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Les Chroniques des Fleurs d'Opale, tome 1 : La Candeur de la Rose - partie 1



Résumé

Si seulement j'avais su combien ma vie allait basculer.

Comment l'enfer m'aurait enchaînée.

Si seulement j'avais pu entrevoir les rouages du destin.

Les rencontres comme les pièges, les obstacles comme les révélations.

Si j'avais su mieux distinguer bontés et malveillances.

Amours, amitiés ou loyautés.

Cette histoire serait toute autre. Mon histoire.

Preuve que même les Dieux ne peuvent tout savoir.

Rare rescapée du massacre de son village natal, Diphtil, une jeune fille du peuple de l’Air, est sauvée en territoire ennemi grâce au symbole étrange qu’elle porte sur le front. Elle serait la cinquième fille de la Déesse Aveugle. Séquestrée dans un monastère et manipulée par le prêtre Sarïn qui compte la livrer au roi une fois ses pouvoirs éveillés, elle est libérée par son frère, Naid, qui la persuade de partir avec lui.

Sauf que les terres de l’Edenor sont semées de dangers et que la cruauté de certaines personnes, hantées par la haine et la guerre, s’oppose à la candeur de Diphtil, avide de découvrir ce monde dont elle a si peu joui.

Mais avant tout, elle veut échapper à son destin. Est-ce possible, lorsque l’on est vouée à devenir une Déesse ?

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Classement en biblio - 52 lecteurs

Extrait

Plus de trente ans.

Voici déjà plus de trente ans que je veille sur toi. Un temps à la fois si fugitif et si conséquent. Il n'est guère en mon habitude de me tourner, regard vers le passé, vers les pas tracés. Mais ce jourd'hui, plus que jamais, mon cœur se dédie à ses années, dont certaines, que tu n'as pas connues. Des souvenirs, comme tant d'autres, comme tu en as, comme tu t'en forgeras. Et je puis t'assurer que je n'en suis pas indigente !

J'ai connaissance, bien souvent malgré moi, des rumeurs éventées, des billevesées proférées à mon encontre. À propos de mes origines qui font de l'esclandre, de mon parcours sur le layon escarpé de ma vie si singulière. À propos de toi, de ton père, de ceux que j'ai chéris ou simplement rencontrés au détour du chemin. La vérité ne mérite pas toujours d'être rétablie dans les oreilles des sots aveuglés par leurs convictions, puisqu'elle ne saurait que leur fournir le fil de leurs tissus de mensonges.

Mais j'estime que tu es en droit de connaitre la réalité, aussi, en cette heure funeste, je tiens à te la délivrer par les mots, une arme plus puissante que les glaives, plus venimeuse que les poisons, plus troublante que les sortilèges.

Je ne désire pas te cacher certaines choses qui pourraient, à tes yeux, te sembler révoltantes, choquantes, ni te déballer un récit de bravades héroïques comme beaucoup semblent y croire. Mais l'histoire d'une jouvencelle, comme tu le fus, comme le seront ta fille et ses descendantes. L'histoire de ceux qui l'eurent accompagnée, parfois jusqu'à leur dernier souffle. Eux dont j'ai sondé les souvenirs afin de te conter de leurs propres états d'âmes vis-à-vis de cette longue aventure, parfois dans ces moments où je n'étais pas présente.

Au même titre que moi, tu sais fort bien que la vie n'est pas parsemée de pétales de roses, mais de leurs épines acérées. J'ai connu la Mort, je l'ai vue, je l'ai provoquée. Le sang et le froid m'ont, un temps, été familiers, la maladie et la peur furent la source de mes cauchemars. Mais en contrepartie, j'ai trouvé l'Amour, ai cueilli quelques étoiles de félicité. J'ai toujours en mémoire le sourire de chacun, le rire des disparus, les caresses d'une jeunesse éperdue et ses baisers si tendrement apposés. Des sensations ancrées à tout jamais dans mon âme d'immortelle. Condamnée à me ressasser les réminiscences douloureuses d'un temps que je regrette quelque part. Et j'ai aujourd'hui l'intention de t'en faire part.

Ma fille, voici mon histoire...

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Commentaires récents

Lu aussi

Cette lecture s’annonçait passionnante ! J’ai été séduite par la sublime couverture d’Anna Dittmann, une splendeur ! Le tome 2 est tout aussi superbe. Sur ce point, le travail réalisé mérite d’être souligné et applaudi.

Hélas, le texte n’a pas été à la hauteur de ces promesses. Le fond, malgré tout, me semblait intéressant. Des jeunes gens héritiers de Dieux, façon Belgariade de David Eddings, se lancent dans une quête pour libérer la délicate Diphtil d’un destin plus que funeste : classique mais efficace, et cela aurait pu me tenir en haleine durant tout le roman. Malheureusement, c’est la forme qui a péché. Le style d’écriture m’a semblé beaucoup trop lourd, avec des tournures de phrases ampoulées qui rendaient la lecture pénible, des mots compliqués employés à mauvais escient… Je me suis accrochée un long moment, parce que j’avais envie de savoir ce qui arrivait aux personnages, mais j’ai fini par décrocher complètement, lassée et agacée. Nul besoin d’utiliser un tel style pour montrer qu’on sait manier les mots.

Les personnages ne m’ont pas convaincue non plus, en particulier l’héroïne. Enfermée depuis l’âge de onze ans dans un monastère, jusqu’à l’âge de dix-sept ans, Diphtil parle à la façon d’une précieuse. Certes, je conçois qu’elle a reçu une bonne éducation, mais ça n’en fait pas non plus une princesse, surtout après avoir vécu plus de la moitié de sa vie comme une paysanne. Son attitude est souvent drôle, cependant, ce qui amène quelques sourires au lecteur, mais sa façon de parler donne juste envie de la claquer. Quant à son antagoniste, Yasalyn, l’autrice a bien insisté sur le fait qu’elle est terriblement méchante et terriblement vilaine (la preuve : elle n’hésite pas à séduire les hommes qui lui plaisent, la garce). Il aurait été plus appréciable de la traiter avec subtilité, voire de nous révéler sa duplicité plus tard, sans compter qu’elle a un bagage intéressant. Néanmoins, on ne croit pas vraiment qu’elle puisse être tellement douée à son âge. En revanche, j’ai bien aimé Astiran et Naïd, ce dernier étant sans doute le plus approfondi des personnages.

Les romances prennent beaucoup de place dans ce premier tome, au point de ralentir l’histoire. Là encore, cela ne sert pas la narration puisqu’on finit par s’ennuyer. J’avoue ne pas avoir été au bout de ma lecture, chose rare, mais il semblerait que le dernier tiers du roman soit cependant beaucoup plus rythmé. Hélas, pour moi, cela arrive bien trop tard…

Il faut cependant saluer la grande créativité de l’autrice, Ielenna, qui a su imaginer un monde cohérent et une intrigue qui pourra sûrement tenir en haleine des lecteurs et lectrices plus jeunes que moi. Je pense en effet que mon âge m’a rendu plus hermétique aux bluettes sentimentales et donc à une grande partie du roman, mais je suis persuadée qu’il pourra plaire à beaucoup d’autres. Nul doute que les prochains textes de Ielenna gagneront en maturité et qu’elle saura se débarrasser des défauts dont j’ai parlé plus haut. Je ne peux également qu’apprécier la grande qualité esthétique de l’ouvrage, qui traduit bien le désir de l’autrice de plaire à son lectorat. Un détail à souligner.

En définitive, ce roman a malheureusement été une déception et je ne lirai pas la suite. Je suivrai tout de même les prochains travaux de Ielenna, car je pense que son style évoluera beaucoup au cours de ces prochaines années.

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Diamant

Excellente surprise que voilà ! Car ce livre, qui d'apparence me laissant entendre à un livre pour adolescent, m'a mit une sacrée claque. Le livre est très riche en vocabulaire qui me fond réapprendre ma propre langue et malgré les nombreux clichés qui se promené entre les personnages ont arrive à s'attacher à eux, à leurs nombreuses particularité et à leurs relations entre eux. Bref, un plaisir littéraire comme j'en découvre peux dans l'HF ses derniers temps.

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Argent

https://lessortilegesdesmots.blogspot.com/2018/12/les-chroniques-des-fleurs-dopale-tome-1.html

Depuis le temps que ce livre traine dans ma PAL, il fallait bien que je l'en sorte d'autant plus que l'autrice était au salon du livre de Mons. Ayant les deux livres dédicacés, je n'avais pas de raison de la voir mais juste une excuse pour le sortir de ma PAL avec beaucoup d'appréhensions. En effet, les avis sur ce roman sont très partagés. Me concernant, j'ai bien aimé au point d'avoir voulu enchaîné sur la partie 2. Malheureusement, au vu de la pile de SP que j'ai reçu, je n'ai pas pu le lire de suite.

