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— Tu veux bien me montrer ton loup, Marcus ? lui lancé-je, l’air enjoué, mais la voix un ton plus bas que d’habitude.

J’entends un rire étranglé. Derek sans doute, qui a parfaitement saisi le double sens de mes propos. Apparemment, cela a échappé à Marcus, quoiqu’une légère rougeur sur le haut d’une oreille m’en fasse douter, son teint doré lui épargnant l’embarras du rose qui monte aux joues et qui me trahit si souvent, moi dont la peau est à peine teintée de miel. Il me fixe, longuement, puis acquiesce.

Il se lève de table, recule dans un coin et enlève ses vêtements, tee-shirt, chaussures, jean, boxer… Je savoure chaque moment, chaque seconde de ce strip-tease improvisé, ses gestes pleins de grâce, assurés. La nudité ne trouble guère les loups-garous, et cet homme-là est de toute façon très sûr de lui, toujours. Il me regarde, tout son corps semble vibrer, et quand il tombe à quatre pattes, il n’est déjà plus un homme, mais un hybride, nimbé de lumière. La fourrure envahit son corps comme si sa peau se retournait au fur et à mesure, et qu’elle avait toujours été dessous ; son visage est devenu museau, le spectacle est d’une incroyable beauté… Et soudain, j’ai le loup alpha devant moi. Un grand loup, il doit presque faire le double d’un loup naturel, sa fourrure est sable, or et argent mêlés, ses prunelles azur sont toujours là, mais cerclées d’ambre liquide, dans les yeux fendus de Canis lupus. Il est… magnifique.

Je me lève doucement, j’avance vers lui, fasciné, tombe à genoux, je tends la main droite, effleure son crâne, ses oreilles duveteuses qu’il baisse sous le contact, je descends sur son cou musclé, ses épaules, son échine… Il frissonne, je frissonne aussi, j’immobilise ma main dans sa fourrure, je voudrais enfouir mon visage dans son encolure. Je lutte contre cette impulsion et relève lentement ma main. Je reste un instant à genoux, il fait demi-tour, me jette un regard de loup par-dessus son épaule, regagne le coin de la pièce et commence la transformation. Je tourne la tête tout en me relevant, je ne vois qu’une lumière dorée du coin de l’œil, et je vais me laisser tomber sur la première chaise à ma portée. L’expérience était… intense. J’ai les mains qui tremblent, et une vague envie de pleurer.

Sheena lance une plaisanterie pour faire retomber la tension, tout le monde rit. Je me lève, les jambes encore un peu tremblantes, pour débarrasser la table des reliefs des côtes de bœuf, et mettre les assiettes à dessert. Marcus, qui s’est rhabillé en silence, attrape la tarte aux fraises sur la desserte et l’apporte à table. Tout le monde se rassoit pour déguster le gâteau. Léo craque le premier.

— Ben merde, dis quelque chose, Lucas !

— Qu’est-ce que tu veux que je dise ?

— Je n’en sais rien… ce que tu penses de tout ça ? Qu’on soit des loups-garous. Je veux dire, ça te fait flipper ? Ou quoi ?

— Vous êtes ce que vous êtes, une chouette famille et des gens bien, et que je connaisse votre vraie nature lycanthrope n’y change rien. Je veux dire, Léo, tu peux chasser les lapins la nuit dans la campagne, hurler à la lune et aimer porter de la fourrure… tu restes mon ami. Et je te bats toujours à Warhammer et Assassin’s Creed. Juste une chose, évite de me faire la bise après t’être léché le cul, ça va pas le faire.

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Extrait ajouté par mao0 2014-11-29T22:32:05+01:00

Je me réveille au petit matin, la nuque et les reins un peu raides, dans la petite clairière. Mes mains sont pleines de sang séché, et j’ai des bouts de je-ne-sais-quoi coincés entre les dents. Un bouquetin je crois, je ne me souviens plus vraiment. Avec une grimace dégoûtée, je me nettoie dans la petite source, l’eau est glaciale mais elle me fait du bien. Je finis le reste de la tourte aux fruits en guise de petit déjeuner, avec quelques gorgées d’eau, et je prends le chemin du retour. Je marche vite, mais mes pas sont assurés sur le raidillon caillouteux. Pas mon cœur. Je m’inquiète de l’accueil des loups. Enfin, d’un loup surtout. Il va être furieux. J’ai été imprudent cette nuit. Téméraire. Ou même carrément cinglé.

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Ces gens m'ont accueilli avec tant de gentillesse, de chaleur, et moi, tout ce que j'ai pu leur rendre, c'est un garçon battu, violé, tour à tour apathique et violent, une journée de disparition, une autre de garde à vue, et la grande scène finale, sang et destruction...Bravo Lucas ! Très mature, décidément. A moi tout seul, je vaut presque les dix plaies d’Égypte.

