Livres
462 177
Membres
419 235

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Ajouter un extrait


Liste des extraits

— C’est là le problème. Qu’il la trouve à son goût, c’est une chose, mais la question est de savoir s’il se conduira comme un gentleman avec elle. Oliver n’a pas l’habitude de fréquenter une femme qu’il n’a pas le droit de… hum…

— Trousser ? suggéra Minerva.

Hetty réprima un sursaut.

— Bonté divine, Minerva, bougonna Jarret, tu n’es pas censée être informée de ces choses-là.

— Balivernes. Je n’ai pas grandi entre un père et trois frères plus libertins les uns que les autres sans avoir surpris quelques conversations instructives.

Hetty dut se mordre les joues pour ne pas éclater de rire.

— Eh bien, fais au moins semblant de ne pas savoir, veux-tu ? Un jour, tu diras ce genre de chose en public, et j’en aurai une attaque.

Afficher en entier

À peine avait-il refermé la porte derrière eux qu’elle fit volte-face, l’air furieux.

— Comment osez-vous ? Vous n’aviez pas précisé que vous me présenteriez comme une prostituée ! Ce n’était pas dans notre accord !

— Vous préférez passer pour une voleuse ? rétorqua-t-il.

Le regard de la jeune femme étincela d’indignation.

— Vous savez très bien que je n’en suis pas une. Et je refuse de jouer les catins.

— Même si cela vous oblige à faire face aux autorités ?

Elle pâlit mais ne vacilla pas.

— Oui. Faites-moi jeter en prison si cela vous chante, mais je ne jouerai pas une minute de plus votre jeu malsain.

Abasourdi, Oliver la vit se diriger vers la porte. Nom de nom, elle s’en allait ! Il lui bloqua prestement le passage et la retint par le bras.

— Nous avons passé un accord. Vous ne vous en irez pas aussi facilement.

— C’était votre plan depuis le début, n’est-ce pas ? Me déguiser en courtisane et profiter de ma détresse pour parvenir à vos fins ? Vous espériez qu’une fois ici, je vous obéirais par crainte des représailles ?

Comme il ne répondait pas immédiatement, elle s’exclama :

— Oui, c’est bel et bien ce que vous aviez en tête. J’aurais dû m’en douter ! Vous n’êtes qu’un odieux, un vil…

Des coups furent frappés à la porte.

— Oliver, tout va bien ? s’enquit sa grand-mère.

— Très bien, aboya-t-il en priant pour qu’elle s’en aille avant que Mlle Butterfield crie si fort qu’elle l’entendrait. Nous vous rejoignons dans un instant.

— Je crois que je devrais participer à cette discussion, insista Hetty.

La poignée tourna, et Oliver ravala un juron. Bon sang, elle entrait !

Il ne voyait qu’une solution pour faire taire Mlle Butterfield avant qu’elle ruine son plan. La saisissant par la taille, il la plaqua contre lui et s’empara de ses lèvres.

Prise de court, elle ne réagit tout d’abord pas. Puis elle tenta de s’écarter, mais il la retint par la nuque d’une main de fer.

— Oh ! s’exclama Hetty d’un ton pincé. Je vous demande pardon.

Il entendit vaguement la porte se refermer, puis ses pas s’éloigner, mais avant qu’il ait eu le temps de libérer la jeune femme, une douleur fulgurante au niveau de l’entrejambe lui fit voir des étoiles. Nom de nom ! Elle venait de lui flanquer un coup de genou très mal placé !

Alors qu’il se pliait en deux, au bord de l’évanouissement, elle déclara :

— Cela, c’est pour m’avoir fait ressembler une prostituée.

Afficher en entier

— Je vous appellerai Maria et vous devriez utiliser mon nom de baptême : Oliver.

Ce n’était pas un prénom courant pour un lord anglais.

— Comme le dramaturge Oliver Goldsmith ?

— Non, comme le puritain, Oliver Cromwell.

— Vous plaisantez ?

— J’ai peur que non. Mon père trouvait cela amusant, vu ses propres… euh… tendances à la débauche.

Afficher en entier

— Vous avez l’air de passer une très bonne soirée.

— Qu’est-ce qui vous fait croire cela ?

— Vous souriez à tous les imbéciles qui vous font danser, marmonna-t-il.

— Et vous les fusillez du regard. Dois-je en déduire que vous passez une très mauvaise soirée ?

— Si je pouvais, ce n’est pas du regard que je les fusillerais. Auriez-vous oublié que vous avez un fiancé ?

Afficher en entier

Contemplant d’un air admiratif la robe de satin ivoire de Maria, la petite bonne déclara :

— Lord Stoneville va en avaler sa langue en vous voyant, si je peux me permettre.

— Eh bien, qu’il s’étrangle avec, murmura Maria.

Afficher en entier

— Et je veux que tu me donnes des enfants, beaucoup d’enfants, pour remplir toutes les pièces de Halstead Hall.

— Pas toutes les pièces ! s’exclama-t-elle, les yeux humides de larmes. Il y en a trois cents, je te rappelle.

— Dans ce cas, nous ferions mieux de nous mettre tout de suite au travail, rétorqua-t-il du même ton faussement léger.

De nouveau, ses mains glissèrent jusqu’aux boutons de sa robe.

— Il ne faut jamais attendre pour bien faire, ajouta-t-il.

Maria éclata d’un rire joyeux et s’attaqua à sa cravate.

— Quelque chose me dit que tu seras un mari très entreprenant, murmura-t-elle.

Afficher en entier

— Si tu poses la main sur elle, gronda-t-il, Gabriel ne sera pas le seul dans cette famille à porter un plâtre.

Afficher en entier

— Vous savez très bien que nous ne sommes pas des voleurs. Vous pourriez prendre notre défense si vous le vouliez. Les gens croiront tout ce que vous leur direz.

Il fronça les sourcils.

— Pourquoi ferais-je cela ? Qu’ai-je à y gagner ?

— La satisfaction d’avoir fait le bien.

— Vous êtes délicieusement naïve, commenta-t-il.

Maria se hérissa.

— Vous n’avez donc aucun sens moral ?

— Pas le moindre.

Il l’admettait, et sans la moindre honte ! Pourtant, elle ne renonça pas.

— Vous avez déclaré que si vous étiez convaincu que nous ne sommes pas des voleurs, vous nous laisseriez partir. Vous l’avez juré sur votre honneur de gentleman.

Il s’adossa au battant et croisa les bras sur son torse.

— Malheureusement pour vous, je n’ai pas d’honneur. Et le terme de « gentleman » ne me sied pas vraiment non plus.

Sa désinvolture mit Maria hors d’elle.

— J’aurais dû vous enfoncer cette épée dans la gorge quand j’en avais l’occasion !

Cela parut l’amuser.

— Ah, mais vous auriez fini la corde au cou. Quel vilain collier, pour une aussi jolie jeune fille.

Maria s’efforça d’ignorer la flatterie. Cet odieux personnage devait dire ce genre de choses à toutes les femmes qu’il croisait.

— Pas étonnant que votre grand-mère désespère de vous. Dieu sait que vous devez être une plaie pour vos pauvres parents.

Afficher en entier

— Pour un homme qui ne croit pas à l’amour, tu emploies beaucoup le mot « aimer ».

Afficher en entier

— Personne ne naît mauvais.

— Ah oui ? fit-il, railleur. Alors nous naissons tous bons ?

— Non plus. Nous sommes comme des animaux, avec des besoins et des désirs primitifs. Ce sont nos parents, nos professeurs et d’autres modèles positifs qui nous apprennent à contenir ces besoins et ces désirs quand cela est nécessaire, pour le bien de tous. Toutefois, chacun de nous choisit de se conformer à son éducation ou de n’écouter que ses désirs.

Afficher en entier

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode