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Les chiens de Detroit



Description ajoutée par annick69 2017-11-02T13:27:46+01:00

Résumé

DÉTROIT A PERDU SES REPÊRES.

SES HABITANTS L'ABANDONNENT.

SES ENFANTS DISPARAISSENT.

2013, à Détroit. Cette ville qui a été la gloire de l’Amérique n’est plus qu’une ruine déserte, un cimetière de buildings.

Cette nuit-là, la jeune inspectrice Sarah Berkhamp mène le groupe d’intervention qui encercle une maison et donne l’assaut. Mais aucun besoin de violence, le suspect attend, assis à l’intérieur. Il a enlevé cinq enfants. Et il est sans doute le Géant de brume, le tueur insaisissable qui a laissé derrière lui sept petits corps, il y a quinze ans. Alors pourquoi supplie-t-il Sarah : « Aidez-moi… » ?

L’histoire s’ouvre donc avec l’arrestation du coupable. Et pourtant, elle ne fait que commencer. À Détroit, personne n’est innocent…

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Classement en biblio - 30 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par CarolinaBouquine 2018-04-03T22:36:01+02:00

Détroit, 1950. Âge d’or de la ville. Presque deux millions d’ habitants. L’ une des mégalopoles les plus riches du pays. Le revenu par habitant le plus haut des États-Unis.

Détroit, 1967. Les émeutes les plus sanglantes jamais connues. Police contre peuple noir. Cinq jours d’affrontements. Plus de quarante morts. Cinq cents blessés. Le président Johnson décide d’envoyer l’armée. Plus de sept mille arrestations.

Détroit, 1998. La moitié de la population enfuie en cinquante ans. Des entreprises jadis florissantes qui mettent la clef sous la porte, le taux d’homicide le plus élevé du pays.

Le contre-exemple incarné du rêve américain.

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Commentaires récents

Commentaire ajouté par Ktyice 2018-06-22T07:20:59+02:00
Lu aussi

Roman court très bien ficelé qui se dévore.

Et il faut vraiment attendre la fin pour découvrir la cause de toute cette histoire de disparition d’enfants.

Les personnages ont leurs lots de problèmes personnels et ils ne sont pas trop « tirés par les cheveux » au niveau de leurs personnalités.

J’ai beaucoup aimé.

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Commentaire ajouté par CarolinaBouquine 2018-04-03T22:37:16+02:00
Argent

Les chiens de Détroit, est un bon thriller noir, un bon page-turner avec des personnages bien façonnés et une ville de Détroit très bien décrite, bien maîtrisée, surtout pour un auteur français. Malgré une fin un peu rapide à mon goût je recommande ce livre car pour un premier roman c’est une réussite !

Lire la chronique entièrement : https://carolinabouquine.wordpress.com/2017/11/24/les-chiens-de-detroit-jerome-loubry/

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Commentaire ajouté par melywen 2018-03-25T18:49:44+02:00
Argent

J'ai trouvé dans cette histoire une écriture maîtrisée avec des descriptions réalistes installant un malaise dans certaines scènes.

Les chapitres alternant dans les époques peuvent nous perdre, il faut bien suivre.

Les personnages sont encrés dans ce scénario , ce dernier étant sombre.Mélanger un tueur avec des enfants dans ces pages n'est jamais simple mais c'est plutôt réussit quand je constate ma tristesse pour certains passages.

Je reprocherai juste certaines longueurs avec un manque d'action mais dans l'ensemble ce livre se laisse lire.

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Commentaire ajouté par stoufnie 2018-01-23T18:24:40+01:00
Or

Les chiens de Détroit, un roman d’ambiance. Une traque, des enfants disparaissent et un flic qui tire sur la corde raide.

Tout commence par l’assaut d’une maison à Detroit. Des flics, un homme solitaire et des nerfs qui lâchent. L’inspectrice Sarah Berkhamp ferme les yeux sur le passage à tabac de ce suspect qui aurait tué des gamins. Le temps presse, il doit avouer le lieu où il séquestre les autres.

