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- Il m'est difficile d'honorer ma femme si mon fils dort dans le même lit, expliqua-t-il posément.

Elle regarda au loin en tordant ses jupes entre ses mains.

- Si ça ne vous dérange pas, je préférerais que... vous ne m'honoriez pas.

- Et comment comptez-vous tomber enceinte, ma belle?

Elle fronça le nez et lui lança un regard prudent mais plein d'espoir.

- Peut-être est-ce déjà fait? Attendons de voir si c'est le cas. A dire vrai, vous n'êtes pas doué pour faire l'amour, tout comme il est évident que je n'ai aucune disposition non plus dans ce domaine.

Ewan en resta bouche bée. Il crut même avoir mal entendu. Pas doué, lui? Il ouvrit et referma la bouche plusieurs fois avant de claquer des mâchoires avec incrédulité.

- Il est bien connu que les hommes sont doués soit pour l'amour soit pour la guerre. Vous faites visiblement partie de la seconde catégorie.

Ewan sursauta. Cette gamine mettait sa virilité en doute!

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— Que complotez-vous tous les deux ? s'enquit Alaric, agacé.

Le fier guerrier les dévisageait d'un œil inquisiteur.

— Si j'avais voulu vous en informer, j'aurais parlé plus fort, rétorqua calmement la jeune fille.

Il s'éloigna en marmonnant d'autres insanités, probablement relatives aux femmes de son espèce.

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Avec précaution, il se faufila entre les arbres, aux aguets. Il aperçut d'abord le cheval qui broutait non loin de là, les rênes pendantes et la selle de guingois. Il fronça les sourcils. Comment pouvait-on négliger ainsi son destrier !

Un froissement de tissu à sa droite le fit sursauter. Il fit volte-face et se retrouva devant une jeune femme de petite taille, appuyée contre un arbre énorme. Ses jupes s'agitaient comme si elle y cachait une portée de chatons et dans ses immenses yeux bleus brillaient la peur... et la fureur.

Ses longs cheveux noirs tombaient en désordre jusqu'à sa taille et il remarqua les couleurs de sa robe et les armoiries brodées sur le tissu.

La colère l'aveugla momentanément et il brandit son épée.

Elle tendit un bras en arrière, comme pour dissimuler quelque chose. Sa jupe s'agita à nouveau et il comprit alors qu'elle protégeait quelqu'un. Un enfant.

— Reste derrière moi, souffla-t-elle.

— Mais Mair...

Alaric s'immobilisa. Il connaissait cette voix. Sa main trembla pour la première fois sur la poignée de son épée. L'enfer serait un piètre châtiment comparé à ce qui l'attendait, s'il laissait une Cameron porter la main sur un des siens.

Avec un cri de rage, il se jeta en avant, empoigna la femme par l'épaule et la poussa sur le côté. Crispen apparut, le dos plaqué contre l'arbre, la bouche ouverte. Puis il reconnut Alaric et, d'un bond, se jeta dans ses bras.

L'épée chut, autre négligence impardonnable, mais Alaric n'en avait cure en cet instant précis. Le soulagement et la joie le faisaient presque tituber.

— Crispen, dit-il d'une voix enrouée par l'émotion, en le serrant contre lui à l'étouffer.

Un glapissement de rage lui vrilla les tympans et, au même moment, une boule de rage en jupons l'assaillit. Il en fut tellement surpris qu'il bascula en arrière en lâchant Crispen.

Elle s'interposa entre eux et lui décocha un coup de genou dans l'aine. Il se plia en deux, suffoqué de douleur, et jura. Tombant à genoux, il s'empara de son épée et siffla pour appeler ses hommes à l'aide. Cette femme était une vraie furie.

Le regard brouillé par la douleur, il la vit saisir Crispen, qui résistait, et essayer de s'enfuir. Plusieurs choses se passèrent en même temps. Deux de ses hommes lui barrèrent le chemin. Elle s'immobilisa et Crispen vint se cogner contre elle. Elle rebroussait chemin quand Gannon leva un bras pour l'attraper.

A la stupéfaction d'Alaric, elle pivota sur elle-même, empoigna Crispen et tomba sur le sol en le protégeant instinctivement de son corps.

Gannon et Cormac restèrent sur place, pétrifiés, et interrogèrent Alaric du regard tandis que le reste des hommes arrivait en courant de la forêt.

Pour ajouter à la confusion générale, Crispen, qui se tortillait comme un beau diable, finit par se dégager et se jeta sur le corps de Mairin en lançant un regard féroce à Gannon.

— Je vous défends de la frapper, glapit-il.

Ils n'en revenaient pas de la rage qui animait l'enfant.

— Je ne comptais pas frapper la demoiselle, mon garçon, lui dit Gannon. Je voulais simplement l'empêcher de prendre la fuite. Avec toi. Par le Christ tout puissant, voilà plusieurs jours que nous sommes à ta recherche. Le laird se fait un sang d'encre.

En deux enjambées, Alaric rejoignit Crispen et l'arracha à la femme recroquevillée à terre. Puis il se pencha pour la remettre sur ses pieds mais Crispen, pris d'une nouvelle bouffée de colère, le repoussa.

