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J'ai donc simplement fait comprendre que je cherchais l'âme soeur, mais que l'âme demi-soeur m'intéressait aussi.

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Babeth La première fois que je l’ai vue, je l’ai trouvée trop grande, trop rousse, trop pulpeuse et puis, qu’est-ce qu’elle riait fort ! Il faut dire qu’on convoitait le même barbu, ça n’aide pas à créer des liens. Toute la soirée, on s’est tiré la bourre, pour ne pas dire les cheveux. Si elle enflammait la piste de danse avec sa robe vert pomme et ses bottes de cowgirl, j’essayais de faire des blagues dans le squat-cuisine, et inversement. Ça devenait tellement navrant qu’à un moment, je suis allée la voir et lui ai proposé un marché :

– Celle qui a eu le moins de mecs ces derniers temps décroche le barbu, okay ?

– Dans ce cas, j’ai aucune chance, j’adore le sexe.

Moi, vexée :

– Moi aussi, j’adore le sexe.

– Oui, mais moi, je viens de coucher dans les toilettes avec le métisse, là-bas.

– Ah... d’accord... mais... heu... tu t’en fous du barbu, alors ?

– Non, pourquoi ?

J’ai dû avoir la tête d’une ado qui découvre la définition de « fist fucking » parce qu’elle a explosé de rire et m’a asséné :

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MISTER BIG BEN Il y a quelques jours, je dînais dans un resto branchouille avec des potes. Un DJ mixait des musiques de vieux films, le vin était délicieux, le burger à la truffe aussi. Je venais de finir un long métrage vampirisant, mais j’étais en vacances jusqu’au 1er septembre. Deux mois consécutifs ! Je n’avais pas vécu ça depuis l’école. J’étais bien, détendue, en confiance, quand, tout à coup, Tim a dit :

– Au fait, qui va au mariage de Ben ?

Cette phrase m’a aspirée comme un trou noir et tout s’est mis à fondre autour de moi, les potes, la table, les frites maison, les murs du resto... Je me suis retrouvée seule, prostrée sur ma chaise au milieu d’un monde en ruine. Ben, c’est Benjamin et Benjamin c’est mon ex, celui avec qui j’ai vécu quatre ans, celui avec qui j’ai baisé, ri, déjeuné, dîné, regardé Six feet under, celui avec qui je suis allée au cinéma, au théâtre, en soirée, en Thaïlande, celui, enfin, qui a muté génétiquement quand je l’ai quitté, qui est devenu solitaire, coléreux : inconsolable. J’avais eu vent qu’il avait retrouvé quelqu’un, mais je m’imaginais une fille de passage qu’il martyrisait de son indifférence... Il se mariait ?!

Apparemment Ben tenait encore un rôle très important dans ma vie : c’était mon plan B. J’étais célibataire d’accord, j’expérimentais l’humiliation, la solitude, la douleur, tous ces trucs rigolos à raconter, mais au final, si ça partait vraiment en brioche, je rappelais Ben et je lui faisais plein d’enfants.

Il se mariait ?!

Quelle horreur... J’étais vraiment célibataire alors...

Le lendemain, j’ai décidé d’aller sonner chez lui. Je sais, c’est dégueulasse pour la fille, pour lui, pour tout le monde, mais j’étais là la première ! Dans le hall de son immeuble, je suis tombée sur une grande blonde hyper sympa qui galérait avec un fauteuil seventies. Elle venait d’aller le chercher dans le 77 et s’apprêtait à le monter à mains nues pour faire une surprise à son mec. J’ai tout de suite compris que c’était la fiancée de Ben et que je n’allais pas pouvoir lutter. Louer un camion pour aller chercher un fauteuil au fin fond de la Seine-et-Marne ? Ce que je ressentais encore pour Ben était incapable de générer un truc pareil. Je l’ai aidée à monter ces trente kilos d’amour et me suis empressée de redescendre.

En traversant la place de Clichy pour rejoindre les Abbesses, je me suis dit que c’était peut-être une chance pour moi, finalement, ce mariage. Ne faut-il pas être vraiment célibataire pour retrouver vraiment quelqu’un ?

Je ramasse les copies dans quatre heures.

