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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par MadameLit 2017-09-17T21:33:06+02:00

Tes cheveux, un flot de chocolat semé de zestes d’orange au soleil. Tes yeux, des billes de caramel doré. Ta bouche, une framboise gorgée de soleil. Ton rire, une cascade de sucre filé. Et ton corps, ma farandole des desserts. Ève aux mille parfums qui me fait perdre la tête.

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par flo27 2017-07-25T22:56:54+02:00

— Ça va ?

— Le Tyran est mort et je lui ai fait du bouche-à-bouche.

Il est très clairement horrifié.

— T’es dingue ou quoi ? Et si t’avais réussi à le faire revenir ? (Son imagination s’emballe.) Ça aurait fait comme dans Simetierre de Stephen King, il se serait relevé en ayant perdu toute humanité, dans le seul but de tous vous étriper ! Ah mais merde, c’est déjà ce qu’il faisait… (Il me regarde avec tout le sérieux du monde.) Tu crois qu’en fait il a été ressuscité ?

— Seb, c’est pas drôle.

— Si, mais t’as aucun humour au réveil. Allez, habille-toi. L’École organise une veillée pour lui rendre hommage. Bougies, défilé silencieux et tout le tralala. (Il me regarde de travers.) T’as juste à enfiler une robe noire, pour le reste t’as déjà la tête qu’il faut.

Je le fusille du regard mais il s’en moque et sort en lançant par-dessus son épaule :

— Dix minutes

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par flo27 2017-07-25T23:00:01+02:00

Benoît et Céline surgissent au même moment dans mon champ de vision et la colère chasse le tableau idyllique d’un massage des pieds par Apollon. Je prends quand même le temps de jeter un coup d’œil à ses mains. Elles sont grandes et larges, je suis sûre que mes pieds taille fillette seraient parfaitement à l’aise dedans. Je secoue la tête. N’importe quoi !

— Des ennuis ?

Du menton, il désigne le couple maudit qui s’avance vers nous. Céline est plus belle que jamais avec sa longue chevelure blonde et ses hanches suggestives. Je me renfrogne.

— Jusqu’à ce matin, c’était mon petit ami.

— Et maintenant ?

— Maintenant il ne l’est plus.

— Vous êtes sûre ? J’ai un doute.

Je vais vraiment finir par lui enfoncer mon talon dans les orteils. Benoît et Céline sont arrivés jusqu’à nous sans que j’aie pu m’enfuir. Je lance un regard furieux à mon torsionnaire. Ça aussi, c’est sa faute et, de mon point de vue, il commence à avoir une sacrée ardoise. Benoît me tend une main que je laisse dans le vide.

— Ève, comment te sens-tu ? (Et avant même que j’aie pu répondre, il se tourne vers mon voisin :) Bonsoir, Benoît Latour. Je suis honoré de vous rencontrer.

Il serre la main tendue de mauvaise grâce et je lui suis reconnaissante de cette forme de solidarité.

— Merci. Ève, tu viens ? (Il prend mon bras et m’entraîne vers la sortie.) Je meurs de faim, allons dîner.

Abasourdie, je me laisse faire. Je croise le regard stupéfait de Sébastien et de Claude mais me contente de hausser les épaules. Il me guide jusqu’à sa voiture et m’ouvre la portière. Je m’assois et éclate de rire.

— Merci mille fois ! La tête qu’il a faite ! Ça mérite bien que je vous pardonne de m’avoir écrasé les orteils !

— Mince… plus question de massage alors ?

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par francebelle 2017-07-14T09:54:59+02:00

Désespérée, je sens que je vais perdre tout contrôle quand un pied vient s’écraser violemment sur le mien. La douleur me coupe le souffle et je suis sûre que mes orteils ont doublé de volume dans mes escarpins. Outrée, je lève les yeux vers mon voisin qui regarde fixement devant lui.

- J’ai pensé que vous aviez besoin d’un coup de main.

- Là, c’était un coup de pied !

Il retient un sourire, mais ses sourcils froncés me donnent à penser qu’il désapprouve et de son côté Sébastien me flanque un coup de coude. Je vais finir par me plaindre, je suis une femme battue. Est-ce que les hommes ne savent donc plus s’exprimer autrement qu’en frappant ?

*** ***

Zacharie se place devant moi pour faire écran aux regards des autres.

- Ne leur donne pas ce plaisir, Ève.

