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« – Donc… ton nom ? j’insiste.

– Ma mère s’est dit que ce serait sympa de donner à ses enfants des noms de couleurs.

– De couleurs ?

– Mmh mmh. Donc, moi, c’est Gray, mais mon nom complet est Grayson.

– Franchement, ce n’est pas si mal comme nom. Bien mieux que… Green ?

– C’est mon frère.

Je m’éloigne légèrement pour le regarder.

– Tu plaisantes.

– Absolument pas. J’ai cinq frères et chacun d’eux porte le nom d’une couleur.

– Ce n’est pas possible. Il n’y pas six couleurs qui feraient…

– Gray, Green, Black, Blue, White, et Cyan.

J’imagine que ma mâchoire se décroche. Je ne peux pas m’en empêcher pendant que j’essaie de digérer le fait qu’il y a cinq hommes, quelque part dans ce monde, avec des noms pareils. Quand je m’aperçois qu’il me regarde, je lui adresse un sourire et lui donne une petite tape sur l’épaule, comme si j’essayais de le réconforter.

– Bon, au moins, c’est toi qui t’en sors le mieux !

– Je ne vais pas dire le contraire. Surtout pour Black et Blue. Ils sont jumeaux, d’ailleurs.

Je ricane sans pouvoir m’en empêcher.

– Mon Dieu, je n’arrive pas à y croire.

– Et pourtant, c’est la vérité. C’est pour ça que j’ai besoin de ton aide.

– Mon aide ?

– Je me suis dit que, si tu prononces mon nom assez souvent, avec ton magnifique accent traînant du Sud, je vais peut-être réussir à l’aimer. Ca compenserait peut-être le fait d’être considéré comme un membre du gang des crayons de couleur.

Je ne peux retenir un éclat de rire.

– Le gang des crayons de couleur ? Ouh là.

– Non, ça va. C’était plus facile pour moi que pour mes frères.

– En ce qui concerne vos noms, tu veux dire ?

– Eh bien, il y a ça, et puis le fait que mon crayon est l’un de ces énormes crayons qui…

– Oh pitié…

Cette fois, il rit… et c’est un vrai rire. Un rire qui emporte toutes mes réticences. Non que ce soit très difficile.

– Je m’appelle CC, lui dis-je en retournant entre ses bras.

– CC ?

– Ouais. Au cas où, tu sais, tu voudrais le crier ce soir.

Son sourire s’agrandit.

– Tu peux compter sur moi pour le faire. Souvent.

Au revoir, l’abstinence… et bon débarras ! »

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Le poids de ces mots, prononcés si doucement, est tel que je le sens s'enrouler autour de mon coeur, le déchirer et l'ouvrir en deux avant de le refermer pour que nous fassions plus qu'un, et je sais que cette femme sera toujours là.

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