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Je me réveille dans un silence complet, je me sens plus lucide, reposé, mais j'ai un poids énorme sur la poitrine. Spoiler(cliquez pour révéler)Miguel est mort, et d'une si horrible façon...il a été châtré, et ses organes enfoncés dans sa gorge.Je gémis, enfouis la tête sous mon oreiller, et je pleure doucement. Spoiler(cliquez pour révéler)Je n'ai pas eu le temps...je n'ai même pas eu le temps de savoir si je le détestait pour ce qu'il m'avait fait ou si je l'aimais encore, je n'ai pas eu le temps de faire le deuil de notre histoire.Je n'ai rien fait, en fait, depuis mon agression, rien fait que souffrir, me replier sur moi-même, et je ne peux pas me replier davantage, sans disparaître totalement. Je me lève, j'entre dans la salle de bains, j'allume la lumière et ma plante devant le grand miroir en pied. Comme je m'y attendais, il est là, le jeune garçon ensanglanté, à me regarder. Je me regarde aussi : ma peau dorée n'est plus qu'un souvenir, je suis blanc comme un fantôme. Dans mon visage amaigri, aux traits tirés, aux joues creuses, on ne voit plus que les yeux immenses, argentés, hagards et soulignés de cernes bleus. Mes cheveux noirs frôlent mes épaules, le donnent un air androgyne. Mes muscles ont fondu, je suis maigre, le ventre concave, les côtes qui saillent. Pour un peu on me prendrait pour un enfant de la nuit, gracieux, l'air si jeune... Il faut en finir une fois pour toutes, mourir pour renaître, mais c'est difficile, et ça fait mal. J'attrape les ciseaux et je coupe, je taillade, je massacre cette chevelure, jusqu'à ne laisser que quelques centimètres de mèches dressés en épis autour de mon crâne, et puis je taillade encore, la chair cette fois, sur ma poitrine, au niveau du cœur, je grave le nom qu'Il a voulu m'enlever quand il m'a arraché mes ailes, Luz, la Lumière. Et puis je détruis l'enfant dans le miroir, je frappe, avec les ciseaux, avec ce qui me tombe sous la main, avec mes poings, et je hurle, je hurle, je laisse sortir tous les cris que j'ai dû réprimer depuis tant d'années, je hurle la souffrance et la rage qui m'étouffent, dans le fracas du verre qui se brise.

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« Il fut un temps où Dieu était deux, Yahvé et Shaitan, lumière et ombre, ordre et chaos, où ils se battaient et s’aimaient, et de leur amour naquit Lucifer, l’Etoile du matin, le premier fils, le plus beau et le plus lumineux des anges. D’autres anges naquirent des pères, et de l’union des pères et du fils. Mais Yahvé était jaloux de l’amour des Ténèbres pour l’Etoile du matin. Alors il créa la Terre, et les animaux, et les hommes, et ils étaient matière, mais pas seulement, car un fragment de la Lumière était en eux. Les anges marchaient sur la Terre, et se mêlaient aux humains qui les appelaient des dieux, et ils leur apprirent le feu, le bronze et la culture. Et ils leur firent des enfants, comme il est dit dans la Genèse, car les anges « virent que les filles des hommes étaient belles, et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qu’ils choisirent. »

Ces enfants étaient les nephilims. Ils étaient très puissants, des géants parmi les hommes, des demi-dieux et des héros qui forgèrent maintes légendes. Mais Yahvé était toujours jaloux, de voir que les anges aimaient les hommes plus que lui, de voir que les hommes adoraient les anges comme des dieux. Il voulait être le seul Dieu à être adoré, il prit le nom d’Adonai. Il envoya sur Terre une armée d’anges, dévoyés par cette hérésie du Dieu unique, et ils massacrèrent tous les nephilims, et bon nombre d’humains qui voulaient les défendre. Pour cacher les traces de leur forfait, ils noyèrent la Terre sous le Déluge. Lucifer, le plus beau des anges, et le plus fier, se rebella contre Adonai, et il entraina avec lui d’autres anges, tous ceux qui avaient aimé les hommes et venaient de perdre leur fils dans une orgie de sang et de haine, les Grigori. Une grande guerre éclata alors en Eden entre les anges rebelles dirigés par l’Etoile du matin et les anges d’Adonai dirigés par Michael.

Shaiton, s’éveillant de son sommeil pour régner sur la nuit qui lui appartenait, vit ce que son frère et mari avait fait, et il pleura des larmes de sang sur les corps martyrisés de ses petits-enfants. Alors, il arrêta les combats entre les anges, et décida de quitter à tout jamais la couche d’Adonai, et l’Eden qui était leur foyer. Il partit donc en exil volontaire, guidant son peuple jusqu’à la Terre promise, Shéol, où ils pourraient vivre en paix loin du regard jaloux et sourcilleux de celui qui se prétendait le Dieu unique. Et l’Etoile du matin, l’aimé de Shaiton, avait écarté le voile pour guider son peuple dans sa fuite, loin de la Terre soumise au Déluge et à la colère de Yahvé. »

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J’avais décidé de la jouer profil bas, ce n’est pas une réussite. Un humain au milieu des loups, c’est déjà difficile à gérer, mais si on rajoute des pumas et un démon métis agité du carafon dans l’équation, c’est l’implosion !

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Ce bouquet m’aidera à fêté dignement mes 24 ans. Je décide de m’acheter également une bouteille de bon vin rouge, que je savourai se soir...seul.

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Y a des fois, je voudrais mourir plutôt que d'être moi.

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- [...]. Pas besoin d'accuser le diable ou des démons, quand les humains font tout aussi bien...enfin, mal.

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« Bien sûr que je vais me reprendre, c’est seulement la surprise, je ne m’attendais pas à ce qu’un père soit aussi –mortellement sexy, désirable, à tomber…— impressionnant, voilà en fait je suis juste impressionné. »

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