On suit Diphtil qui va raconter son histoire à sa fille. Habituellement, dans ce genre de livre, lorsque ça commence comme ça, une fois le prologue passé, on suit l'histoire comme si on la vivait avec le héros au présent. L'autrice a fait un choix audacieux contraire à ce que l'on trouve habituellement. Elle a choisi de faire raconter l'histoire au passé dans la continuité de l'écriture du prologue. On a donc un style déjà particulier par l'expression soutenu de Diphtil. En plus, on nous coupe l'action par un style descriptif. Dès qu'il y en a, elle semble très lente. Le choix réside dans le fait que l'autrice souhaite que l'on comprenne Diphtil parfaitement.

En effet, notre héroïne, suite à une guerre opposant humain et neltiads (son peuple), a été séparé de son frère. Pendant longtemps, elle se retrouve enfermé sans être privé de liberté dans un monastère par un prêtre du nom de Sarïn qui va bien lui laver le cerveau afin d'en faire une cruche mais pas complètement. Heureusement, avant que Sarïn ne puisse faire d'elle ce qu'il veut, elle va être libérer par son frère et va s'enfuir également avec Astiran afin de découvrir sa nature de déesse.

Le soucis que beaucoup ont rencontré mais pas moi réside dans le personnage de Diphtil. De par son éducation religieuse, elle ne sait rien du tout sur beaucoup de sujet. Elle est d'une innocence et d'une naïveté rarement vue dans de la fantasy même dans la vie de tous les jours. Cela peut agacer comme donner des situations forts cocasses. J'avoue que le chapitre 8 ou 9 m'a bien fait rire comme d'autres passages. Pourtant, elle sait faire preuve d'analyse et elle possède un instinct bien rare. Personnellement, j'ai adoré voir son évolution surtout sur le fait qu'elle est la seule à oser défier les entités qui veillent sur elle. Je n'en dis pas plus de peur de spoiler.

Son frère est un personnage surprenant cachant bien des choses. J'ai hâte de connaître son secret. On nous en dévoile le résultat mais pas comment. Ce personnage semblant distant, froid et cachottier va se révéler d'une sensibilité rare. Astiran est mon chouchou. Au début, on le voit comme un cliché pas possible mais au fil du temps on ouvre les yeux. Le chapitre bonus écrit de son point de vue aide d'autant plus à la connaître. D'ailleurs, je ne remercie pas l'autrice pour ce qu'elle lui fait subir.

Je me dois également de vous préciser qu'au bout d'une moment, l'écriture change légèrement sans que l'on s'en aperçoive réellement. Cela se ressent à la lecture. Au début, on déguste le livre puis d'un coup d'un seul, on est complètement accro et on ne lâche pas le livre. Tout ça, juste parce que Diphtil plonge tellement dans son passé qu'elle raconte tout au présent, dans le feu de l'action. J'espère être assez claire dans mes propos.

Je tiens à préciser qu'il y a des scènes violentes dans ce livre. Un passage m'a bien serré la gorge de par mon côté féministe. C'est totalement d'actualité malheureusement. J'ai eu en plus l'impression de voir la scène. C'est d'autant plus perturbant mais nécessaire à mon sens. D'ailleurs,je pense que la condition de la femme est un enjeux dans ce livre. Diphtil est un jeune femme fort belle que l'on décrit toujours par sa beauté. Elle-même aimerait être vu pour autre chose. En parallèle, on a un autre personnage féminin qui assume son côté badass et libertine. J'ai beaucoup aimé cet énorme paradoxe entre les deux.

En bref, j'ai passé un excellent moment en compagnie de Diphtil et des autres personnages. J'ai hâte de me plonger dans la suite. Si vous cherchez un style atypique dans la fantasy, foncez sans hésiter. Je sais que pour certains, ça n'a pas marché mais pour moi c'est une grande réussite.

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Or

J'ai adoré découvrir cet univers. De plus le livre est magnifique, la couverture, les dessins sur les pages… Une vraie oeuvre d'art ! L'histoire et les personnages aussi m'ont beaucoup plu. Un peu de mal au début, car Ielenna utilise un vocabulaire parfois complexe qui m'a obligé à plusieurs reprises à chercher quelques définitions. Mais finalement c'est aussi ce qui fait le charme et qui rajoute à l'univers créé par Ielenna qui du coup est vraiment unique et très complet. Vraiment hâte de connaître la suite de l'histoire.

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Lu aussi

J’ai lu ce roman dans le cadre du Prix des Auteurs Inconnus sélectionné dans la catégorie Imaginaire.

Diphtil est une Neltiade et vit avec sa mère et son petit frère. Un beau jour les humains attaquent leur village et Diphtil est l’une des rares rescapées du massacre. Elle fuit et est prise en charge par le prêtre Sarïn grâce à qui elle vit un grand pan de sa jeunesse dans un monastère cloitrée. Contrairement aux autres Neltiads, Diphtil n’a pas de marque sur les bras (une des caractéristiques qui les différencient des humains) mais elle en a une sur le front. Cette marque, la rend unique et Sarïn la reconnaît aussitôt.. Diphtil serait une Déesse ! Elle vit une vie d’érudite au monastère jusqu’au jour où son frère, Naïd, la retrouve et l’aide à fuir. Son unique ami Astiran se joint aux deux jeunes gens ne pouvant se résoudre à laisser Diphtil sortir de sa vie. Va commencer pour le petit groupe une longue quête à travers les terres de l’Edenor..

L’histoire est plutôt classique pour de la fantasy. Une héroïne qui découvre ses pouvoirs, des acolytes, une quête, des obstacles. Le schéma typique et une bonne idée de base même si j’ai eu du mal à saisir l’origine du conflit entre les humains et les Neltiads. Le monde créé par l’auteure est fourni et bien travaillé avec une religion très présente, des Dieux et Déesses, des coutumes. Dans l’absolu, j’apprécie ce style sauf qu’ici l’histoire s’est perdue en chemin pour dévier vers une romance naïve et beaucoup trop présente à mon goût. Le couple Diphtil / Astiran est vraiment trop dégoulinant de bons sentiments pour moi et même si le couple Naïd / Yasalyn vient relever un peu le niveau j’ai eu du mal à apprécier ma lecture. Les passages romantiques sont non seulement trop nombreux mais trop stéréotypés pour moi. Je ne suis pas réfractaire à la romance, loin de là, et j’apprécie qu’il y ait de l’amour dans les histoires mais là malheureusement j’ai trouvé qu’elle noyait le reste de l’histoire, ce qui est vraiment dommage. La dernière partie du roman a réussi à relancer mon intérêt mais pas suffisamment pour me faire oublier ma déception.

La suite de ma chronique : https://ettulisencoreemma.wordpress.com/2018/05/29/les-chroniques-des-fleurs-dopale-tome-1-la-candeur-de-la-rose-partie-1-par-ielenna/

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Un double roman que j'ai lu d'une traite. Si le démarrage est un peu long, tout s'accélère au 2/3 du tome 1 et le rythme, dès lors, ne prends plus trop de pauses !

J'ai aimé l'écriture recherchée, même si j'ai trouvé que parfois, certaines phrases étaient un peu trop alambiquées et prêtaient à confusion (note : certaines erreurs ont été corrigées à la ré-impression). Une autre chose aussi qui m'a un peu gênée (mais c'est peut-être parce que je le lis rarement dans des romans), c'est les 2-3 fois où on change de lieu sur un simple "et pendant ce temps, dans la cave". Sur le coup j'ai trouvé la formulation un peu sèche et moins recherchée (par rapport au reste du roman). Ça me fait un peu penser à la forme des pièces de théâtre, et du coup ça m'a semblé étrange dans ce contexte. Aussi parce que ça me faisait un peu sortir du récit à la première personne de Diphtil.

J'ai beaucoup aimé le fait que les personnages hors normes soient totalement assumés. Aujourd'hui je tombe plus souvent sur des romans où le personnage principal est un "monsieur-madame tout le monde" qui tombe dans les aventures presque par hasard, alors que ça aurait pu tomber sur celui d'à côté. Du coup ces personnages arrivent comme un vent frais, ça fait du bien.

J'ai aussi beaucoup apprécié le fait que les personnages, pour puissants qu'ils soient, aient chacun leurs failles et leurs faiblesses. Ce ne sont pas juste des personnages tout-puissants, mais des êtres complexes. Du coup je n'ai eu aucun mal à m'identifier à eux, même si parfois j'avais envie de leur donner une paire de baffes.

