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Extrait ajouté par Folize 2013-04-03T12:06:01+02:00

Une goutte de sueur s'est frayée un chemin sur son ventre pour disparaître dans le simili-léopard. Des touffes de poils noirs sortaient de son maillot, en direction de l'aine. Ca faisait tellement longtemps que je n'avais pas vu un entrejambe non épilé que pendant une seconde j'ai cru que c'était un petit animal qu'elle avait là.

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Extrait ajouté par lamiss59283 2012-02-24T16:12:29+01:00

« Toi Tarzan, moi Janne »

Tarzan a poussé un hurlement et s'est élancée de la branche. Elle a décrit une grande courbe à travers le feuillage avant de venir s'échouer contre mon épaule gauche dans un bruit flasque et sourd. Le choc m'a propulsé à plusieurs mètres de là, bras et jambes battant comme des ailes.

Disons-le franchement, je n'étais pas à mon avantage la première fois que nous nous sommes rencontrés. Ou, plus exactement, quand elle m'est littéralement tombée dessus.

Et quels ont été ses premiers mots ?

Lâchant la grosse corde avec laquelle elle s'était catapultée, elle s'est exclamée, pas contente du tout :

— Aïe, putain de merde !

Elle s'est frotté le genou qui était un peu rouge après la collision avec ma clavicule et elle m'a reluqué, les sourcils froncés. J'avais en face de moi le portrait tout craché des pires souvenirs de mon institutrice à l'école primaire.

— D'accord, c'était un peu loupé ! a-t-elle dit ensuite. Pardon, excuse-moi, je suis désolée. Mais t'avais qu'à pas venir te balader juste là.

Je suis resté sans voix. La dame m'avait presque tué et voilà qu'elle se permettait aussi de critiquer mes déplacements sur une plage publique !

— Mais ferme-la, espèce de Tarzan de mes deux ! ai-je soufflé.

Elle portait en tout et pour tout une culotte de maillot de bain en tissu léopard. Je la trouvais imbuvable et l'envie me démangeait de lui flanquer une gifle, mais je n'avais pas encore complètement récupéré ma respiration, si bien que je suis resté allongé par terre à faire de l'hyperventilation. Elle s'est accroupie devant moi.

— Rien de cassé ?

Pour toute réponse, mes halètements de chien. Un petit môme blond avec une coupe au bol et de sexe indéterminé est sorti d'un buisson et s'est jeté à son cou par-derrière. Il a décollé du sol et s'est accroché à elle comme un sac à dos de grande randonnée.

— Pourquoi il respire comme ça, le bonhomme ?

Le bonhomme ! Je suppose que pour un mini-modèle comme celui-là, un homme de vingt-neuf ans est un bonhomme. Mais ça m'a fait un drôle d'effet de l'entendre, ça doit être la crise de la trentaine qui couve. Je l'ai toisé avec toute la malveillance dont j'étais capable.

Elle lui a distraitement essuyé le nez avec le dos de la main.

On s'est tamponnés. Va enfiler un pull, Bella ! Tu es restée trop longtemps dans l'eau.

Comment ça, on ? Tu m'as tamponné... ai-je fulminé. Je suis sûr que tu l'as fait exprès ! Si j'ai quelque chose de cassé, je porterai plainte, je te préviens !

Je commençais à en avoir marre de cette nana. Elle était plus vieille que moi, au moins dans les trente-cinq ans, avec des cernes noirs sous les yeux et des rides de bronzage.

J'ai senti quelque chose me brûler la fesse. Putain ! J'avais atterri sur mes lunettes de soleil Armani, celles que je venais juste d'acheter à Hongkong trois semaines auparavant ! Et je m'étais coupé avec les éclats !

— Je ne rigole pas, ai-je réussi à articuler une fois que j'eus fini de haleter comme une femme en couches. Ça s'appelle mise en danger d'autrui par imprudence, ce que tu viens de faire. Je vais te dénoncer à la police !

Elle a rigolé, mais sans la moindre joie.

— Bonne chance ! a-t-elle dit. Tu n'obtiendras pas plus de ma part que ce que l'huissier a réussi à me soutirer cette année. C'est-à-dire rien. Mais jette donc un coup d'œil sur le panneau là-bas, ça va te calmer.

Elle a montré un énorme écriteau au bord dû sentier que j'avais emprunté. On pouvait lire en lettres rouges et irrégulières « ATTENTION ! CORDES DE TARZAN ». Merde !

— Il saigne aux fesses, a fait le mioche. Il lui faudrait une de ces petites couches pour les mamans, tu sais, comme toi tu mets des fois.

La dame a souri et tapoté le bras du môme.

— Peut-être bien ! a-t-elle dit. Un tampax, ça te va ?

Elle a tendu la main et posé un doigt sur mon postérieur.

Là, j'aurais dû rire. Mais pour une raison ou une autre, le cœur n'y était pas. J'ai eu envie de filer des roustes à ses petits seins bronzés et couverts de sueur, pour les voir rebondir et s'étirer, pour lui faire mal. Ils étaient vilains, ses petits seins, comme des oreilles de basset.

Et le maillot ! Elle avait dû faire une descente dans un container devant Emmaüs, rempli de vieilleries dont même les pauvres païens ne veulent pas.

Je me suis relevé doucement en position assise en me frottant l'épaule. À part la blessure aux fesses, tout semblait en état de marche et tous les morceaux à leur place. Ce serait tenter le diable si je portais plainte contre elle.

— Ça ira ? a-t-elle souri.

La môme, une fille de toute évidence, s'était accroupie juste là, sans aucune gêne, pour faire pipi.

— Va te faire voir, ai-je marmonné.

