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Extrait ajouté par Line-Chan 2016-06-06T10:57:48+02:00

Quand je faisais cuire la pâte de haricots, vous me demandiez souvent ce que je fabriquais, n'est-ce pas? Vous me demandiez si j'entendais quelque chose, le visage tout près des haricots azuki. Je n'aurais pas su quoi vous dire, si ce n'est que j'étais "à l'écoute", mais il me semblait qu'une telle réponse vous aurait perdu, alors j'ai préféré rester vague.

Il s'agit de bien observer la mine des haricots azuki. De s'ouvrir à ce qu'ils ont à nous dire. C'est, par exemple, imaginer les jours de pluie et de beau temps qu'ils ont connus. Ecouter l'histoire de leur voyage, des vents qui les ont portés jusqu'à nous.

Je suis convaincue que chaque chose ici-bas est douée de parole. A mon avis, on peut prêter l'oreille à tout, aux passants dans la rue devant la boutique bien entendu, à tout ce qui est vivant, et même aux rayons de soleil et au vent.

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Extrait ajouté par Line-Chan 2016-06-06T10:52:41+02:00

De la pâte de haricots confits encore tiède entre deux petits pancakes joufflus fraîchement cuits. Pour les amateurs, c'est un instant divin.

Sentarô adressa un signe de tête à Tokue et porta le dorayaki à ses lèvres.

Instantanément, l'arôme lui monta aux narines, flottant jusque derrière lui.

C'était le parfum des haricots azuki vivants, sans rien à voir avec l'odeur de la pâte industrielle. L'arôme surgissait, comme jaillissant vers le haut. Mais il avait aussi une certaine complexité. Une saveur sucrée, tout en légèreté, se déploya sur le palais de Sentarô.

Il sourit à Tokue et croqua une nouvelle bouchée. Vraiment, c'était renversant.

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Extrait ajouté par Vance 2018-10-24T09:34:55+02:00

La nuit, il suffit de tendre l'oreille au murmure des étoiles pour sentir le cours de l'éternité

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Extrait ajouté par Nelouchou 2018-06-08T22:00:27+02:00

A chaque pas qu'elle faisait, tous les arbres parlaient : tu as été très courageuse, tu as tenu bon jusqu'au bout. C'était la première fois, m'a-t-elle dit. Jamais je n'oublierai son visage quand elle m'en a parlé. Je l'ai connue quand elle était jeune, je suis même allée à sa petite fête de mariage. Mais c'était la première fois que je la voyais aussi heureuse.

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Extrait ajouté par Miney 2018-05-18T10:02:17+02:00

S'il ne prenait pas la relève maintenant, le savoir-faire de Tokue disparaîtrait de ce monde. Et ce savoir-faire, c'était aussi la trace de l'existence d'une femme nommée Tokue Yoshii.

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Extrait ajouté par choupy78 2018-05-14T17:20:22+02:00

Sentarô détourna le regard de la bicyclette qui s'éloignait et se demanda ce qu'il venait de faire. Pourquoi avait-il tenu à voir le visage de cet homme ? Cela lui échappait. Quand ils entreraient dans la résidence et iraient au magasin, les gens qu'ils rencontreraient seraient sans doute en majorité des anciens malades. A cause de lourdes séquelles, certains auraient peut-être une apparence peu ordinaire.

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Extrait ajouté par Kouet 2018-05-11T22:42:55+02:00

Voilà pourquoi je faisais de la pâtisserie. Je confectionnais des mets dont je nourrissais ceux qui avaient accumulé les larmes. C’est ainsi que moi aussi, j’ai réussi à vivre.

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Extrait ajouté par Kouet 2018-05-10T22:38:17+02:00

« ... J’ai toujours fait des gâteaux. Parce que sinon, la vie était trop dure. Faire des gâteaux, c’était un défi, et un combat. »

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Extrait ajouté par queenregina 2018-05-10T11:38:38+02:00

Respirer le parfum du vent, tendre l’oreille au bruissement des arbres figurent parmi les choses qui nous sont accessibles au Tenshôen. Voilà déjà plus de soixante ans que je m’y exerce, que j’écoute les mots de ceux qui n’ont pas la parole. J’appelle cela être « à l’écoute ».

Quand je faisais cuire la pâte de haricots, vous me demandiez souvent ce que je fabriquais, n’est-ce pas ? Vous me demandiez si j’entendais quelque chose, le visage tout près des haricots azuki. Je n’aurais pas su quoi vous dire, si ce n’est que j’étais « à l’écoute », mais il me semblait qu’une telle réponse vous aurait perdu, alors j’ai préféré rester vague.

Il s’agit de bien observer la mine des haricots azuki. De s’ouvrir à ce qu’ils ont à nous dire. C’est, par exemple, imaginer les jours de pluie et de beau temps qu’ils ont connus. Écouter l’histoire de leur voyage, des vents qui les ont portés jusqu’à nous.

Je suis convaincue que chaque chose ici-bas est douée de parole. À mon avis, on peut prêter l’oreille à tout, aux passants dans la rue devant la boutique bien entendu, à tout ce qui est vivant, et même aux rayons de soleil et au vent.

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Extrait ajouté par Angie02 2017-03-04T10:19:46+01:00

Et alors, il m'a vraiment semblé l'entendre. J'ai eu l'impression que la lune s'adressait à moi dans un murmure.

Je voulais que tu me voies.

C'est pour cela que je brille.

Dès lors, tout m'est apparu sous un nouveau jour. Sans moi, cette pleine lune n'existait pas. Les arbres non plus. Ni le vent. Sans le regard que j'étais, toutes les choses que je voyais disparaîtraient. C'était tout simple.

Et si ni moi ni les humains n'existions, qu'en serait-il ? Pas seulement les humaines, si le monde était privé de tous les êtres doués d'émotion, qu'en serait-il ?

Ce monde quasiment infini disparaîtrait entièrement.

Vous me trouvez peut-être mégalomane, patron.

Mais cette façon de penser m'a transformée.

Nous sommes nés pour regarder ce monde, pour l'écouter. C'est tout ce qu'il demande. Et donc, même si je ne pouvais pas devenir professeur, ni travailler, ma venue au monde avait un sens.

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