de sa conversation avec Aonghus, son sénéchal Am Marischal-tighe. Il avait chargé ce dernier de se renseigner au sujet des enfants et son enquête commençait à porter quelques fruits.
Lorsqu’ils avaient marché vers le terrain d’entraînement, elle n’avait ni souri ni plaisanté, paraissant très concentrée et intense. Une vraie professionnelle. C’était exactement la manière dont il aurait dû se comporter lui aussi, au lieu de réagir comme un puceau en rut qui durcissait rien qu’en sentant une fille pressée contre lui.
Il arqua un sourcil narquois.
— J’avais un bras sur ta gorge et l’autre te tordait le poignet dans le dos. Comment aurais-tu pu te libérer ?
Elle plissa les yeux, vexée par son ton amusé.
— J’étais en train d’y réfléchir.
— Tu n’avais pas le temps de réfléchir. Je t’aurais étouffée.
Elle baissa les yeux vers son bras et contempla ses muscles. La lueur admirative dans son regard lui échauffa encore un peu les sens. Apparemment, elle n’était pas non plus insensible au contact de leurs corps.
Bigre, elle était adorable ! Surtout quand elle était irritée contre lui. Il ignorait pourquoi cela l’émoustillait autant. Aucun de ses sentiments pour elle n’était compréhensible. Quelque chose dans sa détermination, son entêtement, sa franchise, son naturel et son assurance l’attirait. Elle se comportait comme une noble, mais sans le vernis superficiel de la prétention ni l’adhésion stricte aux conventions.
Comme celles qui l’auraient dissuadée de pratiquer les arts guerriers.
— Ce n’est pas toi qui disais que la force physique ne fait pas tout ? railla-t-elle.
— Si, mais dans certains cas, elle l’emporte.
— Tu ne m’avais pas encore totalement maîtrisée. J’avais rentré mon menton pour protéger mon cou. Viens, je vais te montrer.
À contrecoeur, il reprit sa position. Cette fois, il ne la tenait que pour la démonstration et elle ne se débattait pas, ce qui ne l’empêchait pas d’être très conscient de leur proximité. Elle était douce contre lui, petite et féminine. Son corps était ferme. Quand il lui avait tenu le bras, il avait découvert qu’elle avait de vrais muscles. Ils n’étaient pas épais et durs comme les siens, mais longs et fins, comme ceux d’un coursier dressé pour la rapidité.
Il se demanda à quoi ressemblait ce corps musclé nu.
— Je rentre mon menton afin que tu ne puisses… Gregor, tu m’écoutes ?
— Oui, oui.
— Ta prise est trop lâche. Serre-moi plus fort.
Ce n’était pas la chose à dire… Il s’exécuta, même si son esprit n’était pas vraiment au combat.
Dans ses rêveries, ils étaient nus ; la main autour de son cou descendait entre ses cuisses, l’autre malaxait ses seins tandis qu’il glissait lentement en elle par-derrière.
Il se maudit en silence, l’image envoyant un afflux de sang à un endroit qui n’en avait pas besoin.
Ils étaient à nouveau collés l’un contre l’autre. Il sentit le doux parfum de ses cheveux et se demandait quelle essence de fleur contenait son savon quand elle lui enfonça violemment le talon de sa botte dans le pied.
Il poussa un grognement de surprise et de douleur, son torse se pliant en avant par réflexe. Elle profita du relâchement de son bras autour de son cou pour se contorsionner et libérer sa main coincée dans son dos, glissa un pied derrière sa cheville, le poussa en arrière d’un coup de hanche et le fit tomber à la renverse.
Il n’aurait su dire ce qui, de sa chute ou de sa stupeur, lui coupa le plus le souffle. Cette fois, ses pensées lubriques s’étaient totalement envolées.
Les mains sur les hanches, elle le toisa, dominante.
— Voilà comment je m’y prendrais, dit-elle. À présent, vas-tu prendre mon entraînement au sérieux et cesser de me tenir comme si j’étais une poupée de porcelaine ?
Il roula sur le côté et bondit sur ses pieds.
— Je le prends très au sérieux, Cate, se défendit-il. C’est juste que j’ai peur de te faire mal.
Elle poussa un profond soupir.
— Je sais, mais cela arrivera de toute manière. J’ai reçu mon lot de bleus et d’égratignures avec John. Ses traits s’assombrirent.
— Si John n’est pas prudent…
Elle eut l’air exaspéré. Elle semblait hésiter entre le secouer comme un prunier et lui écraser le pied à nouveau.
— Bien sûr qu’il est prudent ! Mais les coups et les blessures font partie du jeu. Ne me dis pas que tu n’es jamais sorti du terrain d’entraînement en boitant quand on t’a formé.
Si, surtout quand Boyd leur apprenait une nouvelle technique.
— C’est différent, répondit-il.
— Pourquoi ?
— Parce que tu es…
— Une fille, acheva-t-elle pour lui. Il va falloir que tu l’oublies. Autrement, comment veux-tu que j’apprenne ? Je préfère quelques bleus accidentels plutôt que de me retrouver sans défense face à un homme qui me veut du mal !
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