Livres
455 039
Membres
404 186

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Extrait ajouté par camillel54 2011-04-22T17:07:32+02:00

Mais que diable allait-il faire dans cette galère ? !

Afficher en entier
Extrait ajouté par camillel54 2011-04-22T17:07:32+02:00

Il vaut mieux encore être marié qu'être mort.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2013-01-31T20:16:59+01:00

SCAPIN, feignant de ne pas voir Géronte : Ô Ciel ! Ô disgrâce (1) imprévue ! Ô misérable père ! Pauvre Géronte, que feras-tu ?

GÉRONTE, à part : Que dit-il là de moi, avec ce visage affligé (2)?

SCAPIN, même jeu : N'y a-t-il personne qui puisse me dire où est le seigneur Géronte ?

GÉRONTE : Qu'y a-t-il, Scapin ?

SCAPIN, courant sur le théâtre, sans vouloir entendre ni voir Géronte : Où pourrai-je le rencontrer, pour lui dire cette infortune (3) ?

GÉRONTE, courant après Scapin : Qu'est-ce que c'est donc?

SCAPIN, même jeu : En vain (4) je cours de tous côtés pour le pouvoir trouver.

GÉRONTE : Me voici.

SCAPIN, même jeu : Il faut qu'il soit caché en quelque endroit qu'on ne puisse point deviner.

GÉRONTE, arrêtant Scapin : Holà ! es-tu aveugle, que tu ne me vois pas ?

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2013-01-31T20:16:34+01:00

SCAPIN : Oui.

GÉRONTE, même jeu : Que je ne les lui donne ni à la mort, ni à la vie.

SCAPIN : Fort bien.

GÉRONTE : Et que si jamais je l'attrape, je saurai me venger de lui.

SCAPIN : Oui.

GÉRONTE, remet la bourse dans sa poche, et s'en va : Va, va vite requérir (21) mon fils.

SCAPIN, allant après lui : Holà ! Monsieur.

GÉRONTE : Quoi ?

SCAPIN : Où est donc cet argent ?

GÉRONTE : Ne te l'ai-je pas donné ?

SCAPIN : Non vraiment, vous l'avez remis dans votre poche.

GÉRONTE : Ah ! c'est la douleur qui me trouble l'esprit.

SCAPIN : Je le vois bien.

GÉRONTE : Que diable allait-il faire dans cette galère ? Ah ! maudite galère ! traître de Turc à tous les diables !

Afficher en entier
Extrait ajouté par camillel54 2011-04-22T17:07:32+02:00

Octave.

Ah! Scapin, si tu pouvais trouver quelque intention, forger quelque machine, pour me tirer de la peine où je suis, je croirais t'être redevable de plus que de la vie.

Scapin.

À vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je veux m'en mêler. J'ai sans doute reçu du Ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d'esprit, de ces galanteries ingénieuses, à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies...

Afficher en entier
Extrait ajouté par OeilDeLynx 2012-04-26T11:05:01+02:00

"Scène 4, acte I. (page 52 et 53)

ARGANTE, SCAPIN, SILVESTRE

[...]

SCAPIN. -Il faut, pour son honneur, et pour le vôtre, qu'il dise dans le monde que c'est de bon gré* qu'il l'a épousée.

ARGANTE. -Et je veux, moi, pour mon honneur et pour le sien, qu'il dise le contraire.

SCAPIN. -Non, je suis sûr qu'il ne le fera pas.

ARGANTE. -Je l'y forcerai bien.

SCAPIN. -Il ne le fera pas, vous dis-je.

ARGANTE. -Il le fera, ou je le déshériterai.

SCAPIN. -Vous ?

ARGANTE. -Moi.

SCAPIN. -Bon.

ARGANTE. -Comment, bon !

SCAPIN. -Vous ne le déshériterez point.

ARGANTE. -Je ne le déshériterai point?

SCAPIN. -Non.

ARGANTE. -Non?

SCAPIN. -Non.

ARGANTE. -Hoy ! voici qui est plaisant : je ne déshériterai pas mon fils.

SCAPIN. -Non, vous dis-je.

ARGANTE. -Qui m'en empêchera ?

SCAPIN. -Vous-même.

ARGANTE. -Moi ?

SCAPIN. -Oui. Vous n'aurez pas ce coeur*-là.

ARGANTE. -Je l'aurai.

SCAPIN. -Vous vous moquez.

ARGANTE. -Je ne me moque point.

SCAPIN. -La tendresse paternelle fera son office**.

ARGANTE. -Elle ne fera rien.

SCAPIN. -Oui oui.

ARGANTE. -Je vous dit que cela sera.

SCAPIN. -Bagatelles.

ARGANTE. -Il ne faut point dire bagatelles.

SCAPIN. -Mon Dieu ! Je vous connais, vous êtes bon naturellement.

ARGANTE. -Je ne suis point bon, et je suis méchant quand je veux ! Finissons ce discourt qui m'échauffe la bile***.(A Silvestre)Va-t'en, pendard, va-t'en chercher mon fripon, tandis que j'irai rejoindre le seigneur Géronte, pour lui conter ma disgrâce****.

SCAPIN. -Monsieur, si je peux vous servir en quelque chose, vous n'avez qu'à me commander.

ARGANTE. -Je vous remercie.(A part.) Ah ! pourquoi faut-il qu'il soit fils unique ! et que n'ai-je à cette heure la fille que le Ciel m'a ôtée, pour la faire mon héritière !"

*De bon gré : volontairement.

*Coeur : ici, fermeté.

**Son office : son devoir.

***Ce discours qui m'échauffe la bile : cette conversation qui me met en colère.

****Disgrâce : malheur.

Afficher en entier
Extrait ajouté par Pegh 2017-10-24T20:22:32+02:00

J'ai ouï dire, Octave, que votre sexe aime moins longtemps que le nôtre, et que les ardeurs que les hommes font voir sont des feux qui s'éteignent aussi facilement qu'ils naissent.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2013-01-31T20:16:44+01:00

SCAPIN : Il ne peut digérer les cinq cents écus que je lui arrache ; mais il n'est pas quitte envers moi, et je veux qu'il me paye en une autre monnaie l'imposture qu'il m'a faite auprès de son fils.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2013-01-31T20:16:22+01:00

SCAPIN : Cela est vrai. Mais faites promptement (19).

GÉRONTE : Ah ! maudite galère !

SCAPIN, à part : Cette galère lui tient au cœur.

GÉRONTE : Tiens, Scapin, je ne me souvenais pas que je viens justement de recevoir cette somme en or, et je ne croyais pas qu'elle dût m'être si tôt ravie (20). (Il lui présente sa bourse, qu'il ne laisse pourtant pas aller ; et, dans ses transports, il fait aller son bras de côté et d'autre, et Scapin le sien pour avoir la bourse) Tiens. Va-t'en racheter mon fils.

SCAPIN, tendant la main : Oui, Monsieur.

GÉRONTE, retenant la bourse qu’il fait semblant de vouloir donner à Scapin : Mais dis à ce Turc que c'est un scélérat.

SCAPIN, tendant toujours la main : Oui.

GÉRONTE, même jeu : Un infâme.

SCAPIN : Oui.

GÉRONTE, même jeu : Un homme sans foi, un voleur.

SCAPIN : Laissez-moi faire.

GÉRONTE, même jeu : Qu'il me tire cinq cents écus contre toute sorte de droit.

Afficher en entier
Extrait ajouté par wizbiz06 2013-01-31T20:16:10+01:00

SCAPIN : Oh ! que de paroles perdues ! Laissez là cette galère, et songez que le temps presse, et que vous courez risque de perdre votre fils. Hélas ! mon pauvre maître, peut-être que je ne te verrai de ma vie, et qu'à l'heure que je parle, on t'emmène esclave en Alger. Mais le Ciel me sera témoin que j'ai fait pour toi tout ce que j'ai pu ; et que si tu manques à être racheté, il n'en faut accuser que le peu d'amitié (17) d'un père.

GÉRONTE : Attends, Scapin, je m'en vais quérir (18) cette somme.

SCAPIN : Dépêchez donc vite, Monsieur, je tremble que l'heure ne sonne.

GÉRONTE : N'est-ce pas quatre cents écus que tu dis ?

SCAPIN : Non : cinq cents écus.

GÉRONTE : Cinq cents écus ?

SCAPIN : Oui.

GÉRONTE : Que diable allait-il faire à cette galère ?

SCAPIN : Vous avez raison, mais hâtez-vous.

GÉRONTE : N'y avait-il point d'autre promenade ?

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode