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Cette femme était visiblement troublée et elle lança un regard meurtrier à la cuisinière au sol, qui avait soudain très chaud. En fait, tous s’attendirent à ce que la petite hôtesse pique une crise, mais il n’en fût rien, elle se contenta de fermer les yeux et de continuer à manger. Comme le pire semblait être évité, on leur servit la suite du repas gastronomique délicieux. Devant chaque invité, on déposa à nouveau une assiette, contenant cette fois de petites pommes de terre sautées, du brocoli cuit dans une sauce caramélisée et un morceau de poulet croustillant.

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Un silence gênant retomba. La domestique se présenta avec les hors-d’œuvre comme si de rien n’était. L’ambiance était lourde, on ne savait trop quoi dire. Devant chaque invité, même ceux au sol, on déposa une assiette qui contenait poivrons grillés à l’ail, terrine de pâté de campagne, salade périgourdine, mousse de saumon au fromage et fines herbes. On leur resservit aussi du vin. On gouta les mets délicieux, les estomacs appréciaient la nourriture et on se détendit.

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Il fixa momentanément le ciel, y cherchant peut-être un signe quelconque venant de ce Dieu ignorant ses brebis égarées depuis si longtemps.

Et avec folie, il lança la chose frigorifiée dans les eaux sombres, le cordon se balançant comme la queue d’une comète à la dérive. Il entendit l’impact, puis se détourna, sanglotant comme jamais il l’avait fait dans sa vie. Il tomba à genoux, colère et détresse formant un cocktail dangereux.

Il murmura.

— Naomi…

Dos au fleuve, il se releva, remontant la pente dans un état second. Il vit la sage-femme qui se ruait dans la voiture du médecin. Elle avait sûrement passé un appel à la police.

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Roger tira sur le poupon et réalisa que ce dernier était encore relié à la mère défunte par le cordon ombilical grisâtre, qui se tendit tandis qu’il reculait. Le père, visiblement en état de choc, agrippa le lien nourricier afin de tirer sur celui-ci, voulant le détacher de la carcasse de sa femme. Il tira avec force, ignorant le contact infect ; le cordon se rompit entre les jambes de Naomi, n’y laissant qu’un moignon. Comme un fouet claqué ou un élastique brisé, le conduit de tissu conjonctif qui venait de se détacher fut projeté dans la pièce et atteignit Roger au visage.

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Ma femme accouche d’un poisson et tu me parles de le laisser vivre ?

Bien malgré lui, malgré la répulsion et l’horreur, le pêcheur tendit la main vers la chose grouillante. Le médecin eut un mouvement de recul, éloignant l’enfant du père furieux.

— N’y touchez pas, elle est fragile. Je dois couper le cordon.

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Son ami venait de parler avec une dureté et une froideur qu’elle ne reconnut pas, la glaçant d’effroi. Les deux assistants rigolaient. Angie observa son copain, qui se tenait en retrait, les mains dans les poches. Désarçonnée, la sirène continua ses supplications.

— Quoi ? Je…je ne comprends pas ! Il n’est pas trop tard, vous pouvez garder l’argent ! Je ne dirai rien…

Gustave baissa le regard vers le sol, réprimant toute culpabilité. La comtesse patientait, à la fois amusée par la discussion et curieuse de connaître la suite. Le nain qui l’avait suivie dans son aventure reprit la parole.

— Écoute, Angie. Je suis désolé. C’est mon emploi de trouver des cobayes pour Rose.

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P

L observait la façade de l’immeuble avec ses deux lions devant l’entrée. Dans la voiture à l’habitacle surchauffé, Morel et le nain qui avait accepté de les aider se trouvait sur la banquette arrière. Le pauvre avait été tabassé, son visage en portait les nombreuses marques. La brute à ses côtés ne cessait de le frapper sans raison, sinon pour s’amuser. L’acteur kidnappé gémissait ; il avait rapidement compris que son agresseur adorait le voir pleurer et supplier, qu’il était préférable de se taire.

La Fouine revint à la voiture, dont il ouvrit la portière pour réintégrer son siège à l’avant. L’habitacle de la vieille Chevrolet Impala s’empuantit aussitôt de l’odeur de cigarette qu’il trimbalait avec lui.

— Je n’ai pas trouvé de sortie en arrière, annonça-t-il à ses compagnons. On dirait qu’il n’y en a pas. La ruelle de l’autre côté est vide.

L’agent de la SQ se retourna afin d’observer leur prisonnier, qui gardait le regard baissé.

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La propriétaire des lieux s’avança afin de prendre place à la table, non sans jeter un regard satisfait vers les deux individus au sol. Cette femme avait vraiment des idées de grandeurs. Nancy se fit la réflexion qu’elle devait souffrir de grands problèmes psychologiques.

Dès qu’elle fut en position à la table, elle leva le regard vers Gustave et le salua d’un mouvement de tête. Conservant un air sérieux, elle en fit de même pour Angie, avant de parler.

— Nous allons prier.

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Lorsqu’ils furent tous installés, la domestique s’éloigna vers la cuisine adjacente par une porte à battant. La disposition des lieux n’avait rien de particulier, il s’agissait d’une cuisine et d’une salle à manger tout à fait normales, si ce n’était de leur petite taille. Tandis qu’ils patientaient, on leur servit du vin rouge, que tous acceptèrent. Le chandelier éclairait la pièce d’une lueur orangée bienveillante. Une fenêtre permettait de voir l’obscurité au-dehors, de distinguer une cour arrière. Une odeur agréable flottait autour d’eux, la promesse de mets délicieux, et ils se mirent à en avoir l’eau à la bouche. Cela les changerait de la nourriture avariée et sans goût du carnaval ou encore des repas frits des concessionnaires ambulants des différentes villes visitées.

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La comtesse Rose Dufresne Nicole se retourna vers la sirène immobile et intimidée. La femme s’approcha, son expression faciale dissimulée sous le masque, mais on devinait son dédain, ses petits yeux presque asiatiques tentaient de percer la carapace écailleuse de l’esprit de la jeune femme. Se plaçant devant la sirène toujours au sol, Rose se pencha afin de lui tâter la queue. Ses doigts experts touchaient la peau, cherchaient l’ossature, les joints, les muscles. Il y avait une qualité chirurgicale dans sa méthodologie d’attouchement. Elle émit quelques grognements, bougea la tête d’un côté à l’autre. La tension était palpable dans la pièce, personne n’osait remuer ou même respirer.

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