Livres
625 295
Membres
731 845

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

(Trad. perso)

« Ce. Cul », Gary et moi dîmes en même temps.

Parce que c'était un beau cul. Mieux que beau. C’était un cul splendide. Superbe, même.

« Mords-le » murmura Gary, poussant sa tête contre mon dos. Bordel de merde, vas-y mords-le »

« Ma bouche n’en n’est pas digne » dis-je.

« Qu’est-ce que c’était ça ? » Ryan demanda, se tenant de dos et regardant pardessus son épaule. Son incroyable, incroyable épaule.

Gary répondit « Sam veut mordre - -«

« De la nourriture », dis-je le coupant rapidement. « Je veux mordre de la nourriture parce que j’ai tellement faim en ce moment. Et tu devrais mettre des habits. »

Il se regarda, puis moi à nouveau. « Pourquoi ? Il n’y a que nous ici ».

« Et personne ne peut t’entendre crier », rajouta obligeamment Gary.

« Nous se mettre tout nus ? » demanda Tiggy alors qu’il commençait à défaire les liens de son pantalon.

« Non ! » dis-je. « Ce n’est pas l’heure de se mettre tout nu. Nous n’avons absolument pas besoin de se mettre tout nu. En fait, nous devrions mettre tous les habits que nous avons apportés pour être l’exact opposé de tout nu ».

« Je suis toujours nu », ronronna Gary à Ryan. « Et tu dois excuser Sam. Il est un petit peu… frustré. Je lui ai dit qu’il devrait juste aller dans les bois et se mastur- -«

« Mastiquer », m’exclamais-je. « Il veut que j’aille mâcher de la nourriture dans les bois, mais j’ai dit Pourquoi ? pourquoi faire ça ? Nous pouvons juste mastiquer ici. Au camp. Parce que c’est ce que font les gens normaux ».

« Biiiiiiiien, » dit Gary. « Peut-être que Ryan et toi vous pouvez mastiquer ensemble ? »

« Ou pas » dis-je les dents serrés. « J’aime mastiquer tout seul ».

« Et tu es si bon à ça », répondit Gary. « Les mouvements de haut en bas de ta… mâchoire. Et ensuite, pour finir, tu avales. Pas vrai, Sam ? Tu avales, n’est-ce pas ? »

« Bien sûr que j’avale », dis-je confus. Bordel, de quoi on parlait maintenant ? « J’avale toujours quand j’ai fini. Qu’est-ce que je suis supposé faire ? Recracher ? »

Afficher en entier

Il avait des doigts longs et élégants avec lesquels il avait suivi les traits des garçons empierrés. Il avait une longue cape noire et des chaussures roses pointues qui étaient juste géniales. Je n’avais même pas essayé de deviner son âge. Peut-être trente ans. Ou trois-cents ans. Quand il avait pris la parole, il l’avait fait d’une voix légère et mélodieuse, presque comme s’il avait chanté plutôt que parlé. C’était magnifique.

— C’est vraiment une surprise.

— Est-ce…, avait chuchoté ma mère à mon père.

— Je crois…, avait répondu mon père. — J’aime vos chaussures, avais-je dit.

Évidemment. Elles étaient roses et pointues. Je voulais tellement une paire comme celle-ci.

Ma mère et mon père avaient grogné.

Morgan m’avait regardé et avait incliné la tête sur le côté.

— Merci, mon petit. Je les ai créées avec des larmes de succube et avec la souche d’un arbre frappé par la foudre que j’ai trouvé sous la Lune d’Hiver. J’aime ton visage.

J’avais souri.

— Merci, mon grand. Mes parents l’ont fait quand ils se sont mariés. Je suis un bébé de lune de miel, peu importe ce que ça veut dire.

Mes parents s’étaient étouffés.

Morgan avait gloussé avant de dire :

— C’est très bien dit. Est-ce que ce sont tes parents ?

— Oui, avais-je dit fièrement.