– l, 2, 3, 4, 5, 6, 7. . ., récita Simon d’une voix forte et déterminée. Sept enfants coururent pour échapper au Géant de brume. Ils coururent là où les herbes poussent, mais ne furent pas assez rapides. Tour à tour, leurs gorges craquèrent et plièrent sous les mains épaisses. Aucun d’entre eux ne survécut. 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7… Mais où sont le huitième et le neuvième ?…

– Qu’est-ce que…

– Trouve le huitième et le neuvième enfant. Et la brume se dissipera.

Le géant de Brume, un conte pour enfant qui va tourner au cauchemar. Ce roman a une ambiance étouffante, de par son intrigue ( jamais facile de mettre des enfants avec un tueur en série ), mais également avec sa ville.

Détroit est ici un personnage à part entière. Elle s’essouffle, se meurt. Ses habitants sont esseulés, ruinés et effrayés par ces crimes affreux. Tout imprègne ce désarroi.

Les deux flics de cette enquête sont à l’image de cette ville. L’un est alcoolique et n’espère rien de la vie. Son seul souhait est de trouver ce meurtrier qui a ruiné sa carrière. L’autre entend une voix depuis sa tendre enfance. Est-elle folle ou a t’elle un don ?

Ce premier roman est vraiment efficace et très réussi. Sa force est cette atmosphère, son environnement. Il est plus proche d’un roman noir que du thriller pur et dur.

Jérôme Loubry à l’intelligence de nous offrir un roman rythmé avec ses chapitres courts, alternant deux périodes de cette enquête. Il fait ses premières armes avec ce roman, une chose est certaine il fait partie des noms à retenir.

PS : Je souhaite féliciter le graphiste pour la couverture ! Elle est magnifique

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Commentaire ajouté par Victoria971 2018-01-23T13:48:28+01:00
Lu aussi

Plutôt déçue par ce livre car j'avais deviné une bonne partie de l'intrigue à 1/4 du livre ! J'ai eu l'impression qu'il y avait beaucoup de longueurs qui trainait dans l'intrigue alors que le livre est plutôt court, il m'a paru long. C'est un premier roman c'est peut-être pour cela qu'il a été tant vanté et plébiscité… Je pense qu'il ne faut pas avoir l'habitude des thrillers pour l'apprécier vraiment car les ficelles de l'intrigue sont assez grosses…

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Commentaire ajouté par Armony22 2018-01-17T18:13:21+01:00
Or

"Il était une fois, dans un village reculé, une créature qu'on appelait le Géant de brume. Chaque nuit, lorsque la lune voilée par les nuages n'éclairait qu'à moitié, et que la brume humide léchait les maisons, il venait enlever les enfants qu'on ne revoyait jamais..."

Un tueur en série enlève et tue des enfants dans la ville de Détroit. Malgré une enquête minutieuse, la police n'arrive pas à arrêter de coupable.

15 ans après, les enlèvements reprennent mais on ne retrouve pas de corps. "Le Géant de brume", comme on avait surnommé le tueur à l'époque, est-il de retour ? L'inspecteur qui a enquêté alors en est persuadé. Avec l'aide d'une nouvelle partenaire, il va replonger dans cette affaire qui le tourmente depuis 15 ans.

L'histoire commence par l'arrestation d'un suspect. Puis on reprend le fil de l'enquête depuis le début entre passé et présent.

Cette construction de l'histoire est intéressante, on suit les deux affaires jusqu'à ce qu'elles se rejoignent.

Le rythme est soutenu avec des chapitres courts et de nombreux rebondissements. La plume incisive et percutante de l'auteur est parfaite pour cette histoire. J'ai beaucoup aimé son style.

Les personnages de flics sont désespérés, cabossés par la vie et extrêmement attachants. Ils sont décidés à vaincre leurs propres démons afin de conclure cette affaire et retrouver les enfants disparus en vie.

Et puis il y a Détroit, une protagoniste à part entière. La ville n'est plus ce qu'elle était. Fini le rêve américain. C'est une ville presque fantôme. J'ai appris plein de choses dans ce livre sur le déclin de cette ville.

Les descriptions très visuelles amplifient encore le sentiment de désolation et d'abandon. Je me suis sentie oppressée par la brume, j'arrivais presque à sentir la pluie sur ma peau. On est en immersion totale.

Une ambiance et une atmosphère si bien décrites que ça donne encore plus de force et de puissance à ce roman.

