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Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées



Description ajoutée par eydura 2011-01-29T03:20:05+01:00

Résumé

L'auteur nous a bien fait attendre, mais le voici enfin !!!!! Le 6ème tome de la saga d'Ayla ! La sortie prévue pour le 29 mars 2011 et il sera en principe le dernier tome de la série.

Résumé :

La petite orpheline Cro-Magnon recueillie par une tribu Neandertal a fait bien du chemin depuis Le Clan de l'Ours des Cavernes, le premier tome de ses aventures publié il y a maintenant trente ans. Ayla vient de mettre au monde une petite fille prénommée Jonayla, et a été peu à peu adoptée par les membres de la Neuvième Caverne, le clan de son compagnon Jondalar. A tel point que la Zelandoni, guérisseuse et chef spirituel de la Neuvième Caverne, la choisit pour lui succéder un jour.

Pour parvenir à cette fonction, Ayla suit pendant plusieurs mois la grande prêtresse. Son initiation passe notamment par la visite des nombreuses grottes ornées de la région, l'occasion pour l'apprentie Zelandoni de découvrir des sites magnifiquement décorés, dont elle apprend à comprendre le sens. Cette formation, jalonnée de rites de passage, n'a rien d'une promenade de santé, et Ayla devra franchir bien des obstacles avant de devenir Zelandoni. Saura-t-elle trouver un équilibre entre ses obligations de jeune mère et d'épouse et les exigences de son apprentissage ? L'amour de Jondalar et d'Ayla résistera-t-il à tant d'épreuves ?

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Classement en biblio - 534 lecteurs

Extrait

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Jondalar aimait regarder Jonayla, qu'elle tète sa mère, qu'elle joue avec ses pieds ou qu'elle mette des choses dans sa bouche. aimait même la regarder quand elle dormait. Cette fois, elle tentait de résister au sommeil. Elle commençait à lâcher le mamelon d'Ayla, le reprenait pour aspirer quelques goulées encore, le gardait un moment et le lâchait de nouveau. Au bout d'un moment elle s'assoupit dans les bras de sa mère. Jondalar contemplait, fasciné, la goutte de lait qui s'était formée au bout du téton et fini par tomber.

- Je crois qu'elle dort, maintenant, murmura-t-il.

Ayla avait entouré les fesses de son bébé de laine de mouflon qu'elle avait lavée quelques jours plus tôt puis l'avait emmaillotée de ses vêtements de nuit. Elle se leva et la porta doucement dans un coin de la hutte. Ayla ne se séparait pas toujours de sa fille quand elle s'endormait mais, ce soir-là, elle tenait absolument à avoir la fourrure de couchage pour elle et Jondalar.

L'homme qui l'attendait la suivit des yeux lorsqu'elle se glissa à côté de lui. Elle le regarda elle aussi, ce qui lui demandait encore un effort de volonté. Il lui avait appris que dans son peuple - qui était aussi le sien - on jugeait impoli, voire sournois, de ne pas regarder en face la personne à qui on s'adressait.

En l'observant, elle se demanda comment les autres voyaient cet homme qu'elle aimait, comment ils appréciaient son aspect physique. Qu'est-ce qui les attirait avant même qu'il ait prononcé un mot ? Il était grand, avec des cheveux blonds plus clairs que les siens, un corps robuste et proportionné à sa taille. Ses yeux étaient du même bleu extraordinaire que les glaciers. Il était intelligent, habile à fabriquer des choses, comme les outils de silex qu'il taillait, mais surtout il avait un charme, une aura qui fascinait la plupart des gens, en particulier les femmes. Zelandoni aurait dit un jour que la Mère elle-même ne pouvait rien lui refuser.

Il n'avait pas vraiment conscience d'exercer cet attrait, mais il trouvait comme allant de soi qu'on lui . fasse tout le temps bon accueil. Même son long voyage n'avait pas ébranlé sa certitude que partout où il allait on l'acceptait, on l'approuvait, on l'aimait.

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Il n'avait jamais cherché à se l'expliquer, il n'avait jamais eu à apprendre comment se faire pardonner un acte inconvenant ou inadmissible.

