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Petite étoile qui éclaire à peine le firmament

Tu grandiras comme le blé et il viendra un temps

Où ta lumière éclipsera celle du Soleil

Et ta sagesse te fera découvrir des merveilles

Ton nom sera vénéré jusque chez les dieux

Et les trouvères chanteront tes louange en tous lieux

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«Mais comment est-ce possible?» s'effraya-t-elle. Elle n'avait jamais partagé le lit de Nemeroff! Elle s'habilla et se mit en boule sur le petit sofa qu'elle avait fait placer devant l'âtre, et elle essaya de comprendre ce qui avait bien pu se passer. «Fabian!» se rappela-t-elle. Il s'était imposé à elle avant de partir à l'aventure. «Si Nemeroff apprend que je porte l'enfant de son frère, comment réagira-t-il?»

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Chapitre 1

La sentence

Le monde céleste n’avait jamais été aussi ébranlé depuis sa création. Non seulement la soudaine disparition de la presque totalité des dieux qui régnaient sur la galaxie compromettait l’équilibre même de l’univers, mais elle avait secoué Abussos jusqu’au tréfonds de son âme. En quelques secondes à peine, un terrible événement venait de faire dis­paraître sa descendance. À genoux près du canot qu’il était en train de sculpter, les bras en croix sur sa large poitrine, il était plié en deux par la douleur. C’est ainsi que Lessien Idril l’avait trouvé, le visage baigné de larmes, après avoir senti de loin son chagrin.

– Ils ont péri, Idril... sanglota le dieu-hippocampe. Un véritable massacre...

– Je t’en prie, laisse-moi t’aider.

Abussos leva un regard suppliant sur elle. Alors elle l’étreignit davantage en laissant jaillir de son âme une douce lumière bleue, qui les enveloppa tous les deux pendant plusieurs minutes. L’énergie de Lessien Idril, complémentaire à celle de son compagnon, parvint à rendre à celui-ci son équilibre émotionnel.

– Maintenant, allons voir ce qui s’est passé, suggéra-t‑elle.

La déesse-louve lui tendit la main et le remit sur pied.

– Es-tu en mesure de localiser cette tragédie?

– La destruction nous encercle, mais semble plus prononcée du côté des Ghariyals.

– Nous commencerons donc par là.

Ils se dématérialisèrent et filèrent dans l’Éther comme deux brillantes comètes, puis réapparurent au milieu de la rotonde du chef des divinités reptiliennes. Leur gorge se noua aussitôt, car une vingtaine de corps criblés d’éclats de verre jonchaient le plancher de marbre blanc.

– Comment est-ce possible? parvint finalement à articuler Lessien Idril.

Abussos se pencha sur un jeune homme.

– Est-ce le résultat d’une attaque ou un phénomène naturel? lui demanda sa femme.

Le dieu-hippocampe effleura l’un des morceaux de quartz limpide pour tenter d’en déterminer la provenance.

– On dirait que ces débris ont fait partie d’un tout qui a brusquement éclaté...

– En d’autres mots, tu ne sais pas ce que c’est.

– Ça ne provient pas de notre monde.

Abussos posa la main sur la tête de plusieurs de ses arrière-petits-enfants, mais ne put rien tirer de leur mémoire, car leur âme avait quitté leur corps divin. Il lui faudrait donc se rendre dans le monde des disparus pour les questionner.

Pendant ce temps, Lessien Idril marchait entre les victimes. En examinant leur position sur le sol, elle finit par comprendre que la bombe de cristal avait explosé exactement au centre du pavillon circulaire. Elle leva les yeux vers le plafond et aperçut le trou par lequel elle était certainement tombée.

– Savez-vous qui a commis une telle atrocité? s’enquit alors une voix masculine derrière elle.

La déesse-louve fit volte-face et vit Parandar, Theandras et Fan qui se hâtaient de grimper les marches immaculées qui menaient à la rotonde.

– Nous l’ignorons, pour l’instant, répondit-elle. Comment avez-vous échappé à l’hécatombe?

– Après avoir conféré avec tous les membres de notre pan­théon, nous nous sommes éloignés pour nous entretenir en privé, expliqua Theandras avec tristesse.

– Les rapaces ou les félidés ont-ils tenté de nous éliminer? s’enquit Fan.