Seul petit bémol, le dénouement qui survient un peu brutalement et qui m'a laissé comme un goût d'inachevé.

Pour un premier roman c'est une réussite. J'ai adoré ! Je vous le recommande vivement. Jérôme Loubry, un nom à retenir.

Vous pouvez retrouvez toutes mes lectures sur mon blog https://www.facebook.com/lecturesnoirespournuitsblanches/

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Commentaire ajouté par Delphine-42 2018-01-08T11:34:04+01:00
Or

Les chiens de Détroit est le premier roman de Jérôme Loubry, un thriller glaçant, bouleversant et diablement efficace. L'auteur a réussi un coup de maître avec ce premier roman, il a créé une figure mystique, qui hante les rêves des enfants et les cauchemars éveillés des adultes.

Dans une ambiance glauque et terriblement réaliste, Sarah et Stan vont enquêter sur ce serial killer, Le Géant de brume qui avaient enlevé et assassiné 7 enfants en 1998, et qui est revenu en 2013 en commettant de nouveaux enlèvements.

La ville, la police sont à cran et les enquêteurs, impliqués depuis des années par cette enquête, iront au bout d'eux-mêmes pour élucider cette affaire.

Un thriller d'une très grande qualité avec une écriture addictive, un "méchant" charismatique et des personnages très forts pour une intrigue palpitante et extrêmement bien écrite. Une intrigue puzzle, qui une fois rassemblée, révèle toute la noirceur du roman.

Un premier roman qui permet de découvrir un auteur à suivre tant sa plume est captivante et son intrigue percutante.

Un thriller ingénieux, émouvant et à lire de toute urgence.

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Commentaire ajouté par juliesuitsonfil 2018-01-06T15:52:11+01:00
Argent

Deux enquêtes à des années d’intervalles qui vont se télescoper et Jérome Loubry nous télescope dans une histoire classique avec des enlèvements d’enfants, mais avec une intrigue aux caractéristiques différentes et très bien amenée.

1998. Sept enfants sont assassinés, les journaux nomment le tueur « le Géant de brume », une légende locale. Stan Mitchell, qui mène l’enquête n’arrive pas à la mener à bien. Le tueur reste en liberté. Mais les meurtres s’arrêtent.

2013. Des enfants disparaissent, mais les corps sont introuvables. Stan Mitchell se retrouve aux côtés de Sarah Berkhamp pour mener l’enquête.

L’intrigue commence en mars 2013, par l’arrestation de Simon Duggan soupçonné d’être le Géant de brume.

L’auteur alterne les deux enquêtes avec des flashbacks entre le passé et le présent, jusqu’à ce que les deux périodes se croisent.

Une construction narrative, particulièrement réussie, qui se lit sur les chapeaux de roues. Un vrai page-turner, avec une plume fluide et directe Aucune fioritures, les chapitres sont courts et donnent à la lecture un rythme soutenu.

Les personnages sont très bien travaillés, leur complexité les rend humains et proches. Comme souvent, dans ce genre, ils sont torturés et là ils le sont particulièrement et le tout match bien…

La ville de Détroit est un personnage à part entière, puisque les descriptions sont tellement réelles que l’on se voit se balader dans ce Détroit glauque, pluvieux et triste… Cette ville, le rêve américain dans ce qu’il a de plus grand, n’est plus qu’un lointain souvenir, torturée, désertée par ses habitants. A l’image des personnages torturés…

La force de ce thriller, est ce parallèle que l’auteur crée entre cette ville meurtrie par le chômage, par ces meurtres et les personnages, ces deux flics que la vie n’a pas épargnée mais aussi ce Géant des Brumes, une légende urbaine… Mais qui prend vie…

Le lecteur fait une immersion dans ce Détroit gris et aura du mal à en sortir indemne, au même titre que les personnages que Jérôme Loubry malmène, torture et rend proches du lecteur…

Stan Mitchell flic alcoolique, violent, ne s’est jamais pardonné l’échec de la première enquête.

Sarah Berkhamp flic fragile, souffrant d’une petite schizophrénie avec hallucinations auditives.