Le monde autour ne gâche rien non plus. Au cours du livre, on n'en a pas traversé la moitié, ça promet pour la suite ! A la limite, j'aurais bien aimé qu'il y ait plus de points d'ouverture. Le monde créé est grand, mais j'ai eu du mal à en prendre la mesure car tous les événements étaient si bien imbriqués qu'il est difficile d'imaginer autre chose à côté. Tous les personnages doués de magie ou de pouvoir sont très liés à l'intrigue centrale, on sait à peu près ce qu'ils font (ou ont fait, mais pas trop ce qu'ils pourraient faire dans le futur). Pour ça, j'ai grandement aimé les histoires bonus. L'histoire principale gagnerait à s'enrichir de petits récits secondaires ouvrant plus de perspectives sur le monde. Maintenant, je comprends aussi que c'est dû au fait que Diphtil raconte l'histoire et qu'elle n'a donc pas forcément connaissance de ce qu'il arrive si loin d'elle.

Quant à l'intrigue... Que dire ? Selon moi, c'est le point fort du roman. A certains moments on entrevoit ce qui peut se passer, mais entre deux on oublie ou on doute. Et du coup c'est agréable parce que les révélations ne tombent pas comme un cheveu sur la soupe, de nulle part. Et puis, vu que ces choses là sont doublés de toute une kyrielle d'événements complètement imprévisibles, au final je ne me suis vraiment pas ennuyée. Ou dit autrement, j'ai grandement apprécié d'accompagner Diphtil dans ses aventures incroyables. Les gens dans le bus et le métro ont dû me prendre pour une dérangée quand je passais des ricanements aux larmes aux yeux. Mais qu'importe. La Candeur de la Rose est une chevauchée incroyable et fantastique, et j'ai hâte de retrouver la plume de l'auteur dans le prochain tome !!

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Bronze

Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com

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--- Au démarrage, on s'accroche ---

Ielenna utilisant un vocabulaire et un style très soutenus, ma lecture fut un peu laborieuse au début. Néanmoins, c'est Diphtil la narratrice de ce récit. Or, elle a grandi cloîtrée dans un monastère pendant 10 ans, temps que les religieux ont mis à profit pour parfaire son éducation. On peut donc la considérer comme une véritable érudite, ce qui explique sa manière de s'exprimer.

De ce fait, je peux comprendre la démarche de l'auteure sur ce point. Et puis, une fois qu'on s'y est habitué, ça se laisse lire. Attention toutefois pour ceux qui voudraient s'y essayer : mieux vaut être bien concentré !

--- On y était presque… ---

Après m'être familiarisée avec la plume de Ielenna, j'ai lu une bonne centaine de pages d'une traite, curieuse de découvrir les aventures de cette déesse en devenir. Même si la mise en place de l'univers me paraissait lente, je ne me suis pas ennuyée un seul moment. Certes, j'avais hâte d'entrer dans le vif du sujet, mais je prenais plaisir à en apprendre plus sur le parcours de Diphtil après le massacre de son village.

Cependant, à l'annonce du grand bouleversement – le retour de son frère -, les choses se sont un peu gâtées…

--- Trop de romance tue la romance ---

Lorsque le périple de Diphtil commence enfin, l'auteure a fait un choix auquel je n'adhère pas du tout ; elle a mis l'accent sur l'amour naissant entre son héroïne et un autre personnage, que je préfère ne pas citer. Bon, c'est sûr, je ne suis pas portée sur la romance en temps normal. Néanmoins, je le suis encore moins quand celle-ci est niaise, idéalisée et donc très peu crédible.

En toute franchise, les scènes romantiques – que j'ai trouvées clichés et sans la moindre finesse – se multiplient et représentent, au bas mot, les trois quarts du livre. Cerise sur le gâteau, un deuxième couple vient s'ajouter, reflet exact du premier !

Je l'avoue, j'ai failli abandonner ma lecture en voyant le récit prendre cette tournure déplaisante. Ce fut lent, long, lourd, bref je n'en pouvais plus ! D'ailleurs, je ne compte même plus le nombre de fois où j'ai levé les yeux au ciel.

--- L'originalité n'est pas au rendez-vous ---

Outre la romance prédominante, j'ai aussi relevé un problème de nuances, tant dans le scénario que dans l'action. Pour le dire autrement, nos héros se trouvent souvent dans des situations périlleuses et s'en sortent, à chaque fois, grâce à la bravoure incroyable de l'un d'entre eux qui est passé à un cheveu de la mort. Vous l'aurez compris, on tombe complètement dans les lieux communs propres au genre, et ça… NON !

Cela se ressent aussi du côté des personnages qui se révèlent assez manichéens, même si leur personnalité est davantage creusée vers la fin (ouf ?).