– Non, affirma Abussos en se redressant. Cette attaque a été menée par des représentants d’un univers parallèle.

– Nous n’avons rien fait pour provoquer leur colère, assura Parandar.

– C’est un mystère pour moi aussi, à moins qu’Achéron et ses enfants aient soudain décidé d’étendre leur domination à d’autres mondes.

– Que pouvons-nous faire?

– Vous, absolument rien. Idril, ramène-les à l’agora. Je vous y rejoindrai sous peu.

– Y serons-nous en sûreté? voulut savoir Fan.

Abussos ne les écoutait déjà plus. Afin de leur éviter de subir le même sort que les autres dieux reptiliens, sa femme s’empressa de les transporter magiquement jusqu’à cet endroit du ciel que rien ne pouvait atteindre. Tout comme Lessien Idril, le dieu-hippocampe dirigea son regard sur le plafond du pavillon, se rappelant fort bien qu’à l’origine, il n’était pas ainsi percé d’un trou béant. En un clin d’œil, il se transporta sur le toit et chercha à flairer l’énergie de ceux qui avaient laissé tomber le projectile meurtrier. Ne trouvant rien, il comprit qu’il avait été lâché à partir de l’Éther.

Il prit donc son envol en effectuant une lente spirale ascendante, jusqu’à ce qu’il capte enfin quelque chose. L’assassin s’était donné beaucoup de mal pour masquer son énergie, mais il en restait tout de même une trace presque imperceptible. «C’est impossible...», se désola Abussos en flairant cette odeur familière. «Sûrement, je me trompe...» Toutefois, il n’allait pas accuser qui que ce soit avant d’avoir examiné tous les faits.

Pressé de poursuivre son enquête, il fonça vers le domaine des oiseaux de proie, où il percevait déjà une détresse semblable à celle de la triade reptilienne. Lorsqu’il reprit forme, il trouva Aquilée et Orlare sur le bord d’un énorme trou au milieu du nid d’Étanna.

– Y a-t‑il eu une explosion? demanda-t‑il, alarmé.

Les deux sœurs étaient si commotionnées qu’elles paraissaient incapables de prononcer un seul mot. Alors Abussos s’approcha davantage. À première vue, elles n’avaient pas été frappées par les mêmes éclats que les reptiliens.

– Comment est-ce arrivé?

– Nous n’en savons rien, répondit enfin Orlare. Nous n’étions pas ici.

Le dieu-hippocampe passa la main au-dessus du vide. Ce qui avait causé ce gouffre béant ne semblait pas avoir la même origine que ce qui avait entraîné la perte des Ghariyals.

– Je flaire le concours des félins, mais ils n’ont pas agi seuls, laissa tomber Aquilée.

– Réunissez tous les membres de votre panthéon.

– Il n’y a plus que nous, se désola Orlare. Je crains que les autres aient été aspirés dans cet abîme.

– Allez m’attendre à l’agora, ordonna Abussos.

– La trace des tueurs est fraîche, protesta Aquilée. C’est maintenant qu’il faut la suivre.

– Faites ce que je vous demande.

– Allez viens, ma sœur, fit Orlare d’une voix suppliante. Le vénérable hippocampe est beaucoup plus fort que nous. Il trouvera le coupable et il le fera payer pour son crime.

Voyant que la déesse-aigle ne bronchait pas, elle passa son aile blanche par-dessus son dos et l’emmena contre son gré. Abussos aurait aimé plonger dans le trou et voir où il le mènerait, mais il devait d’abord découvrir le sort du panthéon félin. Il décolla donc comme une étoile filante et se rendit dans leurs grandes forêts percées de nombreux terriers. Il se matérialisa devant l’entrée de celui d’Étanna, mais n’alla pas plus loin. Ses sens aiguisés l’avaient tout de suite averti qu’il n’y avait plus personne. Il poursuivit son enquête avec son esprit et, bizarrement, ne trouva aucune trace de violence où que ce soit. Les chats avaient-ils eu le temps de fuir avant l’arrivée de l’agresseur? Mais où seraient-ils allés?

Il entra dans l’antre de la déesse-jaguar et capta un soupçon de magie qui confirma ce qu’il pensait : Étanna avait quitté son domaine avec tous ses sujets. C’était une autre piste qu’il devrait suivre dès qu’il aurait mis les survivants reptiliens et rapaces à l’abri.