Elle les appelle des impressions… Ces impressions qui peu à peu vont donner un côté étrange mais que l’auteur arrive à rendre très plausibles… Puisqu’elles nous guident vers la solution…

Les chiens de Détroit laissera une empreinte sur le lecteur, non pour ses personnages physiques, mais bien pour les descriptions de la ville. Des descriptions d’une grande qualité qui font de cette Ville un vrai personnage.

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Commentaire ajouté par lesparolesenvolent 2017-11-28T18:47:58+01:00
Or

Un excellent roman policier sur une disparition d’enfants et de crimes d’enfants dans un contexte social déjà sombre. Là, le lecteur tenu en haleine du début jusqu’à la fin de l’enquête, la suit, s’interroge, et doute au rythme de la jeune Sarah et de Stan l’assistant qui lui est désigné. La lecture est agréable et la structure de flashbacks bien dosés et opportuns dynamisent une histoire située dans un secteur limité.

La résolution de l’affaire elle-même semble aussi un prétexte pour décrire le déclin d’une ville autrefois rutilante : Détroit. Ses heures de gloire fondée sur une industrie automobile en plein essor, lui valaient le nom de « Motor City », mais sa aujourd’hui surnommée « Shrinking City » (ville rétrécissant) :

“ La ville agonisait, car ses veines se vidaient de ses habitants.

À la limite du roman social, ce livre explique avec une simplicité explicite le mécanisme de l’hécatombe sociale et le si décriées « surprimes». Une société en décrépitude cerné d’un paysage de plus en plus clairsemé, abandonné où la pauvreté gagne du terrain. Les populations aux abois fuient peu à peu le secteur où dans cette faillite locale, le salut économique tient à l’installation d’un casino.

Dans l’esprit des hommes d’affaires, les maisons abandonnées ne seraient bientôt qu’un lointain souvenir. Les financiers rachetèrent ces pavillons dans l’idée de les revendre avec des crédits à taux réduit. Le casino serait la lumière qui attirerait les insectes.

L’auteur, pour insister sur cette paupérisation, l’arrose d’éléments désagréables car les débuts de chapitres dénoncent une météo détrempée : les pluies diluviennes omniprésentes plombent cette ambiance de grisaille environnante, à la limite du bourbier. Cette forte humidité du climat semble joindre sa désolation pluvieuse à la tristesse des enfants pleurés.

S’ajoute à ces déluges naturels, le mystère du Géant de Brume, inspiré d'un refrain d’une sorte de comptine qui martèle l’idée d’enfants piégés dans leur naïveté et de fables empreintes superstitions qui évoquent une terrible fatalité qui se renouvelle en 2013 : les enfants disparaissent sans qu’on ne les retrouve jamais. Page 28 :

« Il était une fois, dans un village reculé, une créature qu’on appelait les géants de brume. Chaque nuit, lorsque la Lune voilée par les nuages n’éclairaient moitié, et que la brume humide léchait les maisons, il venait enlever les enfants qu’on ne revoyait jamais… »

La succession des enlèvements produit sous l’impulsion d’un montre acharné, contraste avec une humanité prégnante car malgré la répétition de l’horreur, l’auteur l’individualise chaque enfant pétri de petites plaisirs et bêtises propres aux enfants.

Le retour de ce monstre insensible recherché après tant d’années mais qui s’était tapi, ravive les douleurs enfouies de Stan. Ressorti du placard à cette occasion, il devra opérer avec Sarah pour composer ensemble une équipe finalement bien assortie avec une sensibilité propre. Avec retenue et pruderie, ces deux célibataires se trouveront. Les circonstances du hasard les a destiner à se retrouver sur le même chemin à quelques années près signe le jeu sournois d’un jeu du destin. Sans se dévoiler leur affinité naissante, le cœur de l’enquête, c’est-à-dire les enfants, les confronte immanquablement à leurs propres défaillances. Le moteur pour réussir l’enquête sera de surmonter leurs démons.

Pour Stan : Penser à son fils Peter éveille en lui les remords d’une paternité défectueuse, de plus il a en mémoire des fantômes de son échec de 1993. Je cite page 72 :

Stan observa les anges qui tombaient du ciel sans pouvoir interrompre leur chute. Il observa également sa propre déchéance vouloir l’amortir. Il regarda le ciel et maudit la terre. Par son incapacité à trouver des réponses et à intercepter le meurtrier, il devint coupable. Par sa paternité, il devint puisqu’il ressentait au plus profond de son âme la souffrance des parents. Sa position était un terrain fertile pour la folie, le suicide ou le dépérissement.

Quant à Sarah, en échec sentimental et sous l’emprise « d’une infertilité psychologique », elle se sait en proie à des angoisses, les fantômes inexplicables de son passé et s’obstine dans la délicate mission de rendre ces enfants à leur famille, elle aujourd’hui incapable d’avoir la sienne. Et pourquoi est-ce en elle que Simon Duggan cherche sa rédemption ?

“ Mais pour s’attaquer à des enfants, il fallait une raison bien plus compliquée. La découvrir revenait à expliquer l’origine même du Mal.

Un magnifique thriller, un suspens et une tension permanents où la trame ne laisse rien deviner ; excellent premier roman ! La plume très agréable et fluide de Jérôme Loubry ce nouvel auteur glisse sur le lecteur et se veut prometteur d'ouvrages captivants… et ce n’est qu’un début !

Un grand merci aux éditions Calmann Levy pour leur confiance dans ce service de presse et de m’avoir fait découvrir ce talent.

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Commentaire ajouté par ProseCafe 2017-11-28T07:57:36+01:00
Lu aussi

Par Le Corbac sur le Blog de ProseCafé

« C’est beau une ville la nuit » disait Richard Bohringer, on voit qu’il n’a jamais mis les pieds à Détroit, ou bien c’était il y a longtemps ou bien il a oublié.

Jérôme Loubry lui il s’en souvient très bien de ce fleuron de l’industrie automobile made in USA, de cette ville riche et prospère…sauf que ça date d’une autre époque.

Jérôme il ne nous parle pas de ce Détroit là mais de celui de 2013, celui de l’après faillite de cette ville. Celui qui ressemble plus à une ville dévastée par un ouragan (économique ici en l’occurrence) ou victime d’une sombre malédiction (celle du Géant des Brumes pour l’occasion).

Parce que voyez-vous ici, à Détroit (ou plutôt ce qu’il en reste) un individu au physique peu discret kidnappe des enfants…comme il y a quelques années…sauf qu’avant on les retrouvait mort étranglé très rapidement…

L’histoire que nous conte Les Chiens de Détroit s’étend de la fin du 20ème siècle jusqu’à la fin de la première décennie du 21ème…

Deux siècles. Deux flics. Une Ville.

Et tout cela est ainsi lié par la corrosion, celle qui a rongé la ville, la menant pas après pas à la faillite. Abandon des maisons, des stades, des lieux publics…Erosion du système social et augmentation du chômage. Population en baisse, criminalité en hausse. La ville est abandonnée, livrée à tout un chacun…

La preuve ne dit-on pas que le Géant des Brumes qui à sévit en 1998 est de retour, accompagnés de ses chiens errants. Les enfants ont recommencé à disparaitre après 15 ans de silence.

Déchéance aussi de l’inspecteur Stan Mitchell dont la vie est au diapason de sa ville, parfait écho vivant d’une ville morte et qui tente de s’accrocher, encore un peu…au cas où. Un homme marqué par sa violence qui sombre au fil de l’enquête dans les mêmes abysses de solitude que les rues et les maisons qui l’entourent.

Sarah Berkhamp sert l’intrigue plus que l’atmosphère d’échec social. Son âge, sa nouvelle prise de poste, le coupable qui, arrêté, refuse de parler à quelqu’un d’autre qu’elle. Elle est le moteur de l’intrigue, bravement secondée par Stan, chacun y ajoutant qui son histoire, qui ses secrets, qui sa philosophie…

Plus que le schéma et le sujet de l’enquête (dont je ne vous causerai pas, faut vous laisser du plaisir aussi), les parallèles entre l’homme et la ville, leurs assimilations réciproques de ce qu’ils subissent de la même manière, chacun à son échelle sont le fond de ce premier roman de Jérome Loubry.

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Date de sortie

Les chiens de Detroit

  • France : 2017-10-11 (Français)

Activité récente

Nicy70 le place en liste or
2018-03-24T14:24:58+01:00

Les chiffres

Lecteurs 30
Commentaires 16
Extraits 7
Evaluations 14
Note globale 8.07 / 10

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