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Les Mystères de Larispem, Tome 1 : Le sang jamais n'oublie



Description ajoutée par sianais 2016-04-12T23:19:00+02:00

Résumé

Larispem 1899 - Dans cette Cité-Etat indépendante où les bouchers constituent la caste forte d’un régime populiste, trois destins se croisent… Liberté, la mécanicienne hors pair, Carmine, l’apprentie louchébem et Nathanaël, l’orphelin au passé mystérieux. Tandis que de grandes festivités se préparent pour célébrer le nouveau siècle, l’ombre d’une société secrète vient planer sur la ville.

Et si les Frères de Sang revenaient pour mettre leur terrible vengeance à exécution ?

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Classement en biblio - 289 lecteurs

Extrait

- Hé, la grosse, tu ne sais pas qu'il faut parler un peu mieux que ça à un louchébem ? Tu fais quoi ici ? Qui t'as permis de venir au Café Variable ?

Liberté avait l'impression qu'un géant s'amusait à comprimer son cerveau entre ses mains. Il fallait qu'elle s'en aille. Tout de suite. Elle se redressa de toute sa taille, à peine un centimètre plus haut que le boucher, pourtant ce dernier recula et arrêta de jouer avec son fendoir. Lorsque Liberté reprit la parole, sa voix était un mélange de morgue et d'autorité digne de Carmine.

- Je suis une louchébem, stupide lânepuche ! Si tu ne vois pas mes couteaux, c'est que je viens de les laisser dans le lard du dernier crétin qui a osé me parler comme ça. Alors, tu me donnes un luxo et tu me montres la porte.

Le garçon hésita une seconde puis décida qu'il valait mieux être prudent.

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Commentaire le plus apprécié

Or

Y a pas à dire: Les mystères de Larispem est un bon roman, en fait un bon roman introductif à un univers intéressant!

Car oui, il faut se le dire: si Lucie Pierrat-Pajot a su nous faire découvrir un monde uchronique ayant dérivé à partir de la Commune ultra bien développé et crédible, il n'en reste pas moins que ce premier tome manque un peu d'action. La faute est peut-être due à un premier tome trop court car il fait seulement 250 pages et cela ne m'aurait pas gênée d'enchaîner directement sur un deuxième livre de même taille!

On a cette impression tout au long de cet opus que la situation critique se met en place: les personnages nous sont présentés un à un assez méthodiquement dans leur travail, leurs espoirs... et on attend à tout moment - en vain - la scène qui va marquer la collision de leur vie parallèle. Mais les personnages sont également à découvrir pour les mystères qui les entourent! Je ne suis pas sûre d'aimer le message des opposants du gouvernement - pas plus que le côté idolâtrie du métier de boucher mais ça, ça se justifie historiquement! - mais j'ai donc hâte de voir ce que cela va donner dans la suite des aventures de Carmine, Liberté et Nathanaël!

Après, il est sûr que le scénario qui s'organise frôle le génie et je comprends pourquoi l'auteure a été désignée lauréate de ce concours! Car partir d'un fait historique pour développer aussi brillamment un monde à partir d'un "et si...", je dis Chapeau! On voit largement le travail, la documentation qui se sont faits en amont! J'ai aussi beaucoup apprécié cette place que l'on donne à Jules Verne qui mérite dans l'Histoire une place de grand Homme comme celle-ci!

En bref, je vous conseille donc de partir vous également à la découverte de ce monde rétrofuturiste tout à fait crédible qui en plus d'être très pédagogique - vous saurez en sortant de cette lecture causer un peu de louchébem! - amène vraiment un point de vue intéressant et "révolutionnaire" (dans le bon sens du terme) à l'Histoire! Si le prochain tome est autant bourré d'action que celui-ci est introductif, cela promet de la très bonne littérature!

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Vidéo ajoutée par Mayumi 2017-10-30T22:23:03+01:00

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Commentaires récents

Lu aussi

Un roman qui se lit facilement. L'histoire n'etait pas folle, mais elle n'etait pas nulle non plus.

