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Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
- Avec lequel d'entre vous dois-je m'entretenir ?
Leo et Cam désignèrent l'autre de la main et répondirent en choeur :
- Lui.
- C'est toi, le vicomte,fit remarquer Cam à Leo.
- C'est toi qui traites d'ordinaires ce genre d'affaire, protesta Leo.
- Oui. Mais mon opinion sur celle-ci ne va pas te plaire.
- Tu n'envisagea tout de même pas de leur donner ton approbation, si ?
- De toutes les soeurs Hathaway, déclara Cam d'un ton égal, Beatrix est la plus apte à choisir seule son mari. J'ai confiance en son jugement.
Beatrix lui adressa un sourire éclatant.
- Merci, Cam.
- Que racontes-tu ? rétorqua Leo. On ne peut pas se fier au jugement de Beatrix.
- Pourquoi ?
- Elle est trop jeune.
- J'ai vingt-trois ans ? s'exclama Beatrix. Si j'étais un chien, je serais morte.
- Et c'est une femme, insista Leo.
- Je te demande pardon ? intervint Catherine. Serais-tu entrain d'insinuer que les femmes manquent de jugement ?
Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
- Du calme, tous les deux, dit Cam. Phelan, j'ai une question à vous poser. Si vous décidez d'attendre indéfiniment avant de demander Beatrix en mariage, avez-vous l'intention de continuer à la voir entre-temps ?
- Oui. Rien ne pourrait me retenir loin d'elle. Mais nous saurons nous montrer prudents.
- J'en doute, ironisa Leo. La seule chose que Beatrix connaisse de la prudence, c'est comment épeler le mot.
Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
- J'ai invité le capitaine Phelan à se joindre à nous, annoça Beatrix. Il n'a pas envie de parler. Ne lui posez pas de questions directes sauf en cas d'absolue nécessité.
Le reste de la famille accueillit cette recommandation sans le moindre haussement de sourcils. On chargea simplement un valet d'aller chercher un couvert supplémentaire.
- Entrez, Phelan, dit Leo d'un ton amical. Nous adorons les invités silencieux - cela nous permet de parler encore davantage. Je vous en prie, asseyez-vous et ne dites rien.
Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
- Selon Rohan, vous n'êtes pas mauvais pour un gadjo. Et Beatrix dit qu'elle vous aime. Je serais donc enclin à vous laisser l'épouser. Mais j'y réfléchis encore.
- Si cela peut faire une différence, je suis prêt à prendre tous les animaux.
Merripen fit mine de peser le pour et le contre.
- Vous pouvez l'avoir, lâcha-t-il.
Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
Très cher Christopher,
Je ne vous écrirai plus.
Je ne suis pas celle que vous croyez.
Je n'avais pas l'intention d'envoyer des lettres d'amour, mais c'est ce qu'elles sont devenues. En allant vers vous, les mots que je traçais sur la feuille se sont transformés en battements de coeur.
Revenez. Je vous en prie, rentrez, et trouvez-moi.
Par Rayathea le 13-06-2013 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
Quand il se tut, il y eut un silence.
Puis Leo se tourna vers Cam.
— Alors ?
— Alors quoi ?
— C'est le moment de nous sortir l'un de tes maudits proverbes de bohémien. Sur les coqs qui pondent des oeufs ou sur les cochons qui dansent dans le verger. Tu en as toujours un a dégainer. Vas-y.
Cam lui adressa un regard sarcastique.
— Il n'y en a pas qui me vienne, la, tout de suite.
— Tonnerre ! J'ai du en écouter des centaines, et Phelan n'a même pas droit a un seul ?

[...]

— Selon moi, Phelan et Beatrix devraient attendre, intervint Leo. Ils n'ont rien a perdre.
— Je n'en suis pas si sur, répliqua Cam. Comme on dit chez les roms : "Prends trop de temps, et c'est le temps qui te prendra."
Leo afficha un air goguenard.
— Je savais qu'il y aurait un proverbe !
Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
Amélia ne tenta pas de dissimuler son plaisir en apprenant la nouvelle.
- Je l'aime bien, déclara-t-elle en serrant brièvement Beatrix dans ses bras. Il me fait l'effet d'un homme bon et honorable.
- Et courageux, renchérit Cam.
- Oui, c'est vrai, acquiéça Amelia. Difficile d'oublier ce qu'il a fait pendant la guerre.
- Oh, ce n'est pas de cela que je parlais ! C'était une allusion au fait qu'il est prêt à épouser une soeur Hathaway.
Amelia lui tira la langue, ce qui lui valut un grand sourire en réponse.
Par stella67 le 14-10-2011 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
- Mais qu'est-ce que vous mangez ?
Leo, lord Ramsay, se pencha sur ses jumeaux, Edward et Emmaline, qui jouaient sur le tapis du salon.
