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Extrait de Les Chroniques lunaires, Tome 4 : Winter ajouté par Sheo 2015-04-23T21:41:25+02:00

"[...] Essayez de penser à moi quand vous le pourrez.

- Essayer, princesse ? releva Jacin avec un petit sourire. Je ne pense pratiquement à rien d'autre."

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Extrait de Les Chroniques lunaires, Tome 4 : Winter ajouté par Sheo 2015-05-19T10:48:52+02:00

"- J'ai besoin de lui autant qu'il a besoin de moi. Ça n'en fait pas de l'amour pour autant.

Winter baissa les yeux.

- En réalité, mon amie, je crois que c'est précisément ce qui en fait de l'amour."

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- Il n'y aurait pas du riz, là-dedans ? On pourrait peut-être en verser dans la tête de Cinder.

Tout le monde le dévisagea.

- Vous savez, pour... absorber l'humidité, ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas un truc qu'on fait ?

- Il n'est pas question de me verser du riz dans la tête.

- Pourtant, je suis presque sûr d'avoir vu un reportage sur quelqu'un qui avait plongé son minicran dans un sac de riz après l'avoir oublié dans la machine à laver, et...

- Thorne !

- Je voulais juste aider, c'est tout.

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Extrait de Les Chroniques lunaires, Tome 4 : Winter ajouté par Sheo 2015-10-08T22:32:59+02:00

"[...] J'aime bien Cress. (Kai se tortilla sur son siège.) Je vous aime bien aussi, d'ailleurs, tout en sachant que j'ai tort.

- Vous seriez surpris de savoir combien de fois j'ai entendu ça.

- Quelque chose me dit que Cress aussi vous aime bien - tout en sachant qu'elle a tort.

Thorne soupira.

- Oui, ça résume assez bien la situation.

Kai pencha la tête sur le côté.

- Comment ça ?

- C'est compliqué.

- Oh, c'est compliqué. Alors je suppose que je ne peux pas comprendre.

Kai ricana. Thorne lui jeta un regard noir.

- Si vous voulez, docteur. Ce qu'il y a, c'est que Cress s'imaginait être amoureuse de moi alors qu'en réalité elle aimait un autre gars qu'elle avait inventé dans sa tête, un type courageux, désintéressé et tout ça. Et comment lui en vouloir ? C'était un type super. Même moi, j'étais sous le charme. J'aurais bien voulu être comme lui.

Il haussa les épaules.

- Êtes-vous certain de ne pas l'être ? demanda Kai."

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Extrait de Les Chroniques lunaires, Tome 4 : Winter ajouté par Sheo 2015-05-19T10:50:56+02:00

"- Cinder, je n'ai rien d'autre à faire. Sérieusement. Le temps passé à bord m'a permis de constater que je ne possède pas la moindre connaissance pratique. Je ne sais pas cuisiner. Je ne sais rien réparer. Je ne peux pas aider Cress à la surveillance. Je ne connais rien aux armes, au combat ni... Au fond, je ne suis qu'un beau parleur et cela n'est d'aucune utilité en dehors de la politique.

- N'oublions pas votre faculté de faire craquer toutes les filles juste avec un sourire."

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— Jacin Clay, lui reprocha-t-elle à voix basse, tu parles par énigmes.

— Linh Cinder..., commença-t-il dans un souffle. (Il parlait si bas qu’elle dut incliner la tête pour l’entendre et que ses cheveux frôlèrent l’épaule de Jacin. Il s’humecta les lèvres.) C’est la princesse Sélène.

Tous les muscles de Winter se raidirent. Elle se redressa.

— Jacin ! Si Sa Majesté t’entendait...

— Je n’en parlerai à personne d’autre. Mais il fallait que je vous le dise, lui confia-t-il, les yeux plissés, remplis de sympathie. Je sais à quel point vous l’aimiez.

Elle sentit son cœur s’affoler.

— Ma Sélène ?

— Oui. Seulement... je suis désolé, princesse. Je ne crois pas qu’elle se souvienne de vous.

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Extrait de Les Chroniques lunaires, Tome 4 : Winter ajouté par Sheo 2015-04-12T13:35:32+02:00

"- Prudent, c'est mon quatrième prénom ! Juste après Suave et Audacieux.

- Tu n'arrêtes donc jamais de raconter n'importe quoi ? demanda Cinder."

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/!\ Spoiler

Quand Thorne cessa de l’embrasser, elle pouvait encore sentir ses cheveux lui chatouiller la mâchoire, et son souffle chaud sur son épaule.

— Vingt-trois fois, dit-il.

— Hmm ?

Elle ouvrit les yeux, confuse. Thorne se redressa d’un air coupable, inquiet, et l’euphorie de Cress retomba quelque peu.

— Tu m’avais demandé combien de fois j’avais dit à une fille que je l’aimais. J’ai essayé de me souvenir, et je suis à peu près sûr que la réponse est vingt-trois.

Elle cligna des paupières, lentement. Ses lèvres s’entrouvrirent sur une question qu’elle mit un moment à formuler.

— En comptant la Lunaire qui vous a embrassé ?

Il fronça les sourcils.

