Livres
475 128
Membres
452 347

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode

Les Larmes de la jungle



Description ajoutée par x-Key 2012-01-01T18:35:20+01:00

Résumé

Un peu avant l'aube, Joa se leva. Il n'avait pratiquement pas dormi. Il roula son hamac et le ficela autour du canon du fusil... Dans sa poche quelques pépites, à ses côtés Irma, belle et mystérieuse, dans son cœur l'esprit de la forêt et dans ses yeux l'espoir.

Au-delà des lianes inextricables de la jungle amazonienne, Joa part à la conquête de son destin.

Afficher en entier

Classement en biblio - 1 lecteur

Extrait

Extrait ajouté par x-Key 2012-01-01T18:35:46+01:00

C'était le 21 décembre.

L'homme était là depuis trois jours. Il était descendu d'un avion - il n'était pas de ceux qui voyagent par le fleuve. On avait vu sa silhouette mince et voûtée, sur le bord de la piste, dressée au-dessus des flaques brillantes, dans la lumière grise. Puis le ciel s'était renversé. L'homme maigre avait couru, sans grâce, avec raideur, le geste hésitant entre son chapeau et son sac de marin qui glissait de son épaule.

Les gens viennent, par les airs ou par le fleuve, quelquefois même à travers la jungle ; ils prennent place, ils ne disent rien, ou ce qu'ils veulent, quelle importance ? La raison évidente pour laquelle ils sont ici, sur la piste de Dovera ou sur le garimpo, c'est l'or. C'est tout simplement l'or. Ouro.

Celui-là, cet homme à la silhouette mince et plate, au visage osseux, n'a pas cessé de dire qui il était, ce qu'il voulait, ce qu'il était venu faire sur le garimpo Dovera. Son nom - avait-il dit - était Juan Feirra. Mais tout le monde l'appela "el periodista" - le journaliste. Tout le monde, même les filles du bordel au bord de l'eau, quand elles eurent compris que caro mio ne lui convenait guère et qu'un tel homme, avec un regard tellement silencieux pour des lèvres qui ne l'étaient pratiquement jamais, ne serait pas de leurs clients.

Il était donc journaliste, travaillait pour Manchete et faisait un papier sur les chercheurs d'or. Non seulement ceux du rio Jurua, mais tous ceux des garimpos en activité les plus connus de la Regiao Norte. Dovera était récemment sorti de la jungle, avec sa piste en bord de fleuve, d'à peine deux cents mètres de long, taillée dans l'épaisseur de la forêt.

Le journaliste était allé partout où ses pieds pouvaient l'emmener, en trois jours, sur la piste et ses alentours. Et, bien sûr, du côté des dragues bruyantes sur le fleuve, en aval comme du côté des trous dans la boue de la forêt. Il était descendu dans les excavations, il avait parlé à tout le monde ou presque, il avait écouté tout le monde ou presque.

Il avait écouté les filles qui avaient accepté de se faire photographier, sauf Inès, et lui avait raconté leur vie. Elles avaient toutes été secrétaires à Manaus ou Belém, et même une de Joao Pessoa, elles avaient toutes déjà connu au moins un garimpo dans leur carrière avant d'échouer ici, sur le Jurua, locataires d'une chambre dans l'établissement de Manolo Desterro…

Il avait écouté Monolo Desterro, propriétaire du seul bâtiment protégé par des barbelés et une enceinte de grillage - le bordel -, ainsi que de la piste, construite sur un morceau de terre acheté pour une poignée de cruzados.

Afficher en entier

Ajoutez votre commentaire

Ajoutez votre commentaire

Commentaires récents


Les chiffres

Lecteurs 1
Commentaires 0
Extraits 1
Evaluations 0
Note globale 0 / 10

Nouveau ? Inscrivez-vous, c'est gratuit !


Inscription classique

En cliquant sur "Je m'inscris"
j'accepte les CGU de booknode