--- Une héroïne crédible, mais rien d'autre ---

J'ai parfois eu envie de gifler Diphtil, je l'admets. Elle est naïve, elle est précieuse, elle est prude, en somme elle réunit toutes les qualités qui vous hérissent le poil. J'ai pourtant appris à l'apprécier en dépit de mes réticences, car elle est justement aux antipodes des héroïnes fortes et invincibles. Bon, clairement, elle joue un peu trop les demoiselles en détresse, mais… elle s'émancipe petit à petit, ce qui m'a paru approprié.

Quant à ses compagnons de route, ARGH ! Naid est la parfaite caricature du frère trop protecteur et Astiran celle du chevalier servant. de plus, j'ai été incapable de supporter Yasalyn, non pas parce qu'elle joue les durs, mais parce que l'auteure n'a pas réussi à la rendre cohérente. Elle est décrite comme forte, puis se met à trembler dès qu'elle évoque sa situation. Pire encore, elle est bien décidée à tuer tout le monde pour s'enrichir et, l'instant d'après, tombe éperdument amoureuse en moins de 30 secondes. En somme, elle est pleine de contradictions qui ne s'harmonisent pas entre elles.

--- Mais qu'en est-il de l'intrigue ? ---

Quand on y pense, elle est plutôt plaisante. le problème, c'est qu'elle est reléguée au second plan, ou plutôt au millième. Et pourtant, j'adore les idées avancées par l'auteure, même si elles ne révolutionnent pas le genre – après tout, on est fan de fantasy ou on ne l'est pas !

Seulement voilà, il manque des étapes. La romance prend tellement le pas sur la quête de Diphtil que celle-ci n'est même plus détaillée. J'avais besoin d'explications, d'approfondissements, mais non. Nos héros ne se posent pas de questions, trop occupés qu'ils sont à se bécoter ou à se disputer pour des broutilles.

Bref, il y a de fameuses faiblesses de côté-là aussi !

--- 100 pages avant la fin… ---

…je me disais que j'allais abandonner, que je ne pouvais décidément plus me farcir ces épisodes sentimentaux écoeurants. Et c'est là que… tout bascule subitement ! La romance est renvoyée à sa juste place, et nous voilà enfin au coeur de l'intrigue. C'est inattendu, inespéré même, mais c'est plaisant ! J'ai dévoré la dernière partie sans prendre le temps de m'arrêter. Mais pourquoi, pourquoi avoir tant tardé pour en arriver là ?!

--- Lire ou ne pas lire la suite ? Quel dilemme ! ---

Au vu de mes critiques précédentes, je me suis naturellement posé la question. Cependant, cette première partie est avant tout introductive. Je compte donc laisser sa chance à la seconde, car je reste curieuse de savoir ce qu'il va advenir de Diphtil – surtout que la fin intermédiaire m'a captivée !

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http://lire-une-passion.weebly.com/fantasy/les-chroniques-des-fleurs-dopale-ielenna

"En résumé, voilà un premier tome qui pose les bases d'un univers très complexe et complet à la fois. Si parfois le roman a quelques faiblesses et des passages un peu longs, les personnages riches et variés nous permettent d'apprendre encore plus toutes les subtilités de l'univers."

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Argent

Les chroniques des fleurs d’opales a une saveur assez particulière pour moi, car j’en ai lu les premiers chapitres il y a environ 6 ans sur Skyrock. C’est un peu l’œuvre de toute une vie pour l’auteur, alors je ne voulais surtout pas passer à côté de ce petit bijou. D’autant plus que l’on parle de fantasy dans sa tradition la plus pure… De quoi me régaler, en somme ! Retrouver Diphtil et tous les autres a été comme une plongée dans le passé bien agréable, j’ai senti dans chaque mot et dans chaque page la passion et l’amour que Ielenna porte à cette histoire.

Diphtil est une Neltiade. Elle fait partie du peuple de l’Air et vit avec sa mère et son petit frère, Naid. Mais le jour où les Humains ravagent leur village, ils n’ont pas d’autres choix que de fuir. Diphtil se retrouve séparée de son frère et atterrit dans un monastère. Elle ne doit la vie sauve qu’à Sarïn, un religieux qui semble persuadé qu’elle n’est pas une Neltiade, mais la cinquième Déesse, fille de la grande Dorina. Ainsi, Diphtil passe 11 années recluse dans un monastère. Elle y est instruite et ne se mêle pas à grand monde, jusqu’à ce qu’elle fasse la connaissance d’Astiran qui devient son seul ami. Un soir, elle reçoit la visite d’une personne qu’elle connaît particulièrement bien et qui l’arrache à sa vie monacale. Accompagnée d’amis fidèles et d’autres moins recommandables, Diphtil va se lancer dans une quête initiatique qui la conduira tout droit vers son destin…

Avant même de retrouver cet univers, j’avais une idée de ce que j’allais y découvrir. J’avais déjà eu un aperçu du potentiel de Ielenna et j’étais surtout très impatiente de la redécouvrir après toutes ces années.