Catherine, son épouse, qui construisait avec eux une tour en cubes, leva la tête en souriant.
- Ils mangent des biscuits.
- Ceux-là ? demanda Leo en jetant un coup d'oeil sur le bol de petits biscuits bruns posé sur la table. On dirait ceux que Beatrix donne au chien.
- Rien d'étonnant, ce sont les mêmes.
- Ce sont ... Grands dieux, Catherine, où as-tu la tête ?
Leo s'accroupit et tenta de retirer le biscuit baveux à Edward, ce qui lui valut un hurlement indigné.
- Laisse-le lui, protesta Catherine. Les jumeaux ont mal aux dents et ces biscuits très durs les soulagent. Ils ne contiennent rien de nocif.
- Qu'en sais-tu ?
- C'est Beatrix qui les a faits.
Par Rayathea le 13-06-2013 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
— J'ai encore des réserves, dit Leo.
— Tu en as toujours, rétorqua Amelia. Si tu te souviens bien, tu étais oppose a Cam, au début. A présent, tu l'acceptes.
— C'est parce que, plus j'ai de beaux-frères, plus Cam m'apparait bien en comparaison, riposta son frère.
Par Rayathea le 13-06-2013 Editer
Les Hathaway, tome 5 : L'amour l'après-midi
Il fit un pas en arrière quand la porte fut violemment ouverte par une gouvernante a l'expression affolée.
— Je vous demande pardon, monsieur, nous sommes en plein...
Elle s'interrompit comme un fracas de porcelaine brisée retentissait quelque part dans la maison.
— Oh, Seigneur tout-puissant ! gémit-elle, avant de s'effacer et d'indiquer le salon. Si vous voulez bien attendre la et...
— Je la tiens ! s'exclama une voix masculine. Bon sang, non ! Elle fonce vers l'escalier.
— Ne la laissez pas monter à l'étage ! cria une femme qui ajouta, quand on entendit les pleurs d'un bébé : Oh, cette maudite créature l'a réveillé ! Où sont les servantes ?
— Cachées, j'imagine.
Debout dans le vestibule, Christopher hésitait sur la conduite a tenir. Il tressaillit en percevant un chevrotement.
— Ils élèvent des animaux de ferme dans la maison ? demanda-t-il, ébahi, à la gouvernante.
— Non, bien sur que non, répondit-elle hâtivement en essayant de le pousser vers le salon. C'est... c'est un bébé qui pleure. Oui. Un bébé !
— Ca n'y ressemble pas.
Christopher entendit Albert aboyer sur le perron. Un chat à trois pattes traversa le vestibule comme une flèche, suivi par un hérisson qui trottinait bien plus vite qu'on aurait pu l'imaginer. La gouvernante s'élanca derrière eux.
— Pandora, viens ici ! fit une autre voix.
Quand il reconnut celle de Beatrix Hathaway, tous les sens de Christopher se mirent en alerte. Si seulement il comprenait de quoi il retournait !
C'est alors qu'une grosse chèvre blanche passa devant lui avec force cabrioles, et disparut au moment où Beatrix Hathaway surgissait en courant. Elle s'arrêta net.
— Vous auriez peut-être pu essayer de l'arrêter ! s'écria-telle, avant d'esquisser une vague grimace quand elle reconnut Christopher. Oh, c'est vous !
— Mademoiselle Hathaway...
— Tenez-moi ca.
Elle lui fourra dans les bras un petit corps chaud et gigotant avant de s'élancer de nouveau aux trousses de la chèvre.
Abasourdi, Christopher découvrit un chevreau au poil crème et à la tête brune, qu'il faillit laisser choir quand, ayant relevé la tête pour suivre Beatrix des yeux, il s'aperçut qu'elle portait un pantalon et des bottes.
Christopher avait vu des femmes à toutes les étapes de l'habillage ou du déshabillage, mais il n'en avait jamais vu une seule habillée en garçon d'écurie.
— Je dois être en train de rêver, confia-t-il au chevreau qui se tortillait.
— Je l'ai ! annonça la voix masculine. Beatrix, je t'avais bien dit qu'il fallait rehausser la barrière de l'enclos.
— Elle n'a pas sauté par-dessus, protesta Beatrix. Elle l'a mangée !
— Qui l'a laissée entrer dans la maison ?
— Personne. Elle a réussi a ouvrir la porte de service à coups de tête.
Une conversation inaudible s'ensuivit.
Tandis que Christopher patientait dans le hall, un petit garçon brun, âgé de quatre ou cinq ans, franchit tout essoufflé la porte d'entrée. Il était arme d'une épée de bois et avait noue un mouchoir autour de sa tête.
— Ils ont attrape la chèvre ? demanda-t-il a Christopher sans préambule.
— Je crois, oui.
— Oh, corne de bouc ! s'exclama l'enfant avec un à-propos involontaire. J'arrive trop tard.
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