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En m’interrogeant sur ce qui peut nous couper de notre bienveillance naturelle, j’ai identifié certaines façons de parler et des modes de communication particuliers qui, selon moi, nous incitent à des comportements violents – envers les autres et nous-mêmes. Je parle alors de « communication qui coupe de la vie » ou de « communication aliénante ».

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« Meurtrier, assassin, bourreau d’enfants ! »

Au fil de cet ouvrage, des encadrés intitulés « La CNV en pratique » présentent des dialogues inspirés de situations réelles. Chacun donne une idée de ce que peut être un échange lorsque l’un des protagonistes applique les principes de la Communication NonViolente. La CNV ne saurait pour autant se limiter à un langage ou à une technique de verbalisation. Elle repose sur une prise de conscience et sur une intention qui peuvent être exprimées par des silences, par une qualité de présence, par l’expression du visage ou la gestuelle. Les dialogues retranscrits ici ne peuvent malheureusement pas rendre compte de la dimension non verbale des échanges réels, où silences empathiques, anecdotes, plaisanteries et gestes contribuent à établir un rapport plus spontané entre les interlocuteurs.

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J’utilise de plus en plus la CNV dans ma pratique de médecin. Certains patients me demandent si je suis psychologue car, disent-ils, en règle générale, les médecins ne s’intéressent guère à leur mode de vie ou à la façon dont ils vivent leur maladie. La CNV m’aide à comprendre leurs désirs et ce qu’ils ont besoin d’entendre à un moment donné. Je trouve cela particulièrement précieux dans ma relation avec des patients contaminés par le virus du sida, car ils ont intériorisé tant de colère et de douleur que la relation patient/soignant est souvent détériorée. Je soigne ainsi depuis neuf ans une femme atteinte du sida. Il y a quelque temps, elle m’a confié que c’était en l’écoutant et en l’aidant à chercher ce qui lui permettrait de se faire plaisir au quotidien que je l’avais le mieux soutenue. Dans ce type de situation, le recours à la CNV m’est très utile. Auparavant, lorsque je savais qu’un patient était condamné, j’avais du mal à laisser de côté ce pronostic pour être simplement présent à ce qu’il vivait et à l’encourager en toute sincérité à vivre pleinement. La CNV m’a ouvert à une nouvelle façon de voir et à un nouveau langage. Je m’étonne toujours de constater à quel point elle s’intègre à ma pratique de médecin. Et à mesure que je m’investis dans la démarche de la CNV je retrouve plus d’énergie et de plaisir dans mon travail.

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Lorsque j’ai compris comment je pouvais recevoir (entendre) et donner (exprimer) en utilisant la CNV, j’ai cessé de me sentir agressée et de me voir comme une victime, pour véritablement écouter les mots qui me parvenaient et percevoir les sentiments qu’ils recouvraient. C’est ainsi que je me suis rendu compte que l’homme avec qui je vivais depuis vingt-huit ans était un homme qui souffrait beaucoup. Quelques jours avant l’atelier de CNV, il m’avait demandé le divorce. Je n’entrerai pas dans les détails, mais toujours est-il qu’aujourd’hui nous sommes encore ensemble, et j’apprécie la contribution de la CNV à cette heureuse issue. J’ai appris à écouter les sentiments, à exprimer mes besoins, à accepter des réponses que je n’avais pas forcément envie d’entendre. Il n’est pas là pour me rendre heureuse et je ne suis pas là pour faire son bonheur. Nous avons tous deux appris à grandir, à accepter et à aimer, de sorte que chacun trouve sa plénitude.