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Argent

Tout d'abord, un immense merci aux éditions Gallimard Jeunesse pour l'envoi spontané de ce livre. C'est un grand honneur qu'on ait ainsi pensé à moi. Et, comme si la surprise n'était pas assez belle comme ça, j'ai non seulement reçu ce tome un dans sa toute nouvelle version en poche mais aussi le tome trois, qui met le point final à la trilogie, qui vient juste de paraître en grand format. Qui plus est, les deux livres sont absolument magnifiques. Je pourrais passer des heures à contempler tous les détails de leurs couvertures, qui illustrent à merveille l'univers extrêmement riche de la saga (du moins, pour ce que le tome un m'en a laissé voir). Ni une, ni deux, j'ai tout simplement dé-vo-ré ce premier tome et ça m'a fait un bien fou. Je pense savoir pourquoi Gallimard Jeunesse m'a envoyé ces deux ouvrages alors que je ne leur avais jamais parlé de mon désir de lire cette trilogie. En effet, grâce à eux, j'avais eu l'opportunité de lire le tome trois de l'excellentissime saga qu'est La Passe-Miroir de l'exceptionnelle Christelle Dabos et, leur ayant envoyé mes chroniques des deux premiers tomes à cette visée, ils avaient bien dû comprendre à quel point le bébé littéraire de l'imagination sans limites de Christelle Dabos me tenait à cœur. Eh bien, j'aime désormais à voir les deux sagas, La Passe-Miroir et Les Mystères de Larispem donc, comme deux âmes sœurs, deux vraies âmes connectées. Si chaque univers a son identité propre, les deux partagent cette même atmosphère steampunk qui a le don de me charmer à tous les coups et sont extrêmement fournis et bien construits. Leurs autrices aussi sont comme deux sœurs jumelles : leur plume à chacune est truculente et délicieuse, et a de quoi nous couper le sifflet. Pas étonnant que Christelle et Lucie aient chacune leur tour gagné le concours du Premier roman jeunesse, elles l'ont toutes les deux amplement mérité ! Sans compter que la première a encensé l'oeuvre de la seconde : d'après la queen Christelle elle-même, Les mystères de Larispem est « à lire labsolumentem ». Comment voulez-vous que je résiste face à une telle injonction ? Lire Larispem n'était dès lors plus seulement une envie, mais une obligation. Je me suis acquittée de ma tâche avec beaucoup de zèle et je ne le regrette pas !

L'histoire se passe à Paris, à l'aube du vingtième siècle. Sauf que Paris n'est plus vraiment la Ville-Lumière que l'on connaît. Dans le monde inventé par Lucie Pierrat-Pajot, elle se prénomme désormais Larispem et... disons que l'Histoire de notre pays telle qu'elle s'est déroulée a été singulièrement modifiée. Cela m'a permis de redécouvrir le terme d'uchronie, à savoir une intrigue où l'auteur modifie un élément du passé, ce qui lui permet de modifier tout ce qui en a découlé ensuite en matière d'histoire. Je trouve cela extrêmement enrichissant et fascinant, dans le sens où cela nous permet de nous pencher sur un événement historique qu'on connaît peu ou quasiment pas et d'en découvrir les conséquences si ce dit-événement s'était passé tout autrement. Cela laisse la belle part à l'imagination de l'autrice ici, qui s'en donne à cœur joie et qui use de ses excellentes influences que sont Eugène Sue et le formidable Jules Verne (qui est lui aussi un personnage indispensable de l'histoire !) pour recréer Paris et l'Histoire de France à sa sauce. Je ne sais pas vous mais, pour ma part, tout ce que je connaissais de la Commune, qui est l'élément-déclencheur de l'intrigue palpitante des Mystères de Larispem, c'était « Je suis tombé par terre, c'est la faute à Voltaire. » (paix à ton âme, Gavroche). Je ne plaisante même pas. Dans mes souvenirs, on a très peu abordé cette période importante au collège, à peine une double-page dans notre livre d'histoire en somme. Soit réduite à rien du tout aux yeux de l'Éducation nationale. Je suis bien heureuse que Lucie Pierrat-Pajot en ait fait sa source principale d'inspiration car, en dehors du fait que Victor Hugo, profondément marqué par l'épisode des barricades, y ait consacré une large partie dans son roman-monstre qu'est Les Misérables (un chef-d'œuvre à l'état pur qui vaut d'être lu dans son intégralité), ce pour quoi les fameux Communards se sont battus mériterait d'être plus mis en lumière, et d'être connu. Une fois cette chronique rédigée, j'irai de ce pas faire mes petites recherches, en lectrice avide de connaissances que je suis.

Mais surtout, en dehors du fait que Lucie Pierrat-Pajot a éveillé un véritable intérêt pour la Commune en moi, j'ai été émerveillée par son écriture si riche et exaltante qui nous embarque jusque dans les tréfonds de ce Paris réinventé et bien en avance sur son temps. J'aurai décidément appris bien des choses en commençant cette trilogie extrêmement addictive, notamment en ce qui concerne l'argot des bouchers. J'ignorais même jusqu'à son existence, et pourtant il est bel et bien employé par les personnes actives dans cette noble profession. On en vient presque à être contaminés par cette manie de mettre des "l" au début de chaque mot, à mettre la première lettre du mot à la dernière place, et à ajouter un "em" ou un "uche" à tout bout de champ ! Moi, je lui ai trouvé son petit charme, à ce langage. On en comprend vite les règles et on s'y habitue tout aussi rapidement. L'écriture de Lucie Pierrat-Pajot a définitivement son véritable style, très reconnaissable, elle a su trouver son identité qui lui était propre, et elle saura à mon sens enchanter tous les lecteurs. Une fois qu'elle vous prend par la main, impossible de vous défaire de cette poigne de fer qui sait parfaitement ce qu'elle veut, et on n'en a pas vraiment envie dans le même temps tant la balade qu'elle nous propose est excitante et captivante, tout autant que périlleuse. En effet, sous couvert de modernisme qui fait briller nos petits yeux tels des enfants devant des jouets dernier cri, Larispem recèle bien des dangers. Alors que la ville se fait le parangon de l'égalité, peu importe le sexe ou la couleur de peau (ce que je ne peux qu'approuver), où tout le monde se doit de gagner sa pitance et n'a pas intérêt à être né avec une cuillère en argent dans la bouche et à se la couler douce, elle a aussi le droit à des réfractaires et à de nombreux ennemis, que ce soit en son sein ou à l'extérieur. Si le premier tome, en guise d'introduction, nous offre des apparences plutôt paisibles et une atmosphère propice à la grande fête qui se prépare en vue du nouveau siècle, l'autrice sème suffisamment de graines d'inquiétude pour que le lecteur se sente fortement titillé de lire la suite et de voir toute cette noirceur et cette amertume exploser au grand jour, ainsi que de voir éclater cette bulle de tranquillité instaurée par les hautes autorités de la nouvelle cité indépendante. En tout cas, une chose est sûre, Lucie Pierrat-Pajot nous livre dans ce premier tome toutes les clés nécessaires à la bonne compréhension de cet univers novateur et très étranger au nôtre, sans pour autant tomber dans une introduction purement descriptive qui manquerait de nous assommer. Elle nous en dit suffisamment pour qu'on assimile pleinement toutes les données et qu'on se sente presque comme chez soi au sein de la cité-état de Larispem (et j'avais effectivement ce sentiment très plaisant d'être moi aussi une Citoyenne), mais il reste néanmoins des parts d'ombre concernant le déroulement même de la Commune et ses conséquences directes, aussi bien que concernant la façon de gouverner de la Présidente (oui, vous avez bien lu ! Une femme au pouvoir, cela fait du bien !) et j'ai juste hâte qu'on m'apporte des éclaircissements à tout ça dans les prochains tomes.

Au niveau des personnages, je peux vous dire que nous ne sommes pas en reste ! Je me suis très vite attachée au duo de choc formé par Liberté et Carmine, les deux grandes héroïnes de cette histoire improbable et pourtant vraie, deux jeunes filles qui ne s'en laissent pas conter et que j'admire beaucoup. Je serais très curieuse de savoir comment ces deux incroyables adolescentes si différentes en apparence se sont rencontrées, mais en tout cas, elles constituent un Ying et un Yang impeccable. Entre Carmine la sanguine, l'apprentie-bouchère déterminée et honorable qui ne tourne pas sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, et Liberté, la jeune fille timide, réservée, qui ne s'intéresse pas du tout aux superficialités des autres filles et qui préférera toujours la compagnie d'un bon livre à la leur (ça, c'est ma fi-fille ♥), l'équilibre est parfaitement maintenu. Toutes les deux ont su me toucher car elles doivent toutes les deux constamment prouver leur valeur dans un monde qui, s'il a pour principe d'être égalitaire et de laisser sa chance à chacun, peu importe son origine et sa différence, sait encore très bien juger et critiquer sous cape. Nos deux adolescentes si fortes et si combattantes en font toutes les deux les frais : Carmine est caractérisée par sa couleur de peau, elle la fille d'un ancien esclave, et Liberté sent toujours le regard des autres s'attarder sur ses formes généreuses et sur ses vêtements démodés de campagnarde, elle qui vient de la campagne française. Car oui, j'avais oublié un petit détail : Paris n'est plus la belle capitale de la France, elle s'est complètement coupée de notre pays et se débrouille comme une grande ! Larispem, cité-état qui a vécu non pas une Révolution mais deux, a son propre système bien rodé et, à côté, le reste de la France fait office de contrée arriéré. C'est ainsi que Carmine peut se balader en bleu de travail à l'air libre, sans avoir à se soucier de porter des fanfreluches et de longues jupes encombrantes, et sans se soucier de devoir enlever les perles argentées hyper stylées de ses tresses. Pourtant, si Larispem impressionne au vu de sa façon de penser visionnaire pour l'époque, il y a pourtant bien un problème dans cet engrenage soit-disant parfaitement huilé. A commencer par ce culte de la viande qui a été instauré à Larispem. Non seulement les bouchers sont extrêmement bien vus et respectés pour le dur travail qu'ils abattent chaque jour (ça encore, je ne le conteste pas). En revanche, manger de la viande à chaque repas... C'est un peu limite. Le gouvernement de Larispem nous fait bien comprendre que la cité s'est reconstruite et réorganisée dans le sang et la sueur, le message est bien passé. Surtout, si Larispem a sa présidente attitrée avec laquelle on fait connaissance dès le premier tome, la redoutable et énigmatique Michelle Lancien qui m'a complètement subjuguée, le peuple de la ville fait aussi constamment référence au "Taureau". Plus que le nom de la monnaie de la cité, le "Taureau" constitue pour moi LE véritable mystère de Larispem, indiqué au pluriel dans le titre de la saga. J'en suis intimement convaincue. Plus que la confrérie des Frères de sang, ces aristocrates matés ou bannis qui ont le système communiste de Larispem en horreur et qui comptent bien se venger, c'est le "Taureau" qui occupe actuellement toutes mes pensées. Bien sûr, les Frères de sang m'ont glacé le sang de par leur projet presque satanique, qui relève du mysticisme et de la pure sorcellerie, et j'ai adoré que cette noirceur du wicca soit introduite dans un monde très jules vernien qui en est totalement à l'opposé (encore une preuve du grand talent de l'auteure !). Cependant, je sens que ce ne sont pas eux qui nous réservent la plus grande des surprises. Je suis obsédée par la question du "Taureau", c'est ainsi. Qui est-il donc ? Dans un monde où le clergé a également été rayé de la carte, étant l'autre grande caste dominant l'Ancien Régime avec la noblesse, la religion n'y a plus sa place. Et pourtant, le "Taureau" semble relayé au rang de divinité absolue. Cependant, j'ai l'impression qu'un quelqu'un se cache derrière ce qui nous est présenté comme un simple "concept", et je compte bien découvrir qui c'est. Qui tient les rênes de ce théâtre automatique vivant ? Ma curiosité est insatiable et je compte bien me jeter sur le tome deux au plus vite pour le savoir, ainsi que pour suivre l'avancée du plan diabolique et effarant des Frères de sang (je n'aimerais pas me les mettre à dos, je vous le dis moi !). Le dernier chapitre du tome un nous a bien fait comprendre qu'ils sont près à tout pour arriver à leurs fins, et cela promet de ne pas être joli-joli. Le pire reste à venir...