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Comme on ne se connaît pas encore, laissez-moi vous expliquer dans quoi je roule : je m’appelle Marion, je fais 1,70 m (en talons) et 52 kilos (en rêve). J’ai de belles boucles brunes qui explosent en afro dès qu’il pleut, des petits seins espiègles et des fesses plantureuses qui m’inspirent tendresse et agacement. Je suis née en 1980, une année détestable pour le bordeaux et franchement pas terrible pour Joe Dassin qui est mort pendant les grandes vacances.

Je suis Bélier ascendant Bélier, autant dire que la prudence n’est pas le terme qui me définit le mieux. J’agis souvent à l’instinct. En amour, je vous épargne le suspense : c’est risqué. Depuis que je m’envoie en l’air en espérant retomber du bon côté de la tartine, je suis devenue une spécialiste des démarrages en côte et des accrochages au kilomètre 5. J’ai eu de vraies histoires quand même, mais si toutes méritaient un détour, aucune ne valait le voyage. Je me retrouve donc célibataire à l’âge où ma mère pouponnait son troisième enfant (moi) un bijou de gaieté et d’intelligence primitive (faudrait pas vieillir).

Quoi d’autre ? Je fais partie d’une meute de quatre louves : Léa que j’ai rencontrée à l’école primaire, la fille la plus franche et la plus maquée que je connaisse, Sophie qui est tout ce que je ne suis pas : sportive, maniaque et sobre H24 et enfin Babeth, une grande rousse hilarante et sexuellement ingérable.

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« Sortis de l’autoroute, nous avons beaucoup tourné : tourné en épingle d’abord sur des routes meurtrières, tourné en rond ensuite sans pouvoir demander notre chemin dans cette région fantôme, tourné de l’œil enfin en arrivant devant notre gîte, une auberge délabrée scandaleusement appelée : « la château de la Rousse ». […]

Nous sommes descendus de voiture, ce qui en soi constituait déjà un acte de bravoure. […] Un couple est alors sorti pour nous accueillir. Ils avaient des têtes à alimenter les faits divers. […]

Malheureusement tout s’est avéré à l’image de nos châtelains en survêtement : notre chambre minuscule, le matelas en cuvette, la salle de bains rongée par le calcaire et l’eau tiédasse qui coulait plus par le flexible que par la pomme de douche. […]

On s’est dit qu’on allait se rattraper sur la visite de la région, preuve qu’on ne connaissait pas du tout le coin. A part un lac à l’eau boueuse où j’ai pris un coup de soleil carabiné et une ferme où on a failli se faire empaler par un bouc, il n’y avait rien à moins de vingt kilomètres de tournants. Même bouquiner sur la petite terrasse devant notre chambre relevait de la performance, le gite étant construit près d’une porcherie, dès que le vent soufflait on avait l’impression de vivre dans une maison en andouillette. »

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Le sujet était aux petits maux de la grossesse. Petits? Vraiment? Des hémorroïdes aux gencives qui saignent, les filles enchaînaient les détails ragoûtants avec la même passion qu'elles mettaient autrefois à parler de mecs. Le pire c'est quand elles ont embrayé sur l'accouchement. Où passe la pudeur quand on est enceinte? On décoche l'option? J'ai cru qu'on avait touché le fond quand une blonde a prononcé dans la même phrase les mots "glaires", "hémorragie" et "excréments", mais le moment des jeux a révélé un double fond. Je regardais ma Nadia morte de rire alors qu'elle se débattait avec une couche pleine de Nutella et là, contre toute attente, j'ai été émue aux larmes. Elle que j'avais si souvent vue galérer avec les mecs, elle semblait enfin heureuse. Elle était constipée depuis huit mois, elle devait avoir des chichis à la place des artères, sa vessie avait une autonomie de vieux Nokia et elle s'apprêtait à accoucher dans d'affreuses souffrances, pourtant elle n'avait jamais été aussi épanouie.

Le bonheur 1-Marion 0

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" Il y a des grandes victoires qui nous font adorer tous nos petits échecs."

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" Et puis, j'ai eu des tas de révélations aussi puisque, bizarrement, c'est dans ces moments troubles qu'on prend conscience des grandes choses : que rien n'est éternel, qu'on a beau être entourée, on est seule face à ses insomnies et, surtout, qu'il y a une vie après l'amour…"

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En même temps, il y a de belles histoires qui calent au démarrage.

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Adrien à mes pieds, un genou en terre et une bague à la main.

- Qu'est ce que t'en dis ? on arrête de déconner ? on y va pour de vrai ?

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