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Ce fut donc Neil qui rompit le silence.

-Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais ma situation craint. Je suis retenu prisonnier dans une villa paumée.

Zacharie, seul, sourit.

-J'ai bien tenté de m'évader sous l'orage tout à l'heure, mais je me suis évanoui d'un coup. C'était étrange. D'autant qu'à mon réveil, j'étais paisiblement allongé sur un canapé, les vêtements secs et, quelques minutes plus tard, mes geôliers m'invitent à partager leur petit-déjeuner... Alors, qu'est-ce que vous dites de ça ?

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" Des identités, les Effacés n'en avaient plus une seule.

Le paradoxe était qu'ils en possédait une infinité. "

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Extrait de Les effacés, tome 1: Toxicité maximale ajouté par lou02 2016-09-14T13:24:20+02:00

Ilsa se souvenait par coeur de la fiche d'identification de sa cible. Elle l'avait lue et relue des dizaines de fois, jusqu'à s'en imprégner totalement. Car, dans une mission comme celle-ci, il ne fallait négliger aucun détail, si insignifiant soit-il. Elle quitta le local où le corps du tueur à gages gisait sur le sol. En supprimant cet homme, elle venait de passer l'épreuve du feu. Dans à peine trois minutes, la pièce serait entièrement vidée et nettoyée!; Lorsque la jeune fille s'engouffra sous le porche du second bâtiment; son ouïe surentraînée perçut derrière elle les bruissements de l'équipe chargée de cette mission.

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-Et la double porte en acier devant laquelle on est passés ? Cette grande pièce au milieu du dôme...c'est quoi ? Ton bureau ?

-Non mon bureau est situé juste là, derrière vos poste de travail. Vous n'y avaient d'ailleurs pas accès. La double porte, c'est une surprise un secret que nous te divulguerons si tu acceptes notre proposition. Ce n'est que lorsque tu auras décidé de devenir un Effacés que tu découvriras ce qu'elle cache.

-Les autres le savent donc...

Il se retourna vers Ilsa.

-Et sa vaut le coup ?

-Il te faut être patient, répondit-elle.

Neil ricana

-Waouh ! Tu parles comme un roman ! Tu as l'air d'être la plus drôle du groupe, Ilsa. L'humour, c'est une seconde nature chez toi. On va bien s'amuser ensemble, j'ai bien fait de venir !

Le visage de la jeune fille se durcit.

-Tu n'es pas venu, Neil. Nous sommes venus te chercher...

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- Bientôt, tu verra que cela n'a plus aucune importance explique Ilsa.

- Quoi?

- Les marques... précisa la jeune fille. Le fait de bien s'habiller tout ça. Je faisais attention a ma garde robe quand j'étais encore moi.

- Ah car tu n'est plus toi? rigola Neil.

-Je suis moi et une autre. Je ne suis personne. Je suis une effacée.

Neil partit d'un gros fou rire en entendant cette réplique.

-Trop drôle! hoqueta t-il. Tu es surtout la plus rigolote du groupe. Moi qui te prenais pour une fille vachement sérieuse. En faite tu es boute en train, toujours en avance d'une vanne.

É F F A C É E S.

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- Bientôt, tu verra n'a plus aucune importance explique Ilsa.

- Quoi?

- Les marques... précisa la jeune fille. Le fait de bien s'habiller tout ça. Je faisais attention a ma garde robe quand j'étais encore moi.

- Ah car tu n'est plus toi? rigola Neil.

-Je suis moi et une autre. Je ne suis personne. Je suis une effacée.

Neil partit d'un gros fou rire en entendant cette réplique.

-Trop drôle! hoqueta t-il. Tu es surtout la plus rigolote du groupe. Moi qui te prenais pour une fille vachement sérieuse. En faite tu es boute en train, toujours en avance d'une vanne.

P. 88.

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Si Lucie ne veut plus démissionner, précisa enfin Ilsa, nous allons le faire pour elle. Tout d'abord, envoyer une lettre au laboratoire pour annoncer son départ.

- Mais comment s'assurer ensuite qu'elle ne remettra plus jamais les pieds chez ProCure ? demanda Emile.

- Quelle question !

A présent, Ilsa sentait l'odeur de terre des graviers de Bellecour remués par la pluie. Encore un parfum de son enfance. Elle le fixa bien droit dans les yeux.

- Mais en la kidnappant, bien sûr, on n'a pas d'autre choix.

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Le volant de la voiture vibrait. Il luttait pour garder la trajectoire. A côté, la voiture accéléra encore. Pour, peut-être, leur couper bientôt la route. Mais surtout pour leur signifier de façon très claire leur supérioté.

- On va être obligés de s'arrêter, continua Zacharie qui peinait à déglutir. Sors ton flingue et tiens-toi prêt. On doit s'enfuir.

Neil était terrorisé. Un nid-de-poule que son acolyte ne put éviter fit trembler l'habitacle tout entier.

Voilà. Plus que deux cents mètres et Zacharie devrait piler. Mais l'autre s'écarta alors. Intentionnellement ? Pas le temps de réfléchir à la question. Zacharie asséna un coup de volant sec vers la gauche et percuta la voiture de ses poursuivants. La collision n'eut pas l'effet escompté. Les deux conducteurs perdirent le contrôle de leur véhicule au même instant. Ils dérapèrent sur une étendue herbeuse dans un grand fracas. Les tôles crissaient l'une contre l'autre.

Zacharie se dressa sur les freins mais la Rover n'arrêta pas sa glissade. L'herbe laissa place aux graviers pendant un court instant. Neil se tenait à la portière, tétanisé. Il eut tout de même l'occasion de discerner un visage lorsqu'un de leurs phares rencontra la vitre latérale de leurs agresseurs.

La brune avec le grain de beauté ! Celle du boulevard de Sébastopol.

Mais il ne vit rien de plus. Le noir se composa. La peur atteignit son paroxysme. Il ne pouvait arrêter le temps.

Les deux véhicules parvinrent au sommet de la falaise et basculèrent dans l'abîme.

Le gravier retomba. Puis il y eut un hurlement.

Et enfin le silence.

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Il vit un éclat métallique dans l’entrebâillement. Un pistolet. Puis la main de Mauriac qui tenait l'arme, un doigt ferme sur la détente. Le temps semblait comme arrêté. Zacharie s'imaginait livide, le visage si blanc qu'il allait bientôt devenir phosphorescent dans la pièce sombre. l'autre aurait juste à viser. Et à le tuer.

Tiens, c'était drôle. Mandragore ne leur avait jamais enseigner la conduite à tenir dans une telle situation. Foutu Mandragore !

Il le voyait devant lui, ses petits yeux étrécis, son front dénué de rides. Il l'entendait dire, de sa voix faussement nonchalante : " Le hasard gouverne un peu plus de la moitié de nos actions, et nous dirigeons le reste. " Du Machiavel dans le texte.

Le hasard, c'était le réveil de l'oncle de Neil. Le reste, c'était de sortir indemne de ce guêpier.

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