Et pourtant, Liberté et Carmine ne manquent toutes les deux pas de courage et d'audace. Elles arriveront toujours à me surprendre, ça, c'est certain ! Leur monde ne les mérite tout simplement pas, car elles valent bien mieux que ce qu'on daigne leur accorder. Je les plains d'avance pour tout ce que l'avenir leur réserve, elles risquent de ne pas en revenir... Avant de conclure, il ne faut pas que j'oublie de parler de Nathanaël, le troisième personnage important de cette aventure. Au début, je dois bien vous avouer que je trouvais les parties qui lui étaient consacrées moins intéressantes et trépidantes que celles qui mettaient en scène mes deux fi-filles d'amour. Je m'en suis vite voulue car, en tant qu'orphelin pupille de la Cité-état, Nathanaël est loin d'avoir eu la vie facile. Très chétif et se sentant complètement perdu dans sa tête, je me suis beaucoup identifiée à lui et à son sentiment d'être transparent, toujours invisible aux yeux des autres et de n'avoir rien de spécial. C'est une sensation qui m'étreint et me noie bien trop souvent, je dois l'avouer... Cela m'en a fait ressentir une grande tendresse pour ce garçon où sa particularité, ce qui le rend unique, ne se trouve pas où il le pense : à mes yeux, ce qui rend Nathanaël (prénom masculin favori de mon papa au passage. Ça a failli être le mien donc ça a de l'importance. Et puis je trouve ça très joli, fin de la parenthèse.) spécial, c'est son humanité et sa clémence. Ce qu'il voit comme une faiblesse va, je l'espère, vite lui apparaître comme sa plus grande force : Nathanaël est quelqu'un d'intègre et de juste, je le sens au plus profond de moi, et c'est une denrée rare, que ce soit au dix-neuvième siècle ou au vingt-et-unième... Je suis d'ores et déjà impatiente qu'on découvre le secret de son passé et qu'il soit réuni avec les irremplaçables Carmine et Liberté, ça va promettre, je vous le garantis ! ♥

Pour conclure, je ne peux que vous encourager à vous plonger dans la saga des Mystères de Larispem, vous ne le regretterez pas. Personnellement, j'ai adoré cette sensation de temps qui me file entre les doigts que j'ai ressentie en lisant ce roman. Je ne voyais pas les heures passer, j'étais tout simplement immergée dans cet univers tout bonnement de malade qui s'offrait à moi. Je suis bien trop rapidement arrivée à la fin du roman et, tout en étant dans un état de désarroi total (« Quoooooi ?! C'est déjà fini ?!!! »), j'en ai ressenti également une grande fierté d'avoir vécu un tel instant de grâce en compagnie de ma petite Liberté chérie, de la revêche mais aussi très attachante et sensible Carmine, de l'adorable Nathanaël, du séduisant Cinabre, grand frère de ma tout feu tout flammes louchébem, et de tant d'autres personnages plus complexes et intrigants les uns que les autres. Alors, je vous invite à arpenter les rues de Larispem avec moi, à faire un saut au Cochon volant pour écouter le père Couteau raconter une énième fois comment il a été promu à la tête de sa boucherie, boire un coup au Café variable ou encore explorer la merveille architecturale qu'est la Tour Verne (à défaut de monter dans la Tour Eiffel, vu qu'elle n'existe plus). En tout cas, dépêchez-vous, car les Jeux du Siècle vont bientôt commencer ! Ou comment Jules Verne nous invite à prendre part à la réalisation dans la vie réelle de son nouveau roman Le Testament d'un excentrique, œuvre qui m'était jusqu'alors totalement inconnue (encore une découverte, merci Lucie Pierrat-Pajot !) et que j'ai bien l'intention de me procurer et de lire. En attendant, c'est sur le tome deux des Mystères de Larispem que je vais me jeter, avec un plaisir non dissimulé !

