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Les Larmes noires sur la terre



Description ajoutée par x-Key 2016-11-27T18:35:47+01:00

Résumé

Six ans après avoir quitté son île natale pour suivre un homme à Paris, Moe tente de survivre avec son nourrisson. Elle est conduite par les autorités à la Casse, une ville pour miséreux logés dans des voitures brisées. Au milieu de ce cauchemar, elle fait la connaissance de Jaja, Marie-Thé, Nini, Ada et Poule, cinq femmes qui s'épaulent pour affronter la violence du quartier.

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Classement en biblio - 55 lecteurs

Extrait

Extrait ajouté par ilovelire 2017-03-31T23:30:21+02:00

Un enfant du bal. Comment pourrait-il en être autrement quand Rodolphe ne la touche plus depuis bientôt trois ans, le corps amolli par une ivresse constante ? Bien sûr qu’il sait. Au début, elle a pensé qu’il la mettrait à la porte ; puis qu’il consentirait à ce qu’elle reste, sous conditions. Pour qu’enfin il la tolère en l’injuriant chaque jour, lui jetant sa faute à la figure devant tous, et qu’importe leur fierté à elle et à lui.

Quand Moe travaille, c’est la grand-mère qui garde la petite chose. Là aussi elle a craint, les premières fois, que l’enfant ait disparu à son retour. Et à vrai dire cela ne l’aurait pas tant bouleversée, cet enfant que son père, marié ailleurs, ne reconnaîtrait jamais. Et puis elle s’est attachée. Pas beaucoup, croyait-elle – mais ce jour où il a fallu l’emmener aux urgences étouffé par une mauvaise grippe, elle a senti à quel point ils étaient liés tous les deux, et comme le silence établi entre eux ne signifiait pas qu’il n’y avait pas d’amour, juste pas la place, pas le temps, cela viendrait.

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Commentaires récents

Lu aussi

"Les larmes noires de la terre " de Sandrine Collette (336p)

Ed. Sueurs froides

Bonjour les lecteurs ...

Voici encore un excellent livre de Sandrine Collette.

Moe est une jeune fille un peu naïve qui s'imagine que le bonheur est loin de son ile.

Amoureuse, elle suit un homme, Rodolphe, à Paris. Mauvaise décision, mauvais choix ...Celui-ci se révèle être un vrai rustre, violent et alcoolique de surcroit.

Moe ne dit rien, subit. Ses seules distractions sont quelques sorties au bal du village.

Moe va se retrouver enceinte … pas de Rodolphe.

La vie qui n'était déjà pas simple se révèle un enfer et Moe n'a d'autre choix que celui de partir.

Après des jours d'errances avec son bébé, elle va se retrouver dans un centre pour marginaux.

Il s'agit d'un ancien casse de voitures où chaque laissé pour compte se voit attribué une épave.

Pour Moe, se sera une vieille Peugeot.

Très vite il va falloir se battre et s'endurcir pour essayer de survivre dans cette "ville des laissés pour compte".

Heureusement, Moe pourra compter sur ses compagnes d'infortunes pour essayer de sauver sa peau et celle de son fils.

Comme tous les romans de Sandrine Collette, nous plongeons dans le noir, le désespoir.

Mais on y rencontre aussi la solidarité et l'entraide.

Voici un magnifique portrait de femmes

Ce livre est une claque… précipitez-vous pour le lire !!

Il s'agit d'un roman mais l'idée du casse de voiture comme camp de rétention n'est peut être pas si imaginaire que cela … nous n'en sommes pas loin !

Décidément Sandrine Collette a beaucoup de talent

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Or

Quelle vie et quel univers effrayants nous propose Sandrine Collette !

La paupérisation voue à l'enfermement dans cet univers si proche du nôtre. Tant de malheurs, de désespoir ...toutes ces "larmes noires sur la terre" .

Un roman prenant : on espère voir s'en sortir cette malheureuse Moe et son enfant et sa nouvelle famille.

http://passeuredelivres.over-blog.com/2018/12/les-larmes-noires-sur-la-terre-sandrine-collette.html

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Diamant

Qui a encore éteint la lumière ? C'est pas possible de débuter sa vie dans un coin paradisiaque et de se retrouver ensuite dans une Enfer digne de Dante !

"Lasciate ogni speranza, voi ch'entrate", voilà ce qu'on aurait pu noter comme formule d'accueil pour ceux qui entrent à La Casse ! C'est vous dire la sombritude (néologisme offert gratos)…

De ce roman, que je voulais absolument lire, je n'avais pas vraiment lu le résumé avec attention, voulant découvrir l'univers du roman sans l'aide du 4ème de couverture. Rester vierge, en fait !

La Casse… Là, je me suis demandé dans quelle galère j'étais tombée… Pas possible, pour en arriver là, il faut avoir vécu une fin du monde, une catastrophe naturelle, un accident nucléaire… On n'imposerait pas délibérément ça à des êtres humains dans un pays tel que la France tout de même !

Ou alors, je ne suis pas en France, mais dans un autre pays, un pays moribond après les multiples guerres qu'il a subies ??

Non, j'étais bien en France, sans catastrophe naturelle, sans guerre, mais heureusement, dans ce que j'appellerais « un futur » et pas en 2017. Ça fout la trouille tout de même !

La force du roman, c'est que l'auteur a su rester réaliste et donner vie à ses personnages principaux, que ce soit Moe, au départ, qui nous raconte sa vie sur une île des DOM-TOM, sa venue en France et sa descente dans ce qu'elle pensait être un Enfer, sans imaginer qu'il pouvait encore y avoir pire ou les autres personnages qui vont graviter autour d'elle.

On s'attache à Moe, on frémit avec elle, on la voit essayer de s'en sortir, de se trouver un travail, mais la pauvre ne parvient pas à nager dans ce monde de requins, dans cette jungle où la loi du plus fort est toujours en vigueur et la meilleure.

Moe, on la voit chuter, on la voit atterrir à la Casse, endroit où l'on ne voudrait pas se retrouver pour tout l'or du monde, on la suit dans son acclimatation, dans sa découverte des autres femmes qui partagent "sa ruelle" et dans sa descente encore plus bas, afin de réunir la somme nécessaire à son départ de elle et de son enfant.

Oui, pour sortir de là, faut payer son billet de sortie et il n'est pas bon marché. Autrement dit, tu ne sortiras jamais de la Casse. Bienvenue en Enfer !

Pourtant, il y a une once de lumière dans cette Casse, grâce aux autres femmes qui partagent la "cour" avec Moe et qui sont là depuis un certain temps, connaissant tout des us et coutumes de cet enfer sur terre.

Là aussi les portraits sont réussis, leurs histoires sombres, mais racontées de telle manière qu'on aurait, nous aussi, l'impression de les écouter, assises au coin du feu, dans cette petite cour qui réunit quelques carcasses de voitures ou vieille roulottes.

C'est noir, c'est sombre, limite horrible lorsque l'on découvre ces gens que la société ne veut plus, entassés dans une décharge de vieilles voitures, crevant de faim, trimant dans les champs pour un salaire de misère, mourant le plus souvent de faim, de maladies ou à cause des règlements de compte dignes de O.K Corral.

Un petit plaisantin, adepte de l'humour grinçant, aurait même pu ajouter "Le travail rend libre" sur un fronton et faire passer les travailleurs-travailleuses de la Casse dessous, lorsqu'ils se rendent aux champs tous les matins, vu les heures qu'ils devaient trimer pour gagner des cacahuètes alors que dans les épiceries de cet Enfer, tout coûte un prix de malade.

Ou comment faire en sorte que les gens qui entrent dans cette Casse, dans cette spirale infernale, n'en sortent plus, le tout avec des moyens simples, sans oublier quelques gardiens armés et munis de chiens.

Un roman noir qui décrit une société dans laquelle je n'aimerais pas vivre… Une plongée en apnée dans une Société qui a rejeté l'autre, le forçant à vivre de manière inhumaine, une Société qui a tout d'une qui pourrait arriver… Restons vigilants !

Un roman bouleversant, émouvant, magnifique, réaliste, sombre, noir, sans édulcorants, sans crème, sans lumière, mais tout au bout, on en voit une petite et elle est merveilleuse.

Sandrine Collette a encore réussi à me faire passer par tout un tas d'émotions et à me lessiver avec un roman fort.

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Diamant

Un roman très noir comme sait si bien les écrire Sandrine Collette, touchant aussi, rempli d’amour et d’entraide.

