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Le Prince continuait de raconter sa course poursuite en m’appelant « la chose », « petite bête », « chaton », « lapin »… Je savais que parler maintenant serait un affront, que je n’en avais pas le droit comme Jewen me l’avait dit. J’avais désobéi avant, mais le prince et moi étions seuls. Si je recommençais maintenant, que se passerait-il ? J’avais bien envie de le savoir, ou plutôt j’étais trop énervé qu’il me considère comme une chose, un animal ridicule et non comme un homme pour me soucier des conséquences.

Je n’étais pas sûr de ce que je voulais faire, mais j’allais bien faire quelque chose. Je me remis difficilement debout, car mes jambes étaient flageolantes, et pris une grande inspiration. Je voulais que ma voix soit assurée, pas qu’elle reflète la peur qui me tordait les entrailles. Le prince était juste devant moi et continuait de parler comme si je n’étais pas là…

— Ren !

J’avais crié. Je n’avais pas voulu parler si fort, mais je ne contrôlais plus trop cette partie de moi. Le silence se fit dans la petite assemblée. Le prince se tourna lentement vers moi, une expression indéfinissable peinte sur le visage. Je n’aurais su dire s’il était fâché, étonné, interrogatif ou fou de rage. Moi, je tremblais de tous mes membres, de colère et de peur, mais j’étais déterminé.

— Pas la chose, pas lapin, pas chaton, pas une bête… mais Ren !

J’avais parlé un peu plus bas, plus sûr de moi. Je reprenais contenance. Le prince fit quelques pas vers moi, comme au ralenti. J’avais l’impression qu’il avançait sans bouger. C’était effrayant, ou non, c’était plus que ça. C’était terrifiant. Il était bien énervé, je le comprenais maintenant, mais je ne pouvais plus m’arrêter. Encore une fois, j’aurais mieux fait de me couper la langue moi-même.

— Je m’appelle Ren.

Je ne pouvais plus quitter ses yeux. Il allait me frapper, m’abattre dans la seconde, ce n’était pas possible autrement. Je le défiais comme jamais. Il n’était qu’à quelques pas de moi. Je pris conscience à cet instant qu’il était bien plus grand que moi et qu’il me toisait comme si je n’étais qu’un microbe.

— Et que veux-tu que cela me fasse ?

Sa voix était si profonde qu’un tremblement puissant me prit, je me sentais comme un enfant fragile devant lui. Son timbre était des plus menaçants, mais retenu au fond de sa gorge comme une tempête prête à éclater. Je subissais déjà la pression de son aura sur mes épaules et j’ignorais combien de temps je pourrais tenir debout face à lui.

— Ce ne sont que trois lettres, même vous vous pouvez les retenir.

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_Faites attention, vous avez manqué de me casser le bras et de me briser la clavicule !

_Je penserais à te briser la mâchoire si ça pouvait te faire taire.

Je soupirai, soudain pris d'une vague de fatigue énorme

_Manquerait plus que ça, on se ferait chier.

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— Je n’avais jamais vu un sourire pareil sur tes lèvres, je n’avais jamais entendu ce rire.

Son pouce passa sur mes lèvres qui s’étirèrent à nouveau.

— Il faut mériter ce genre de sourire.

Son expression se fit à nouveau brûlante. Pas désireuse, mais transperçante.

— Et je me damnerais pour un seul d’entre eux.

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— Tu es déjà réveillé ?

Je lui fis un signe de tête affirmatif.

— Je dors rarement les yeux ouverts, quelle brillante déduction !

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— Oh oui, je me sens bien, mais j’ignorais que la petite bête avait le sens de l’humour.

— En effet, je suis l’araignée qui vous monte au plafond comme on dit.

Il sourit davantage et posa ses doigts fins sur ma joue, se penchant pour glisser ses lèvres contre mon oreille.

— Je te monterais bien à fond, en effet.

Ma mâchoire se décrocha sous le choc. Devant tout le monde, il osait ! Bon, pour sa défense, il avait murmuré, mais quand même !

— Allez trouver un cul ailleurs, le mien reste privé !

— Privé de moi, mais ce n’est que temporaire.

— Vous êtes obligé de parler de sexe devant… autant de gens ?

— Tu voudrais que nous en parlions seul à seul ? Dis-le-moi et je quitte cette pièce sur-le-champ.

Je repoussai sa main et me renfonçai dans mes coussins

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_Je suis au contraire plus que réaliste père. Ce garçon à tout les défauts du monde, il dit tout ce qui lui passe par la tête, ne réfléchit pas avant de parler, proteste pour un rien, il est énervant, immature, ne sait pas ce qu'il veut...

Vas-y mon gars, enfonce le couteau dans la plaie !

_...c'est pour toutes ces raisons qu'il est fait pour me plaire, fait pour être à mes côtés parce qu'il est ce dont j'ai besoin.

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Je ne pus m’empêcher de rire. Je l’avais cherché en quelque sorte, et cette réplique l’avait marqué. Mais plus encore, ce qui était amusant, c’était que ce genre de remarque, on la faisait entre potes. Du moins, c’était le genre de réplique qu’aurait pu me sortir Sam. Je sentis le bras du prince se resserrer autour de moi.

— Je crois que c’est la première fois que je t’entends rire.

Je sentis son regard me brûler le sommet du crâne et sus qu’il me fixait avec une intensité qui me fit me raidir.

— J’aime.

Son ton était si possessif que je ne pus m’empêcher de frissonner des pieds à la tête. Quel homme pouvait gronder ainsi ? Comme prêt à fondre sur une proie.

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— Tu sauras te débrouiller tout seul jusqu’à ce que Mirënwe arrive ?

— Je me suis débrouillé dix-huit ans sans serviteur vous savez.

— Et on se demande comment.

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— Son Altesse Infeijin Ferin Dalhysireth Ryhaïgarhad, le prince héritier d’Infeijin.

Sans déconner…

— Putain ! Y a pas plus court comme nom ?!

— Prends garde à tes mots, humain !

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— Son Altesse, c’est qui ?

— Parle avec respect !

— Oui, mais qui est-ce ?!

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