Alaric, ébahi, regarda son neveu.

— Ne la touchez pas, oncle Alaric. Elle est gravement blessée.

Crispen se mordit la lèvre inférieure et parut sur le point d'éclater en sanglots. Il était évident qu'il ne redoutait pas cette étrangère.

— Je ne lui ferai pas de mal, mon neveu, promit Alaric d'une voix douce.

Il s'agenouilla, repoussa les cheveux sur le front de la femme et réalisa qu'elle s'était évanouie. Un bleu marquait sa joue mais elle ne semblait pas blessée par ailleurs.

— Où est-elle blessée ?

Les yeux de l'enfant se remplirent de larmes. Il les essuya de sa main sale.

— Au ventre. Et aussi au dos. Elle a atrocement mal dès qu'on la touche.

Doucement, pour ne pas alarmer l'enfant, Alaric défit les vêtements de Mairin. En voyant son ventre et son dos, il fut horrifié. Autour de lui, ses hommes juraient ou exprimaient leur consternation devant le corps martyrisé de la frêle jeune fille.

— Dieu tout-puissant, que lui est-il arrivé ? s'enquit Alaric. Sa cage thoracique était violette et de vilaines contusions marquaient la chair tendre de son dos. Il aurait juré y voir la trace d'une botte.

— Il l'a battue, sanglota Crispen. Ramène-nous chez nous, oncle Alaric. Je veux voir mon père.

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« — Maintenant que nous avons réglé ce problème, et bien que j'apprécie à sa juste valeur votre attachement à mon fils, il a une chambre qu'il partage avec les autres enfants du château.

— Il doit dormir avec son père et sa mère, lâcha-t-elle.

— Oui, il y aura des nuits où ce sera le cas, concéda Ewan. Mais pas dans l'immédiat, nous venons de nous marier.

— J'ai du mal à comprendre ce que notre récent mariage vient faire là, marmonna-t-elle.

Il soupira et tenta de maîtriser son impatience. Cette fille avait le don de le mettre à bout.

— Il m'est difficile d'honorer ma femme si mon fils dort dans le même lit, expliqua-t-il posément.

Elle regarda au loin en tordant ses jupes entre ses mains.

— Si ça ne vous dérange pas, je préférerais que... vous ne m'honoriez pas.

— Et comment comptez-vous tomber enceinte, ma belle ?

Elle fronça le nez et lui lança un regard prudent mais plein d'espoir.

— Peut-être est-ce déjà fait ? Attendons de voir si c'est le cas. À dire vrai, vous n'êtes pas doué pour faire l'amour, tout comme il est évident que je n'ai aucune disposition non plus dans ce domaine.

Ewan en resta bouche bée. Il crut même avoir mal entendu. Pas doué, lui ? Il ouvrit et referma la bouche plusieurs fois avant de claquer des mâchoires avec incrédulité.

Elle haussa les épaules.

— Il est bien connu que les hommes sont doués soit pour l'amour soit pour la guerre. Vous faites visiblement partie de la seconde catégorie.

Ewan sursauta. Cette gamine mettait sa virilité en doute ! Il sentit son sexe se rétracter sous l'insulte. »

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"— Laird, que faut-il faire de Diormid ? demanda Cormac près de la porte.

Le visage d'Ewan se contracta, mais il se souvint soudain de la réaction de Mairin quand il avait voulu mettre Heath à mort.

— Nous devrions le livrer aux loups, gronda Mairin. Attaché entre deux arbres avec sa blessure qui attirera les prédateurs.

Ewan et ses frères n'en revenaient pas et la regardaient avec des yeux ronds.

— Nous pourrions aussi l'attacher derrière un cheval et le traîner sur quelques miles ? suggéra-t-elle.

Caelen se tenait les côtes de rire.

— Ma parole, vous êtes assoiffée de sang ! Oh, Ewan, j'adore ça. C'est une véritable furie. Décidément, ta femme me plaît beaucoup."

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/!\ Attention ! Cet extrait peu être considéré comme un spoil. De plus même si j'ai mis la bannière spoiler, celle ci ne marche pas !

Spoiler(cliquez pour révéler) Il comprit qu'il l'avait blessée, mais elle fit volte-face et s'éloigna en faisant danser ses jupons dans sa hâte. Il se tourna alors vers Gannon, furieux de cette mésaventure.

- Trouve-moi l'archer qui a tiré cette flèche et amène-le-moi. Non seulement il aurait pu tuer un enfant, mais ma femme était juste à côté !

Il serra les poings au souvenir de la flèche sifflant à leurs oreilles. Elle n'avait pas été tirée d'assez loin pour le blesser lui, mais l'impact eût été fatal pour une fille du gabarit de Mairin.

Son regard tomba sur l'endroit où son épouse se tenait quelques instants plus tôt. Fronçant les sourcils, il mit un genou au sol et effleura la terre du bout des doigts. Sa gorge se noua et son cœur se mit à cogner dans sa poitrine. Du sang souillait la poussière à côté de l'empreinte des pas de Mairin. Il suivit des yeux le chemin qu'elle venait d'emprunter et vit d'autres traces de sang.