— Parce qu’il faut la compter aussi ?

— Vous le lui avez dit, non ?

Son regard se déroba.

— Alors vingt-quatre.

Cress en resta bouche bée. Vingt-quatre filles. Elle ne connaissait même pas vingt-quatre personnes.

— Pourquoi me dire ça maintenant ?

— Parce que je tiens à ce que tu saches que je ne l’avais encore jamais pensé. Je le disais, parce que je croyais que c’était ce qu’on attendait de moi, mais ce n’était pas sérieux. Avec toi, c’est différent. C’est la première fois que j’ai peur. Peur que tu finisses par changer d’avis. Peur de tout gâcher. Nom d’une dame de pique, Cress, je suis terrifié devant toi !

Elle sentit ses entrailles se nouer. Il n’avait pas l’air tellement terrifié.

— Ce qu’il y a, commença Thorne en se glissant par-dessus ses jambes pour s’allonger à côté d’elle, avec ses bottes et tout, c’est que tu mérites mieux qu’une canaille qui finira tôt ou tard par se retrouver en prison. Tout le monde le sait. Même moi, je le sais. Mais tu sembles bien décidée à croire qu’au fond je ne suis pas un mauvais bougre. Alors ce qui me fait le plus peur, c’est qu’un jour tu te rendes compte que tu pourrais avoir beaucoup mieux.

Il entortilla une mèche de Cress autour de ses doigts.

— Thorne…

— Pas de problème, la coupa-t-il en embrassant sa mèche de cheveux. Je suis un génie du crime, j’ai un plan.

Après s’être raclé la gorge, il entreprit de cocher des cases invisibles devant lui.

— D’abord, trouver un travail convenable – c’est fait. Acheter mon vaisseau dans les règles – c’est en cours. Prouver que je peux être un héros en aidant Cinder à sauver le monde – attends, ça aussi c’est fait. (Il lui adressa un clin d’œil.) Oh, et arrêter de voler des trucs, mais ça va sans dire. Donc, le temps que tu réalises à quel point je ne te mérite pas… eh bien, peut-être que je te mériterai, finalement.

Son sourire devint canaille.

— Voilà comment ce discours était censé se dérouler.

— C’était un bon discours, approuva-t-elle.

— Je sais.

Il se pencha plus près pour l’embrasser sur l’épaule. Elle en eut la chair de poule sur tout le bras.

— Capitaine ?

— Cress ?

Elle ne pouvait pas ne pas le dire, même si elle se rendit compte qu’il avait raison. C’était un peu effrayant. Beaucoup plus que la première fois qu’elle le lui avait dit, dans le désert. Car les choses étaient différentes maintenant. C’était bien réel.

— Je vous aime.

Il rit doucement.

— J’espère bien, après tout le mal que je me suis donné.

Il lui déposa un baiser sur la tempe.

— Moi aussi, je t’aime.

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[...]

Sans oublier bien sûr les humiliations et autres châtiments publics.

Winter haletait, essoufflée par sa course et grisée par son succès, quand l’esplanade apparut devant elle. Puis elle le vit, lui, et l’émotion lui coupa les jambes. Elle dut ralentir pour reprendre son souffle.

Il était assis contre le gigantesque cadran solaire érigé au milieu de l’esplanade, instrument aussi imposant qu’inutile pendant les longues nuits. Ses bras nus étaient attachés par des cordes et il avait le menton posé sur la clavicule, le visage masqué par ses cheveux pâles. En s’approchant, Winter put voir les marques de fouet qui lui zébraient le torse et le ventre, maculées de sang séché. Il en avait sûrement d’autres dans le dos. Et des ampoules dans la main, causées par le manche du fouet. « Je vous condamne à vous infliger trente coups de fouet », avait proclamé Levana, mais tout le monde savait que Jacin serait sous le contrôle d’un thaumaturge. Il ne s’était pas infligé volontairement ce châtiment.

Winter se demanda si Aimery s’en était chargé. Il s’était sans doute porté volontaire, et avait dû savourer chaque coup.

Jacin leva la tête au moment où elle atteignait le bord de l’esplanade. Leurs regards se croisèrent, et pendant un instant Winter se retrouva devant un homme attaché, battu, qu’on avait exposé toute la journée aux moqueries et aux mauvais traitements ; et en cet instant, elle eut peur qu’il ne soit brisé.

Que ce ne soit plus qu’un des jouets cassés de la reine.

Mais alors le coin de sa bouche s’incurva, son sourire gagna ses yeux bleus et il lui parut aussi beau, aussi chaleureux que le soleil au petit matin.

— Hé, miss Catastrophe, lança-t-il, appuyant sa tête contre le cadran solaire.

À ces mots, la terreur de ces dernières semaines se dissipa d’un coup, comme si elle n’avait jamais existé. Il était vivant ! Il était de retour. C’était toujours le même Jacin.

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La princesse recula et il fut capable de respirer a nouveau.

"Maintenant que les présentations sont faites, je pense que nous pouvons abandonner les formalités. Après tout, avec le mariage qui se prépare, vous êtes pratiquement mon père."

Kai eu un mouvement de recul, sa bouche s'ouvrant en grand.

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