Lorsqu'il montrait du regret - généralement avec sincérité -, les gens le croyaient volontiers. Quand, jeune homme, il avait frappé Madroman, si violemment qu'il lui avait cassé les incisives, il n'avait pas eu à trouver les mots pour s'excuser. Sa mère s'était acquittée d'une lourde indemnité et l'avait envoyé vivre quelques années avec Dalanar, l'homme de son foyer, mais Jondalar n'avait rien dû faire lui-même pour réparer. Il n'avait pas eu à demander pardon ni à déclarer qu'il regrettait d'avoir commis une mauvaise action en blessant l'autre garçon.

Si la plupart des Zelandonii le trouvaient beau et viril, Ayla le voyait d'un œil un peu différent. Les hommes du peuple qui l'avait élevée, les hommes du Clan, avaient des traits plus rudes, avec de grandes orbites rondes, des nez volumineux et des arcades sourcilières saillantes. Le jour où elle l'avait vu pour la première fois, inconscient, presque mort après avoir été assailli par son lion, cet homme avait éveillé en elle le souvenir d'êtres auxquels elle n'avait pas pensé depuis des années, d'êtres semblables à elle. Aux yeux d'Ayla, Jondalar n'avait pas des traits aussi rugueux que les hommes du clan où elle avait grandi et ils étaient si parfaitement dessinés qu'il émanait d'eux une incroyable joliesse. Il lui avait expliqué qu'on n'appliquait généralement pas ce terme aux hommes, mais c'était celui qui venait toujours à l'esprit d'Ayla, même si elle ne le prononçait pas souvent.

Il la regarda assise près de lui et se pencha pour l'embrasser. Il sentit la douceur de ses lèvres, glissa lentement sa langue entre elles et Ayla les écarta pour l'accueillir.

- Tu es si belle, dit-il. J'ai beaucoup de chance.

- Moi aussi j'ai de la chance, répondit-elle.

Le sein qu'elle venait de donner au bébé était retombé à l'intérieur de sa tunique mais elle n'en avait pas renoué les lanières du haut. Jondalar le ressortit, fit courir sa langue sur le mamelon, l'aspira dans sa bouche.

- Je sens autre chose en moi lorsque c'est toi qui le fais, dit-elle. J'aime quand Jonayla me tète mais ce n'est pas la même sensation. Cela me donne envie que tu me touches à d'autres endroits. - Tu me donnes envie de te toucher à d'autres endroits.

Il dénoua toutes les lanières et ouvrit grand la tunique, dénudant les deux seins. Une goutte de lait perla à l'un des mamelons, il la lécha.

- J'ai pris goût à ton lait mais je ne veux pas priver Jonayla de ce qui lui revient .

- Lorsqu'elle aura de nouveau faim, mes seins seront redevenus pleins.

Lâchant le téton, Jondalar fit remonter sa bouche le long du cou et embrassa à nouveau Ayla, avec plus de passion cette fois, et il fut pris d'un désir qu'il n'était pas sûr de pouvoir contrôler. Il

159 s'arrêta, enfouit son visage au creux de l'épaule d'Ayla et tenta de se maîtriser. Elle tira sur la tunique de son compagnon pour la faire passer par-dessus sa tête.

- Cela faisait longtemps, murmura-t-il d'une voix rauque. Tu n'imagines pas à quel point je suis prêt.

- Vraiment? dit-elle avec un sourire aguicheur.

- Je vais te montrer ...

Agenouillé, il défit sa tunique, se leva et dénoua le cordon enroulé autour de sa taille, ôta son pantalon à jambes courtes. Il portait dessous une sorte de poche protectrice attachée aux hanches par de fines lanières et couvrant ses parties viriles. Généralement faites en peau de chamois ou de lapin, ces poches n'étaient portées· qu'en été. Si le temps devenait très chaud ou si l'homme se livrait à un labeur particulièrement dur, il pouvait se défaire de tous ses autres vêtements et se sentir quand même protégé. La poche de Jondalar était gonflée par le membre qu'elle contenait. Il fit glisser les lanières pour libérer sa virilité entravée.

Ayla leva les yeux vers lui et un sourire monta lentement à ses lèvres. Jondalar avait connu un temps où la taille de son sexe faisait peur aux femmes, mais c'était avant qu'elles découvrent avec quelle douceur il s'en servait. La première fois, avec Ayla, il avait craint qu'elle ne soit effrayée mais ils avaient rapidement compris qu'ils étaient faits l'un pour l'autre. Parfois, il n'arrivait pas vraiment à croire à la chance qu'il avait. Chaque fois qu'il avait envie d'elle, elle était prête pour lui. Jamais elle ne se montrait timide ou indifférente. C'était comme si elle le désirait toujours autant qu'il la désirait.

Le feu qu'ils avaient allumé n'était pas encore éteint mais il ne donnait plus beaucoup de lumière, ni de chaleur. C'était sans importance. Jondalar s'agenouilla de nouveau à côté de sa compagne et entreprit de la déshabiller. Il ôta d'abord la longue tunique, prit le temps d'embrasser de nouveau les mamelons avant de dénouer les lanières qui entouraient la taille et retenaient les jambières. Il les fit descendre, promena les lèvres sur l'estomac d'Ayla, glissa jusqu'au nombril, jusqu'à la toison pubienne. Lorsque le haut de sa fente apparut, il y enfonça la langue, savoura le goût familier, chercha le petit bouton. Ayla poussa un cri de plaisir quand il le trouva.

Lorsqu'il eut défait complètement les jambières, il se pencha pour embrasser de nouveau sa bouche et ses seins, boire encore à sa source. Il écarta ses cuisses, entrouvrit les délicats pétales, trouva le bourgeon érigé, l'aspira, le titilla de la langue tout en glissant ses doigts en elle pour trouver d'autres endroits où s'affolaient les sens d'Ayla.

Elle cria de nouveau lorsque des vagues de feu la parcoururent.

Presque trop vite, Jondalar sentit la liqueur d'Ayla sur ses lèvres et son envie de laisser libre cours à son désir devint si forte qu'il faillit ne plus pouvoir se dominer. Il se redressa, trouva la fente d'Ayla de son membre durci et la pénétra, heureux de ne pas avoir

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à craindre de lui faire mal, certain qu'elle pouvait le prendre totalement en elle .

Elle gémit à chaque fois qu'il ressortait d'elle, entrait de nouveau, soudain il parvint au faîte. Avec un grognement, il se dit en elle. Elle arqua le dos, poussa son corps contre le sien. demeurèrent un moment ainsi, secoués de spasmes, puis retombèrent, pantelants.

Il demeura sur elle, comme elle aimait, jusqu'à ce que, craignant de devenir trop lourd, il roule sur le côté.

- Je suis désolé que ce soit venu si vite.

- Moi pas, répondit-elle. J'étais aussi prête que toi, peut-être plus.

Au bout d'un moment, elle ajouta:

- J'ai envie de me baigner dans la rivière.

- Toi et tes bains froids, grommela-t-il. L'eau est gelée, ici. Tu te souviens, chez les Losadunaï ? L'eau chaude qui jaillissait du sol et les merveilleux bains qu'on prenait?

- Merveilleux, convint-elle, mais après un bain dans l'eau froide de on se sent frais, on a la peau qui picote. Moi, ça ne me dérange pas de me baigner dans l'eau froide.

- Et je m'y suis habitué. Allons-y. Remettons du bois dans le feu pour qu'il fasse chaud quand nous reviendrons.

A l'époque où les glaciers recouvraient la Terre, un peu plus au , les soirées pouvaient être fraîches, même en plein été, aux latitudes comprises entre le pôle et l'équateur. Ils emportèrent les peaux de chamois que leurs amis sharamudoï leur avaient offertes, s'en enveloppèrent et coururent jusqu'à la rivière, descendirent plus bas que le point d'eau désigné mais s'arrêtèrent avant l'endroit où on nettoyait les paniers de nuit.

- C'est glacé! protesta Jondalar quand ils entrèrent dans l'eau. Ayla s'accroupit pour que l'eau recouvre ses épaules et atteigne 'il cou. Elle s'aspergea le visage, se frotta tout le corps de ses mains sous la surface. Puis elle ressortit prestement de la rivière, enroula sa peau de chamois autour d'elle et courut vers leur hutte, suivie de près par Jondalar. Ils s'assirent devant le feu et se séchèrent rapidement, accrochèrent les peaux de chamois mouillées à une cheville, se glissèrent dans leur fourrure de couchage et se blottirent l'un contre l'autre. Lorsqu'ils se furent réchauffés, Ayla murmura à l'oreille de son compagnon:

- Si on le fait lentement, tu crois que tu pourras être de nouveau prêt?

- Je crois que oui, si tu peux aussi.

Il l'embrassa, lui ouvrit la bouche de sa langue. Cette fois, il n'avait pas envie de précipiter l'issue. Il voulait s'attarder sur le corps d'Ayla, l'explorer, dénicher les endroits spéciaux qui lui donnaient du plaisir et la laisser trouver les siens. Il fit courir sa main le long de son bras, sentit la peau fraîche tiédir puis caressa un sein dont le mamelon durcit au creux de sa paume. Il l'agaça du pouce et de l'index, enfouit la tête sous la couverture pour le prendre dans sa bouche.

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Un bruit au-dehors les fit se redresser et tendre l'oreille. Des voix se rapprochaient. Quelqu'un écarta le rabat servant de porte et plusieurs personnes entrèrent. Ayla et Jondalar écoutèrent en silence. Ils pourraient poursuivre leurs explorations si les nouveaux venus se couchaient immédiatement. Ni lui ni elle ne se sentaient tout à fait à l'aise pour partager les Plaisirs quand d'autres, parfaitement éveillés, bavardaient à proximité, même si certains semblaient s'en accommoder. Jondalar savait que ce n'était pas rare et il s'efforça de se rappeler ce qu'il faisait lorsqu'il était plus jeune.

Ayla et lui avaient pris l'habitude d'être seuls pendant leur long voyage mais il avait toujours aimé son intimité, même quand Zolena lui avait appris les Plaisirs. Surtout lorsque cela était allé au-delà de l'apprentissage d'un jeune homme auprès d'une femme-donii, qu'ils étaient véritablement devenus amants et qu'il avait voulu en faire sa compagne. Il reconnut alors la voix de l'ancienne Zolena, en plus de celles de sa mère et de Willamar. La Première les avait accompagnés au camp de la Neuvième Caverne.

- Je fais chauffer de l'eau pour préparer une tisane, dit Marthona. Je vais prendre du feu au foyer de Jondalar.

- Elle sait que nous ne dormons pas, chuchota Jondalar à Ayla.

Nous allons devoir nous lever. - Je crois que tu as raison.

- Je t'apporte du feu, mère, dit-il en repoussant la couverture et en tendant le bras vers sa poche pénienne. - Oh, nous vous avons réveillés?

- Non, non, pas du tout.

Il se leva, prit un long morceau de bois, le tint au-dessus des flammes jusqu'à ce qu'il s'embrase et l'apporta au foyer principal de la hutte .

- Prenez donc une infusion avec nous, suggéra sa mère.

- Pourquoi pas? répondit-il, certain qu'ils savaient tous qu'ils avaient interrompu le jeune couple.

- Je voulais vous parler, de toute façon, dit Zelandoni.

- Je retourne juste passer un vêtement plus chaud.

Ayla était déjà rhabillée quand Jondalar revint à leur petit espace à dormir. Il enfila rapidement sa tunique et ils allèrent tous deux au foyer principal de la hutte avec leurs bols personnels.

- Je vois que tu m'as évité la corvée de remplir l'outre, dit Willamar à Jondalar.

Ayla avait remarqué qu'elle était vide.

- J'ai vu Loup et les chevaux derrière l'abri, reprit le compagnon de Marthona.

- Il n'y avait personne au camp aujourd'hui et un léopard des neiges en a profité pour tenter de s'en prendre à Grise, dit Jondalar. Whinney et Rapide l'ont tué, mais ils ont détruit l'enclos.

- Loup les a découverts derrière le pré, près d'un ruisseau. Ils étaient terrifiés.

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….

Je pourrais essayer de compter, pensa-t-elle.

Elle commença à prononcer les mots à compter, un, deux, trois, se rappela le plaisir qu'elle avait éprouvé quand Jondalar les lui avait appris. Elle avait immédiatement compris cette notion abstraite et commencé à compter les objets qu'elle voyait dans sa caverne: elle avait un coin pour dormir, deux chevaux, un, deux ... Jondalar a les yeux si bleus ...

Suffit, se dit-elle. Elle se leva et se dirigea vers la colonne de pierre qui semblait en équilibre précaire au bord de la falaise. L'été précédent, plusieurs hommes avaient tenté de la faire basculer et n'y avaient pas réussi. C'était la pierre que Jondalar et elle avaient vue d'en bas à leur arrivée, celle qui se découpait sur le fond du ciel. Elle se souvenait vaguement de l'avoir d'abord rêvée.

Elle posa la main près de la base de la grosse pierre et la retira précipitamment. A son contact, elle avait senti des picotements au bout des doigts. Dans la faible clarté de la lune, la pierre paraissait avoir bougé légèrement, s'être penchée davantage vers le bord, e elle semblait luire. Elle se recula sans quitter des yeux la colonne de pierre. Ce devait être un effet de son imagination. Elle secoua la tête et ferma les yeux, puis les ouvrit. La pierre paraissait tout ce qu'il y a d'ordinaire. Elle tendit la main pour la toucher à nouveau. La sensation produite était bien celle de la roche, mais en laissant la main sur la pierre rugueuse elle sentit encore un picotement.

- Loup, je crois que cette nuit le ciel pourra se passer de moi. dit-elle. Je commence à voir des choses qui n'existent pas. E-regarde! La lune est déjà là et j'ai manqué son lever. De toute façon, je ne fais rien de bon, ce soir.

Elle descendit le sentier avec précaution, éclairée par la lune et les étoiles, Loup ouvrant la marche. Elle jeta encore un coup d'œil au rocher incliné. Il semble toujours luire, pensa-t-elle. J'ai peut-être trop regardé le soleil. Zelandoni lui avait bien dit de faire attention.

Ayla entra sans bruit dans son habitation. C'était beaucoup plus sombre à l'intérieur, mais elle y voyait grâce au reflet sur le toit logis d'un grand feu communautaire qui avait été allumé en dé de soirée et flambait encore. Tout le monde paraissait dormir, petite lampe donnait un peu de lumière. On en allumait souvent une pour Jonayla. Il lui fallait plus de temps pour s'endormir dans l'obscurité totale. La mèche de lichen trempée dans la graisse fondue brûlait assez longtemps et c'était bien commode quand Ayla rentrait tard dans la nuit. Elle regarda derrière la cloison où Jondalar dormait. Jonayla s'était encore faufilée près de lui. Elle lui sourit et se dirigea vers le lit de Jonayla, ne voulant pas les déranger. Puis elle s'arrêta, secoua la tête et retourna à leur lit.

- C'est toi, Ayla? demanda Jondalar d'une voix ensommeillé C'est déjà le matin ?

- Non, je suis revenue plus tôt, cette nuit, dit-elle en prenant dans ses bras l'enfant blonde pour la remettre dans son lit.

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Elle la borda et déposa un baiser sur sa joue, puis retourna au lit qu'elle partageait avec Jondalar. Il était réveillé, appuyé sur un coude.

- Pourquoi as-tu décidé de rentrer plus tôt?

- Je n'arrivais pas à me concentrer.

Elle lui sourit, sensuelle, et se déshabilla, puis se glissa à côté de lui. La place laissée par sa fille était encore chaude.

- Tu te souviens de m'avoir dit un jour que chaque fois que j'avais envie de toi, il me suffisait de faire ça ? dit-elle avant de lui donner un long baiser.

La réaction de Jondalar ne se fit pas attendre. - C'est toujours vrai, dit-il d'une voix rauque.

Les nuits avaient été longues et solitaires pour lui aussi. Jonayla était mignonne et câline, et il l'aimait, mais c'était une enfant et la fille de sa compagne, pas sa compagne. Pas la femme qui éveillait son désir et l'avait toujours si bien satisfait.

Il la prit dans ses bras avec passion, baisa sa bouche, son cou puis son corps avec ardeur. Elle était tout aussi pleine de désir, aussi ardente, et éprouvait un besoin presque désespéré de sentir son corps. Il l'embrassa de nouveau, lentement, explora sa bouche avec sa langue, puis son cou, se pencha sur l'un de ses seins, en prit le bout dans sa bouche. Des vagues de plaisir parcoururent Ayla. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas trouvé le temps de jouir du Don de Plaisir fait par la Mère.

Il suça le mamelon, puis l'autre, lui caressa les seins. Elle éprouvait des sensations jusqu'au tréfonds d'elle-même, à l'endroit qui brûlait d'envie de lui. Il posa la main sur son ventre et le caressa doucement. Il avait une certaine mollesse qu'il aimait, une légère rondeur qui la rendait encore plus féminine. Quand il posa la main sur la toison de son pubis, puis passa un doigt dans le haut de sa fente et commença un lent mouvement circulaire, elle eut l'impression de fondre dans un océan de plaisir. Lorsqu'il atteignit l'endroit le plus sensible, des frissons la parcoururent, elle gémit et cambra le dos.

Il descendit plus bas, trouva l'entrée de sa caverne chaude et humide, y introduisit son doigt. Elle écarta les jambes pour lui faciliter l'accès. Il vint se placer entre elles, se baissa et goûta au fruit tant désiré. C'était le goût qu'il connaissait, le goût d'Ayla qu'il aimait. Des deux mains, il ouvrit ses pétales et la lécha avec sa langue chaude, explora sa fente et ses replis jusqu'à trouver le bouton, qui s'était durci un peu. Chacun de ses mouvements était pour elle un embrasement délicieux à mesure que le désir croissait en elle. Elle n'avait plus conscience de rien, hormis de Jondalar et de la marée montante du plaisir qu'il lui donnait.

Son membre viril glorieusement dressé aspirait à la délivrance.

Le souffle d'Ayla s'accéléra, chaque respiration accompagnée d'un gémissement, puis elle atteignit un sommet et se sentit déborder. Il sentit sa chaleur humide, se recula et la pénétra. Elle était prête et se cambra pour mieux le prendre en elle. En sentant son

439 membre glisser dans son puits chaud et accueillant, il gémit de plaisir. Cela faisait si longtemps ...

Elle s'ouvrit entièrement et quand il se sentit baigner dans cette chaleur féminine, il fut soudain reconnaissant que la Mère l'ait conduit à elle, lui ait permis de trouver cette femme. Il avait presque oublié à quel point ils s'accordaient bien. Il connaissait les délices suprêmes en s'abîmant en elle encore et encore. Elle se donnait à lui, jouissait des sensations qu'il lui procurait. Soudain, presque trop tôt, elle sentit le plaisir monter. Il s'intensifia puis les emporta en une décharge volcanique.

Ensuite, ils se reposèrent, mais leur violent désir mutuel n'était pas tout à fait apaisé. Ils s'aimèrent encore, langoureusement, en prolongeant chaque toucher, chaque caresse, jusqu'au moment où, ne pouvant plus se retenir, ils se laissèrent déborder par une nouvelle explosion d'énergie. Quand Ayla s'apprêta à s'endormir à côté de Jondalar sous leurs chaudes fourrures, elle vit un rai de lumière matinale filtrer à travers le plafond. Elle était plus que comblée, elle se sentait rassasiée.

Elle regarda Jondalar. Il avait les yeux clos, un sourire béat éclairait son visage. Elle ferma les yeux elle aussi. Pourquoi avait-elle tant attendu? s'étonna-t-elle. Elle essaya de se rappeler combien de temps cela faisait. Elle rouvrit brusquement les yeux. Ses herbes médicinales! Quand les avait-elle prises pour la dernière fois? Elle n'avait pas à s'en soucier quand elle allaitait, sachant qu'il était peu probable qu'elle tombe enceinte durant cette période, mais Jonayla était sevrée depuis plusieurs années. Elle avait pris l'habitude de faire une infusion d'herbes contraceptives, mais s'était montrée négligente dernièrement. Elle avait quelque-fois oublié de la préparer, mais elle était persuadée qu'une femme ne pouvait concevoir sans un homme et, comme elle avait passé ses nuits sur la falaise et n'avait pas partagé très souvent les Plaisirs avec Jondalar, elle ne s'était pas inquiétée.

Sa formation d'acolyte avait été éprouvante et avait exigé des périodes de jeûne, la privation de sommeil et d'autres restrictions. en particulier l'abstinence des Plaisirs durant un certain temps Pendant près d'un an, elle avait veillé la nuit pour étudier les mouvements des objets célestes. Mais cet apprentissage rigoureux était presque terminé. Son année d'observation du ciel nocturne allait bientôt s'achever, au Long Jour d'Eté exactement, moment auquel pourrait être agréée comme acolyte à part entière. Elle était déjà habile dans l'art de guérir, sinon sa formation aurait dure beaucoup plus longtemps, ce qui ne l'empêcherait pas de jamais cesser d'étudier.

Ensuite, à tout moment, elle pourrait devenir Zelandoni, bien qu'elle eût maintenant des doutes. Pour cela, il fallait qu'elle soit « appelée », processus mystérieux que personne n'était en mes d'expliquer mais dont tous les Zelandoni avaient fait l'expérience Quand un acolyte prétendait avoir été appelé, l'aspirant doniate subissait un examen probatoire devant d'autres Zelandonia, qui

440 acceptaient ses prétentions ou les rejetaient. Si elles étaient acceptées, on trouvait une place à Celui qui Sert la Mère fraîchement émoulu, d'assistant d'un ou d'une Zelandoni. Si elles étaient rejetées, l'acolyte restait un acolyte mais on lui donnait généralement des explications afin qu'il comprenne mieux l'appel la prochaine fois qu'il le sentirait. Certains acolytes n'atteignaient jamais la position de Zelandoni et se contentaient de la leur, mais la plupart désiraient être appelés.

Avant de s'endormir, elle songea aux Plaisirs. Elle était la seule à être convaincue qu'ils étaient à l'origine d'une vie nouvelle qui se développait dans les entrailles d'une femme. Si elle était enceinte, elle serait sans doute trop occupée par son nouveau bébé pour penser à un quelconque appel.

L'avenir le dira, ce qui est fait est fait, inutile de s'inquiéter de savoir si je suis enceinte ou non maintenant, se dit-elle. Et serait-ce si ennuyeux d'avoir un autre enfant? Un bébé, ça pourrait être bien.

Elle ferma les yeux et se détendit à nouveau, puis sombra dans un sommeil bienheureux.

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Commentaires les plus appréciés

Or

Vu le temps d'attente pour pouvoir lire ce dernier tome, j'avais très peur d'être déçue... Heureusement, ce ne fut pas le cas !

L'histoire est toujours aussi bien construite, véritablement prenante, je n'ai pas réussi à en décrocher. La formation d'Ayla est très intéressante, on apprend pas mal de choses sur les grottes du centre de la France (et moi qui en ai visité certaines, j'ai pris plaisir à revivre ces découvertes).

La saga des Enfants de la Terre se termine en beauté !

Cependant, j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire. Sur environ les 100 premières pages, l'auteur passe son temps à nous répéter des choses qui se sont passées dans les tomes précédent, en particulier les rencontres entre les personnages, le tout en détail, et non pas brièvement... Si on connait les autres tomes, ça devient vite très lourd !

De plus, et malgré tout leur intérêt, les nombreuses descriptions des grottes coupent trop le récit, et j'avoue avoir survolé certains passages...

Toutefois, ces critiques restent peu de chose à côté de ce que nous propose l'auteur dans ce dernier tome.

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Diamant

Je suis plongé dans ce livre depuis hier et.... il est aussi passionnant que les autres romans de la série des Enfants de la Terre. Réellement c'est une étonnante série consacrée aux hommes préhistoriques du paléolithique.

Cela ce lit comme un véritable conte de fées !

Dans ce dernier tome (malheureusement...) Ayla a tellement bien trouvé sa place dans le clan de son compagnon et père de leur petite fille, Jonayla, que la grande prêtresse lui propose de l'initier aux mystères qui lui permettront de prendre sa suite… Ayla réussira-t-elle à endosser ces nouvelles responsabilités ? Je ne vous le dirai pas...

Pour les amateurs de romans préhistoriques... vous ne serez pas déçus !

^_^

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Commentaires récents

Tome différent, mais même réaction… beaucoup de répétions des tomes précédents et des scènes déjà vues… À ça on ajoute les interminables visites des cavernes sacrées, après avoir lu une de leurs descriptions, j’ai tout simplement sauté les paragraphes…

L’histoire de ce tome en résumé : Ayla fait face à son destin, elle devient zelandoni, après avoir donné naissance à un enfant…

J’aurais aimé une fin plus exceptionnelle… Mais je ne suis pas déçue d’avoir persévéré. Cette série est vraiment bien documentée, l’histoire est captivante et je ne regrette pas du tout de l’avoir lu, même si un condensé de la série en 4 tomes aurait été suffisant, car les descriptions sont vraiment longues et répétitives. Les retours sur les tomes précédents alourdissent beaucoup la lecture.

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Bronze

Honnêtement je l'ai lu car je n'abandonne jamais une saga en cours de route (ou très rarement).

Résumé simple :

Ouah une grotte peinte ! Ouha comme les animaux sont bien faits ! Mais Ouah on dirait vraiment qu'ils sont vivants !!!!

Pour info aller regarder une peinture rupestre, c'est certes très joli mais ce n'est pas ce que j'appellerais "extraordinairement réaliste".

J'ai sauté les passages de grottes peinte après la troisième et quasiment toutes les descriptions de paysages pendant leur voyage.

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Diamant

Dernier tome de la série, on replonge dedans avec bonheur, et on a enfin la fin de l'histoire !

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Diamant

Sixième tome de cette très riche saga qui décrit aussi bien la préhistoire

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Diamant

J'ai bien aimé, j'avoue que je n'avais aucune attente pour ce tome. Je suis contente de l'avoir lu et fermer la boucle de cette magnifique série !

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Argent

J'avoue que j'ai moins aimé celui-ci, mais franchement, je n'ai pas boudé mon plaisir (pardon, c'est vrai que quand on a lu ces livres, le mot "plaisir" prend un sens tout à fait, euh, particulier...) de retrouver les personnages, principaux et secondaires, et de les regarder se trémousser dans leurs contradictions. Tout de même, on a un peu l'impression de revivre le tome 3, avec les quiproquos entre Ayla et Jondalar.

A lire en été, en pointillés, sur la route des Festivals.

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Argent

comme beaucoup, j'ai attendu avec beaucoup d'impatience ce dernier tome; malheureusement et a mon plus grand étonnement, j'ai été terriblement déçue...

il apprend beaucoup de choses très instructives, mais beaucoup de questions que je me posais sont restées sans réponses...

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Or

Ayla va-t-elle se laisser initier pour devenir "prêtresse"? Elle va du moins approfondir ses connaissances médicales et thérapeutiques. Du même avis que les internautes précédents, certains passages étaient trop longs et les descriptions des grottes s'éternisaient, mais cela ne gâche en rien le plaisir de lire cet ultime tome!

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Diamant

Je place ce roman dans la section diamant mais je suis également un peu déçue : trop peu d'aventure et trop de description à mon gout. Cela dit, ces descriptions sont très bien faites, j'ai pu situer les différentes grottes décrites gràce à ça, les ayant presque toute visitées moi-même.

J'éprouve toutefois une pointe de tristesse à me dire que c'est fini.

Les enfants de la Terre reste ma saga préférée.

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Or

Je n'ai pas résisté à la tentation. L'envie de retrouvé Ayla était trop forte.

J'ai lu de nombreux avis avertissant les lecteurs de ne pas lire ce dernier tome (pour le moment), qu'il gâchait la "fin". Quand je l'ai vu à la médiathèque, je me suis dit que je me ferais ma propre opinion. Et j'ai bien fait.

Surtout, à tout ceux qui ont aimé ces aventures, je souhaite bonne lecture.

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Date de sortie

Les Enfants de la Terre, Tome 6 : Le Pays des grottes sacrées

  • France : 2011-03-29 (Français)

Activité récente

LSim le place en liste or
2019-04-22T15:13:17+02:00
Csmile l'ajoute dans sa biblio or
2018-10-21T14:47:37+02:00

Distinctions de ce livre

Les chiffres

Lecteurs 534
Commentaires 38
Extraits 14
Evaluations 68
Note globale 8.16 / 10

Évaluations

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