Livres
381 296
Comms
1 334 084
Membres
266 500

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Certaines idées sont fixes ,d'autres vous trottent dans la tête !

Certaines sont censées être noires ,mais quant savons-nous ,puisqu'elles sont invisibles ???

Afficher en entier

Annoncer les mauvaises nouvelles n’est généralement pas un plaisir, sauf pour les oiseaux de mauvais augure.

Afficher en entier

On vous l’a sûrement déjà dit, il faut apprendre à bien choisir ses lectures. Mal les choisir peut nuire gravement à la santé. Un exemple. Vous vous baladez en montagne et, tout en marchant, vous lisez les œuvres complètes d’Hérodote au lieu de lire :  

ATTENTION, RAVIN.  

Vous n’irez pas au bout de cette lecture. Vous n’avez pas fait le bon choix.

Autre exemple. Vous préparez de la pâte à crêpes, mais, au lieu d’un bon manuel de cuisine, vous ouvrez Le Plâtre en dix leçons. Vos crêpes risquent d’être un peu lourdes. Vous n’avez pas fait le bon choix.

Dernier exemple. Le livre que vous avez en main est écrit d’une plume des plus noires, et vous seriez bien inspiré de l’échanger contre un autre. Pourquoi pas Le Petit Lutin rose, qui raconte l’histoire d’un farfadet au pays des fées ? Si, malgré cette mise en garde, vous vous entêtez à lire ce qui suit, vous allez cauchemarder toute la nuit et demain vous vous éveillerez avec des yeux de calmar bouilli. Vous n’aurez pas fait le bon choix, et j’en suis navré d’avance.

Afficher en entier

Apparemment, dans ce vaste monde, chacun avait quelqu'un pour veiller sur lui - chacun, sauf les enfants Baudelaire.

Mais après tout ils étaient trois, trois pour veiller les uns sur les autres - comme ils l'avaient fait, au fond, depuis ce sinistre jour, à la plage.

Alors, ils emplirent leurs poumons d'air du soir, rassemblant tout leur courage pour affronter les coups du sort dont ils devinaient, -hélas ! sans se tromper - qu'ils en connaîtraient bien d'autres encore.

Puis les orphelins Baudelaire, absolument autonomes, se mirent en route d'un pas résolu vers les dernières lueurs du couchant.

Afficher en entier

Nez en l'air, ils contemplaient la nuée d'oiseaux, ce nuage mouvant, ondoyant qui traçait dans le ciel du soir un somptueux cercle noir.

- N'est-ce pas que c'est beau?, s'écria Hector, ouvrant ses longs bras d'araignées. N'est-ce pas que c'est merveilleux ?

Les trois enfants acquiescèrent en silence, sans quitter des yeux l'écheveau de corbeaux en plein ciel, toujours plus haut, toujours plus ample et plus majestueux.

On aurait dit de l'encre vivante, un croquis tracé au pinceau. Le froufrou des ailes faisait songer à des milliers de pages feuilletées en même temps, et les enfants n'auraient su dire ce qui caressait leurs visages, le vent du soir ou l'air brassé par des millions de rémiges.

Un bref instant, un instant de grâce, il leur sembla que voler devait être chose facile, il leur sembla qu'eux-mêmes pouvaient en faire autant. Oh ! S'envoler à tire-d'aile, loin, très loin du comte Olaf, et se joindre à la ronde des corbeaux tournoyant dans le ciel du soir !

Afficher en entier

Alors, ils emplirent leurs poumons d’air du soir, rassemblant tout leur courage pour affronter les coups du sort dont ils devinaient – hélas ! sans se tromper – qu’ils en connaîtraient bien d’autres encore.

Afficher en entier

Et Violette tira son ruban de sa poche pour s’en attacher les cheveux, mais à vrai dire ses doigts tremblaient un peu. Sa voix était pleine d’assurance, mais le fond de son cœur l’était moins. Une prison, c’est bâti spécialement pour tenir les gens enfermés. En sortir est donc assez malaisé, même pour un esprit ingénieux. Ce qui manque, ce sont les outils.

Les rouages de son génie inventif tournant avec fièvre, Violette inspecta leur cellule.

Afficher en entier

Les idées sont chose étrange. Une idée, on ne sait trop ce que c’est, ni d’où ça vient, ni où ça loge. Tantôt on l’a en tête, tantôt derrière la tête. Avoir une petite idée vaut parfois mieux qu’en avoir de grandes. N’avoir pas la moindre idée est d’ordinaire fâcheux, mais se faire des idées n’est pas fameux non plus. Certaines idées sont fixes, d’autres vous trottent dans la tête. Certaines sont censées être noires, mais qu’en savons-nous, puisqu’elles sont invisibles ? Et, bien que nul n’ait jamais touché une idée, nous parlons souvent de les combattre, de les repousser – ou de les caresser.

Afficher en entier

Vous l’avez peut-être noté, un mot revient souvent dans ce récit : idée. Rien d’étonnant. Les enfants Baudelaire ne manquent pas d’idées, par bonheur, et le comte Olaf a son idée, c’est le moins que l’on puisse dire.

Afficher en entier

C’était un matin si serein, si limpide, si délicatement coloré que j’en oublierais presque combien ce jour fut pour moi funeste, un jour à rayer du calendrier. Mais on n’efface pas le passé, pas plus qu’on ne plaque une fin heureuse sur une histoire qui finit mal.

Afficher en entier