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Les Frères Malory, Tome 9 : Confusion et séduction



Description ajoutée par Carotte62 2011-06-06T21:23:55+02:00

Résumé

Lorsque la fille d'Anthony Malory est enlevée à Hyde Park, la demande de rançon est portée par erreur chez son frère, James Malory. Mais James et Georgina sont aux Antilles, et il n'y a que leur invité, Boyd Anderson, le plus jeune frère de Georgina, un capitaine au sang chaud légendaire, pour aider Anthony à la retrouver et punir l'imprudent ravisseur.

La vive Katey Tyler a fui la petite ville terne de Gardener, dans le Connecticut, à la mort de sa mère, à la recherche d'aventures et de romance durant son grand tour d'Europe. Une nuit,dans une auberge, elle entend un misérable gémissement dans la chambre voisine et trouve une petite fille attachée et bâillonnée . Elle la met en sécurité et accepte de la raccompagner chez elle, à Londres. Mais elle ne s'attendait pas à être stoppée net par un grand et séduisant américain qui l'accuse d'avoir kidnappé l'enfant qu'elle a secourue ! Elle ne réalise pas non plus qu'ayant attiré l’attention de Boyd Anderson, elle est sur le point de vivre plus d'aventures et de passions que la plupart des jeunes ladies au cours d'un très long voyage et qu'en rencontrant les Malory, sa vie ne sera plus jamais terne !

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Classement en biblio - 343 lecteurs

Extrait

Après l’arrivée de Katie sur la Georgina, James avait laissé l’Oceanus les rattraper une première fois, et il s’était ensuivi une joute verbale qui avait rendu Anthony d’autant plus furieux que Boyd était hors de portée de ses poings. Katie ne s’était pas montrée sur le pont, ce qui était préférable. Les femmes avaient une fâcheuse tendance à s’apitoyer sur un visage tuméfié, et celui du jeune homme l’était bel et bien.

C’était peut-être ce qu’espérait Boyd, puisqu’il avait réclamé à cor et à cri de parler à la jeune fille. Celle-ci ignorait dans quel état il était, car il avait déjà dans sa cabine, passablement groggy, quand elle avait quitté l’Oceanus avec domestiques et bagages.

— Eh bien ? insista James.

— Je préfère attendre de ne plus avoir l’air d’un panda, grommela Anthony.

— Il ne t’a mis qu’un œil au beurre noir, pas les deux. Mais je dois reconnaître qu’il m’a surpris. C’est un boxeur de talent. Tu ne t’y attendais pas non plus, pas vrai ?

— Je ne l’ai jamais affronté sur le ring. À l’entendre, il ne demandait qu’à se mesurer à moi. Je regrette qu’il ne me l’ait pas dit plus tôt, au moins j’aurais su que l’expédier au tapis prendrait plus des deux minutes prévues.

— Tout bien réfléchi, cela n’aurait pas dû m’étonner, remarqua pensivement James. Au cours de ce combat mémorable avec ses frères, il a passé plus de temps à étudier mon style et ma technique qu’à me frapper. Tous les cinq étaient de très bons pugilistes, du reste. Ils m’ont infligé la troisième pire raclée de ma vie.

— C’est compréhensible, mon vieux, ils étaient cinq contre toi, et les Anderson ne sont pas des gringalets. Qui t’a flanqué les deux autres ?

— Toi, avec les grands frères, quand j’ai ramené notre nièce à la maison après m’être enfui avec elle.

— Tu te sentais tellement coupable que tu ne t’es pas vraiment défendu. Et la troisième ?

— C’était aux Antilles. Je m’étais mis à dos toute une taverne pleine de flibustiers.

— Tu avais encore perdu une bonne occasion de te taire, c’est ça ?

— Ils m’ont laissé pour mort et jeté dans le port. C’est le père de Gabrielle qui m’a repêché, avec son second. Je lui dois la vie. Une dette qu’il m’a rappelée cet été en venant me demander de parrainer les débuts de sa fille dans le monde.

