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Elle savait dépecer et tailler une peau pour en faire des vêtements, des couvertures et des sacs. Elle était capable de découper dans une seule peau des lanières de largeur régulière. Les cordes qu’elle fabriquait avec les poils, les tendons ou les écorces fibreuses étaient solides et lourdes, ou fines et légères, en fonction des besoins. Elle excellait dans le tressage des paniers, des nattes et des filets. Elle savait également tailler une pierre pour confectionner un coup-de-poing ou un couteau tranchant qui faisait l’admiration de Droog lui-même. Elle pouvait encore creuser des écuelles dans des souches d’arbre et les polir. Elle était capable de faire du feu en faisant tourner vivement entre ses mains la pointe d’une baguette contre une pièce de bois, jusqu’à l’obtention d’un charbon fumant avec lequel elle parvenait à enflammer des brindilles sèches. Et, à la grande surprise de tous, elle assimilait le savoir thérapeutique d’Iza avec une facilité déconcertante. Iza avait raison, songeait Creb, la petite n’a pas besoin de mémoire pour apprendre.

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"Elle représentait une nouvelle race, plus jeune, plus vigoureuse, plus dynamique, moins conditionnée par les acquis de la mémoire. La morphologie même de son crâne annonçait une nouvelle intelligence. Il naîtrait de son cerveau des idées comme le Peuple du Clan ne saurait même en rêver. La race d'Ayla appartenait à l'avenir, celle du Clan était déjà au passé.

Broud sentait de façon inconsciente et profonde la différence de leurs destins. Ayla constituait non seulement une menace pour sa virilité mais pour son existence même. Sa haine à l'égard de la fillette était celle de l'ancien pour le nouveau, de la tradition envers l'innovation, de ce qui meurt envers ce qui vit. La race de Broud était trop statique; elle n'évoluait pas. Quand à Ayla, elle représentait une nouvelle expérience de la nature,et en essayant de modeler son comportement sur celui des femmes, elle ne faisait qu'adopter une façade. En fait, elle essayait de découvrir le moyen de satisfaire un profond besoin qui cherchait à s'exprimer et, au fond d'elle, elle était déjà entrée sans la voie de la révolte."

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La richesse de cette terre était infinie, et l’homme ne représentait qu’une part infime de la vie multiforme de l’ancien jardin d’Eden. Créature chétive, hors la taille de son cerveau, il était le moins doué des chasseurs. Mais malgré son manque de griffes et de crocs, la lenteur de sa course et sa dérisoire agilité, le prédateur bipède avait eu tôt fait de gagner le respect de ses concurrents quadrupèdes. Son odeur seule suffisait à éloigner tout animal d’envergure ayant vécu dans le voisinage de l’homme. Les chasseurs du clan étaient aussi aptes à se défendre qu’à porter l’attaque quand la sécurité du clan était menacée et, lorsqu’ils désiraient quelque belle fourrure pour l’hiver, ils n’hésitaient pas à traquer les félins les plus redoutables.

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La guérisseuse apprit à la jeune fille tout ce qu’une femme doit savoir, lui indiquant les signes symboliques qu’elle devait tracer sur les peaux de lapin souillées de sang avant de les enterrer profondément. Elle lui expliqua la manière de se comporter si un homme voulait assouvir avec elle ses désirs, lui montrant la position convenable, les mouvements qu’elle devrait faire et la façon de se purifier après. Elle lui indiqua également les positions et les gestes susceptibles de plaire aux hommes du clan, ainsi que les diverses manières de faire naître leur désir. Elle lui transmit tout le savoir qu’elle tenait elle-même de sa mère, doutant en son for intérieur que ces connaissances puissent un jour se révéler utiles à une jeune fille aussi laide.

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Ayla, tu as fait ta première chasse ; tu dois désormais assumer les responsabilités des adultes. Mais tu es une femme et tu le resteras à tous égards, à l’exception d’un seul : tu auras le droit de te servir d’une fronde. Te voilà aujourd’hui la Femme-Qui-Chasse.

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Ayla se sentit soulevée de terre et déposée devant le vieux sorcier. Se retenant de crier quand Brun lui tira la tête en arrière par les cheveux, elle vit du coin de l’œil Mog-ur brandir un long couteau au-dessus de son visage révulsé de peur et manqua de s’évanouir quand l’arme plongea vers sa gorge offerte.

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Elle frémit de peur en voyant Brun revenir, mais le chef passa devant elle sans mot dire. Elle comprit alors que son sort ne serait fixé qu’à leur retour à la caverne.

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Pris de panique devant les torches, le mammouth chercha désespérément à s’échapper. Il fit un brusque écart, et fonça tête baissée dans l’étroit goulet sans issue, au bout duquel il se retrouva bloqué et, faute d’espace, dans l’impossibilité de se retourner.

Broud et Goov s’étaient précipités derrière la bête. Broud avait en main l’un des couteaux savamment taillés par Droog et consacrés par Mog-ur. D’un mouvement aussi vif que l’éclair, il se jeta sur les pattes arrière du pachyderme et lui trancha les tendons du pied gauche, tandis que Goov surgissait derrière lui pour blesser l’autre patte. Un horrible barrissement fendit l’air et la femelle tomba lourdement sur les articulations.

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Broud ne comprenait pas ce qui se passait. Chaque fois qu’il s’efforçait de s’imposer à elle, c’est elle qui lui faisait sentir son infériorité. Exaspéré et dépité, plus il la harcelait, moins il la tenait en son pouvoir. Il la haïssait toujours, mais petit à petit il s’aperçut qu’il cessait de la tourmenter et se prenait à l’éviter, n’usant que très rarement de ses prérogatives. Sa haine atteignit son paroxysme vers la fin de la saison. Je la briserai un jour, se promit-il.

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Les esprits, se dit Mog-ur, peuvent provoquer des chaleurs torrides ou des froids glacials, susciter des pluies torrentielles ou encore éloigner les troupeaux, engendrer les maladies ou déclencher le tonnerre, les éclairs ou les tremblements de terre, mais ils n’ont pas coutume de faire périr des animaux isolés. Ce mystère sent la main de l’homme. Mog-ur fut arraché à ses pensées par Ayla qui se dirigeait vers la caverne. Comme elle a changé, songea-t-il en la suivant des yeux. Il nota le regard que Broud aussi posait sur elle, un regard chargé d’une haine froide. Le jeune homme avait également remarqué la différence. Peut-être est-ce sa nature étrangère, sa façon de marcher, différente de la nôtre, se dit le sorcier, mais dans un coin de son esprit, il sentait que la réponse était ailleurs.

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