Afficher en entier

— La première fois que je l’ai vu, j’ai accidentellement transformé son nez en pénis. J’étais jeune et je pensais beaucoup au sexe.

Ryan faillit tomber. Sans aucune raison. Il ne marchait même pas.

Je haussai les sourcils.

— Tu vas bien ?

— C’est juste… commença Ryan. Je ne… Sam.

— Ça résume assez bien ce que nous ressentons tous à propos de Sam, railla Gary. De l’affection avec un grand penchant vers l’horreur.

Je souris à Ryan.

— Tu as de l’affection pour moi.

Il commença à tousser violemment.

— De l’affection, dit Gary à Tiggy.

— De l’affection, répéta le demi-géant.

— Quoi ? demandai-je.

Ils soupirèrent tous les deux.

— Randall, appela Gary. N’est-ce pas un prérequis pour tous les sorciers d’avoir au moins légèrement conscience de ce qui les entoure ?

— On peut l’espérer, répondit Randall. Un sorcier doit tout le temps être familier avec son environnement et doit réussir à comprendre toutes les subtiles nuances des personnes et-ou des créatures qu’il fréquente.

— Les subtiles nuances, répéta Gary.

— Subtiles, insista Tiggy.

Je leur jetai un regard noir.

— Vous êtes ridicules.

Afficher en entier

Je me retournai lentement vers Tiggy et Gary, mon coeur tambourinant dans ma poitrine.

Ils me souriaient de toutes leurs dents.

— Vous… n’avez pas osé.

— Oh Sam, susurra Gary. Tu ne devrais jamais sous-estimer une licorne et un géant.

— Que se passe-t-il ? demanda Ryan.

— On s’en va, répliquai-je. Maintenant.

Gary s’assit sur moi.

— Oh… merde, réussis-je à souffler alors que ma chaise craquait sous notre poids.

— Tu n’iras nulle part, répondit Gary.

Il se tortilla légèrement.

— Je ne peux pas… respirer…

— Tu me traites de gros ? siffla-t-il en me regardant.

— Sérieusement… Gary… pour l’amour des Dieux…

Il agita sa queue sur mon visage.

— Tes fesses sont… juste là.

— Heureusement que seuls des arcs-en-ciel et une odeur de cookie en sortent, me rappela-t-il.

Comme si cela était censé rendre la situation moins gênante.

Afficher en entier

— Comment faites-vous ça ? demanda Ryan.

— Te faire dire à voix haute des choses que tu ne veux pas révéler ? C’est simple. Je suis Mama. Je peux tout faire.

— Je crois que j’ai oublié pourquoi nous sommes-là, dis-je en regardant Ryan.

— Tu es engagé, lui annonça Mama. Bien sûr, tu devras renoncer à ton titre de chevalier, à ton serment au Roi, tu devras annuler tes fiançailles avec le Prince, puis dire à ton grand amour que tu ne peux plus être avec lui.

— Est-ce que ce grand amour ne le comprendra pas quand il rompra les fiançailles ? Je pense que c’est assez parlant, fis-je remarquer.

Mama me fixa.

— Quoi ? demandai-je.

— Es-tu vraiment si stupide ? dit-elle.

— Pourquoi tout le monde continue de me dire ça ?

Afficher en entier

Il avait souvent des problèmes avec certaines petites choses, comme les ordres et la concentration. Ce n’était pas sa faute, pas complètement. Son cerveau fonctionnait un peu différemment et c’était plus facile pour lui d’être distrait. Sa mère disait que c’était une manie. Son père disait que c’était un talent. Morgan disait que c’était un problème qui devait être réglé.

Afficher en entier

— Sam ?

J’ouvris la bouche pour lui dire à quel point il était génial, que son cristal était la chose la plus cool, pour le rassurer sur le fait que nous allions bien et que nous étions clairement sur la Vieille Route comme il nous en avait donné l’ordre. Au lieu de cela, je dis : — Nous sommes allés dans les Bois Obscurs, j’ai encore failli être marié à une fée gay et maintenant je me sens mal. Ryan a été tripoté par des arbres et le Roi des Fées Dimitri était mystérieux, agaçant et apparemment, il a un fantasme de taille.

