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— Mademoiselle Mackinnon, répondit-il en s'inclinant légèrement.

— J'ai eu le plaisir de rencontrer laird MacLeod hier soir, expliqua la jeune femme à sa mère. Rosalind afficha un air trop surpris pour être honnête.

— Vraiment? fit-elle, les yeux pétillants de malice.

Elle pivota vers Alex et lui donna une petite tape sur le bras de son éventail.

— Vous ne m'en aviez rien dit, coquin! Manifestement déconcerté, Alex fronça les sourcils.

— Ah non? Il me semblait, pourtant...

— Je parlais justement à ce charmant garçon de notre mésaventure lors de notre trajet jusqu'ici, coupa Rosalind.

Seule sa mère pouvait qualifier un colosse de trente ans de «charmant garçon».

— Mais laird MacLeod ne vous a donc rien dit? répliqua Meg avec un sourire innocent en se tournant vers Alex. Il connaît les moindres détails de notre agression.

— Vraiment? s'étonna sa mère.

Meg crut voir Alex crisper imperceptiblement la mâchoire. Fallait-il y voir la preuve de son imposture ? Tout en répondant à sa mère, elle soutint son regard.

— Oui. Je lui ai narré notre aventure, hier soir.

Il plissa les yeux, comme si elle venait de le prendre de court. Meg n'était pas assez stupide pour exprimer ses pensées en présence de sa mère.

— Le laird t'a-t-il expliqué qu'il était soldat ? s'enquit Rosalind. Il faudrait davantage d'hommes de sa trempe à Skye pour protéger nos routes, surtout aux alentours de Dunakin. Tu ne penses pas, Meg ?

La jeune femme murmura quelques paroles inintelligibles pour masquer sa gêne. Sa mère manquait décidément de subtilité. Cela dit, elle ne brillait pas par sa diplomatie, elle non plus.

— C'est une soirée idéale pour danser, vous ne trouvez pas, milaird ? minauda Rosalind.

— M'accorderez-vous cette danse, milady ?

Meg se mit à toussoter pour masquer son hilarité. Le sens de la repartie d'Alex était inattendu, mais elle le trouvait très appréciable. Ils échangèrent un regard complice qui la troubla.

— Moi ? fit Rosalind avec un sourire malicieux en lui donnant un nouveau coup d'éventail. Allons, vous me taquinez ! Ce n'est plus de mon âge! En revanche...

Elle posa les yeux sur Meg. Cette fois, Alex ne fit pas mine de ne pas comprendre.

— Mademoiselle Mackinnon, voulez-vous danser?

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Holyrood House, Édimbourg, juillet 1605

La vie à la cour correspondait en tout point à ce que Meg redoutait: un véritable enfer. Jamais elle ne pourrait vivre dans ce panier de crabes. Au palais de Holyrood, tout n’était qu’intrigues et apparences, sous-entendus et coups bas. Parfois, elle avait l’impression que ces gens s’exprimaient dans quelque langue étrangère. Jamais elle ne se ferait aux pratiques sournoises des flagorneurs. Au bout de deux semaines à peine, elle brûlait déjà de regagner sa chère île de Skye. Mais avant cela, elle devait trouver ce qu’elle était venue chercher.

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Les hommes de son père n’avaient aucune chance. Ils s’efforçaient de protéger au mieux les deux femmes, dans cct espace restreint. Un par un, ils tombaient sous les assauts.

Saisie d’effroi, Meg vit Ruadh se faire couper en deux d’un seul coup d'épée. C’était un fidèle compagnon de son père, quelle avait toujours connu et qui lui chantait des chansons à la gloire du clan, autrefois. En voyant son regard s’éteindre, elle sentit les larmes lui monter aux yeux.

Le cri de Rosalind la fit surgir de sa torpeur. Soudain, la panique initiale se dissipa. La jeune femme rassembla son courage pour ne penser qua une priorité: sauver sa mère.

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Il allait pleuvoir. Meg Mackinnon resserra les pans du long châle de laine dont elle s’était drapée pour se protéger des éléments. Au diable ce voyage! Hélas, elle n’avait pas le choix. Us venaient de se mettre en route et elle appréhendait ces journées interminables à cheval, sur des chemins accidentés habituellement empruntés par les troupeaux. Même si son père avait réussi à lui obtenir une voiture, celle-ci n’aurait pu avancer sur ce terrain. De plus, la route menant de l'île de Skye à Édimbourg permettait à peine à deux cavaliers de chevaucher côte à côte. La charrette transportant leurs effets était un véritable fardeau.

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Lochalsh, région d’Invemess, juin 1605

Il rentrait chez lui.

Sur l’étroit chemin forestier, Alex MacLeod talonna sa monture. Le puissant destrier noir partit au grand galop au cœur de la forêt dense. Nul n’aurait cru qu'il venait de parcourir plus de cent kilomètres à un rythme effréné. Au terme de trois jours de voyage, il approchait enfin du château familial. Alex ne ménageait pas ses hommes, il en était conscient, mais ils étaient accoutumés à sa rigueur et s’en félicitaient presque. Ce n’était pas à force de complaisance qu’il avait fait d'eux la bande de guerriers la plus redoutée des High-lands. Rory MacLeod, son frère aîné, le chef du clan, avait convoqué Alex au château pour lui confier une mission importante. Si son chef avait besoin de lui, Alex ne pouvait le faire attendre.

Le message de Rory était bref, mais Alex comprenait son importance. L’occasion qu’il attendait depuis longtemps s’offrait peut-être à lui, et Alex était prêt. Désormais aguerri, expert dans le maniement de l’épée, il serait à la hauteur de la tâche que son aîné lui réservait.

Cela faisait presque trois ans qu’il n'avait pas revu les côtes rocheuses et déchiquetées de l’île de Skye, ainsi que les impressionnants murs de pierre de la forteresse Dunvegan, le fief des MacLeods depuis quatre siècles. Alex n’avait pas souhaité s’absenter si longtemps, mais il avait trouvé sa voie et menait la vie dure et primitive d’un hors-la-loi.

Sur le champ de bataille, il n’avait pas son pareil. C’était le seul lieu où il pouvait se libérer de ses démons grâce à cette frénésie qui l’habitait. Hélas, ces années de combat n’avaient pas réussi à éteindre le feu de la vengeance qui brûlait en lui. Au contraire, elles l'avaient attisé...

Pour l’heure, son devoir le ramenait dans son fief.

Chez lui... Il fut soudain submergé d’une vague de nostalgie. Rarement, Alex s’abonnait au regret de ce qu’il laissait derrière lui : sa famille, sa sérénité, sa sécurité... Tout cela n’était pas pour lui, car son destin le poussait dans une autre direction.

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Le désir commençait à prendre le dessus. Il était enivré, non pas d'alcool, mais de sensualité.

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