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Or

Baignant depuis toujours dans largomuch du louchebem, j'ai naturellement été attirée par ce premier tome qui nous fait découvrir un Paris uchronique, rétrofuturiste. On y découvre une Cité-Etat telle qu'elle aurait pu être si la Seconde Révolution n'avait pas été maté et c'est vraiment intéressant !

Ce premier tome pose les basses d'un récit steampunk où se mêlent science, magie et politique et c'est franchement bien ! J'ai adoré découvrir des faits historiques se mêler à la fiction, des personnages hauts en couleur et attachant, et surtout réalistes.

J'ai hâte de découvrir la suite et de voir ce que nous réserve l'auteur. L'intrigue est bien ficelée, terriblement réaliste et j'ai envie de croire à ce Larispem détonant

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Bronze

Une bonne intrigue, j'aime beaucoup la façon dont les faits historiques se mêlent à la fiction. Mais j'attendais plus de cette série.

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Argent

Et si la révolution de 1871 à Paris, avait eu un tout autre déroulé, que le peuple avait gagné contre le gouvernement et vivait maintenant en prônant l’égalité pour tous, et la mise en place d’un régime populiste en rejetant les riches ? C’est l’histoire de ce récit fantastique à l’imagination débordante. On fait la connaissance de deux jeunes filles qui cherchent le moyen de gagner un peu d’argent en volant des objets appartenant aux anciens aristocrates pour les revendre. Mais un soir, elles trouvent un mystérieux livre avec une liste de noms d’une société secrète aux pouvoir magiques.On est alors plongés dans le paris du 19eme siècle avec des inventions loufoques, une intrigue complexe et mystérieuse qui se met en place…mais qui s’arrête un peu comme ça, sans crier gare.. alors oui il y ‘a un second tome mais on a l’impression que ce premier tome ne sert qu’à poser le contexte et que les événements viendront après. A part ça, c’est génial !

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Or

Très belle découverte!

C'est d'abord la couverture qui m'a attiré, parmi d'autres livres mis en avant à la bibliothèque. Puis la lecture du résumé a achevé mon choix.

L'auteure a pris beaucoup de temps a installé l'histoire. D'abord réécrire un évènement historique et le transformer, celui de la Commune de Paris. Puis placer les personnages, leur caractère, leur métier, leur statut, les liens entre eux.

Et enfin, construire l'intrigue. Elle est longue à venir, mais elle se dessine petit à petit à travers les pages.

Toutes les bases sont posées et laissent une histoire intrigante, fantastique qui promet un bel avenir.

Il me tarde de connaître la suite des aventures de Carmine, Liberté et Nathanaël.

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Argent

J'ai aimé ce roman pour la société uchronique qu'il décrit, mise en place en inventant une autre issue à un évènement historique du 19ème siècle. L'argot des bouchers est une bonne idée et permet à l'univers de paraître plus crédible. Malgré tout, comme dit dans d'autres commentaires, l'action tarde à venir et les personnages manquent un peu de profondeur. Ils restent tout de même intéressants. Suivre Carmine et Liberté me plaisait mais je trouve que les deux héroïnes auraient pu être approfondies. Quant à Nathanaël, au début je ne l'aimais pas trop car je trouvais qu'il n'avait pas assez de personnalité. Mais au fur et à mesure, il est devenu pour moi le personnage qui s'était le plus transformé et qu'on avait le plus envie de côtoyer dans les péripéties. Je pourrai acheter le tome suivant afin de le retrouver et de constater la suite de son évolution.

Une dernière chose m'a un peu dérangée : les facilités du scénario de la part de l'auteur. Difficile d'être réellement surprise.

Si le tome deux pouvait comporter plus d'actions, de mystères moins évidents à deviner, de rebondissements et de développement dans les personnages, je serai ravie.

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Bronze

Le premier point fort de ce roman est sans aucun doute l’univers steampunk dans lequel on est plongé. La Commune a bien eu lieu mais ce sont les bouchers qui sont désormais les maîtres de la ville. J’adore ce mélange d’histoire et de modernité avec l’omniprésence des machines futuristes. J’ai aussi beaucoup aimé la manière dont l’autrice a reconfiguré la capitale et des monuments que nous connaissons bien.