D’abord, parlons de la plume. Elle était comme dans mon souvenir : riche, raffinée et soutenue à l’extrême. Certains la trouveront ronflante – surtout lorsque Diphtil prend la parole –, mais on ne peut nier qu’il y a une réelle maîtrise, ainsi qu’un travail de titan en amont. On décèle encore quelques micro maladresses ici et là, mais la narration reste élaborée avec soin. Aucun détail ne manque et Ielenna aborde des sujets intéressants comme la religion ou encore la destinée.

L’ennui, c’est que comme beaucoup de mastodontes de la fantasy classique, La candeur de la rose souffre d’un rythme particulièrement lent. Durant les premières centaines de pages, l’action n’est pas vraiment au rendez-vous et il faut s’accrocher. Mais dès que le voyage de Diphtil se met en place, Ielenna nous prend dans ses filets et les mots défilent tous seuls.

Les personnages en feront également bondir plus d’un. Diphtil est sacrément bien entourée durant sa quête. Entre Naid, son frère, et Astiran, son amoureux, les tensions vont bon train, mais c’est aussi ce qui rend le quatuor si savoureux. Rien n’est jamais facile, le groupe cherche constamment son équilibre. Mention spéciale pour Yasalyn qui est à mes yeux le personnage qui fait la différence. Sa psychologie est fouillée et son côté rebelle particulièrement envoûtant. C’est typiquement le genre de profil que j’adore dans les romans.

En revanche, j’ai eu énormément de mal avec Diphtil que j’ai trouvé un peu bécasse par moment. Alors oui, j’admets que ses réactions sont en adéquation avec son vécu, en sachant qu’elle a passé la dernière décennie enfermée et que des religieux l’ont instruite dans l’innocence la plus pure. Mais son ingénuité la rend très vite… insupportable ! Diphtil parle de cette manière ampoulée qui a de quoi exaspérer quiconque. Elle-même ne semble pas se rendre compte que le commun des mortels peine à saisir ce qu’elle bavouille, mais quelque part, c’est aussi ce qui fait son charme. Hélas, ça n’a pas pris avec moi. Yasalyn la supplante largement !

Ma chronique : https://april-the-seven.weebly.com/fantasy---merveilleux/les-chroniques-des-fleurs-dopale-ielenna

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https://mydearema.wordpress.com/2017/12/27/prix-des-auteurs-inconnus-les-chroniques-des-fleurs-dopale-t1/

Enfin.

Enfin je parcours les pages d’un univers avec lequel j’ai presque grandi.

En effet, je connais l’existence des Fleurs depuis gamine. Il y a bien longtemps, l’auteure, Ielenna, en parlait sur un blog « Skyblog » (ah… la belle époque) et je suivais assidument toutes les nouveautés liées à l’écriture de son roman.

Puis… j’ai perdu tout cela de vue.

C’est complètement par hasard, il y a pas très longtemps que je me suis rappelée de cette fameuse jeune auteure qui avait un rêve un peu fou et surtout une bonne dose de talent et qui nous faisait rêver avec son projet des « Chroniques des Fleurs d’Opale ». Je me suis renseignée et ai vite appris qu’elle était en plein campagne Ulule pour financer l’autoédition de son bouquin! Et quelques mois après, voilà que ce même bouquin est nommé dans les 10 finalistes de la catégorie imaginaire du Prix des Auteurs Inconnus.

J’ai attendu fin novembre, le Salon de Mon’s Livre, pour rencontrer Ielenna et acheter le livre papier (dédicacé siouplait) et nous y voici! Enfin la lecture tant attendue.

C’est toujours un peu stressant, d’attendre autant un livre et d’avoir peur au fond d’être déçue. De s’être autant enthousiasmée.. pour rien?

Et bien, les Fleurs m’ont tout de suite fait oublier cette appréhension dès les premières pages tournées.

Je me savais déjà sous le charme de la plume de Ielenna car je lis sa brillante fanfiction HP (celle dont je te rabâche les oreilles depuis des mois) : Ludo Mentis Aciem.

