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Liste des extraits

Extrait ajouté par Line-Chan 2016-04-22T12:03:02+02:00

"Je vous dirai que, dans l'univers entier, il n'est rien qui dure. Tout s'écoule, et les êtres ne revêtent qu'une forme fugitive."

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Extrait ajouté par BaptisteDickens 2015-04-01T15:37:29+02:00

Je me propose de dire les métamorphoses des formes en des corps nouveaux; O dieux (car ces métamorphoses sont aussi votre ouvrage), secondez mon entreprise de votre souffle et conduisez ce poème sans interruption depuis les lointaines origines du monde jusqu'à mon temps.

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Extrait ajouté par Nelouchou 2018-01-15T17:02:17+01:00

Un jour que, brisés par l'âge, ils se tenaient devant les saints degrés et racontaient l'histoire de ce lieu, Baucis vit Philémon se couvrir de feuilles, le vieux Philémon vit de feuilles couvrir Baucis. Déjà une cime s'élevait au-dessus de leurs deux visages ; tant qu'ils le purent, ils s'entretinrent l'un avec l'autre : "Adieu, mon époux ! Adieu, mon épouse " dirent-ils en même temps et en même temps leurs bouches disparurent sous la tige qui les enveloppaient.

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Extrait ajouté par Line-Chan 2016-04-22T12:00:04+02:00

"Ainsi que brûle le chaume léger, une fois les épis coupés, ainsi que prennent feu les buissons au contact du tison que le voyageur, par hasard, soit en a trop approché, soit, au lever du jour, a laissé derrière lui, ainsi le dieu s'embrasa, ainsi de toute son âme il brûle et son espoir entretient un amour stérile."

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Extrait ajouté par Line-Chan 2016-04-22T11:57:04+02:00

"Puis [Jupiter] lâche le Notus. Sur ses ailes humides, le Notus s'envole, son visage terrifiant couvert d'une obscurité de poix ; sa barbe est alourdie de pluie, l'eau coule de ses cheveux blancs, sur son front séjournent les brouillards, ses ailes, son sein ruissellent. Et quand, de sa main étendue, il pressa les nuages en suspens, avec fracas s'épanchent du haut de l'éther les cataractes qu'il enfermait."

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:38:52+01:00

O Galatée, plus blanche que le pétale neigeux du troène, plus fleurie que les prés, plus élancée que l’aune au tronc allongé, plus éblouissante que le verre, plus folâtre que le jeune chevreau, plus lisse que les coquillages polis par la perpétuelle caresse du flot, plus délicieuse que le soleil en hiver, que l’ombre en été, plus majestueuse que le frêne, plus digne des regards que le fier platane, plus transparente que la glace, plus douce que ne l’est au goût la grappe mûre, au toucher le duvet du cygne et le lait caillé, et, si tu ne te dérobais pas, plus belle qu’un jardin aux eaux vives ; mais aussi Galatée plus farouche que les jeunes taureaux indomptés, plus dure que le chêne chargé d’ans, plus trompeuse que l’onde, plus insaisissable que les souples rejets du saule ou de la clématite, plus inébranlable que ces rochers, plus impétueuse que le torrent, plus fière que le paon quand on le loue, plus cuisante que le feu, plus épineuse que la macle, plus cruelle que l’ourse qui a mis bas, plus sourde que les flots, plus implacable que le serpent foulé aux pieds, et – c’est là le privilège que je voudrais surtout pouvoir t’enlever – plus rapide non seulement que le cerf poussé par les abois sonores, mais aussi que les vents et que la brise ailée.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:38:52+01:00

La passion me conseille une chose, la raison une autre. Je vois le bien et je l’approuve, et c’est au mal que je me laisse entraîner.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:38:52+01:00

Et le flot maintenant pénètre, à travers la membrure, dans les flancs de la carène : comme un soldat, dont la valeur fait plus de prodiges que toute une troupe, après avoir à plusieurs reprises tenté l’escalade des murs d’une ville forte, atteint enfin le but convoité et, enflammé de l’amour de la gloire, entre mille guerriers prend enfin, seul, pied sur la muraille ; ainsi, quand à neuf reprises les flots ont battu les flancs élevés du navire, une dixième vague, se dressant plus énorme, se rue à l’assaut de la coque fatiguée et s’acharne contre elle jusqu’à ce qu’elle se soit abattue sur le pont du navire comme sur la muraille d’une ville prise.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:38:52+01:00

J’entreprends de chanter les métamorphoses qui ont revêtu les corps de formes nouvelles. Dieux, qui les avez transformés, favorisez mon dessein et conduisez mes chants d’âge en âge, depuis l’origine du monde jusqu’à nos jours.

Avant la création de la mer, de la terre et du ciel, voûte de l’univers, la nature entière ne présentait qu’un aspect uniforme ; on a donné le nom de chaos à cette masse informe et grossière, bloc inerte et sans vie, assemblage confus d’éléments discordants et mal unis entre eux. Le soleil ne prêtait point encore sa lumière au monde ; la lune renaissante ne faisait pas briller son croissant : la terre, que l’air environne, n’était point suspendue et balancée sur son propre poids ; et la mer n’avait point encore étendu autour d’elle ses bras immenses ; l’air, la mer et la terre étaient confondus ensemble : ainsi la terre n’avait pas de solidité, l’eau n’était point navigable, l’air manquait de lumière ; rien n’avait encore reçu sa forme distincte et propre. Ennemis les uns des autres, tous ces éléments rassemblés en désordre, le froid et le chaud, le sec et l’humide, les corps mous et les corps durs, les corps pesants et les corps légers, se livraient une éternelle guerre.

Un dieu, si ce n’est la bienfaisante Nature elle-même, mit fin à cette lutte, en séparant la terre du ciel, l’eau de la terre, et l’air le plus pur de l’air le plus grossier. Quand il eut débrouillé ce chaos, et séparé les éléments en marquant à chacun d’eux la place qu’il devait occuper, il établit entre eux les lois d’une immuable harmonie. Le feu brille, et, porté par sa légèreté vers la voûte des cieux, occupe la plus haute région : l’air, le plus léger après le feu, se place auprès de lui : précipitée au-dessous, par sa propre masse, la terre entraîne avec elle les plus lourds éléments, et s’affaisse par son poids ; l’eau enfin se répandant autour d’elle, se réfugie au fond de ses entrailles et entoure sa solide surface.

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Extrait ajouté par x-Key 2010-11-26T21:38:52+01:00

L’homme doit toujours attendre le dernier jour, et nul ne doit être appelé heureux avant le trépas et les suprêmes honneurs funèbres.

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