Moe est une jeune femme qui n’a pas eu la vie facile, après un mariage raté, en enfant en bas âge, elle se retrouve à la rue, et va devoir trouver refuge dans une casse géante avec ses voitures pillées, brisées où les personnes démunies sont parquées, c’est la ville-Casse. Les conditions de vie, de survie y sont très difficiles mais elle va pouvoir compter sur l’aide et le soutien de cinq autres femmes comme elle. Mais la vie va être rude et sombre pour Moe, des décisions pas toujours faciles à prendre, un quotidien où l’espoir n’est pas permis.

Le destin brisé de ces femmes m’a beaucoup touchée, une histoire bouleversante, révoltante, terrifiante, une ambiance oppressante pour cette maman et son bébé.

Cette histoire est un gros coup de cœur, une fois de plus, mon préféré avec "des noeuds d’acier "

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Diamant

Une plongée captivante dans un univers brutal qui n'épargne rien à ses protagonistes.

Un petit groupe de femmes attachant, aux profils variés, des vies loin d'être idéales, des parcours différents, et au final, un même destin dans ce lieu violent et crasseux.

Être un déchet parmi les déchets, n'être plus rien aux yeux de la société, voilà l'avenir pour les occupants de cette casse poisseuse. Un centre d'accueil qui n'a rien d'accueillant, les humains y sont entreposés comme de vulgaires objets dénués de tout intérêt.

Des conditions inhumaines, mais l'espoir, même ténu, fait vivre, ou plutôt survivre.

Une lecture prenante, sans concession, à la fois effrayante et émouvante, dans un univers particulièrement hostile, rythmée par les désillusions, la solidarité, l'espoir et la violence.

http://www.faimdelire.com/2018/06/les-larmes-noires-sur-la-terre-de.html

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Argent

Ada, poule, Nini, Jaja, Marie-the et Moe c'est l'histoire de Moe et son fils.

puis en fait non. c'est l'histoire de six femmes dont Moe. les pauvres doivent de faire discret (invisible) pour ne pas être "sauver" ou autrement dit, envoyé dans des villes-casses, coupe du monde "réel" ou les maisons sont des voitures et ou l'air à l'odeur de l'essence. ou pour s'en aller il faut payer cher, ou le travail rapporte peu mais après tout, "ils sont pauvres alors c'est déjà beaucoup."

c'est là qu'elle atterri Moe. dans une vieille Peugeot pour habitation, dans un quartier ou cinq femmes vivent déjà. pas le pire non, ici elles s'entraident. elles se soutiennent. elles vivent même un peu quand elles ne sont pas occupé à simplement survivre.

ce qui me marque surtout, c'est le style de Sandrine Colette. une plume au début un peu troublante, des tournures de phrases parfois longue et métaphorique, ou totalement cru qui m'ont d'abord étonnée. avant de me conquérir. ça donne à son récit un rythme particulier, presque incisif. la douleur brut. la peur brut. la vie, en brut.

c'est une vie ou on ne laisse pas aux pauvres la chance de s'en sortir, ou très peu. une caste sociale dans laquelle on est littéralement coincée. une vie de misère mais pas que. avec un joli tableau de femmes toutes différentes les unes des autres qui se trouvent ici souvent sans l'avoir voulu, mais qui n'ont pas d'autres choix parce que la vie parfois joue vraiment de sales tours. et puis les choix de chacun, aussi. un livre ou l'espoir à peu de place et la dure réalité de leur vie beaucoup plus percutante comme ça.

sans que le livre m'ait transcendé il a une histoire quand même poignante, qui entraîne jusqu'au bout pour savoir, comment elles finiront, dehors où dedans, morte ou vive, ensemble ou non. et ces femmes toutes différentes, avec leurs erreurs et leurs prouesses, sont toutes attachante. solidaire surtout, dans un monde où l'individualisme s'étend.

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Or

MOE a un don, si on peut dire cela, celui de faire les mauvais choix.

Elle se retrouve à " la casse" nom bien choisi puisque les êtres qui circulent en ce lieu sont également en piteux état physique et/ou moral.

" la casse" c'est un peu de camp de concentration, un peu de prison, un bidonville, un camp de réfugiés , un camp fermé et sécurisé où l'on enferme tout ceux qui font tâche dans la société.

Découpée en quartier on y rencontre des assassins, des drogués, des souteneurs, trafiques en tout genre, des clochards , des personnes qui simplement dérangent.

Des gardiens avec leurs chiens qui sèment la peur.

Moe dans son malheur va se trouver associée avec 5 femmes dont on découvrira les histoires les ayant conduites en ce lieu ainsi que leur quotidien pour survivre et la peur au quotidien.

L'occasion dans ces portraits de femme d'évoquer différents sujets de société : violence domestique, familiale, esclavage moderne, immigration clandestine ..

Un livre bouleversant avec des touches de couleur dans cette casse d'une noirceur extrême . La solidarité, l'amour d'une mère, les rires d'un bébé qui met du baume au cœur de ces femmes. la générosité mais aussi les sacrifices, les douleurs, les larmes. autant de sentiments développés avec talent par l'auteur

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Commentaire ajouté par nf23 2017-09-26T07:15:43+02:00
Lu aussi

Un livre conseillé par ma bibliothécaire... J'en suis toute retournée... Il est noir, il est dur, il est bourré d'émotions diverses et variées. L'histoire de six destins de femmes qui se retrouvent à la "Casse" et qui partagent leur désespoir, leur vie misérable dans ce lieu, et qui pourtant ont un courage sans limite, qui ont envie de s'en sortir, qui sont des battantes... Je recommande ce livre

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Argent

https://mademoisellemaeve.wordpress.com/2017/07/05/les-larmes-noires-sur-la-terre-sandrine-collette/

Les larmes noires sur la terre de Sandrine Collette était l’un des cinq romans en lice pour le prix du roman TMV 2017, avec Quelques jours dans la vie de Tomas Kusar d’Antoine Choplin, Nirvanah d’Yvonne Baby, Chère Brigande de Michèle Lesbre et Par amour de Valérie Tong Cuong.

Franchement, j’avais tellement envie de voir un roman noir dans ce prix ! Du coup, quand Les larmes noires sur la terre a été proposé dans la liste, j’ai levé les deux bras.

J’ai découvert Sandrine Collette l’an dernier dans le cadre du Prix du Livre de poche avec Six fourmis blanches, et j’avais été soufflée par le style de l’auteur. Puis j’ai lu Il reste la poussière, toujours dans le cadre du Prix du Livre de poche, mais cette année cette fois-ci et ça n’a fait que confirmer (pour moi) le talent de Sandrine Collette. Vous comprendrez donc que j’étais terriblement contente de lire Les larmes noires sur la terre, son tout dernier roman.

Comme les précédentes fois, j’ai pris une grosse claque. Alors, bon, il faut quand même savoir qu’il n’y a que peu de place pour l’espoir et la tendresse dans ce roman. Tout y est sombre et dur.

On est un peu déstabilisé au départ, car ce roman se déroule dans le futur – un futur dont on ne peut pas rêver. J’ai ressenti le même malaise qu’à la lecture – il y a très longtemps – d’I.G.H. de J.G. Ballard. Un futur qui me fait peur, car on pourrait tout à fait imaginer que notre société pourrait finir par ressembler à cela (pitié, non, pas ça).

Mo quitte son île pour réaliser un rêve, celui de vivre une vie meilleure en France. Malheureusement, rien ne se passe comme elle le souhaitait. Elle qui se faisait appeler « princesse » se transforme en Cendrillon après minuit. Vie misérable, ménage, coups, mais ce n’est pas le pire. Le pire, c’est quand elle arrive à La casse, sorte de prison, où l’on ne peut sortir que contre un grosse somme d’argent. Une somme impossible à trouver quand on travaille pour quatre-vingts centimes de l’heure…

A La Casse, Mo fait connaissance de femmes qui se serrent les coudes et cela va l’empêcher de sombrer, de trop sombrer, de sombrer trop vite.

Cette lecture est très dure. Elle fait réfléchir sur les dérives de notre société. Les camps, la misère, la violence. Un roman qui remue, longtemps encore après l’avoir refermé. Un grand Collette, mais un dur Collette.

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Diamant

très beau livre, qui nous prend aux tripes, qui nous marque, on ne peux pas y être insensible. Le titre reflète tout a fait ce roman, je le conseille a tous. Ravi d'avoir eu l 'occasion de lire.

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Date de sortie

Les Larmes noires sur la terre

  • France : 2017-02-02 (Français)

Activité récente

duchess l'ajoute dans sa biblio or
2019-01-04T13:30:02+01:00
Xanthif l'ajoute dans sa biblio or
2018-11-08T11:23:15+01:00

Évaluations

Meilleurs classements dans les Listes Booknode

Les chiffres

Lecteurs 55
Commentaires 12
Extraits 11
Evaluations 26
Note globale 8.08 / 10

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