Abussos se dirigea donc vers l’agora. Les bras croisés, Lessien Idril observait ses petits-enfants qui, même dans le malheur, refusaient de se parler. Chaque clan sur sa propre terrasse, les reptiliens et les rapaces se tournaient le dos.

– Écoutez-moi! lâcha le dieu-hippocampe d’une voix forte.

Parandar, Theandras, Fan, Aquilée et Orlare pivotèrent vers leurs grands-parents.

– Où sont les chats? demanda la déesse-harfang.

– Je n’en sais rien.

– Ils se cachent parce qu’ils sont responsables de la disparition de mes sujets? fit Aquilée sur un ton accusateur.

– Mes recherches ne sont pas terminées, annonça Abussos.

– Lorsque vous les trouverez, je veux leur arracher la peau moi-même.

– Rien ne prouve qu’ils soient liés à ce qui s’est passé.

– Qui d’autre nous haïssait à ce point?

– Tous ceux que vous avez agressés, cracha Parandar, dégoûté.

– Ils ont ouvert les hostilités! hurla Aquilée, hors d’elle.

– Rien n’est jamais de votre faute, n’est-ce pas? riposta Parandar.

Lessien Idril sentit que son époux était sur le point d’exploser de colère.

– Assez! tonna Abussos.

Le sol de l’agora trembla, rappelant aussitôt les divinités à l’ordre.

– Je vous avais ordonné de mettre fin à ces incessantes querelles sous peine d’en subir de lourdes conséquences. Un terrible châtiment vous attend désormais.

– Qu’y a-t‑il de plus terrible que de voir les cadavres de tous ceux qu’on aimait? lui fit remarquer Theandras.

– Ne pas savoir où ils sont, répliqua Aquilée.

– Je vous ai demandé de vous taire!

– Avec tout le respect que je vous dois, vénérable Abussos, intervint Parandar, les Ghariyals devraient être soustraits à votre châtiment, car ils n’ont jamais participé aux hostilités entre les panthéons de Lycaon et d’Étanna.

– À partir de cet instant, vos panthéons n’existent plus. Je ne vous donnerai plus jamais l’occasion de vous entredéchirer.

– Mais sans nous, l’univers va cesser d’exister... s’étonna Orlare.

– Pas si c’est le vénérable hippocampe qui prend notre place, l’informa sa sœur.

– Non seulement je viens de supprimer votre accès à vos mondes, mais je vous retire désormais tous vos pouvoirs.

– Mais nous ne sommes rien sans eux, protesta Orlare.

– Seulement à nous? se révolta Aquilée. Qu’en est-il des chats?

– Tous les panthéons seront frappés par cette sentence! rugit Abussos pour que son intention soit bien claire.

– Nous n’avons rien fait, s’obstina Parandar. Nous ne sommes que de pauvres victimes, dans cette affaire.

– Ma patience est à bout!

Lessien Idril savait bien que les divinités reptiliennes, exception faite d’Akuretari, s’étaient toujours occupées de leurs propres affaires, mais elle n’osa pas provoquer davantage l’ire du dieu-hippocampe.

– Où vivrons-nous si nous n’avons plus de monde? s’effraya Orlare.

– Je vous condamne à vivre sur la terre des humains.

– Sans pouvoirs?

– Comme la plupart des mortels. Vous passerez le reste de vos jours à réfléchir à votre stupidité.

– Et les traîtres comme Shvara et Albalys? lui signala Aquilée.

– Ils pâtiront également de votre manque de réflexion.

Abussos leva les bras vers le ciel. Aussitôt, un sombre tourbillon se forma au-dessus de l’agora.

– Je ne veux plus jamais vous voir! prononça le dieu fondateur tandis que la queue de la trombe descendait inexora­blement sur la grande place.

Tandis que les trois Ghariyals observaient l’effroyable siphon céleste avec résignation, les deux rapaces tentèrent d’y échapper, mais ce fut peine perdue, car elles ne possédaient plus la faculté de se transporter ailleurs. Aquilée se résolut donc à utiliser ses jambes et courut jusqu’à l’autre bout de la grande galerie, même en sachant que si elle enjambait la balustrade, elle ne pourrait plus respirer.

La colonne nébuleuse aspira d’abord Parandar, Theandras et Fan, qui ne se débattirent d’aucune façon, puis alla cueillir les oiseaux de proie paniqués, qui tentaient de s’échapper. Elle s’éleva ensuite dans les airs et disparut.

– Autrement dit, tu les condamnes à une mort certaine, déplora Lessien Idril.

– S’ils sont aussi intelligents qu’ils le prétendent, ils survivront.

– Ils n’ont jamais mangé, n’ont jamais eu froid et n’ont jamais souffert.

– Idril, tu ne me feras pas changer d’idée. J’aurais même dû prendre cette décision il y a fort longtemps. Ils ne méritent aucun des privilèges que leur ont accordés leurs parents.

– Qu’arrivera-t‑il à nos enfants?

– Malheureusement, ils ne seront pas touchés par ma colère.

– Malheureusement?

– Je n’aurais plus besoin de traquer Nayati si ses pouvoirs étaient désamorcés. Mais la puissance de la foudre que nous créons ensemble est inaltérable.

– Nos petits pourraient aussi fonder leur propre panthéon.

– Pas à partir du monde des mortels. L’accès à l’Éther est désormais interdit à nos descendants.

– Abussos...

– J’ai parlé.

Lessien Idril savait qu’il ne reviendrait pas sur sa décision, mais elle ne pouvait pas non plus laisser ses enfants sans défense.

– Je dois procéder à une enquête plus approfondie pour découvrir ce qui s’est passé dans notre univers, l’avertit-il. Je te reverrai plus tard.

Les yeux chargés de tristesse, il la quitta.

* * *

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C'est alors qu'il sentit la terre bouger sous ses pieds, puis une douleur le terrasser au milieu du corps, là où jadis s'était enfoncée l'aiguille de verre qui l'avait tué à la fin de la guerre contre les Tanieths. Il serra les lèvres et se remit au travail. Une seconde crampe, plus prononcée celle-là, le força à se plier en deux.

- Sparwari? s'inquiéta Lazuli en arrêtant de courir.

- Rentrons tout de suite, haleta le dieu-épervier.

- Mais les fruits?

- Nous reviendrons les chercher... Transformer vous et fuyez vers le balcon...

Avant de tenter la transformation, Lazuli promena son regard sur le ciel. Il ne voyait pourtant aucune présence ennemie.

- Je n'y arrive pas! s'effraya Cyndelle

- Moi non plus! lança Aurélys

Lazuli s'y employa à son tour, en vain.

- Pourquoi sommes-nous incapables de nous changer en oiseaux? s'inquiéta-t-il

Les bras resserrés sur son ventre, Sparwari n'avait pas non plus adopté son apparence de rapace.

- Que se passe-t-il? s'effraya Lazuli

- Je n'en sais rien...

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" Puisque Theandras et Orlare étaient les seules à s'être réveillées, Bridgess et Jenifael les emmenèrent aux bains sous le château, afin de les aidre à se détendre avant de tenter leur première aventure culinaire. La déesse-harfang y sauta sans la moindre hésitation, car elle était habituée de barboter dans les bassins magiques de son monde.

Quant à elle, la déesse du feu n'avait jamais eu de contact avec l'eau. Elle accepta de se défaire de sa belle robe rouge maintenant toute déchirée et trempa un orteil dans la piscine.

- C'est une curieuse sensation, nota-t-elle.

- Il faut y plonger en entier, lui rappela Jenifael.

- Il est peut-être trop tôt pour un peu trop te soumettre à cette expérience.

Sans plus de préambule, Jenifael poussa sa mère dans l'eau. Theandras poussa un cri de surprise, mais elle cessa de paniquer lorsque ses pieds touchèrent le fond et qu'elle se rendit compte qu'elle n'avait de l'eau que jusqu'au cou. "

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Sans se presser, Onyx et son cortège familial piquèrent vers l’ouest. Leurs amis Anasazis leur avaient indiqué l’entrée du seul canyon qui traversait entièrement la chaîne de montagnes qui séparait leur pays de celui des Elladans. Il faisait beau et chaud et les enfants étaient sages comme des images, du moins pendant les premiers jours du trajet le long de la rivière qui coulait au fond de la profonde gorge. Tous les soirs, Onyx allumait un feu magique autour duquel s’assoyaient les voyageurs et se reposaient les chevaux. Il empruntait une baignoire remplie d’eau chaude dans un château d’Enkidiev pour permettre à tous de se laver.

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Onyx se planta donc au centre du plancher circulaire et mit les mains sur ses hanches. Il était le seul homme complètement vêtu de noir dans la mer de chitons blancs.

_J'ai été investi d'un mission de paix par mon père, le dieu Abussos, commença-t-il.

Sa voix se répercuta partout autour de lui.

_Tu prétends être un dieu ? lança quelqu'un dans l'auditoire.

Des nuages noirs se massèrent au-dessus d'Onyx, arrivant de tous les côtés du ciel et jetant le théâtre dans l'obscurité. Puis, d'un léger mouvement de la main, l'empereur alluma une dizaine de feux magiques sur le pourtour de l'orchestre.

_J'en suis un ! tonna-t-il.

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N'ayant plus le choix, Onyx s'accroupit et attendit que l'enfant se présente, en espérant qu'il n'aurait pas à annoncer à sa compagne que leur fille n'avait pas survécu. Dès que la petite tête hérissée de cheveux noirs apparut, son père l'aida à sortir du corps de sa mère puis coupa le cordon ombilical. Transporté de joie, il donna des chiquenaudes sur la plante du pied miniature du bébé jusqu'à ce qu'elle se mette à pleurer.

-Elle te ressemble, dit- il à Napashni.

"Elle est minuscule en comparaison à mes fils à leur naissance" songea t'il. Trois femmes Anasazis arrivèrent dans la longue maison, attirées par les pleurs. L'une d'elle tendit les bras à Onyx, qui lui remit sa fille. Sans perdre une seconde, ses hôtesses lavèrent la petite et l'emmaillotèrent dans une couverture aux couleurs d'un coucher de soleil.

Elles allaient présenter l'enfant à sa mère lorsqu'elles se rendirent compte que celle ci continuait de pousser.

-Deux? fit l’aînée des Anasazis.

-Pas à ma connaissance, affirma Onyx.

Pourtant, quelques secondes plus tard, un autre bébé sorti du ventre de Napashni. Stupéfait Onyx examina le visage du petit garçon, deux fois plus gros que sa sœur.

-Mais pourquoi n'ai je pas senti sa présence? murmura t'il.

-Onyx... l'appela sa compagne, épuisée.

L'empereur remit son fils au Anasazis et se rapprocha de sa femme.

-Tout va bien, la rassura-t-il, mais tu ne vas pas me croire.

-Tu es revenu?

-Mais je ne suis jamais parti.

-Je savais que tu serais la pour voire naître notre fils...

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Nemeroff lui fit un baisemain chargé de promesse.

-En te contemplant ce matin, je me félicite de n'avoir jamais abandonné lorsque je te faisais la cour chez les Elfes, avoua-t-il.

-Je ne savais pas ce qu'était l'amour avant de te rencontrer.

Kaliska l'embrassa sur les lèvres avec tendresse.

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Rassemblant son courage, elle commanda le repas à ses serviteurs , puis élabora un plan. Lorsque Nemeroff la rejoignit dans le petit salon, il ne portait qu'une tunique noire et il avait attaché ses cheveux sur sa nuque. "dommage qu'il ne boivent pas de vins" songea Kaliska. les époux mangèrent en se regardant dans les yeux, puis la guérisseuse passa à l'attaque. Spoiler(cliquez pour révéler)Quittant son fauteuil, elle grimpa sur les genoux de Nemeroff et, de baisers en caresses, elle parvient à éveiller le désir en lui.

Le dieu dragon souleva sa promise dans ses bras et la transporta jusqu'à son lit en oubliant tout ce que sa mère lui avait appris sur la courtoisie. A la grande surprise de Kaliska, le comportement amoureux de Nemeroff ne ressemblait en rien à celui de Fabian. Sa tendresse et sa passion emportèrent la déesse licorne au 7ème ciel. le matin, lorsqu'elle se réveilla dans les bras de Nemeroff, elle sut qu'elle s'habituerait à sa vie de femme mariée. Le couple fit l'amour une autre fois, puis quitta la chaleur du lit royal.

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