Je ne pensais pas qu’elle pouvait davantage me surprendre mais ce fut chose faite. Quelle maîtrise, quelle plume! Par la barbe de Merlin, j’ai rarement lu autant de poésie dans un roman. L’auteure nous démontre une parfaite maîtrise de la langue française (j’ai même appris des nouveaux mots!) et c’est un régal.

Bon. Il est vrai que quand notre héroïne, Diphtil, se met à parler, le langage est vraiment plus que soutenu et ça en devient parfois ridicule. Au début, j’ai vraiment eu la crainte que ça m’agace… Mais il faut comprendre que l’auteure se plie aux exigences de son personnage. Diphtil a grandi dans un monastère, avec des nonnes, bref, tu vois le délire. Dans le genre coincée Diphtil bat des records. Et le plus drôle et passionnant fut d’assister à son évolution! Son frère, ses compagnons de route l’aident quand même vachement à se dévergonder et n’hésitent pas à se moquer de ses manières de princesse quand elle exagère vraiment. Quand on compare la Diphtil du début et celle de la fin, nous avons une jeune femme qui a décidément muri, qui sait se laisser aller mais tout en gardant ce côté si empathique et fraternel/maternelle qui la rend vraiment attachante.

Le premier tome est séparé en deux parties. La première, que je chronique donc présentement, sert réellement d’introduction. Ne t’attends pas à un gros remue-ménage, ça, c’est pour la partie 2. Alors, oui, parfois on ressent une certaine longueur, notamment au début. Ca ne dure pourtant jamais bien longtemps. La psychologie des personnages est tellement intéressante, l’univers lui-même si bien construit que c’est un véritable plaisir de tout découvrir, petit à petit. L’auteure a fourni un brillant effort niveau authenticité de son petit monde. Bien que ce soit un roman qui reprend tous les codes de la fantasy je n’ai pas eu cette impression de déjà-vu. J’ai vraiment découvert quelque chose de nouveau, quelque chose qui a muri, quelque chose qui a été minutieusement réfléchi et surtout quelque chose qui a été imaginé et travaillé avec beaucoup de passion.

Un personnage coup de coeur pour ma part restera Yasalyn. Elle intervient assez vite dans le déroulement de l’intrigue et… elle est dure à cerner. On nous la présente directement comme la méchante qui fait semblant d’être gentille mais en fait est bien une traîtresse. Sauf que… y a tellement plus que ça la concernant. J’ai ressenti son personnage comme étant probablement le plus abouti. Celui qui pourra davantage nous surprendre au fil de l’histoire. Naid, le frère de Diphtil, était pas mal non plus. On sait qu’il y a bien des mystères le concernant et on espère toujours qu’il se dévoilera un peu plus… Bizarrement, au final, ce sont les héros principaux, Diphtil et son n’amoureux Astiran qui m’ont le moins plu. On pourra sûrement mettre ça sur le dos de la romance qui les lie et on sait désormais que… que quoi? Que la romance c’est beurk pour moi (je crois que je le dis dans chaque chronique, hum…). Et le caractère de Diphtil étant un tantinet niais, VOILÀ. C’est là que j’ai d’autant plus apprécié la présence de Yasalyn qui est le parfait contraire de l’héroïne. Yasalyn est l’incarnation du j’m’en bats les roubignoles et je parle sarcasmes comme je respire.

Je n’ai toutefois pas eu LE coup de coeur que j’espérais avoir (faut pas se mentir), et c’est en grande partie dû à la difficulté que j’avais de supporter Diphtil dans ses grands moments de naïveté intense et vu qu’on vit la totalité de l’aventure à travers ses yeux, fatalement, ç’a des conséquences sur ma lecture au bout d’un moment. Et j’aime j’aime d’amour les interventions tordantes de Naid et Yasalyn pour détendre tout ça!

Cette première partie envoie tout de même du lourd et laisse présager une deuxième partie qui surprendra davantage. Et j’ai franchement hâte de découvrir tout ça! Surtout que la fin… bah elle soulève carrément plus de questions et c’est pas gentil de faire ça à ses lecteurs, non mais, après on doit dépenser encore des sous pour savoir la suite. Pfffff, ces auteur.e.s qui créent de merveilleuses histoires. Devraient avoir honte. AU BUCHER.

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Date de sortie

Les Chroniques des Fleurs d'Opale, tome 1 : La Candeur de la Rose - partie 1

  • France : 2017-05-26 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 52
Commentaires 25
Extraits 2
Evaluations 37
Note globale 7.81 / 10

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