[…]

Calmement, je ramasse ma tarte gâchée, marche jusqu’au poste de Benoît et la lui écrase soigneusement sur la figure. Puis sans un mot, je dénoue mon tablier et le pose sur le plan de travail avant de sortir.

Je suis en train de vider mon casier quand Zacharie me rejoint, mon tablier à la main.

- Mademoiselle Colinet, faites demi-tour immédiatement et venez finir votre travail.

Je ramasse mes dernières affaires. Puis je lui prends le tablier des mains et le jette dans la poubelle en le regardant droit dans les yeux.

- Va te faire foutre.

Source: http://twilight-teamsuisse.blogspot.fr

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par ilovelire 2017-07-09T22:43:14+02:00

Je passe les trois jours suivants cloîtrée à la maison, à regarder la télé en mangeant des biscuits. D’habitude, quand je déprime, je cuisine. Mais l’École reste fermée pendant trois jours en signe de deuil et je me dis que la moindre des choses, c’est de faire pareil. Sébastien va et vient, ravi de ces jours de vacances inattendus, et en profite pour faire la fête. Je m’en fiche, les cuisiniers n’ont pas de cœur, c’est bien connu. Il me tire la langue. Et les pâtissiers pas de cerveau.

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par MadameLit 2017-09-17T21:33:35+02:00

J’ai besoin de te toucher, de t’embrasser, de t’aimer. Pas une fée, une sorcière, je n’arrive plus à lutter. Alors quitte à échouer, t’aimer, comme jamais tu ne l’as été. Explorer ton plaisir, le faire scintiller. Soigner tes blessures et t’aimer encore. Me perdre en toi, te retrouver. Te dessiner dans un dessert et te l’offrir, ce qu’il y a de meilleur en moi.

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par MadameLit 2017-09-17T21:33:26+02:00

—Ève, je n’arriverai jamais à te faire tenir tout entière dans un dessert.

L’intensité de son regard et de sa voix me nouent la gorge. Je glisse mes doigts dans ses cheveux.

—Alors tu feras une farandole.

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par MadameLit 2017-09-17T21:33:18+02:00

Il me tient serrée contre lui, nos jambes emmêlées, nos peaux prenant le temps de se reconnaître. Ma faim se réveille, et je pique des baisers sur son épaule, son bras, sa poitrine, avant qu’il ne m’immobilise.

—Ne bouge plus. Interloquée, je lève les yeux vers lui.

—Quoi ?

—S’il te plaît, ne bouge plus. Laisse-moi t’aimer.

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par ilovelire 2017-07-09T23:24:08+02:00

— Ève, il faut qu’on parle.

Oui, je sais. « Ève ». C’est tout ce que mes parents ont trouvé pour me punir dès ma naissance. La pécheresse. Sauf que, bien sûr, je n’ai aucun des appâts qui justifieraient une telle réputation. Je suis pâtissière et mince comme un fil. Sous le joug de Delacroix, j’ai même encore perdu du poids, et on pourrait presque dire que je suis maigre. Mais presque, ça fait toute la différence, non ? Et bien sûr mes cheveux, au lieu d’être blonds et lumineux comme il se devrait pour la première femme sont d’un châtain banal à pleurer et généralement ébouriffés à souhait. Enfin, j’ai quand même une belle poitrine. Et de beaux yeux. Noisette, pas marron. Là encore, ça fait toute la différence.

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Extrait de Les Délices d'Ève ajouté par ilovelire 2017-07-09T22:43:36+02:00

Je vais me coucher, vaguement inquiète. Quand Sébastien m’appelle « ma belle », c’est que soit : un, il a fait une bourde et veut se faire pardonner ; deux, quelque chose risque de me blesser et il veut me protéger ; trois, voir numéro un et deux réunis. Mon frère est un opéra. Après la puissance et l’amertume du café, tout en lui n’est que douceur qui fond dans la bouche. Sauf qu’il se donne un mal de chien pour le cacher.

Le lendemain matin, je suis prête avant lui, c’est dire si je suis impatiente d’en finir avec cette histoire. Je fais les cent pas dans le salon quand la sonnette me fait sursauter. J’ouvre la porte et découvre Benoît sur le seuil. Et, surprise, il a lui aussi un œil au beurre noir. Quelle coïncidence. Sauf que manifestement Sébastien a eu le dessus, parce qu’il est beaucoup plus amoché. J’imagine que c’est sa dent fêlée qui a égratigné le poing de mon frère. Malgré son absence des jours précédents, je suis touchée qu’il soit venu me chercher aujourd’hui.

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