Silence. Gary, Tiggy et Ryan me regardaient, les yeux écarquillés.

Morgan soupira.

— Je me sens mieux, dis-je à tout le monde. Vous vous sentez tous mieux ? Moi oui. L’honnêteté est comme un baume pour mon âme tourmentée.

— Je ne sais même pas pourquoi je te dis quoi faire, dit Morgan.

— Parce que ça vous fait vous sentir spécial ? devinai-je. Parce que vous l’êtes.

— Tu penses que je suis spécial, dit-il d’un air impassible.

— Oui.

Il soupira à nouveau.

— Comment va le château ? demandai-je.

— Tu es parti depuis quatre jours.

— Des choses peuvent arriver en quatre jours. Comme… des trucs.

— Des trucs ?

— Bien sûr. Vous savez. Des choses.

— Je vais quand même te crier dessus, Sam.

— Bon sang. Vous en êtes sûr ? Parce que vous n’avez pas l’air sûr.

Afficher en entier

— Vous lui avez dit, hein ? Avec votre réseau secret de sorciers dont vous ne m’avez toujours pas parlé.

— Ça s’appelle une lettre envoyée par courrier, dit-il.

Afficher en entier

— Tu as dit quelque chose tout à l’heure.

Il avait un regard calculateur.

Mon sourire s’évanouit. Je détestais le Morgan calculateur.

— J’ai dit beaucoup de choses tout à l’heure. C’est un peu mon genre.

— « Donc, ha ha, fait amusant : j’aurai peut-être quelque chose à vous dire dans un moment. Considérez ça comme une mise en bouche, mais vous ne pourrez pas du tout vous énerver contre moi parce que ce n’est pas ma faute », récita Morgan.

— Je déteste votre mémoire, dis-je. Je la déteste tellement. Et cette voix que vous venez d’utiliser ? Si vous étiez en train de m’imiter, je me sens insulté.

Je n’ai pas cette voix si aiguë et couinante.

— J’ai été entraîné tel un imitateur de génie.

— D’accord, donc peut-être que j’ai cette voix aiguë et couinante. C’est démoralisant.

— Je suis dévasté pour toi

Afficher en entier

Sorcier Trapu dit :

— Mes Dieux. Comment t’as fait ça ?

Je haussai les épaules.

— Je suis un sorcier.

Ah ! Gary n’était même pas là pour me corriger. Il allait péter les plombs quand j’allais lui raconter.

Les Obscurs me regardèrent tous, bouche bée.

J’ajoutai en grimaçant :

— Oh. Est-ce que ça peut rester un secret ? Genre, pour tout le monde ? Ce serait tellement cool. Je vous revaudrai ça.

Je jetai un coup d’oeil à la ronde, essayant de regarder chaque témoin dans les yeux pour voir à quel point ils étaient sincères.

Ils acquiescèrent.

Je me sentis soulagé.

Tout irait bien.

***

Tout n’irait pas bien.

Le jour suivant, on cria le titre des journaux dans la Cité de Lockes.

L’APPRENTI DU SORCIER DU ROI A VAINCU SEUL UNE ARMÉE D’OBSCURS, JUSTE AVEC LE POUVOIR DE SON ESPRIT ! LES TÉMOINS DISENT QUE SES YEUX BRILLAIENT D’UNE BELLE LUMIÈRE DIABOLIQUE ! LE PREMIER RENCARD AVEC LE FILS DU MAGNAT GOLDWAITHE EST CONSIDÉRÉ COMME UN ÉNORME SUCCÈS ! ON ATTEND L’ANNONCE IMMINENTE D’UN MARIAGE ! LISEZ CETTE HISTOIRE EN EXCLUSIVITÉ !

Merde.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode