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Des années plus tôt, Cynna avait eu une histoire avec Rule. Cette ancienne relation avait causé quelques problèmes lorsque Lily et elle s’étaient rencontrées pour la première fois – surtout, reconnaissait Cynna, parce qu’elle n’avait pas voulu accepter l’idée que Rule était pris. Après tout, avait-on jamais entendu parler d’un loup-garou monogame ? Or Rule l’était, précisément, à cause de son lien d’âme sœur avec Lily, dont Cynna ignorait alors l’existence.

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-Je viendrai même au mariage.

-il aura sans doute lieu en extérieur. Il n 'y a pas beaucoup de lieux fermés qui soient assez grands pour accueillir un dragon.

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Elle contourna deux jeunes gens qui couraient comme des dératés, et manqua de justesse de rentrer dans une poussette. Il y en avait partout, de ces maudits engins. Elle dérapa, parvint à l’esquiver ainsi que la mère, et s’arrêta net.

Ils étaient trois. Ils se tenaient à côté de la fontaine à sec, et regardaient les alentours. Le plus petit portait une robe courte et des collants. Il ressemblait à un gnome : minuscule, ridé, une longue barbe, un gros nez. Des oreilles démesurées dépassaient de ses cheveux en bataille, leurs pointes couvertes par un chapeau ridicule. Le deuxième individu était de taille moyenne et avait la couleur de l’argile humide, sa peau moite et luisante comme s’il transpirait. Ses lèvres noir cendré étaient ce qu’il avait de plus bizarre, et il était aussi chauve que Gan. Il produisait un effet différent… Peut-être parce qu’il portait seulement un pagne et des sortes de bottes fantaisistes.

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Elle lui avait rendu son baiser, d’accord, mais celui-ci était empreint de trouble autant que de désir. Il ne pouvait pas lui en vouloir. Il savait qu’elle n’était pas prête, mais il lui avait tout de même forcé la main.

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Elle prit une grande inspiration et fit de son mieux pour se plonger dans l’état qu’elle avait évité toute sa vie, celui qu’elle appelait la « fugue ». Au début, celui-ci refusa de se manifester. Gagnée par la frustration, elle concentra toute son attention sur dell, les couleurs simples et claires de ses pensées familières.

Peu à peu, son souffle ralentit et son esprit glissa dans cet autre endroit, où les couleurs et les formes des pensées l’attiraient, sans cesse mouvantes, fascinantes… Un lieu où elle pouvait se perdre. Où elle s’était perdue enfant. Où ses propres pensées pouvaient toucher les esprits des autres, les altérer. Un endroit où cette compulsion pouvait l’envahir.

Mais les pensées de dell étaient limpides et sincères, elles ne déclenchaient aucun besoin de s’en mêler. Kai sentit son cœur ralentir et trouva le lien entre elles : un tube lisse, pâle, très légèrement teinté de jaune. Elle sourit pour le rendre plus fort. Plus éclatant.

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Si Nathan était sur un petit nuage, c’était parce que sa reine n’avait pas tué Kai six jours plus tôt. Celle-ci, sur le coup, avait été carrément soulagée également. La reine et son frère l’avaient prise pour un lieur, une sorte de télépathe rare et dangereux capable de lier les autres selon sa volonté. Nathan l’avait défendue en s’interposant entre eux et elle, quand bien même il n’aurait pas pu les arrêter. Ils le savaient tous.

Mais il avait gagné un peu de temps, durant lequel la reine l’avait écouté, parce qu’elle l’aimait assez pour lui accorder ce sursis. Finalement, Kai avait été autorisée à vivre, pour l’instant. Mais pas ici. Pas là où elle mettrait des gens en danger.

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À l’est, l’aube commençait à poindre dans le ciel noir comme de l’encre, mais la terre était encore plongée dans l’obscurité. À la sortie de la ville de Midland, au Texas, deux phares s’éteignirent devant une maison abandonnée. Un homme et une femme sortirent d’une Toyota Corolla 2005.

— J’ai toujours cette impression qu’on a oublié quelque chose, dit la femme en ouvrant le coffre.

Elle était grande et avait un visage anguleux, avec une carrure d’athlète et des épaules carrées – pas jolie, mais frappante. Elle portait un jean, des chaussures de randonnée et un pull-over foncé. Pas de maquillage. Ses cheveux châtains étaient longs et raides ; la couleur de sa peau, indéfinissable, indiquait des origines plutôt anglo-américaines qu’indiennes ; mais elle avait les joues rebondies et le nez plat du peuple de sa mère, les Diné. Les Navajos, comme les appelaient les étrangers.

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