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Lorsque nous suivons cette démarche, nous pouvons commencer soit par l’expression des quatre éléments nous concernant, soit par l’accueil empathique de ces quatre éléments dans l’expression de l’autre. Nous reviendrons plus longuement sur l’écoute et l’expression de chacun de ces éléments (chapitres 3 à 6), mais pour l’heure souvenons-nous que, loin d’être une recette figée, la CNV s’adapte à toutes les variétés possibles de situations, de même qu’au style personnel et culturel de chacun. Et bien que, pour des raisons pratiques, il m’arrive de dire que la CNV est un « processus » ou un « langage », elle permet tout aussi bien d’exprimer ces quatre composantes sans une parole, car son principe même repose non sur la verbalisation, mais sur une prise de conscience des quatre composantes.

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Je raconte volontiers l’histoire de cet homme un rien éméché, qui cherchait quelque chose à quatre pattes au pied d’un lampadaire. Un policier passant par là lui demanda ce qu’il fabriquait. « Je cherche mes clés de voiture », répondit-il. « Vous les avez perdues par ici ? » demanda le policier. « Non, répliqua-t-il. Elles sont tombées dans l’allée. » Puis, voyant l’air déconcerté de l’agent, il s’empressa d’ajouter : « Mais c’est beaucoup mieux éclairé ici. »

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Pour parvenir à un désir réciproque de donner du fond du cœur, nous focalisons notre attention sur quatre points, qui constituent les quatre composantes de la CNV.

Dans un premier temps, nous observons ce qui se passe réellement dans une situation donnée : qu’est-ce qui, dans les paroles ou les actes d’autrui, contribue ou non à notre bien-être ? L’important est de parvenir à énoncer ces observations sans y mêler de jugement ou d’évaluation – ce qui revient à dire simplement quels sont les faits que nous apprécions ou n’apprécions pas. Puis, nous disons ce que nous ressentons en présence de ces faits : sommes-nous tristes, joyeux, inquiets, amusés, fâchés ?… En troisième lieu, nous précisons les besoins à l’origine de ces sentiments.

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La CNV nous engage à reconsidérer la façon dont nous nous exprimons et dont nous entendons l’autre. Les mots ne sont plus des réactions routinières et automatiques, mais deviennent des réponses réfléchies, émanant d’une prise de conscience de nos perceptions, de nos émotions et de nos désirs. Nous nous exprimons alors sincèrement et clairement, en portant sur l’autre un regard empreint de respect et d’empathie. Dans tout échange, nous sommes à l’écoute de nos besoins les plus profonds et de ceux de l’autre. La CNV aiguise notre sens de l’observation et nous incite à identifier les comportements et les situations qui nous touchent. Nous apprenons aussi à définir et à formuler clairement ce que nous souhaitons dans une situation donnée. Pour élémentaire qu’elle paraisse, cette démarche est un puissant moyen de transformation.

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En étudiant les facteurs susceptibles de nous couper de cette bienveillance, j’ai été frappé par le rôle déterminant du langage et de l’usage que l’on fait des mots. J’ai depuis lors défini un mode de communication – d’expression et d’écoute – qui favorise l’élan du cœur et nous relie à nous-mêmes et aux autres, laissant libre cours à notre bienveillance naturelle. C’est ce que j’appelle la « Communication NonViolente » (abrégée en CNV), et que l’on retrouve parfois sous le nom de « Communication créative » ou de « Communication empathique ». J’utilise le terme de non-violence au sens où l’entendait Gandhi, pour désigner notre état naturel de bienveillance lorsqu’il ne reste plus en nous la moindre trace de violence. Car bien que nous puissions avoir l’impression que notre façon de parler n’a rien de « violent », il arrive souvent que nos paroles soient source de souffrance pour autrui ou pour nous-mêmes.

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Partant de la conviction que notre nature profonde nous porte à aimer donner et recevoir dans un esprit de bienveillance, j’ai passé ma vie à m’intéresser à deux questions. Comment se fait-il que nous puissions nous couper de notre bonté naturelle au point d’adopter des comportements violents et agressifs ? Et inversement, comment certains individus parviennent-ils à rester en contact avec cette bonté naturelle même dans les pires circonstances ?

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