— Je m’en souviens, maintenant, s’esclaffa Anthony. Tu me l’as raconté quand tu m’as expliqué pourquoi tu hébergeais la fille d’un pirate. Enfin, chaque fois, tu avais au moins trois adversaires contre toi. Tu ne t’es jamais trouvé dans un combat d’égal à égal. Nos joutes amicales ne comptent pas.

— Nous avons toujours eu la prudence d’arrêter avant d’être méconnaissables.

— Ça vaut mieux, si nous voulons vivre en paix avec nos épouses.

— Alors, quand vas-tu lui dire ? demanda de nouveau James, ravi de prendre son frère par surprise.

— N’insiste pas. Ce n’est pas un sujet qu’on peut aborder au débotté. Apprendre qu’elle n’est pas la fille de l’homme qu’elle a toujours considéré comme son père ne va pas lui faire plaisir.

— Il demeurera toujours celui qui l’a élevée, et elle n’aura aucune raison de moins l’aimer.

— Bien sûr, mais cela va tout de même lui faire un choc. Adeline et son mari lui ont menti, et comme ils sont morts tous les deux, elle n’aurait jamais su la vérité. Ce ne sont pas les Millard qui la lui auraient apprise.

— Lætitia Millard a admis qu’elle l’avait tout juste laissée entrer. Elle ne voulait pas de nous non plus, d’ailleurs.

Ils s’étaient rendus ensemble chez les Millard, mais la visite n’avait pas duré plus de dix minutes. Lætitia, qui était venue ouvrir elle-même, avait tenté de leur fermer la porte au nez, après quoi, elle avait catégoriquement refusé de les laisser voir sa mère.

Elle leur avait confirmé ce qu’elle avait écrit, que Katie était bien la fille naturelle d’Anthony, mais ils n’étaient pas disposés à croire sur parole cette harpie. Elle était devenue toute rouge en découvrant Anthony sur son perron, et n’avait même pas reconnu James.

— Qu’avez-vous donc contre ma famille ? s’était enquis ce dernier.

— Mais qui êtes-vous, monsieur ?

— Un Malory, un de ceux que vous semblez tant détester.

Elle avait alors appelé ses domestiques et leur avait ordonné de les jeter dehors. Cette tentative avait tourné court quand un valet de pied avait volé à l’autre bout du hall et que le majordome s’était enfui à toutes jambes.

Tandis qu’ils se dirigeaient vers l’escalier, elle les avait poursuivis en hurlant que sa mère était trop malade pour les recevoir. Sur ce point malheureusement, elle n’avait pas menti.

La chambre sentait le médicament, la chandelle et le renfermé. Les rideaux tirés ne laissaient filtrer aucune lumière, et la vieille dame allongée dans le lit paraissait plus morte que vive. Assise à son chevet, une femme de chambre tricotait, sans prêter plus d’attention à la malade qu’aux intrus.

— Ne la réveillez pas, siffla Lætitia. Ce refroidissement l’oblige à garder le lit depuis une semaine. Elle est trop faible pour lutter.

— Vous ne pensez pas qu’un peu d’air frais lui ferait du bien ? suggéra poliment James.

L’acariâtre vieille fille était sans doute très attachée à sa mère, mais elle était peu ouverte aux suggestions.

— L’air est trop frais à cette époque de l’année, trancha-t-elle.

— Mais pas la lumière, soupira la malade du fond de son lit.

— La pénombre vous aide à dormir, mère, plaida Lætitia, et vous avez besoin de repos.

— Je n’ai que trop dormi, et j’en ai assez de la fumée de ces bougies. S’il fait jour, ouvre les rideaux, j’aimerais bien voir mes visiteurs.

La vieille dame ne paraissait pas à l’article de la mort, même si elle était visiblement malade. Ils n’avaient de toute façon aucune intention de la fatiguer en la soumettant à un interrogatoire poussé. S’ils avaient pu se fier à la parole de Lætitia, il ne leur serait jamais venu à l’idée de la déranger, et obtenir confirmation ou non des allégations de sa fille ne serait pas bien long.

— Cela fait des années, lady Sophie, mais vous vous souvenez peut-être que j’étais le soupirant d’Adeline avant qu’elle quitte l’Angleterre, il y a plus de vingt ans, attaqua Anthony sans détour.

— Votre visage est de ceux qu’on n’oublie pas, sir Anthony. C’était donc cela que vous faisiez ?

— Je vous demande pardon ?

— Vous dites que vous courtisiez ma fille. Toute ma famille était pourtant persuadée que vos intentions n’avaient rien d’honorable, et que vous ne cherchiez qu’à vous amuser avec elle.

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Commentaires récents

Or

Ouah, quel retournement ! A chaque fois, je me dis ce tome c'est mon préféré et le suivant et toujours aussi bien ! Je conseille vraiment cette série

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Pas apprécié

Ce tome reste celui sur lequel je suis la plus mitigé.

Peut-être que pris à part j'aurais été plus réceptive à cette histoire mais je n'ai pas pu me défère de l'idée d'un Boyd plus enfantin qu'homme, et d'une Katie puérile Spoiler(cliquez pour révéler)qui n'a pas sa place dans la famille Malory. Je trouve que son insertion fait fausse et forcée.

Pourtant au commencement le personnage de Katie m'était plutôt plaisant mais j'ai rapidement changé d'opinion avec ses tergiversemment et son caractère changeant agaçant. Leur histoire ne m'a pas conquise avec des évolutions instables et une conclusion impromptue et accélérée.

Les diverses actions sont incongrues et ne prêtent pas à un récit plaisant pour ma part.

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Argent

Un excellent roman avec une belle histoire, des héros et seconds rôles attachants, de l'humour.

Ils ne cherchent pas à se détruire, à se fuir, au contraire, ils vont se laisser aller et affronter la suite dignement.

Une belle histoire qui se lit très vite.

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Lu aussi

Je n'ai pas trouvé ce tome à la hauteur des autres. Boys m'a plutôt agacé lorsqu'il ne croit pas Katie et leur histoire a fini par me lasser.

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Diamant

Ouah, quel retournement ! A chaque fois, je me dis ce tome c'est mon préféré et le suivant et toujours aussi bien ! Je conseille vraiment cette série.

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Argent

Les Mallory, on ne s'en lasse pas. Les filles comme les hommes ont un tel caractère que leurs aventures sont très agréables à lire. Et la pointe d'humour en plus.

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Or

Là encore l'auteur me surprend. On pourrait penser que le 9ème tome soit redondant mais pas du tout ! Une petite fille enlevée, une jeune femme qui veut faire le tour du monde, et un père qui découvre qu'il a une fille. La Famille Anderson fait son retour. De l'amour, de l'humour… tout est présent.

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Lu aussi

Enfin! On abandonne le coureur de jupon invétéré! Ça devenait un peu trop prévisible :). Le changement d'archétype donne lieu à des situations que les frères Malory auraient évitées facilement. Un petit roman facile à digérer.

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Argent

Très agréable à lire, encore une fois! On découvre Boyd Anderson, un des frères de Georgina. Cette petite incartade à la famille directe de Malory ne me déplait pas! J'en redemande même!

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Diamant

hyper agréable à lire, les personnages sont attachants, la vie sur un navire est un vraie plaisir à découvrir.

C'était très intéressante de connaître ça. Une histoire sans secrets ne serait pas intéressante, du coup on a notre dose et c'est super (étoile dans les yeux)

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Date de sortie

Les Frères Malory, Tome 9 : Confusion et séduction

  • France : 2012-01-04 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 343
Commentaires 37
Extraits 1
Evaluations 61
Note globale 8.23 / 10

Évaluations

Titres alternatifs

  • No choice but seduction - Anglais

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