Le deuxième est sans nul doute ses trois personnages principaux. Liberté et Carmine sont meilleures amies, elles partagent beaucoup de choses. Mais il y a aussi Nathanaël un orphelin bien mystérieux. Le lien est difficile à établir au premier abord entre les filles et Nathanaël, pourtant au fil de l’histoire les liens se tissent.

Mais sous l’univers idyllique présenté au départ, la révolte gronde. C’est ce qui fait l’intrigue de ce premier tome. Qui en veut à Larispem ? Quelle est le rôle des trois protagonistes ? Si on commence à avoir des réponses, beaucoup de questions restent pour moi sans réponse à la fin de ce premier tome.

Les personnages et l’univers sont bien travaillés pourtant, l’action met du temps à se mettre en place. Je comprends la nécessité d’installer un univers comme celui-ci mais un peu plus d’actions n’auraient pas été de tout refus.

Le petit plus « culturel » de ce roman c’est sans aucun doute la présence de l’argot de boucher. Lex explications qui sont faites à la fin de ce roman permette de mieux comprendre ce langage spécifique des bouchers.

En bref, c’est un très bon de saga, l’autrice pose son univers complexe et ses personnages. J’aurai aimé que l’action démarre un peu plus vite. En tout cas, je lirai sans hésiter le tome 2 dès que je l’aurai.

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Or

S'agissant d'un tome introductif avec la mise en place de l'univers, du langage et des personnages j'ai eu un peu de mal a rentrer dans l'histoire en raison du manque d'action. Malgré tout l'écriture et l'univers étant intriguant sa reste une lecture addictive qui annonce une bonne suite!

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Argent

C’est un univers très intriguant que nous propose Lucie Pierrat-Pajot dans ce premier roman. Un Paris transformé par la révolution industrielle de 1900 mais aussi par sa politique égalitaire.

Il est très facile d’imaginer les changements que l’auteure nous propose, comme la tour Jules Verne à Montmartre ou l’Hôtel de ville transformé en bibliothèque faite de pierre, de verre et d’acier, l’argot des bouchers qu’on entend à tous les coins de rue ou encore la vénération de la population pour les ingénieurs et les inventeurs !

Le tout dans une atmosphère faussement sereine. Même s’il semble que tout le monde se soit adapté à la nouvelle situation de Paris, devenue Larispem, ville-état indépendante de la France, on sent que personne n’est vraiment dupe : la pauvreté et l’importance des classes subsistent dans ce régime qui se veut démocratique et égalitaire même s’ils sont bien cachés. Les souvenirs de la Communes sont encore frais et l’envie de vengeance, pour certains, encore vivace.

J’ai beaucoup aimé l’ambiance et les intrigues qui se tricotent les unes aux autres dans cette histoire où la technologie du début du siècle côtoie l’art ancestrale de la magie.

Si l’auteure nous raconte très bien la ville et la politique, il me semble qu’on a plus de mal à s’attacher aux personnages. Même si on nous explique leurs conditions de vie et qu’on dépeint leur caractère, une petite distance subsiste entre eux et le lecteur. Peut-être parce qu’il fallait plus d’espace à l’intrigue dans ce premier tome et qu’on aura le temps d’apprécier les personnages plus tard, lorsqu’ils auront vraiment pris part à l’action. Après tout, les derniers chapitres m’ont fait commencer à m’émouvoir pour Nathanaël, ce qui est un bon présage pour la suite.

L’intrigue, malgré quelques rares passages un peu tirés par les cheveux et peut-être quelques facilités de-ci de-là, est dense et se tient très bien. Même si elle est accessible à un public de collège, elle est aussi agréable à lire pour les plus vieux et c’est à ça que l’on reconnait la bonne littérature de jeunesse.

C’est un très bon premier tome qui m’a donné envie de connaître la suite !

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Date de sortie

Les Mystères de Larispem, Tome 1 : Le sang jamais n'oublie

  • France : 2016-04-08 (Français)

Activité récente

Les chiffres

Lecteurs 289
Commentaires 65
Extraits 5
Evaluations 123
Note globale 7.71 / 10

Évaluations

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