- Doux Jésus ! murmura-t-il.

Qu'est-ce que c'est, Ewan ? interrogea Caelen à brûle-pourpoint.

- Du sang.

Il bondit sur ses pieds et regarda sa femme qui s'éloignait.

- Mairin !

Cette dernière était presque arrivée au château quand le rugissement d'Ewan la figea sur place. Elle sursauta et se retourna. Hélas, une fois son demi-tour terminé, la terre continua à tourner autour d'elle.

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- Il est bien connu que les hommes sont doués soit pour l'amour soit pour la guerre. Vous faites visiblement partie de la seconde catégorie.

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 « — Ce n'est pas comme cela qu'on embrasse, lâcha-t-elle.

Humiliée, car il semblait qu'elle fût incapable de dire autre chose, elle ferma les yeux et attendit l'inévitable réprimande.

Quand elle les rouvrit, elle lut l'amusement dans son regard. Il avait visiblement envie de rire. Elle fronça les sourcils. Il manquait d'éducation sur le sujet.

— Tiens donc, et comment doit-on procéder alors ?

— Vous ne devez pas ouvrir la bouche.

— Je vois.

Elle hocha la tête pour appuyer son propos. Cela se passait mieux qu'elle ne l'aurait cru. Il prenait plutôt bien ses remarques.

— Mère Serena m'a dit qu'on pouvait s'embrasser sur les joues ou sur la bouche, mais seulement dans l'intimité. Et que cela ne devait pas durer trop longtemps. Le temps d'y mettre les sentiments qui conviennent. Elle n'a jamais parlé de la langue. Votre façon d'embrasser avec la langue n'est donc pas la bonne !

Ses lèvres se retroussèrent bizarrement. Il porta même une main à sa bouche, qu'il frotta énergiquement avant de déclarer :

— Dois-je en conclure que Mère Serena fait autorité en matière de baisers ? Mairin hocha vigoureusement la tête.

— Certes ! Elle m'a enseigné tout ce que je devais savoir si je me mariais. Elle prenait son rôle très à cœur !

Alors montrez-moi vous-même comment il convient d'embrasser, dit-il. Vous pourriez me donner une leçon.

Elle fronça les sourcils, avant de se souvenir qu'il s'agissait de son futur époux. Il était donc convenable, attendu même, qu'elle partage avec lui son instruction sur l'art d'aimer. Il était gentil de sa part d'être aussi compréhensif et de proposer immédiatement de rectifier le tir. Après tout, ils allaient peut-être bien s'entendre.

Elle se sentit soudain beaucoup plus sereine quant à ses futures épousailles et se pencha vers lui, les lèvres serrées pour lui montrer comment faire.

Dès que leurs lèvres se touchèrent, il la saisit par les épaules et la pressa contre lui.

Elle se sentit happée. Consumée. Comme s'il l'absorbait.

Et en dépit de son enseignement rigoureux et de ses patientes instructions, il employa sa langue. »

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« Mairin les contempla tous les trois et s'écria avec humeur :

— Je n'ai aucune raison de me coucher !

— Bien au contraire, ma femme !

Les épaules de Gannon et de Cormac se détendirent et Maddie lâcha un soupir de soulagement. Mairin se retourna et aperçut son mari, l'expression mi-figue mi-raisin.

— Pourquoi ne puis-je jamais attendre de vous le moindre geste de coopération ?

Mairin resta bouche bée.

— C'est que... Je... Eh bien... Je vous trouve assez... impoli, laird. Vous insinuez que je suis difficile à vivre. Mais c'est faux ! Suis-je difficile ? demanda-t-elle aux autres.

Cormac sembla avoir avalé sa langue tandis que Gannon regardait ailleurs. Quant à Maddie, elle n'y alla pas par quatre chemins et éclata de rire.

— Mairin, pourquoi n'êtes-vous pas au lit ? Elle lui fit face.

— Je me sens très bien. Aujourd'hui, j'ai repris des forces, à l'exception de ce mal de tête. Que m'avez-vous donc fait boire ?

— Une potion pour vous rendre plus docile. J'ai très envie de demander à Gertie de vous en préparer un autre flacon.

Elle ne trouva rien à répondre. »

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« — Réveillez-vous, milady, aujourd'hui vous vous mariez !

Mairin souleva les paupières et gémit à la vue de toutes les femmes qui avaient envahi sa petite chambre. Elle n'en pouvait plus. Sa tentative d'évasion en pleine nuit et le temps qu'elle avait passé à ruminer dans sa chambre étaient venus à bout de sa résistance. La veille, après sa conversation avec le laird, elle avait sombré dans un profond sommeil.

Une des femmes tira les rideaux doublés de fourrure et les rayons du soleil transpercèrent ses pupilles avec la précision d'une lame de rasoir.

Son gémissement s'accentua et déclencha des gloussements dans la pièce.

— Notre maîtresse n'a pas l'air ravie d'épouser le laird. »

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