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— Non, Salim, nous marchons !

— Attends, ma vieille, nous marchons depuis trois heures, tu pourrais faire un geste…

— Il n’en est pas question !

— Mais pourquoi, bon sang ?

— Je te signale que je te l’ai déjà expliqué. Si tu n’avais pas passé ton temps à râler comme un pou en refusant de m’écouter, tu ne me poserais plus la question.

— C’est bon, message reçu. Regarde ! Un magnifique sourire illumine mon visage, mes oreilles frétillent d’impatience dans l’attente de révélation transcendantes, je suis calme, serein, mon âme brûle de s’élever jusqu’à toi, alors je t’en supplie, ô Ewilan, daigne m’expliquer pourquoi on se crève la santé à randonner dans ce putain de pays de merde à la con alors que tu pourrais nous transporter en un clin d’œil à l’endroit où nous nous rendons !

— À randonner dans ce quoi ?

— Dans cette contrée aride dont les cailloux inhospitaliers agressent la plante de mes pieds et épuisent ma patience, c’est ce que j’ai dit, non ?

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« Une perle naquit au coin de son œil, s’accrocha à ses cils, captant la lumière des étoiles jusqu’à ce que, trop lourde de douleur refoulée, elle roule sur sa joue et se perde dans la nuit. »

[Les mondes d’Ewilan, La forêt des Captifs, p 161]

« - Je suis un peu en miette. Je fais des cauchemars, le jour, la nuit, et j’en ferais encore longtemps. Mais si tu n’avais pas été là, si tu n’étais pas là maintenant, près de moi, je ne serais plus qu’un désert stérile, une ruine sans cœur. Tu m’a sauvée. Je…

- Tu m’as déjà remercié, tu sais.

- Je n’arrive pas à trouver les bons mots pour décrire ce que je ressens. Nos vies sont entremêlées, nos passés, notre avenir… Je suis liée à toi par un sentiment plus fort que les tempêtes, plus profond que le plus profond des océans et, comme une idiote, je ne parviens pas à te le dire, ou alors une seule fois, quand…

- Je m’en souviens. Tes premiers mots sont gravés en moi à tout jamais.

- Je ne parviens pas à les répéter. Pourtant, je voudrais tellement que tu saches… que tu comprennes…

- Je comprend. Je suis là et je serais toujours là parce qu’il m’est impossible d’être ailleurs que près de toi. Et je vais te dire les mots. Ces mots qui refusent de sortir de toi et que, moi, j’ai tant de mal à garder enfermés. Je t’aime. Plus que la vie, plus que l’amour, plus que tout. Je t’aime »

[Les mondes d’Ewilan, La forêt des Captifs, p 310-311]

« Une larme naquit dans un univers violet, roula sur le velours d’une joue, porteuse d’un bonheur sans limite, alors qu’un sourire émerveillé illuminait son visage. Je sentis quelque chose mourir en moi.

Ou peut-être éclore. »

[Les mondes d’Ewilan, La forêt des Captifs, p 311]

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— Qu’est-ce que… est-ce vraiment… bon sang, c’est abominable ! Comment avez-vous réussi à vaincre une pareille créature ?

— Celle-là, je l’ai égorgée, expliqua Ellana d’une voix posée. Pour plus de sécurité, Edwin a cru bon lui envoyer deux flèches en plein cœur. Manque de confiance typiquement masculin…

— Heu… je vois… Et ça, qu’est-ce que c’est ?

— Ce qu’il reste du Ts’lich brûlé par Illian. Ça fait un peu désordre, mais Illian est jeune et se trouvait dans l’urgence. Grâce à lui, nous savons désormais que le Ts’lich n’est pas comestible. Impossible d’inviter des amis autour d’un barbecue et cuire un truc pareil. Ce serait une faute de goût impardonnable.

Stupéfait, Bruno Vignol dévisagea la jeune femme. Elle pencha la tête et lui sourit, comme surprise par l’intérêt qu’il lui témoignait.

— Vous… vous êtes sérieuse ? balbutia-t-il.

— Bien sûr. Le Ts’lich ne se mange pas. Du moins pas en grillade ! En pot-au-feu, peut-être… On vous montre les autres ?

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- Alors ? s'enquit-il sans parvenir à maîtriser les tremblements de sa voix.

- C'est grave, répondit Ellana du tac au tac.

- Grave ? Que voulez-vous dire ?

- Les vêtements d'Edwin sont fichus et ceux de Siam ne valent pas mieux.

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- Descendre, descendre... On va changer de verbe, histoire d'enrichir ton vocabulaire, annonça le garçon sur un ton presque joyeux. Toi, crâne d'oeuf, tu conjugues "pas bouger" et tes copines conjuguent "reculer jusqu'au bout du wagon". A la moindre erreur je vous explique "égorger" et "baigner dans son sang". Exécution !

Il se tourna vers Bruno Vignol alors que les boneheads obtempéraient en maugréant.

- Je m'appelle Salim, m'sieur, et je descends à la prochaine. Ça vous dit ?

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Un garçon épuisé, couvert d'écorchures, qui continue à avancer bien qu'à bout de forces, ses jambes menaçant à tout moment de flancher sous lui, tremblant de fatigue et de froid.

Une fille, ce doit être une fille même si elle n'a plus un cheveu sur le crâne, immobile dans les bras du garçon. Inanimée. Ces deux-là ont souffert, souffrent encore. Maximilien le sent, il sent ces choses-là.

Alors, quand le garçon dépose la fille à l'abri d'un rocher, quand il quitte son tee-shirt déchiré pour l'en envelopper, quand il se penche pour lui murmurer une prière à l'oreille, alors Maximilien oublie sa promesse de se tenir loin des hommes.

Il descend vers eux.

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Un voleur ignorant passe par la porte, un voleur confirmé passe par la fenêtre, un voleur astucieux passe par la cheminée. Un marchombre passe.

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Jambes écartées, épaules relâchées comme on le lui avait enseigné à l’école, le commissaire braqua sur lui sa feuille de salade. Feuille de salade ?

Un cauchemar. C’était un cauchemar. Il n’y avait pas d’autre explication à ce bête légume qui pendait mollement dans sa main à la place de son pistolet. Il allait se réveiller. Non, il devait se réveiller ! C’était un cauchemar. Sinon comment expliquer que les personnes qui lui faisaient face ne montrent pas la moindre trace de surprise devant la transformation de son arme ?

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"

Une puis deux, puis des dizaines de balles se logèrent dans le corps de l'homme-lige sans parvenir à le stopper. Il percuta ses adversaires qui roulèrent à terre avant de se relever et de l'assaillir de toutes parts.

Un dernier cri retentit :

-Sauve-la, Salim !

À nouveau des hurlements. Un coup de feu.

Salim ne se retourna pas.

Ewilan dans ses bras, il s'enfonça dans la nuit.

"

(en hommage à Maniel !!)

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Ewilan hurle.

Son désespoir de dessinatrice absolue emprunte une porte qui ne lui appartient pas, mais dont elle a perçu l’existence.

La porte d’Illian.

Son cri ouvre une brèche dans la structure ordonnée des possibles tandis qu’une multitude d’images se répand en elle. Elle retient l’image qui l’a soutenue aux pires moments de son existence. Un groupe.

Amitié…

Force…

Sécurité…

Ewilan hurle toujours, la trame de l’univers se déchire.

L’impossible devient réalité.

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