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Les feux sauvages de la mémoire



Description ajoutée par x-Key 2011-01-10T18:08:03+01:00

Résumé

A Torre de Burros, dans les Asturies espagnoles, Hector Martinez n'hésite pas à jouer le simplet du village pour vendre ses bibelots aux pèlerins de passage. A trente-deux ans, ce rêveur plus à l'aise avec les chiffres qu'en société vit toujours avec sa mère et sa grand-mère, sans connaître l'identité des hommes de sa famille. Mais l'arrivée de Mair Watkins, une jeune femme pleine de vie et indépendante, va bouleverser toute son existence. Originaire du pays de Galle, Mair cherche à retrouver la trace de son grand-père Geraint, un volontaire républicain disparu en Espagne lors de la guerre civile et soupçonné de désertion. Prête à tout pour laver la mémoire de son aïeul, Mair peut compter sur l'aide d'Hector qui l'attire par son charme atypique… Une attirance réciproque et le début d'une enquête qui va menacer les secrets cachés derrière les respectables façades du village. A commencer par ceux de la grand-mère d'Hector, la tyrannique Pilar…Crimes de guerre, trahisons familiales, passions contrariées et mensonges funestes… Hector et Mair vont lever le voile sur des vérités qu'ils n'auraient jamais pu imaginer, pour enfin libérer leur famille de décennies de culpabilité et de silence.

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Classement en biblio - 2 lecteurs

extrait

Extrait ajouté par bellajessica 2014-09-02T13:56:45+02:00

Pilar se réveilla à demi et essaya de remuer son vieux corps engourdi sur la chaise longue. Elle avait la nuque raide et douloureuse, mais, malgré le souvenir insidieux rappelé par son rêve, son état de léthargie profond l’empêchait de se réveiller. Elle ne parvenait pas à modifier le cours de ses pensées, son moi endormi ne s’intéressait pas aux maigres triomphes de son existence. Il voulait s’accrocher à la douleur, à la rage… et à la culpabilité. Après tant d’années, elle restait hantée par le sort qu’avait connu le vieux concierge, Esteban ; par le fait qu’elle n’avait alerté personne, elle n’était même pas allée vérifier s’il avait vraiment été tué ou s’il gisait quelque part, blessé et souffrant. En dépit de tous les péchés qu’elle avait commis par la suite, celui-là la troublait par-dessus tout. Comme souvent lorsqu’elle était dans cet état de demi-sommeil, elle se reprochait son inhumanité et voyait bien que celle-ci, année après année, décennie après décennie, l’avait rendue plus dure, plus perverse et parfois d’une cruauté inexplicable. Malgré les efforts ténus de sa volonté engourdie pour l’en empêcher, elle replongea dans un sommeil qui la ramena à sa jeunesse et à cette nuit où avait été conçue sa fille.

 

À son grand étonnement, il ne se passa rien une fois les intrus partis. Après que Carlos se fut éclipsé dans la nuit, elle attendit quelques minutes. La cloche allait sonner d’un moment à l’autre pour rassembler tout le monde dans le bureau de mère Rosario. On allait appeler la Guardia civil, trouver le corps du concierge. La religieuse qui s’était enfuie à cheval dans la nuit avait dû donner l’alerte en ville. À moins que quelqu’un n’ait rattrapé la messagère et ne l’ait tuée. Ou que personne dans la ville n’ait prêté attention à son récit. Bien que Torre de Burros fût sur les terres de Notre-Dame de la Miséricorde, la majorité de la ville était de tendance républicaine et solidaire des communautés de mineurs des environs. Rares seraient ceux qui se proposeraient de protéger des hommes et des femmes d’Église. L’explication la plus probable était que les voyous s’étaient affolés et avaient fui avec leur butin avant de commettre d’autres méfaits scandaleux. Peut-être mère Rosario jugeait-elle plus sage de ne pas donner l’alarme ; la peur des représailles constituait une excellente raison.

Tout était calme. Une demi-heure s’écoula. Le silence lui paraissait bizarre, mais Pilar était trop effrayée pour sortir de sa cellule. Après avoir tourné en rond dans la petite pièce, et avoir collé son oreille contre la porte, elle retourna s’étendre sur son lit. L’aube était encore loin. Elle se cacha la tête sous sa couverture pour ne pas entendre la course précipitée des souris. Elle pensa à son jeune frère. Il avait toujours été un rebelle à la recherche d’une cause, un idéaliste, quoique très mal avisé. Que savait-il de la véritable pauvreté et de l’oppression, de la cause pour laquelle il se battait avec tant de véhémence ? Il n’était jamais descendu au fond de la mine comme leur père, pas plus qu’il n’avait travaillé dans les champs, non, il était allé à l’école tout comme elle. Et, bien que leurs parents aient été des gens humbles, sans grandes ressources, ils avaient eu un toit au-dessus de la tête et n’avaient jamais connu ni la faim ni le froid.

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Beaucoup de longueurs... pas vraiment captivant.

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Date de sortie

Les feux sauvages de la mémoire

  • France : 2011-01-13 - Poche (Français)

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