J'avais mal à la fesse et à l'épaule, et une lourde gueule de bois me guettait quelque part derrière l'œil droit, attendant de me planter ses griffes. La dernière chose dont j'avais besoin, c'était bien d'une réconciliation conviviale avec une sorte de rescapée de Dallas. Et quoi encore, il fallait peut-être aussi que je lui propose un verre pour célébrer la paix ? Là elle se payait carrément ma tête. Une goutte de sueur s'est frayé un chemin sur son ventre pour disparaître dans le simili-léopard. Des touffes de poils noirs sortaient de son maillot, en direction de l'aine. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas vu un entrejambe non épilé que pendant une seconde j'ai cru que c'était un petit animal qu'elle avait là.

Je me suis remis debout d'une manière que je n'aurais pas aimé montrer dans une salle de sport. Puis je m'en suis allé d'un pas ferme et décidé qui faisait voler le sable blanc autour de mes tennis, et sans me retourner, surtout.

« Un bonhomme a donné un truc à maman »

Maman a sauté sur un bonhomme et il est tombé et s'est fâché tout rouge et il a dit qu'il allait porter quelque chose contre elle et puis il a dit merde. Mais maman s'est pas du tout fâchée, elle a seulement dit bonne chance et ensuite on a été manger une glace, celle avec de la réglisse dedans et autour et cet imbécile de Billy a laissé tomber la sienne dans le sable et alors maman a dit que je devais lui donner la moitié de la mienne et je l'ai fait mais je l'ai pincé fort dans le dos et il a pleuré et maman a dit merde alors. Mais les enfants ont pas le droit de dire ça. Et ensuite le soir dans la maison avec les lits superposés on a mangé des hot dogs et on a bu du soda à la framboise et j'ai eu une boîte de pastilles et Billy aussi en a en une mais il l'a fait tomber et toutes les pastilles se sont éparpillées et ensuite on a joué aux billes avec et il ne s'est pas rendu compte que je les mangeais avant qu'il en reste que deux et il a pleuré et maman a dit merde alors. Et tante Jenny était là et elle est restée avec nous quand maman est sortie un moment et elle nous a lu des Picsou Magazine et ensuite on devait se coucher et j'ai eu le lit de dessus. On s'est lavé les dents dehors, on a craché dans l'herbe et c'est devenu tout blanc et ensuite je me suis fait mal sur un clou et il y a eu du sang et tante Jenny a mis un pansement et quand maman est arrivée j'ai pleuré mais elle a rien dit. Elle était bizarre et toute rouge et elle avait une drôle d'odeur et elle a dit à tante Jenny qu'un bonhomme lui avait donné un truc, une pèse ou quelque chose, pour faire des buts et j'ai voulu voir mais elle l'avait pas et elle a ri et tante Jenny a ri. Ensuite tante Jenny est partie et maman m'a fait tout plein de bisous et elle a soufflé sur le pansement et a dit ma petite puce et Billy dormait et j'ai pu venir dans le lit de maman et elle avait une drôle d'odeur.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-03-09T20:35:35+01:00

Moi pauvre pécheur... C'est l'office du dimanche à la radio, mais ce n'est pas de moi que ça parle. Je suis tellement pauvre que je n'ai même pas les moyens de pécher.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-03-09T20:35:35+01:00

Pourquoi n'y a t-il jamais personne pour dire à quel point c'est cher d'être pauvre.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-03-09T20:35:35+01:00

Quand on vient d'une famille où la maman lavait les sacs en plastique pour les réutiliser, on n'arrive peut être jamais à 'adapter vraiment à une vie où on prend simplement un taxi quand on veut se déplacer, où on présente la carte de crédit sans demander le pris quand on a envie de quelque chose dans un magasin.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-03-09T20:35:35+01:00

Encore un bol d'air qui fichait le camp. maintenant il n'y avait plus, en gros, que les compagnies d'électricité et de téléphone et la perception qui cherchait régulièrement à me joindre.

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Extrait ajouté par cath19 2012-12-20T16:45:54+01:00

...Il se trouve que j'en avais fait une histoire d'honneur de cette histoire de cadeaux...

...J'avais peut etre visé trop haut. Je ne sais foutrement pas pourquoi. Mais il y a quelque chose d'irresistible dans le role du Pere Noël.Je comprends parfaitement pourquoi il dit ho ho ho tout le temps.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-12-10T16:49:09+01:00

Julia « Pretty Woman » Roberts était plus avisée, elle n'a pas résisté, et pour la peine elle a eu un chapeau en soie à pois blancs. Les hommes gâtent les femmes avec des cadeaux, les femmes retiennent leur respiration et leurs yeux se font tout grands quand elles ouvrent de petits écrins de velours avec des bijoux...puis elle sourient à travers des larmes de glycérine qui coulent à flots, et ensuite elles sont supposées rester aux côtés de l'homme par gratitude, moucher ses mômes, se souvenir de l'anniversaire de sa mère et veiller à ce qu'il y ait toujours de la bière à la maison.

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Extrait ajouté par x-Key 2011-12-10T16:48:48+01:00

Si un jour je devais attraper le SRAS, cette saleté de pneumonie mortelle, je mobiliserais mes dernières forces pour me traîner chez lui et lui tousser droit à la figure !

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Extrait ajouté par x-Key 2011-03-09T20:35:36+01:00

Quand j'étais petite, on dessinait les pauvres avec des vêtements rapiécés, des morceaux de tissu rajoutés de couleurs différentes, cousus avec de gros points. On utilisait la même technique pour dessiner des trolls. Pendant longtemps, je ne faisais pas trop la différence entre les trolls et les pauvres, je savais seulement que les pauvres étaient tristes et les trolls horribles.

Aujourd'hui je sais que nous, les pauvres, nous avons pas mal de choses en commun avec les trolls. Par exemple, les gens croient que nous n'existons pas.

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