Livres
494 892
Membres
493 645

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

Vous allez me rendre ma chevalière ! Maintenant. Sinon, je vais de ce pas mettre les autres au courant. — Jamais ! siffla-t-elle.Quelque chose céda en lui. À cause de cette odeur de chèvrefeuille, ou à cause de sa belle bouche sensuelle plissée dans une moue méprisante ? Il n’aurait su le dire. Il crispa les mains sur ses épaules délicates et lui donna une secousse. — Rendez-moi cette bague ! — Si j’étais un homme, je vous défierais en duel et je vous éventrerais à coups d’épée ! jeta-t-elle, le regard flamboyant. Christopher eut un rire stupéfait. L’intimidation physique ne servait qu’à la rendre plus sauvage encore. Décidément, elle n’avait peur de rien. — Quelle furie vous faites,murmura-t-il, un peu calmé. Comme si vous pouviez me battre à l’épée ! On croirait entendre une gamine vexée. — Je ne suis pas une gamine ! Il laissa tomber son regard sur le ridicule petit bouquet de fleurs piqué dans son fichu, entre le doux renflement de ses seins. Sans vergogne, il la reluqua en prenant tout son temps. — J’avais remarqué. Elle s’empourpra violemment et, l’espace d’un instant, il crut qu’elle allait exploser. Puis, d’une voix sourde, elle articula : — Demain à l’aube. Choisissez le lieu. — Vous me donnez rendez-vous, mademoiselle Stewart ? Ses yeux verts étincelèrent. — Non, je veux voir couler votre sang ! Nous allons nous battre en duel.

Afficher en entier

Il entra avec Tess et referma la porte.

— Tu n’avais pas besoin de venir, remarqua-t-elle sèchement.

— Sans doute, mais j’en avais très envie, rétorqua-t-il.

Il déplaça le fauteuil qui se trouvait près du lit pour le placer devant la cheminée et s’y installa. Tess trottina jusqu’à l’âtre, tourna plusieurs fois sur elle-même et se laissa tomber sur le sol avec un soupir.

— Qu’est-ce que tu fais ? s’étonna Freya, les sourcils froncés.

— Cela me paraît évident : je m’apprête à passer la nuit ici.

Son expression perplexe l’amusa presque.

— Mais…

— Oui ?

— Eh bien…

Elle agita la main, comme si le reste coulait de source.

— Quoi ?

— Oh… tu sais bien ! s’impatienta-t-elle en rougissant.

— Hélas, je ne suis pas très doué pour lire dans la tête des femmes, en particulier la tienne.

— Tu n’es pas obligé de passer la nuit dans ce fauteuil. Tu peux dormir avec moi.

— Non, décréta-t-il en se tournant face aux flammes.

— Non ?

Pour une fois, elle semblait déstabilisée, et peut-être un peu peinée.

— Tu t’es lassé de moi ?

En d’autres circonstances, il aurait ri.

— Au contraire. Je ne me sens pas capable de dormir à tes côtés en tout bien tout honneur.

— Oh…

Afficher en entier

Lady Holland la dévisagea un long moment, avant de pousser un soupir sonore.

— Allez me chercher le cognac, ordonna-t-elle à Selby.

Freya réprima un sourire. Elle n’avait pas eu l’intention de river son clou à lady Holland. Elle éprouvait une réelle affection pour son employeuse… et pas seulement parce qu’elle voyageait toujours avec une bouteille de cognac dans ses bagages.

Sur ces entrefaites, quelqu’un frappa à la porte.

Lady Holland retint Selby.

— Allez voir qui c’est avant de sortir le cognac. Je… hum… je ne voudrais pas choquer une domestique impressionnable.

Mais il s’agissait de Messalina, accompagnée de Lucrétia et de lady Lovejoy.

À peine entrée, Messalina darda sur lady Holland un regard accusateur.

— Essayez-vous de forcer Freya à accepter la demande en mariage du duc ?

— F… Freya ? bredouilla lady Holland, avant de se tourner vers l’intéressée. Je croyais que vous vous appeliez Aelfflaed ?

— Oui. Freya est un diminutif.

— Je ne vois pas le rapport.

— Il n’y en a pas.

— Bon, marmonna lady Holland en reportant son attention sur les soeurs Greycourt. Vous êtes donc venues vous assurer que je n’étais pas en train de torturer… Freya… pour la contraindre à épouser le duc ?

— Exactement, dit Messalina, la tête haute.

Afficher en entier

— Quel cynisme ! murmura-t-il. Tu veux donc passer le reste de ta vie seule ? Ne jamais avoir d’amant, ne jamais avoir d’enfants ?

— J’aimerais bien avoir des enfants.

— Pour ça, il te faudrait au moins un homme !

Elle rit.

— J’en suis bien consciente. Cela fait cinq ans que je vis à Londres, lui rappela-t-elle. Je ne suis pas naïve. Je connais les hommes.

— Vraiment ? Tu en as donc connu tant que cela ?

Elle hésita, comme si elle se demandait ce qu’il entendait par là. Il ne le savait pas trop lui-même.

[...]

— J’ai rencontré beaucoup d’hommes, affirma-t-elle.

Cette fois, la jalousie lui mordit le coeur. D’autres hommes avaient donc découvert la nature fougueuse qui se cachait sous cette sage apparence ?

— Tu as eu des relations avec des hommes ?

— Oui.

— Des relations… intimes ?

— Eh bien, intimes… Je ne sais pas si c’est le mot qui convient.

— Alors… quoi ? Des relations complices ? Occasionnelles ?

— Des relations occasionnelles ? répéta-t-elle, l’air désorienté.

Il se retint de rire. Il aurait dû avoir pitié d’elle, mais sa Freya n’était pas une faible femme. C’était une guerrière, et en la ménageant, il aurait eu l’impression de l’insulter.

— Et il y en a donc eu beaucoup ? reprit-il d’un ton détaché en prenant un bout de pain pour le mâchonner.

— Non, pas tant que cela.

— Oh, très bien. Je suis heureux de me compter parmi eux, conclut-il avec un sourire innocent.

Afficher en entier

— Ou bien ce pourrait être… Christopher, suggéra Messalina d’un air innocent.

Freya lui jeta un regard noir. Messalina pouffa.

— Non, bien sûr ! Je plaisante. Dis-moi, que se passe-t-il entre vous ?

— Rien du tout.

Messalina eut un haussement de sourcils sceptique. Freya fit la grimace. Elle n’avait jamais été douée pour mentir à son amie.

— Il m’a demandée en mariage.

— Non ? s’exclama Messalina.

— Si.

Freya s’empressa de boire une autre gorgée de vin pour étouffer la douleur sourde qui naissait dans sa poitrine.

La mine pensive, Messalina murmura :

— Et je crois deviner que tu as refusé ?

— Pourquoi dis-tu cela ?

— Eh bien, tout d’abord parce que tu es une tête de mule. Et aussi parce que Christopher aurait annoncé vos fiançailles au dîner si tu avais accepté sa demande, alors qu’il a passé tout le repas à fixer ses petits pois dans son assiette, le pauvre.

Afficher en entier

Était-elle victime d’une amnésie passagère ? D’ici quelques secondes, elle se rappellerait qu’elle le détestait. En attendant, il comptait bien profiter de ce qu’elle lui offrait.

Afficher en entier

Elle tendit l’oreille. Autour d’elle, le silence régnait. Les deux hommes avaient dû rejoindre la salle de bal. Elle quitta donc sa cachette et s’apprêtait à rejoindre l’allée quand une forme sombre bondit soudain devant elle…

Freya faillit pousser un cri de surprise.

C’était Tess, qui vint se jeter dans ses jupes et lui donna de grands coups de langue tout en agitant joyeusement la queue.

Comme Freya se penchait pour la caresser, deux mains se posèrent pesamment sur ses épaules.

Une voix grave retentit près de son oreille :

— Tu n’es qu’une petite fouineuse !

Christopher sentit le parfum de chèvrefeuille dans l’air de la nuit et se demanda si elle ne le portait pas uniquement dans le but de le rendre fou.

Plimpton l’avait déjà mis de mauvaise humeur, et voilà qu’il tombait sur Freya qui, de toute évidence, les avait espionnés.

Elle l’avait accablé de reproches, lui avait refusé son pardon quand il avait admis ses torts, et pourtant il ne cessait de penser à elle.

Elle l’obsédait déjà avant qu’il ne la reconnaisse et, à présent, elle le fascinait encore plus. Parce qu’elle était liée à sa jeunesse ? Sans doute. Quoi qu’il en soit, lorsqu’ils étaient dans la même pièce, il n’avait pas besoin de la regarder pour savoir où elle se trouvait. On eût dit qu’il émanait d’elle une chaleur qui l’attirait de manière irrésistible et qui, tout en menaçant de le brûler, lui procurait un étrange sentiment de paix.

Mais il n’aurait jamais cette femme. Elle le haïssait et ne s’en cachait pas.

Les rayons de lune éclairaient Freya, la baignant d’une lueur argentée qui la faisait paraître presque irréelle. Pourtant, elle était une femme de chair et de sang. Il percevait la tiédeur de sa peau sous ses doigts et ses yeux lançaient des éclairs.

— Tu vas me rendre fou, petite voleuse, chuchota-t-il.

Puis, cédant à la tentation, il l’embrassa.

Afficher en entier

Elle avança d’un pas, examina les armes avec attention avant d’en sélectionner une – légèrement plus courte que l’autre, assurément plus légère et maniable.

Ce fut le premier indice.

Puis elle zébra l’air de sa lame avant de la pointer en avant.

— Prêt ? demanda-t-elle.

Il hocha la tête.

— À vous l’honneur.

— En garde !

L’instant d’après, sa lame faillit lui couper le nez.

Ce fut le deuxième indice.

Doux Jésus.

Christopher avait bondi en arrière et eut juste le temps de parer l’attaque suivante.

Mlle Stewart n’était peut-être pas folle, finalement.

Elle se battait comme quelqu’un qui sait parfaitement manier l’épée.

Et comme une femme qui avait de bonnes chances de le battre.

Dans un grincement, sa lame glissa contre la sienne. Mlle Stewart recula avant que les deux épées soient bloquées. Puis elle pivota et, avec un sourire, visa son ventre.

Il esquiva de justesse.

Un éclat farouche brillait dans ses yeux verts. Elle ne faisait pas semblant. Elle voulait le battre.

Le tuer, peut-être.

Pourquoi, bon sang ?

Il n’avait pas l’intention de la blesser. Il voulait juste la désarmer, lui donner une bonne leçon et la remettre à sa place.

Malheureusement, elle faisait preuve d’une agilité diabolique et… d’une technique supérieure à la sienne, il devait bien l’admettre.

Il était bien bête d’avoir accepté ce duel.

Afficher en entier

Il y avait aussi une troisième possibilité  : ces deux types étaient des Dunkelders.

À cette pensée, le cœur de Freya s’affola.

Cela faisait longtemps que les Femmes Sages étaient persécutées par les Dunkelders, des fanatiques superstitieux qui les considéraient comme des sorcières et n’avaient qu’une idée en tête  : les faire brûler sur le bûcher.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode