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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:34:23+02:00

Il y a de plus en plus de gens pour qui la religion remplace la morale. Ils te parlent du licite et de l’illicite, du pur et de l’impur, avec des citations à l’appui. Moi j’aimerais qu’on se préoccupe plutôt de ce qui est honnête, et de ce qui est décent. Parce qu’ils ont une religion, ils se croient dispensés d’avoir une morale.

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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:33:13+02:00

(...)je ne suis adepte d’aucune religion, et je n’éprouve pas le besoin de le devenir.
 Ma position sur la question est d’autant plus inconfortable que je ne me sens pas athée non plus. Je ne parviens pas à croire que le Ciel est vide, et qu’au-delà de la mort il y a seulement le néant. Qu’y a-t-il au-delà ? Je l’ignore. Y a-t-il quelque chose ? Je l’ignore. Je l’espère mais je n’en sais rien ; et je me méfie de ceux qui prétendent le savoir, qu’ils aient des certitudes religieuses ou des certitudes athées.


Je suis entre la croyance et l’incroyance comme je suis entre mes deux patries, caressant l’une, caressant l’autre, sans appartenir à aucune.

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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:33:08+02:00

Ma grande joie est d’avoir retrouvé, au milieu des eaux, quelques îlots de délicatesse levantine et de sereine tendresse. Ce qui me redonne, pour l’instant du moins, un nouvel appétit de vivre, de nouvelles raisons de me battre, peut-être même un frémissement d’espoir.

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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:32:31+02:00

Le bonheur paisible émousse les passions et engourdit l’imagination.

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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:31:53+02:00

Epigraphe :

Tout ce qui est soumis au contact de la force est avili, quel que soit le contact. Frapper ou être frappé, c’est une seule et même souillure.


Simone Weil (1909-1943)

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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:31:03+02:00

De la disparition du passé, on se console facilement ; c’est de la disparition de l’avenir qu’on ne se remet pas. Le pays dont l’absence m’attriste et m’obsède, ce n’est pas celui que j’ai connu dans ma jeunesse, c’est celui dont j’ai rêvé, et qui n’a jamais pu voir le jour.

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Extrait de Les désorientés ajouté par Ignis 2012-09-29T18:30:28+02:00

On parle souvent de l’enchantement des livres. On ne dit pas assez qu’il est double. Il y a l’enchantement de les lire, et il y a celui d’en parler. Tout le charme d’un Borges, c’est qu’on lit les histoires contées tout en rêvant d’autres livres encore, inventés, rêvés, fantasmagoriques. Et l’on a, l’espace de quelques pages, les deux enchantements à la fois.
(...) Tu es avec une étrangère, elle te demande ce que tu es en train de lire, ou bien c’est toi qui le lui demandes, et si vous appartenez l’un et l’autre à l’univers de ceux qui lisent, vous êtes déjà sur le point d’entrer, la main dans la main, dans un paradis partagé. Un livre appelant l’autre, vous connaîtrez ensemble des exploits, des émotions, des idées, des styles, des espérances.

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Extrait de Les désorientés ajouté par pascale81 2015-10-04T15:32:23+02:00

Je suis né sur une planète, pas dans un pays. [...] Mais la seule chose importante, pour moi comme pour tous les humains, c'est d'être venu au monde. Au monde! Naître, c'est venir au monde, pas dans tel ou tel pays, pas dans telle ou telle maison.

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Extrait de Les désorientés ajouté par pascale81 2015-10-04T15:30:58+02:00

Le pays où tu peux vivre la tête haute, tu lui donnes tout, tu lui sacrifies tout, même ta propre vie; celui où tu dois vivre la tête basse, tu ne lui donnes rien.

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Extrait de Les désorientés ajouté par Didie6 2014-09-13T13:33:29+02:00

Je ne juge pas? Si, je juge, je passe mon temps à juger. Ils m'irritent profondément ceux qui vous demandent, les yeux faussement horrifiés : "Ne seriez-vous pas en train de me juger?" Si, bien sûr, je vous juge, je n'arrête pas de vous juger. Tout être doté d'une conscience à l'obligation de juger. Mais les sentences que je prononce n'affectent pas l'existence des "prévenus". J'accorde mon estime ou je la retire, je dose mon affabilité, je suspends mon amitié en attendant un complément de preuves, je m'éloigne, je me rapproche, je me détourne, j'accorde un sursis, je passe l'éponge -ou je fais semblant. La plupart des intéressés ne s'en rendent même pas compte. Je ne communique pas mes jugements, je ne suis pas un donneur de leçons, l'observation du monde ne suscite chez moi qu-un dialogue intérieur, un interminable dialogue avec moi-même.

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